Communs de la Coopération

De Resilience Territoire


Commun de Communautés Apprenantes, de facilitation et d’accompagnement de la Coopération et de l’intelligence collective dans les territoires en Transition


Description : Le “Commun de la Coopération” a pour but de catalyser une accélération des capacités des acteurs de terrain des secteurs publics, privés et des communs à coopérer et à savoir comment créer les conditions pour générer de l’intelligence collective adaptative au sein des territoires.

Il associe :

1. Une Forge à Communs de la connaissance partagée qui se présente comme une médiathèque contributive et interactive en ligne de ressources, d’outils de méthodes et de contenus de formation en licences libres à destination des communautés apprenantes de la Transition des Territoires. L’objectif dans ce projet étant de rédiger une étude, un cahier des charges et d’élaborer un prototype pour répondre aux besoins de deux communautés : la communauté de facilitateurs et accompagnants de la coopération, et la communauté d’acteurs de la résilience alimentaire, chacune représentée par deux groupes pilotes.

2. Une communauté apprenante et productrice de communs sur la coopération. Constituée d’une douzaine de facilitateurs ou accompagnants engagées et reconnues pour leur démarches innovantes en terme d’apprentissage pair à pair et de production de communs pédagogiques, cette communauté produira des communs sur les thématiques de l’apprentissage pair à pair, des communautés apprenantes, et de l’économie de la contribution appliquée au domaine de de la formation et de l’accompagnement, et ceci dans l’objectif d’élargir à partir de ce groupe pilote, la communauté d’acteurs professionnelles de ce secteur qui s’engagent dans ces logiques pair pair et open source.

3. Les clefs d’un essaimage ou d’un élargissement du commun. Le Commun de la Coopération est d’emblée conçu pour pouvoir mettre son infrastructure ouverte et son expérience du pair à pair au services d’autres défis et à ouvrir les bases de connaissances interopérables à d’autres types de ressources et à d’autres types d’acteurs.

L’ouverture implique également la fourniture en licence ouverte du code et de la documentation produite au travers de ce projet pour permettre sa réplicabilité, sa décentralisation et son essaimage à d’autres domaines de la connaissance ouverte et de la pratique de la transformation sociale et économique durable.

Dans ce but à l’issue de ce projet, un événement de bilan / perspective sera organisé avec des têtes de réseaux et des acteurs du public et du privé, pour partager les livrables, l’expérience accumulée de ce projet, et fournir les clefs de l’essaimage de ce commun.

Organisations utilisatrice ou intéressée par utiliser la ressource : ANIS, Association EUTOPIC, La Nuée, Maraîchage Sol Vivant Grand-Est, Maraîchage Sol Vivant Normandie, Métacartes, Porteur Ripostes Alimentaires, Riposte Creative Bretagne, Solucracy

Contributeurs : Grainesderesilience, Marlène, Pascal68, Sephi47, Soundari, maximefaucher

Défi auquel répond la ressource : 1- Connaissances - Ressources, 3- Mieux décider ensemble

Autre commun proche : Boîte à outils des communs numériques, Communecter, Construire des communs numériques, GoGoCarto, Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale: méthodes et outils, Le Bus Sémantique, Méthode Solucracy, Riposte Créative Territoriale, SITI

Richesse recherchée : Mentorat, Financement, Conseil Expertise, Expérimentation, Contributeur - Communauté

Compétences recherchée : Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Culture, Facteurs de résilience/Economie, Regénération/Innovation

Communauté d'intérêt : Association EUTOPIC, Cercle tiers-lieux et événementiel de l'Assemblée Virtuelle, EDUCATION, La Révolution du Sourire, Les Jardinier·e·s du Nous, Riposte alimentaire

Type de licence ? Creative Commons

Niveau de développement : Idée

Cloud / Fichiers :

Capture JDN .JPG

Tags : intelligence collective, Coopération, accompagnement, Facilitation, facilitation de collectifs, Commun de la connaissance, communauté

Catégories : Données, Connaissance

Thème : Général/Modèles, Général/Approches, Général/Enjeux, Vulnérabilités/Ecosystémique, Vulnérabilités/Energétique, Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Culture, Facteurs de résilience/Economie, Gestion de crise/Enjeux, Gestion de crise/Dispositif, Regénération/Innovation

Candidat Appel à Communs : candidat 5 Nov

Référent ADEME : Soundari

Référent du commun : Marlène, Soundari


Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs : candidat 5 Nov

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience : 100000

1.Détails du Financement :

Plan de financement + agenda Voir ici

Justificatif de l'éligibilité

  • Le projet Communs de la Coopération répond aux défis 1, 3 et B (voir "justification des défis choisis" dans la partie 2).
  • Statut juridique

Le projet Communs de la Coopération est actuellement hébergé par l’association Jardinier·e·s du Nous, ce qui lui permet de recevoir sans aucun soucis des aides publiques et privées.

  • Respect du processus de candidature : La fiche Commun est renseignée, dans les délais impartis.

Le financement est déterminé pour 12 mois.

  • Ce commun est un outil ouvert et libre d’accès.
  • Financement post Appel à communs

Le projet comprendra des temps dédiés à la réflexion et à la définition d'un modèle économique. Cela pourra prendre la forme de contribution libre par dons sur le modèle de wikipédia, adhésion à l'année avec tarifs différenciés, forfait, contribution des membres, partenariat de ressources et de compétences avec les acteurs membres (ESS, institutions publiques, entreprises privées.

2.Détails Résilience et Territoire :

Justification des défis choisis

Le défi principal est le défi 1 “connaissances, ressources”, et les défis du fait des communautés pilotes sont le défi 3 “mieux décider ensemble” et le défi B “Alimentation et agriculture”.

Le défi 1 "connaissances, ressources" vise à répertorier, rendre accessibles à tous et manipulables (par des personnes et des machines) des ressources avec des licences ouvertes. Il s'agit ici de connaissances et expérimentations à minima, et potentiellement de compétences, formations, et initiatives. Cela se fera selon une approche contributive. La base pourra être filtrée en fonction de différents types de critères. Il faudra définir des critères communs à toutes les bases de connaissances, à partir des recherches, réflexions et besoins communs des 2 communautés, et des critères spécifiques aux 2 communautés pilotes.

Par exemple pour la base sur la coopération, nous pensons au critère du contexte (hôpitaux, municipalités, grandes entreprises, milieu agricole, artisan·ne·s, écolieux, tiers lieux…), le critère du type de ressource (fiche, partage d’expérience…), au critère du type de structure (collectif, association avec ou sans salariée, PME, collectivité, ONG...). Ceci a pour but à la fois de proposer des ressources spécialisées, à la fois de mettre en commun et de réduire les silos là où ce n'est pas nécessaire.

Le défi 3 "mieux décider ensemble" est adressé au travers du fait qu'une communauté pilote est liée à cette thématique.

Le défi B "Alimentation et Agriculture" est adressé au travers du fait qu'une communauté pilote est liée à cette thématique.

Contenu sur la résilience territoriale

L'idée est que chaque acteur d'un territoire puisse plus facilement bénéficier des expériences des autres acteurs. La thématique "décider ensemble" étant assez transverse et s'applique à des territoires différents. Pouvoir suivre en temps réels les acteurs et actrices du territoires qui sont formés & accompagnés vers plus de coopération. Ils vont ainsi pouvoir s'entre-aider.

Impact du commun sur la résilience

La transition écologique, les résiliences territoriales que nous avons à créer face aux défis qui s’annoncent se nourriront des capacités des individus et des organisations actrices de la Transition à coopérer, à apprendre et échanger leurs savoirs, et à en créer de nouveaux. Ce commun a vocation à faciliter cela.

Lien et ancrage territorial

  • Région Aquitaine avec 5 tiers lieux participants au Jardin Tiers Lieux Aquitaine
  • Bordeaux avec Riposte Créative Gironde
  • Riposte créative en Bretagne
  • Instant Z dans le Lot et Garonne et en Haute-Savoie.
  • Université du Nous et Hum! avec des équipes d’intervenant·e·s en région Auverge-Rhône Alpes, Pyrénnées-Atlantique, Centre-Ouest et Belgique et couverture nationale au niveau des bénéficiaires.
  • Collectifs et acteurs associatifs du territoire “Vallée de la Doller et du Soultzbach” et du “Pays Thur-Doller”, dont fait partie l’association Eutopic (associée au portage et à l’animation de la communauté des contributeurs aux bases de connaissances du Commun)
  • Association Maraîchage sur Sol Vivant Grand-Est (MSV Grand Est et Normandie), paysans innovateurs, maraîchers professionnels et formateurs pour les parcours de culture sur sol vivant.
  • Ecosystème des acteurs-formateurs de la Permaculture (dont les CDFP, producteurs de contenus de formation, les Associations de réseau nationales Brin de Paille et UPP en cours de réflexion sur la mise en interopérabilité de leurs annuaires et agendas)

Et dans tout le monde francophone :

  • Les membres de La Nuée (réseau de 300 facilitateurs en IC créée par l’association VisionCollective et Jean Michel Cornu)
  • Les membres du groupe Facebook facilitateurs et facilitatrices (6000 membres avec un noyau dur d’une 100aine d’acteurs engagés dans le partage d’outils et de retours d'expérience)

Description de la communauté Territoire

Il y a 2 communautés pilotes

  • La communauté pilote sur la coopération avec des acteurs de terrain qui oeuvrent dans leur territoire :
  • La communauté " résilience alimentaire"

Les Acteurs de la Communauté de la facilitation en IC et coopération souhaitant contribuer à l'élaboration de ce commun :

  • Maxime Faucher dans le Lot et garonne - Facilitateur et Permaculteur - engagé dans l'instant Z, Tera, Atelier citoyen 47, Abeille, membre des cigales , membre des JDN - Riposte créative Lot et garonne
  • Pauline Dreux Palassy à Bordeaux , accompagne le changement, facilitatrice de projets collectifs , formatrice en coopération , 15 ans au service de la recherche publique et de la médiation scientifique. Oeuvre dans la coopérative Tiers Lieux de Nouvelle Aquitaine et la Bascule Bordeaux - Co-fondatrice de l’asso Sciences et Consciences - membre de Adaptation Radicale , coordinatrice du groupe aquitaine Adrastia - Membre du groupe de recherche “ Modèles Economiques des Acteurs de la Transition “
  • Bernard Schwaller à Strasbourg - Membre des JDN , création d’un jardin local à Strasbourg, membre de la Nuée, bénévole dans plusieurs assos strasbourgeoises : Euroasis ( centre européen de Transition) le collectif PorteVoix ( porte le Pacte pour la Transition ) , membre du Ftuck, monnaie locale citoyenne, fait parti du comité collegial Ecoquartier Strasbourg, qui fait la promotion de l’habitat participatif - fait partie des Colibris ( parcours Transition Intérieure) et anime la fresque du Climat.
  • Mathilde Elie à Nantes - Elle est facilitatrice et accompagne des collectifs (associations, tiers-lieux, coopératives, entreprises...) à toutes les étapes de leur développement (interconnaissance, gouvernance, modèle économique, gestion des conflits, communication…). Dans le cadre de ses activités en pays de la Loire, elle est membre de l'IRESA (économie sociale et solidaire en Maine et loire) et de la coopérative Smartfr (créatifs culturels).

Elle co-anime le Jardin du Nous de Nantes (gouvernance partagée, gestion des conflits). Elle mène des projets de recherche autour de l'économie circulaire, de l'intelligence collective et de la pédagogie avec l'université de Nantes (IAE). Dans le cadre de ses activités, elle est en lien avec diverses associations (éducation populaire, travail social, cinémas indépendants et festivals, improvisation théâtrale) et avec la chambre des métiers d'arts. Elle travaille également pour Plante & Cité à Angers, où elle est en relation avec l'ADEME. Elle y suit des projets en lien avec la végétalisation participative dans les villes et dans les copropriétés. Elle travaille également en Nouvelle Aquitaine dans le cadre d'un Incubateur de projets (Association ATIS et france active).

  • Jean Luc Christin de Gouvernance Cellulaire - Ecosystème qui oeuvre avec les communs et l'open source depuis longtemps
  • Florence le Nulzec à Lyon - Facilitatrice de projets collectifs résilients depuis 25 ans - contributrice à à LaMyne - laboratoire citoyen, tiers-lieu(x) libre et open source à Villeurbanne (Métropole de Lyon). Sa vocation : soutenir les citoyen.ne.s qui expérimentent le futur et agissent sur les transitions (habitat, alimentation, énergie, etc.), chacun.e à sa façon (technique, art, science...), par les communs. Florence fait partie de l'écosysteme Animacoop, elle est aussi une actrice des communs numériques et du libre.

3.Détails Impacts environnementaux :

Les impact environnementaux négatifs Ils concernent l’utilisation des ressources informatiques et réseau et l’utilisation des matière premières et de l’énergie.

Sur le plan énergétique, ils sont minimisés par l’adoption d’hébergeurs engagés à utiliser des énergies renouvelables et compensés par l’usage d’outils distanciels pour les échanges, qui limitent les dépenses énergétiques de déplacement.

Gains environnementaux attendus à court et moyen terme :

Les gains environnementaux attendus de l’amélioration de la qualité des mises en coopération dans les territoires en transition sont importants, de même que ceux liés à l’amélioration de la multilatéralité et de l’intelligence collective adaptative mise au service des projets de résilience, mais ils dépendent de la dynamique de transition des autres acteurs et Communs ainsi facilités.

les gains environnementaux attendus de la Communauté apprenante de la production alimentaire sur sol vivants tant dans les filières professionnelles du maraîchage (Association MSV des maraîchers professionnels pionniers des parcours de culture sur sol vivant) ainsi que des particuliers et collectifs qui adoptent la permaculture comme stratégie de résilience alimentaire sont eux très importants en terme de gains pour la biodiversité et la régénération des sols partout où ils s’installent et montent en compétence, à tel point qu’il s’agit d’une vraie synergie qui se développe entre la résilience alimentaire et la résilience de la biodiversité.

Les gains attendus des mises en coopération concernent l’adaptation des politiques d’aménagement du territoire pour faciliter l’implantation ou la mutation des acteurs de la filière maraîchère, les gains énergétiques liés aux circuits courts, mais aussi l’utilisation à différentes échelles de l’approche systémique permaculturelle dont l’adoption intègre à toute les échelles dans son 1er principe éthique le “soin à la terre et au vivant”.

===== Estimation des Impacts et Gains Environnementaux à court et moyen termes, Publication de certaines données environnementales en open data, Lien avec la communauté Open Data =====

L’évaluation des impacts et gains environnementaux liés à l’activité du Commun qui pourront être réalisés par les communautés apprenantes et les projets concernés feront partie du reporting attendu des acteurs de terrain bénéficiaires du dispositif et publiés en lien avec la communauté Open Data.

4.Synthèse du projet de Commun :

==== Expérience du porteur de Commun dans le domaine ====:

Les Jardinier.e.s du Nous s’est construit autour d’une plateforme sociale et d’un YesWiki regroupant une communauté importante de personnes souhaitant monter en compétence sur la gouvernance partagée. Nos outils sont pour la plupart OpenSource : HumHub, YesWiki, Nextcloud… Nous avons en interne 3 personnes dédiés aux outils numériques : Yohan Reversat pour le support technique de premier niveau, Marc Férré pour la partie réseaux, amélioration du réseau social (HumHub) et Adrien Cheype pour la cohérences de nos outils et son architecture dans notre écosystème et la partie YesWiki pour laquelle il contribue surtout concernant le LMS (Learning Management System).

L’association des Jardinier·e·s du Nous a été créé le 9 janvier 2020 autour de la raison d’être “des communautés apprenantes et des communs pédagogiques pour apprendre ensemble à coopérer”. Elle réunit au sein d’une gouvernance partagée, des professionnels de la formation et de l’accompagnement (Université du Nous, Instant Z, Gouvernance Cellulaire….) et les usagères de ces méthodes

L’organisation des Jardinier·e·s du Nous propose deux activités clés: l’animation de la communauté des Jardinier·e·s du Nous, à destination des usagers. le développement et l’hébergement d’une plateforme open source de co-apprentissage (le Grand Jardin) à destination des professionnels.

Le service aux professionnels permet de financer le fonctionnement global de la structure, l’animation de la communauté, l'hébergement et le développement des logiciels open source.

La communauté des Jardins du Nous. Un Jardin est une communauté apprenante, distancielle, présentielle ou hybride, qui propose différentes activités de co-apprentissage (échanges d’expérience, groupes de pratiques, webinaires thématiques...) et produit des communs.

Un Jardin peut être créé par : des usagers de ces méthodes, en fonction de leur secteur (exemple: la coopération dans le secteur de l’éducation, dans la recherche universitaire…), d’une thématique ou d’un domaine spécifique (la pratique du clown et la coopération, les dominations et la coopération...) ou d’un territoire. des professionnelles de la formation et de l’accompagnement, qui intègrent dans leur dispositif pédagogique cette logique de communauté apprenante et d’apprentissage pair à pair, pour renforcer l’autonomie de leurs apprenant·e·s.

L’organisation des Jardinières du Nous accompagne l’émergence, le développement et la mise en lien de ces Jardins au travers d’une plateforme sociale (Le Grand Jardin), d’une équipe d’animation dédiée et d’événements présentiels et distanciels. Elle stimule également la création et le partage de communs entre ces communautés.

Il y a aujourd’hui 1090 personnes inscrites au Grand Jardin, et 40 Jardins référencés.

L’offre aux professionnel·le·s. :

Les Jardiniers du Nous proposent aux professionnels de la formation et de l’accompagnement un service d’accompagnement et d’hébergement pour leurs dispositifs d’apprentissage distanciel et pair à pair autour de trois offres complémentaires :

  • un site web collaboratif pour cartographier des réseaux, créer et partager des connaissances.
  • un réseau social pour stimuler les interactions sociales des apprenants
  • un Learning Management System (LMS) pour proposer des parcours pédagogiques en ligne structurés.

Ces services numériques sont proposés grâce à des développements spécifiques de fonctionnalités réalisés sur deux logiciels open source, Yeswiki et le réseau social Humhub. Les JdN ont ainsi contribué avec d’autres partenaires comme Colibris au développement d’un module LMS sur YesWiki, et au développement d’un module d’iframe sur Humhub, qui permet d’intégrer un site externe YesWiki et d’en commenter les pages. Cela permet d’intégrer le contenu du LMS dans le réseau social et donc de faire des contenus pédagogiques, des supports d’interactions sociales et de co-apprentissage.

Cette offre a été prototypée entre Juin 2020 et Juin 2021 à partir des besoins de la coopérative Hum!, et entre actuellement en phase de déploiement. Le passage de l’association en SCIC est actuellement à l’étude pour accompagner ce changement d'échelle et renforcer la capacité à gérer ensemble des investissements en commun.

1- Expérience en Formation et Accompagnement des communautés apprenantes :

Romain Vignes est concepteur et animateur d’expériences apprenantes pour l’Université du Nous depuis 2011 et l’un des fondateurs des Jardiniers du Nous. En 2017 il a piloté le projet de MOOC Gouvernance Partagée, conçu son scénario pédagogique et la plupart de ces contenus. Depuis, il est chargé pour l’Université du Nous de la conception des contenus et dispositifs pédagogiques en ligne et les anime régulièrement. Ces dispositifs ont touché plus de 35000 personnes.

De formation ingénieur , il a commencé sa carrière dans le secteur informatique et peut donc s’appuyer sur une culture informatique avancée ce qui lui permet de saisir rapidement les enjeux du numérique et de traduire aisément ses besoins pédagogiques en fonctionnalités logiciels.

Pascal Bitsch : (62 ans) 3ème cycle en philosophie et en sciences de l’éducation, il a été formateur en gestion de projets et résolution collective de problèmes pour plusieurs organismes de formation et de nombreux clients finaux entreprises, collectivités et associations, chef de projet et direction pédagogique pour un intranet d’e-learning pour tout le personnel de General Electric Belfort, accompagnement à des projets de service ou d’établissement, formation et accompagnement des directeurs de CFA de la Région Alsace pour la création des sites internet des établissements, et plus récemment, entre 2015 et 2020 Formateur de formateurs en coopérative et couveuse (CAE Antigone, Coopénates, et Art-en-Réel) en lien avec la réforme de la Formation Professionnelle Continue. Formateur indépendant Smartr.fr/Grands Ensemble et Communeur pour Association Eutopic (Alsace, depuis 2006)


2-Expérience en coordination de projet impliquant plusieurs organisations :

Marlène Blaise : active dans les JDN - Chargée de l’architecture, administration, gestion, utilisation de YesWiki (MOOCs Gouvernance Partagée, Ecrevis, réseau Petille, Jardinier.e.s du Nous). A l'expérience d'avoir initié et coordonné des appels à projets en partenariat interstructures avec WE DO GOOD + Audencia + Ferrero, ou encore WE DO GOOD + multi-acteurs du Zéro Déchet,- A aussi l'expérience de la co-coordination du MOOC en partenariat entre l'Université du Nous, les Colibris, les Jardinier·e·s du Nous.


Chrystelle Henry, (association Soundari), membre sympathisante des JdN, est coach et accompagne les transitions. Formée à la facilitation en Intelligence Collective, elle anime depuis 1 an un groupe de Recherche-Action transversal de facilitateurs/trices au sein du réseau d'intelligence collective la Nuée, du groupe facebook “facilitateurs/trices” sur la notion de partage sincère, de mutualisation des ressources et outils, et sur les modèles économiques innovants. Lors d'événements en ligne, y sont invités les acteurs des différents réseaux, permettant de fait les interactions, et l'émergence de projets en commun des acteurs/structures concernées.

Ces rencontres ont donné lieu à une mise à disposition de différentes ressources à l'ensemble de la communauté des facilitateurs L'identification des besoins qui ont émergé de ces rencontres sont détaillées plus bas Le wiki des ressources issus de ces rencontres : http://coop-group.org/lanuee/wakka.php?wiki=ModelesEconomiques


3-Expériences en informatique :

Yohan Reversat pour le support technique de premier niveau - Intégration numérique des contenus

Marc Farré pour la partie réseaux, amélioration du réseau social (HumHub)

Adrien Cheype pour la cohérence de nos outils et son architecture dans notre écosystème et la partie YesWiki pour laquelle il contribue surtout concernant le LMS (Learning Management System).

Pascal Bitsch - formateur et responsable de projets d’informatisation, de création de sites web ou de développement d’intranets d’e-learning. Webmestre.


==== Informations liées au Commun et au problème identifié ====

La rétention des connaissances et ressources d’intérêt général et les stratégies économiques qui cultivent la rareté.

Un des freins systémiques à l’innovation est la rétention des connaissance, des méthodes et des outils dans des silos ou les stratégies de la rareté des professionnels dont le modèle économique concurrentiel dépend de la rareté des compétences de haut niveau qu’ils dispensent ou de la rétention des compétences de niveaux 1 et 2.

Ce frein existe tant dans les professions de la facilitation et de l’accompagnement que chez certains acteurs de la Permaculture. L’accélération exponentielle des facteurs d’amplification de la crise systémique nécessite de mettre en place une accélération exponentielle des innovations et des démarches de résilience. Face à cela seule l’économie ouverte de l’information partagée est à la hauteur de cet enjeu, d’où la réforme radicale de l’édition que propose le partage ouvert pour diffuser le partage les bonnes pratiques et les remontées d’expérience.

Les freins à la montée en compétence des professionnels sur les axes d’innovation La mise en coopération systémique d’acteurs hétérogène et la création des conditions qui leur permettent de générer de l’intelligence collective est un défi en soi face auquel des réponses ont été apportées mais il nous manque le nombre suffisant de professionnels suffisamment formés et expérimentés

Le retard de la production alimentaire responsable Il ne suffit pas en matière de sécurité alimentaire et environnementale de “consommer responsable”, encore faut-il qu’il y ait une production responsable et locale correspondante pour y répondre. Il ne suffit pas de manger bio et d’épuiser les sols et de dégrader la biodiversité. Ce constat érige un axe prioritaire de la résilience des territoires et de la population qui nous fait intégrer en une Communauté apprenante unique les professionnels, les particuliers et les collectifs en recherche-action autour du “sol vivant” et des méthodes systémiques de design à de multiples échelles que sont les permaculteurs formés.

Sur le plan de l’intérêt général, dans ses deux dimensions de Forge à Commun de la Contribution ouverte de la connaissance et de dynamisation et de soutien aux communautés apprenantes et de recherche-action ce Commun :

  • améliore la coordination entre acteurs hétérogènes (public, privé, formel, informel, petit, grand…), par l’amélioration des approches de la Coopération
  • parvient à produire des effets là où le marché seul n’y parvient pas, car il lève les obstacles de la rétention de connaissance et d’expérience du secteur concurrentiel en faisant de l’écosystème du partage ouvert de la connaissance et de l’expérience le milieu où s’épanouit l’émulation des acteurs
  • participe à la réalisation d’un objectif d’intérêt général et génère un bénéfice global pour la société, en préfigurant un “web 3.0 de transition” où l’organisation de l’infrastructure du réseau de la connaissance évolutive n’est pas confié à des acteurs de profit mais au Commun de leurs utilisateurs selon des axes de résilience et d’intérêt général.
  • lève des barrières à l’entrée pour de nouveaux acteurs, en assurant la gratuité d’accès à une banque de ressources et de compétences de niveaux 1 et 2, ainsi qu’aux informations remontantes du terrain qui énoncent le contexte de leur pertinence a posteriori, tout en leur permettant de rejoindre des communautés apprenantes à thèmes ou dédiées.

ne génère pas des effets d’enfermement propriétaire ou lock-in 1, en recherchant et en communiquant les modèles économiques compatibles avec la mise en coopération et le partage ouvert.

  • participe à la création de standard ouvert pour tous les acteurs d’un domaine, par le développement de l’interopérabilité des données partagées en licence ouverte (utilisation du web sémantique et de l’appareil des métadonnées accompagnant les ressources


Pour accélérer la transition dans les territoires, et renforcer la résilience de ses acteurs, nous proposons de créer un Commun pour articuler 3 champs d’innovation sociale :

  • les nouvelles formes de gouvernance et d’intelligence collective,
  • les nouvelles formes d’apprentissage
  • l’économie de la contribution

En effet, ces 3 champs, surtout une fois mis en synergie, nous semblent apporter des réponses concrètes aux enjeux des acteurs et des territoires.

Les outils d’intelligence collective et les nouvelles formes de gouvernance permettent d’apporter des réponses pratiques aux acteurs de la transition sur les territoires, que ce soit au niveau de l’implication de leurs parties prenantes, que dans l’émergence de solutions innovantes ou dans la capacité à décider ensemble et à gouverner les communs qu’elles créent.

Par ailleurs, nous assistons également à l’essor de nouvelles formes d'apprentissage qui mélangent distanciel et présentiel, qui font la part belle à l’autonomie et au co-apprentissage en plaçant les communautés de pratique au cœur des dispositifs pédagogiques et en faisant des apprenant·e·s des producteurices de contenus.

Enfin, l’économie de la contribution et du partage ouvert de l’information et de ressources, qui se développe avec succès, notamment avec les Communs numériques du logiciel libre et dont Linux est un exemple, permet de renforcer les modèles économiques des producteurs de commun, qu’ils soient éducatifs et numériques, et donc de les rendre viables.

Ces trois approches apportent chacune des réponses concrètes aux acteurs de terrains, mais prises séparément, elles demeurent difficiles à mettre en œuvre et donc limitées en termes d’impact. Pourtant, elles se consolident mutuellement :

Les outils d’intelligence collective et de gouvernance sont essentiels au bon fonctionnement des communautés apprenantes et à la gouvernance des communs.

Les nouvelles formes d’apprentissages, comme le pair à pair ou les communautés apprenantes thématiques ou engagées sur le terrain, permettent d’accompagner le passage de la théorie à la pratique par la montée en compétence, que ce soit en termes de gouvernance partagée, d’approche par les communs ou pour rendre autonome l’apprentissage de ces communautés.

Les communs pédagogiques et numériques, permettent de proposer un cadre technique et juridique propice aux communautés apprenantes, à la co production de connaissance, à leur protection et à leur diffusion ouverte et interactive. L’économie de la contribution, en développant des services tiers monétarisables, permet de financer la production, la maintenance et la diffusion de ces communs.

La mise en synergie de ces 3 champs d’innovation nous semble être un facteur clef pour renforcer les capacités des acteurs de transition et l’essaimage de ces pratiques au service de la résilience des territoires.

Comment accélérer cette mise en synergie ?

1. Un prototype de forge à commun et de médiathèque contributive, ouverte et interactive en ligne

Un premier frein identifié en étudiant les ressources partagées à plusieurs endroits par différentes communautés de la coopération et de la transition (Coop-Tic, Jouer Collectif, La Nuée, etc.) concerne la façon dont les contenus de connaissance ou les ressources pédagogiques sont produites, diffusées, collectées, partagées, utilisées et protégées à la fois techniquement et dans les usages par une communauté de confiance active.

Sans outil adapté protégeant les droits et la reconnaissance des auteurs et contributeurs, la boucle vertueuse de l’économie de la contribution (recherche et développement mutualisé, boucle de rétroaction des usagers, valorisation des commoners…) s’est avérée ces dernières années difficile à développer.

C’est pourquoi il nous semble essentiel de mettre en place une infrastructure de publication interactive en ligne spécialement conçue pour favoriser une économie de la contribution et du partage ouvert de l’information et de son amélioration continue au service de la Transition : en d’autres termes une médiathèque encyclopédique contributive et interactive de partage des connaissances et des savoirs nécessaires pour favoriser la mise en coopération.

L’ergonomie de la plate-forme sera orientée « besoins et solutions » pour tous les visiteurs de la plate-forme, à savoir : grand public, porteurs d’idées à convertir en projets, porteurs de projets, acteurs territoriaux émergents, acteurs confirmés, «fabriques de la transition», collectivités, collectifs citoyens, institutions publiques, experts, prestataires, fournisseurs, instituts, centres de formation, facultés, écoles, etc. Elle sera aussi interactive et évolutive, il ne s'agira pas de ressources "dormantes" et de connaissances froides.

Il s’agit concrètement à ce stade d’une plate-forme en licence libre de type Wiki complétée par des fonctionnalités, des paramètres et des modules pour favoriser et sécuriser l’économie du partage ouvert et sincère des connaissances et des ressources de transition, l’amélioration interactive de ces connaissances avec les retours de leurs utilisatrices, et la mise en relation des acteurs de terrain avec les compétences et ressources (de formation, d’accompagnement ou de facilitation) à même de répondre à leurs besoins le terrain.

En effet, le développement de logiciels libres par de larges communautés de développeureuses, s’appuie sur des forges de type github. Elles sont essentielles car elles permettent de gérer les suggestions, le suivi des contributions et des modifications, les licences d’exploitation,... et l’animation de ces communautés. En ce qui concerne le développement de communs éducatifs (vidéo, fiches, kits…), cette forge à commun fait cruellement défaut.

Elle constitue la brique manquante pour transposer l’expérience réussie des Communs numériques (Linux, Mozilla, etc.) vers les Communs des territoires (les démarches de résilience des territoires en transition) qu’il reste à pouvoir faciliter par le partage ouvert et interactif de la connaissance et de l’information, qui aura été expérimenté et évalué à la fin de ce projet sur deux domaines de compétences et de recherche-action : la coopération et les pratiques de la résilience alimentaire liées à la régénération des sols.

Par ailleurs, une fois produite, ces ressources doivent pouvoir être trouvées facilement par leurs usagers, ce qui nécessite une ontologie adaptée, s’intégrer dans différents environnements numériques qui sont ceux des acteurs publics, privés ou des Communs et s’assembler en parcours pédagogiques ou en résultats de recherches ciblées par rapport aux besoins des acteurs de terrains et des communautés apprenantes, ce qui nécessite de développer des standards d’interopérabilité.

2-Une communauté de profesionnel.l.es de la formation et de l’accompagnement à la pointe des pédagogies pairs à pairs et open source

Les questions qui ont émergé du groupe piloté par Chrystelle "Modèles économiques des acteurs de la transition "en 2020/2021 sont les suivantes :

  • Comment se mettre véritablement en réseau ( identifier les acteurs/trices sur tout le territoire, et identifier les ressources en IC) pour travailler ensemble dans un logique de coopération plutôt que chacun.e dans son coin ?
  • Comment produire et partager des communs issus de nos réflexions et de nos expériences sans “saboter” notre modèle économique (revenus financiers de nos interventions) et pouvoir vivre dignement de cette activité tout en partageant sincèrement (l’économie de la contribution modélisé par Lionel Lourdin)
  • Comment répondre ensemble aux besoins des territoires sur des questions de Transition et de résilience territoriale, en jouant sur le local et sur le maillage territorial.

Il s'agit, en outre, de rendre visible et de légitimer le rôle phare des accompagnants, ces personnes ressources capables d’accompagner les collectivités, les entreprises, les collectifs, et ainsi accélérer la transition.

Le constat est qu’il y’a encore besoin de communication et de pédagogie sur la question des communs - et une demande forte du secteur de l’accompagnement ( coaching, facilitation ) pour “être accompagnés à la culture de la coopération” car :

  • La transition écologique, les résiliences que nous avons à créer face aux défis qui s’annoncent se nourriront des capacités à coopérer des individus et des organisations actrices du mouvement.
  • Les succès des MOOC Gouvernance Partagée ou Transition Interieure témoignent de la demande à accéder aux changements de culture, de méthodes, d’outils, de postures pour plus de coopération

(30 000 inscrit.e.s et 300 groupes créés pour les MOOC Gouvernance Partagée).

  • Des tentatives ont émergées mais ont avortées fautes de moyens

Par exemple, le 5 mai 2020, se sont réunis plusieurs acteur.ice.s traitant de la coopération. Pierre Bouvier-Muller, Yannick Laignel, Romain Lalande, Anne Lechêne, Laurent Marseault, Lilian Ricaud, Claire Rosart, Laurent van Ditzhuyzen, Romain Vignes.

Ces acteurices travaillent avec différentes structures qui produisent des communs : Animacoop, Solucracy, Coop des commun, Jardinier.e.s du Nous, Université du Nous, Hum, Assemblée virtuelle, Métacartes, Laboratoire du collectif…

A l’époque, il existe déjà La salle commune des Jardinier·e·s du Nous (JdN) et ses ressources pédagogiques, les ressources de l’Université du Nous (UdN), les Métacartes, Interpole, Jouer collectif, Communagir...

L’intention de ce collectif nouvellement formé et nommé provisoirement “Babel” était de poser un cadre et quelques références pour ouvrir une conversation “francophone” sur une approche par les communs. De ce travail est né un modèle de fiche “outil animation” qui se retrouve aujourd’hui sur la base interpole.xyz avec la page “les techniques et formats d’animation” ainsi qu’une mise en réseau des différents acteur.ice.s qui continuent d’échanger depuis.

Parallèlement, a aussi été réalisé à l’initiative de la Nuée “la carte des facilitateurs/trices en Intelligence Collective (IC)”, et en 2021 le wiki “Riposte Créative”de l’IC :

En outre , dans l’écosystème des acteurs de la permaculture (les associations nationales Brin de Paille, UPP et les associations référentes locales et des centres de formations) plusieurs associations ont cartographié les acteurs et tentent de se coordonner pour la diffusion élargie et la mise en accès libre d’une énorme quantité d’informations, de ressources, de méthodes et de supports pédagogiques sans avoir réussi pour l’instant par manque d’un espace de coopération, à faire interopérer leurs agendas, annuaires et à faire sortir ces éléments de leurs silos (sites web associatifs ou groupes très actifs et productifs sur les réseaux sociaux). La permaculture et la diffusion de ses méthodes et pratiques est pourtant identifiée comme une contribution stratégique pour la résilience alimentaire et énergétique des habitants des territoires.

Concrètement, il s’agit de pouvoir :

  • Dynamiser les comportements de contribution au commun par de la pédagogie et des protections liées au droit du commun.
  • Identifier les auteurices et les contributeurices aux améliorations et préserver leurs droits (droit d’auteurice et droits moraux sur les oeuvres)
  • Cartographier en temps réel les usager.e.s de ces ressources et la documentation du contexte de leur mise en œuvre.
  • De récolter les usages de ces ressources, les améliorations qui en sont faites et plus généralement l’expérience de terrain qui en découle

Pour se faire, il s’agira de travailler en étroite collaboration avec une équipe informatique et les 2 communautés pilotes : la communauté de la Facilitation et de la Coopération, Et la communauté sur la Résilience Alimentaire.

  • Un premier groupe pilote d’une douzaine acteurs/facilitateurs déjà engagés sur ce chemin constitué en communauté pour échanger leurs pratiques et contribuer à la production de communs qui permettront d’encourager d’autres acteurs de la formation et de l’accompagnement à s’engager sur cette voie des pédagogies pairs à pairs et open source.
  • la communauté "Résilience Alimentaire" composée de professionnels du maraichage sur sol vivant et d'acteurs/ formateurs de la permaculture qui sont en recherche action , qui veulent monter en compétences, et mettre au pot commun leurs contributions sur les questions de transition, afin d'accélérer la conversion des pratiques professionnelles.

3- Les clefs de l’essaimage et/ou de l’élargissement du commun.

Si l’objet de cet appel à projet est de faire un prototype de médiathèque interactive facilitant la production et le partage de ressource, de produire des communs sur les logiques d'apprentissage pair à pair et open source, l’enjeu est bien de diffuser le plus largement possible ces approches, et qu’elles puissent être utilisées dans d’autres secteurs de la transition.


Ce projet intègre donc dans sa démarche, deux voies possibles : l’intégration d’autres communautés et d’autres ressources à ce commun, dans une logique d’élargissement. la duplication de ce commun par d’autres acteurs, dans une logique d’essaimage.

Dans ce but, le projet aboutira en fin de cycle à :

La définition de ses modalités juridiques (licences, structures porteuses…) La définition et l’expérimentation de sa gouvernance La rédaction de ses chartes éthiques, rédactionnelles, de modération La régulation et la veille des usages entre les acteurs et des bonnes pratiques Les moyens pour la communauté d’assurer le respect des droits des contributrices, La définition des modèles économiques

Et partagera tous ses livrables au travers d’un événement inter communautés durant lequel seront esquissées les pistes et les modalités de l’essaimage et/ou de l’élargissement .


Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)

Élaboration du prototype de forge à commun et de médiathèque interactive.

Développer les fonctionnalités nécessaires et suffisantes pour initier une dynamique du partage ouvert et sincère des informations, connaissances et ressources à différents niveaux dans un environnement de données produites ou utilisées à plusieurs endroits et interopérables.

Livrable 1 : Etude, conception et réalisation de la forge/médiathèque/réseau social apprenant : Actions :

  • Coordination du projet de forge/médiathèque avec l'équipe informatique et les 2 communautés pilotes
  • Démarche de création d’infrastructure web 3.0 de Commun jusqu’à la rédaction de la documentation et des supports de formation ou de portabillité (objectif 3 du commun)
  • Organisation de la formation et du sprint de contribution par les 2 communautés

intégration et test de l’ontologie et des fonctionnalités de réseau social et de feed-back

  • Animation de réunions créatives pour générer :

la gouvernance du Commun par les utilisateurs les moyens de pérenniser la Communauté d’animation, d’administration et de modération les modèles économiques dérivés de l’écosystème autocomplexifiant de la connaissance partagée et ouverte :

- rédaction collective des chartes

- recherche-action collective pour la structure du feed-back souhaité pour chaque ressource

  • Formalisation des garanties et dispositifs de suppléance par la communauté des Communs du partage ouvert en cas de conflits, plagiat,
  • Après bilan, en évènement ouvert à d’autres acteurs, prospective pour l’élargissement ou l’essaimage :

- recueil des contraintes et des besoins de fonctionnalités spécifiques d'acteurs publics des secteurs de la communauté éducative, de l'enseignement ou de la recherche, des collectivités, des services publics - intégration des usages et des garanties adaptées pour les acteurs privés ou coopératifs du secteur concurrentiel - génération et plublication des modèles économiques adaptés ou indirects du partage ouvert de la connaissance

2. La Communauté des professionnels de la facilitation et de l’accompagnement à la coopération :

A/ Lancement du groupe pilote

  • Janvier: Préparation

Constitution de l’équipe de coordination, répartition des tâches, organisation du travail collectif, préparation du séminaire de lancement. Entretiens avec les membres du groupe pilote pour finalisation de leur engagement.

  • Fin Janvier : L’équipe est constituée et organisée, le groupe pilote est constitué, le projet est prêt à être lancé.
  • Début Février : séminaire présentiel de lancement de 2 jours pour créer du lien entre les acteurs et avec l’équipe de coordination du projet.

Approfondir l’appropriation du projet, de la démarche et du calendrier Bonifier Cartographier les pratiques, ressources existantes et besoins en termes d’accompagnement au pair à pair et à la production de communs pédagogiques. Identifier et prioriser les actions et organiser les groupes de travail

B/ Production du groupe pilote De février à octobre 2022 :

  • 10 réunions synchrones des contributeurs de 3h
  • Un séminaire de 2 jours à mi parcours.
  • Travail asynchrone des contributeurs de préparation ou de production individuelle : environ 50h par personne.
  • Aller/retour avec l’équipe informatique pour recueillir les besoins, les usages au niveau numérique et faire des feedbacks sur les maquettes de forge et de médiathèque.
  • Suivi personnalisé par l’équipe d’animation et rédaction des livrables.

Novembre 2022 : Séminaire de 2j de clôture avec le groupe pilote pour finaliser les livrables et évaluer/documenter la démarche de ce groupe pilote.

C/ Livraison et élargissement. Fin novembre 2022 : Evénement de 2j pour restituer l’expérience, présenter les livrables et mobiliser de nouveaux partenaires, et dessiner les contours de la phase d’élargissement. Cible : environ 60 personnes issues d’un panel de communautés.

Par ailleurs, l’équipe d’animation de cette communauté :

  • mettra en place un suivi personnalisé de chaque formateur/acteur pour identifier leurs besoins, leurs difficultés et leurs recettes et les accompagner.
  • réalisera une veille active et un curation de contenus sur l’état de l’art en termes de pédagogie pair à pair et de communs pédagogiques.
  • réalisera les synthèses des contributions et pilotera la rédaction et la mise en forme des livrables.
  • publiera un site internet vitrine valorisant les offres de formation intégrant ces logiques pair à pair et open source et diffusant les supports open source produits.


Liste des livrables:

  • Un site internet vitrine des méthodes d’intelligence collective et de gouvernance, et leurs offres de formation associées, en mettant en avant les acteurs qui intègrent des démarches de communautés apprenantes et des ressources pédagogiques open source.
  • Un livre blanc sur l’état de l’art en matière de pédagogie pair à pair et de communautés apprenantes.
  • Un recueil de bonnes pratiques en matière de productions de communs pédagogiques et de modèles économiques pour financer la production de ces communs.


3. Les clefs de l’essaimage et/ou de l’élargissement du commun. Tout au long du projet, l’équipe d’animation intégrera comme un fil rouge transverse à tous les travaux, des temps d’échanges et d’intelligence collective pour aboutir à :

La définition de ses modalités juridiques (licences, structures porteuses…) La définition et l’expérimentation de sa gouvernance La rédaction de ses chartes éthiques, rédactionnelles, de modération La régulation et la veille des usages entre les acteurs et des bonnes pratiques Les moyens pour la communauté d’assurer le respect des droits des contributrices, La définition des modèles économiques

Pour cela deux grandes itérations seront faites à deux étapes clefs, en présentielle: durant le séminaire de 2 j à mi parcours : rédaction d’une première version de ces livrables durant le séminaire de clôture : finalisation de ces livrables.

Différents Jalons et indicateurs :

  • 6 à 8 structures partenaires s’engagent à participer à cette initiative d’ici fin janvier 2022
  • 3 séminaires présentiel de 2j d’ici fin 2022 pour le groupe pilote.
  • 1 événement de 2J de restitution et d’élargissement fin 2022

Planning de livraison :

  • Mars :

une première version des bonnes pratiques et des besoins des formateurs en terme de pair à pair et d’open source est réalisée et publiée.

  • avril :

une première version du vocabulaire commun des échanges de données est réalisé (ontologie) une première version du site vitrine est faite.

  • juillet 2022 :

une structure de gouvernance du commun est définie une première version du cahier des charges de la médiathèque interactive est faite.

  • septembre 2022 :
une première version du cahier des charges de la forge à commun est faite
  • Novembre 2022 : Tous les livrables sont finalisés.
  • Décembre 2022: le 2ème cercle d’acteurs est mobilisé, la suite du projet est lancée


Taille de la communauté de contributeurs et d'utilisateurs impliquée

Il y a une dizaine de structures économiques accompagnant la facilitation à la coopération. Il y a 1000 membres au sein de la communauté JdN, 6000 membres au sein du groupe facilitateurs et facilitatrices. 130.000 membres dans le groupe Permaculture (c’est un exemple), plus coordonnés par des rencontres annuelles, plus de 3000 membres dans l’Association nationale Brin de Paille dont de nombreux diplômés, formateurs et plusieurs dizaines de lieux de démonstration.


Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience

Le rapport coût/impact du Commun de la Coopération est espéré comme très avantageux, s’agissant d’un enjeu stratégique de la levée des blocages à la coopération et donc de l’avancée de projets coordonnés sur tous les axes et défis de la transition et de la résilience. C'est une estimation difficile à réaliser. Les liens entre nos capacités à coopérer, l'étendue de nos connaissances en ce domaine, et le bon déroulement de nos projets est tout à fait compréhensible mais n'est pas facile à quantifier.

Commun et Intérêt Général

La réalisation du Commun a pour but de faciliter la diffusion d’une culture de la coopération, et ainsi de faciliter la mise en œuvre des transitions. L’animation du réseau pour élaborer la base de connaissances a pour but notamment d’améliorer la coordination entre différents types d’acteurices du domaine de la coopération : des réseaux, des entreprises, des groupes de pairs, des indépendant.e.s… Jusqu’à aujourd’hui, cela se met en place mais trop lentement au goût de bon nombre d’acteurices du secteur.

Les tentatives de mises en commun n’ont pas pu aller aussi loin que souhaité.


Beaucoup d’accompagnateurs et de faclitateurs oeuvrant dans le privé et le public ne sont pas formés aux spécificités de la coopération multi-acteurs à déployer dans les projets de résilience territoriale ou sensibilisés aux questions de résilience éco-systémiques et ce commun a aussi pour objectif d’y remédier.

Un des enjeux sera de déterminer un vocabulaire et une gouvernance commune à tous les commoners du domaine de la Coopération.

La réalisation de ce commun pourra faciliter l’accès aux métiers de facilitation, accompagnement de par une vision globale et un accès complet aux différentes ressources.'

Le deuxième aspect d’intérêt général concerne l’ouverture prévue de l’infrastructure liée à l’économie ouverte de la connaissance partagée.

L’expérience du Commun de la Coopération pour la gérer ainsi que sa dynamique en tant que communauté interactive du savoir appliqué est destiné à essaimer à d’autres domaines de connaissance, de recherche-action et de formation en Transition (ou pour d’autres acteurs).

Des communautés d’acteurs liés à la transition et à la résilience alimentaire comme MSV-Grand Est et Normandie sont déjà en soutien à ce Commun dans la perspective d’améliorer l’efficacité de leurs propres communautés apprenantes et l’essaimage de leurs pratiques.

5.Autodiagnostic :

Beaucoup de choses sont déjà mises en place : les plateformes existent déjà avec des personnes qui alimentent les bases de connaissance. Les structures discutent entre elles et le besoin de construire une base de connaissances commune à déjà été identifié par les acteur.ice.s. Des groupes de travaux ont émergé depuis des années, mais à chaque fois ils se sont confrontés à la mise à l’échelle, sans jamais passer à de la mutualisation inter-structure.

Nous identifions plusieurs facteurs à cela :

  • L’absence d’une approche intégrative des 3 innovations à mettre en synergie pour obtenir l’effet systémique
  • Le temps et l’argent qui sont corrélés. Le temps parce que nous sommes pris chacun.e dans nos structures respectives et qu’il est difficile de se donner du temps bénévole pour faire avancer des problématiques qui nécessitent de la coordination inter-réseau, qui ne sont pas rémunérateurs sur le court terme et qui sont difficilement quantifiables sur le long terme pour chaque acteur.
  • Le manque d’argent pour coordonner ce travail qui a une plus-value d’intérêt général importante. En effet, pour l'instant, les réflexions et l’inter-réseau ont surtout impliqué les réseaux et des “archipels” d’acteurs économiques émergents, des collectifs affinitaires de la transition citoyenne ou alternative.
  • Par un effet de clivage entre systèmes de valeurs, et de difficulté à établir des partenariats avec des environnements qui relèvent d’autres codes de conduite, ils ne se sont pas assez élargies à des acteurs institutionnels (de l’éducation nationale, universités, écoles, secteur de la recherche) ni d’autres acteurs économiques privés dotés de ressources de R&D importantes et potentiellement parties prenantes d’un Commun de la connaissance ouverte articulée autour de communautés apprenantes.
  • Le manque de ressources humaines et de ressources financières pour lancer la création et l'animation d’une base de connaissances commune par des structures qui ont un modèle économique éthique et qui ne capitalisent pas assez d’argent pour l’investir dans un projet aussi grand.

Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?

Les problèmes de manque de lien structuré, d'outil commun, d'espace de gouvernance des communs a été décelé et déploré par plusieurs acteurs (voir la partie "informations sur le communs).

Y a-t-il d’autres contributeurs prêts à travailler sur ce Commun ?

Oui, il y a les acteurs privés du secteur de la coopération comme Hum! ou Instant Z qui sont intégrés à la gouvernance de l'organisation des JdN.

Il y a également les réseaux déjà formés comme les ripostes créatives, ou le groupe FB facilitateurs/ices,et le réseau La Nuée. Nous avons notamment déjà échangé avec Julien Sanchez et le groupe de Riposte Créative Gironde.

L’Université du Nous : Grâce au partenariat avec Colibris en 2017 autour du MOOC Gouvernance Partagée, l’Université du Nous a pris le virage du numérique et a produit en CC By SA, près de 70 vidéos pédagogiques et des centaines de fiches pdf ou interactives utilisées aussi bien par les professionnels que dans les organisations. La notoriété acquise et les services tiers vendus par la coopérative Hum! qui en est issue, démontre la pertinence d’une économie de la contribution. Mais pour qu’elle soit complète et encore plus fructueuse, il manque à l’UdN d’avoir une boucle de rétroaction de l’utilisation de ces ressources pour savoir par qui, comment elles sont utilisées et qu’elles seraient les bonifications à y apporter. Également pour pouvoir combiner ses ressources avec d’autres, il est nécessaire que plus d’acteurs de ce secteur soient dans cette démarche de communs pédagogiques.

Le Jardin Recherche & Coopération : Lancé en octobre mai 2021, ce Jardin rassemble des chercheurs (science de gestion, science sociales, ergonomie, science du langage) et des professionnels de la gouvernance partagée, pour mettre en commun le résultat de leurs recherches-action, développer une bibliothèque partagée de publications scientifiques et produire ensemble des communs. L’un des premiers besoins exprimés par ce jardin a été de déterminer une ontologie commune pour cette bibliothèque.

La communauté des facilitateurs de Pôle Emploi : Depuis 3 ans, Pôle Emploi a lancé une démarche ‘performance par la confiance” qui vise à stimuler un changement profond de mode management. Une communauté de facilitateurs locaux, régionaux et nationaux à été constituée et rassemble plus de 700 personnes. Un accompagnement par la coopérative Hum! a été lancé en septembre 2021 pour structurer cette communauté en gouvernance partagée. L’un des premiers besoins exprimés par le noyau de cette communauté a été de pouvoir structurer l’information, les ressources à disposition et les retours d’expériences des agences locales.

Le Jardin Tiers Lieux et Gouvernance : Un jardin qui a été lancé avec un financement sur 3 ans pour former et accompagner la montée en compétence dans les tiers lieux, avec un territoire pilote en aquitaine, puis généralisation au niveau national.


Préciser la compréhension du contexte, la définition considérée de la résilience et l'impact du Commun sur le défi considéré

Le contexte nous semble favorable à la création de ce commun étant donné l'élan général sur les communs, et le besoin au sein du réseau de travailler à l'accessibilité et à la gouvernance de ces communs. La résilience est une forme de capacité d'adaptation, de capacité à "rebondir". Or la culture de la coopération c'est notamment apprendre à "faire avec", observer ce qui agit et l'inclure.

Pour plus de détail voir "justification du défi choisi".

Est-ce que les contributeurs sont structurés via une association, entreprise pour recevoir des financements ?

Oui, l'association des Jardinier·e·s du Nous.

Est ce que les besoins sont exprimables pour développer le commun ?' Oui

""Le projet de commun s’attachera à développer un ancrage territorial (en France ou dans le monde francophone), en lien si possible avec une collectivité""

Le commun développé rassemble des acteurices de la facilitation à la coopération implanté·e·s sur différentes régions. Nous commençons à créer des liens avec LaBase qui accueille le Riposte Créative de Gironde.

Le projet de commun sera collaboratif, avec des consortiums non seulement interdisciplinaires, mais ouverts aux acteurs et aux parties prenantes des sphères économiques, associatives ou publiques, lorsque cela sera pertinent

Les parties prenantes à la création du commun seront en effet des parties prenantes des sphères économiques (facilitateurices, organisation accompagnantes à la gouvernance partagée), des réseaux plus informels comme La Nuée, les Ripostes Créatives, ou associatifs comme les différents Jardins de la communauté des JdN.

Quels sont les besoins à ce jour pour passer à l'étape suivante ?

Obtenir des financements. Continuer de solliciter des expertises sur le sujet de l’interopérabilité (experts techniques), des communs et de l’open source (experts des communs), des modèles économiques et juridiques appliqués à nos professions (économie de la contribution notamment).


Liste des CR d'atelier en lien avec ce Commun Communs de la Coopération: aucun pour le moment


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