Qu'est ce que la résilience des territoires

De Resilience Territoire

Issu du travail interne ADEME, cette définition se retrouve dans plusieurs documents.

Un territoire résilient peut donc être défini comme un territoire en mouvement, capable :

  • d’anticiper des perturbations, brutales ou lentes ; la veille et à la prospective sont clés ;
  • d’en atténuer ou absorber les effets ;
  • de se relever et de rebondir grâce à l’apprentissage, l’adaptation et l’innovation ;
  • d’évoluer vers un nouvel état en « équilibre dynamique » préservant ses fonctionnalités. Cet état devrait être décidé et construit collectivement.

La résilience des territoires reflète des propriétés particulièrement intéressantes en matière de prévention des risques et des catastrophes : capacités d’apprentissage collectif et individuel, capacités d’agir en conciliant des échelles de temps très différentes, aptitude à la gouvernance, dynamisme et créativité, démocratie et ouverture.

Catégories des défis

Les défis pourraient être classés selon différentes catégories. Un thésaurus a été produit pour aider à cette classification.

Nota: Il ne s’agit pas à ce stade de vouloir se lancer dans un travail “parfait” de classification, mais plutôt de se mettre d’accord sur une première classification capable d’être comprise du plus grand nombre.

Vulnérabilités ou risques

  • démographique
  • environnement
  • sociale
  • économique
  • technologique

Echelles

  • territoriales
  • temporelles

Domaine

  • alimentation
  • énergie
  • mobilité
  • communication
  • sécurité
  • santé
  • batiment
  • urbanisme

Capacités de Résilience

  • Les capacités techniques : ce sont les technologies et les techniques qui contribuent à améliorer la capacité d’adaptation, mais également la veille, l’anticipation, l’appropriation des techniques par les différentes parties prenantes.
  • Les ressources financières : ce sont les financements disponibles pour minimiser les impacts ou les absorber.
  • Les ressources humaines : ce sont les compétences individuelles et collectives, le temps de travail mobilisé pour améliorer les capacités de résilience. La notion d’acceptabilité est également présente.
  • Les capacités organisationnelles : ce sont les instances de gouvernance, d’échanges, les processus de décision et les modes de management. Elles sont liées aux apprentissages et capabilités individuelles et collectives : mieux apprendre, prendre de meilleures décisions, …

Résilience, Transition et Adaptation

Les 3 notions suivantes sont liées. Voir dans un second temps comment nous tissons des liens

  • Composante Transition Ecologique : décarboner les activités, minimiser les impacts environnementaux
  • Composante Adaptation au changement climatique : développer des activités économiques viables dans les conditions climatiques futures
  • Composante Résilience : capacité d’un système à continuer de fonctionner après avoir subi un choc. Il s’agit d’évoluer vers un nouvel état d’équilibre dynamique préservant ses fonctionnalités ».

Commun, Résilience et Territoire

L'appel à commun vise à identifier, indexer, produire et soutenir financièrement des communs utiles aux acteurs impliqués dans ce vaste sujet de la résilience des territoires. Ces communs prendront la forme de ressources (connaissance, donnée, logiciel, matériel).

Quel(s) rôle(s) possible(s) pour les territoires ?

Le territoire (commune, communauté de commune, département, région) est impliqué "en amont" pour faire connaitre l'Appel à Commun : kit de communication.

Le territoire peut également inciter les acteurs locaux à décrire, spécifier, préciser les défis auxquels ils sont confrontés, à initier de nouveaux communs ou à rejoindre des projets de communs déjà en cours. Cela passera par une indexation de ces communs sur ce wiki. Les acteurs du territoire sont également invités à renseigner les projets déjà engagés même si les livrables ne sont pas forcément avec des licences ouvertes.

Il pourra participer à l'élaboration du commun en amont pour qu'il réponde du mieux possible à son contexte et ses besoins. Pour les projets de communs relatifs aux défis 1, 2, 3 et 4, les territoires pourront être impliqués dans le design du commun : par exemple, est ce que le commun sera bien utilisable par les techniciens et élus ? est ce qu'il correspond bien à une problématique concrète et importante des territoires ?

Le territoire sera également impliqué en aval dans l'expérimentation du commun pour le "confronter au réel", pour qualifier et quantifier son impact sur le(s) sujet(s) de la résilience. Comment le commun améliore ou modifie la résilience du territoire ? sur quels aspects ?

Par ailleurs, comme le commun utilise, par nature, une licence non propriétaire, d'autres territoires en France et à l'étranger et acteurs en général pourront utiliser le commun, poursuivre son développement ou encore ajouter des fonctions. Cette particularité d'ouverture du commun, par rapport au projet traditionnel générant des livrables fermés, améliore la capacité de diffusion, de réplication dans d'autres territoires ou d'autres contextes. Naturellement, si le commun est performant, c'est à dire améliore la résilience d'une part et est bien documenté sur ce wiki, alors des contributeurs vont venir l'améliorer et des utilisateurs vont l'expérimenter. Les communs deviennent alors des moyens pour construire et pérenniser rapidement des démarches internationales.