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De Resilience Territoire

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Type : Commun x
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AD SENSUS Territoire Circulaire
=== POURQUOI une association pour un commun ? === Les fondements de la création d’une association s’appliquent à répondre aux enjeux et des objectifs, de faire mieux exister les valeurs ajoutées collectives potentielles et de permettre la mise en œuvre d’outils au service du métabolisme urbain au sein de la filière du BTP. La mise en œuvre de modèles d’affaires durables et d’un écosystème d’affaires sont au cœur de nos enjeux. Elle s’appuie sur les connaissances accumulées dans le cadre de ma thèse sur le sujet des externalités (dont les coûts cachés), des modèles d’affaire durables et sur les conclusions de l’expérimentation réalisée par Nantes Métropole au sein de la filière du BTP. « L’association a pour objet de développer la diffusion de connaissances et d’outils liés à l’économie circulaire et au métabolisme urbain afin d’augmenter les valeurs ajoutées collectives et collaboratives pour le(s) territoire(s) de la Bretagne et pour les filières (dont le bâtiment et travaux publics, en priorité). L’association pourra proposer des conférences, des ateliers, des prestations de service à destination des structures privées et publiques. Elle pourra proposer sa candidature à tout appel à projets dont le contenu et les missions sont convergents avec l’objet qu’elle poursuit. Elle pourra également accueillir des porteurs de projet à vocation collective sur le territoire et soutenir leurs projets éligibles, pour tout moyen à sa disposition. L’association a vocation à accélérer les échanges et les relations inter-acteurs en produisant et en réunissant des informations et des études permettant l’enrichissement d’une filière ou de plusieurs filières d’un territoire en privilégiant l’approche collective et collaborative. A ce titre, elle pourra accueillir en tant que partenaires tous les acteurs de la filière afin que de porter les enjeux et les intérêts de chacun d’entre eux et de tous ». Le projet AD SENSUS ECO est porté par l'association AD SENSUS Territoire Circulaire
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Laurent LEOSTIC

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Agora des solutions citoyennes
'''L’Agora des solutions citoyennes''' est le commun que nous proposons pour booster la résilience des territoires. Nous sommes convaincus que le pouvoir d’agir pour la résilience des territoires se situe notamment à l’échelle de l’individu. Par définition l’individu est l’élément de la société qui détient des valeurs, des convictions et une forte sensibilité au vivant. Et ce sont ces notions subjectives qui produisent l’engagement humain nécessaire à la résilience de nos territoires. De plus, l’individu peut être considéré comme l’échelle la plus fine au sein d’un territoire, pour le comprendre et adapter les solutions face aux besoins rencontrées. L’Agora des solutions citoyennes se décline donc autour de la ressource que constitue l’individu et sa solution, et a pour objectif de renforcer et démultiplier les solutions citoyennes de résilience. Pour cela, nous proposons plusieurs outils contribuant au commun et développant sa communauté : * la '''géolocalisation des solutions citoyennes''' présentées dans le média indépendant de journalisme “On passe à l'acte" https://onpassealacte.fr/ recensant plus de 1000 vidéos en open source (CC by SA). L’objectif est de rendre visible ces porteurs de projets à impact sociétal et la localisation permet d'ajouter des fonctions d'entraide locale à chaque initiative via la plateforme Place à l'acte ci dessous. * l’'''ouverture et la promotion de la plateforme de synergie multi acteur “Place à l’acte” https://www.placealacte.fr/ ''' recensant plus de 300 outils pour agir. L’objectif est de développer ce commun pour agir (annuaire des outils à participation libre, CC by SA), d’élargir la communauté à un maximum de parties prenantes, en identifiant de nouveaux acteurs et partenaires qui peuvent accompagner pour agir (collectivités, entreprises, coachs…), et en proposant une entrée “territoire” avec la géolocalisation des 600 solutions citoyennes déjà filmées (voir ci-dessus). * '''“Lanceur d’avenir”, la communauté des pionniers des solutions citoyennes'''. Elle vise à consolider les initiatives, intégrer de nouveaux acteurs de l’engagement dans les territoires et ainsi essaimer les solutions pour la résilience dans les territoires. Les outils numeriques sont en construction sur le site https://onpassealacte.fr/ dans le menu "Lanceurs d'avenir". * la '''co-construction d’indicateurs de l’engagement sociétal''' pour consolider la notion d’engagement et d’impact des solutions citoyennes, et mettre ces indicateurs à disposition de l’ensemble de la communauté. '''Partenariat et lien avec d’autres communs et acteurs du wiki'''
L'Agora des solutions citoyennes a développé et développe des partenariats grâce à son expertise sur les solutions citoyennes à impact.
'''Le mouvement Colibris''' est un partenaire historique, particulièrement intéressé par le travail réalisé sur les indicateurs d'impact, et la possibilité d'expérimenter ces indicateurs sur certains territoires. Un prochain rendez-vous de travail est prévu le 23 juin.
Un rapprochement a été réalisé avec le projet de commun '''SITI''' dans l'idée que l'Agora des solutions citoyennes puissent mettre en commun sa production de contenus et de savoirs en accompagnement à la résilience des territoires par le levier des solutions citoyennes. Des temps de travail sont à suivre pour définir les modalités de ce partenariat. Les acteurs du commun '''OSCARTES''' partagent certains des objectifs de l’Agora des solutions citoyennes : rendre visible les initiatives (citoyennes, associatives, entrepreneuriales…), permettre les rencontres entre les acteurs sur les territoires pour identifier les besoins, et aider les projets à se développer. La question de la dimension de l’action du commun est une jonction entre nos projets. Nous nous attacherons donc à analyser conjointement l'impact des différences d’échelle de nos projets sur le développement du commun, notamment autour de la plateforme des outils pour agir (Place à l'acte), ou encore des modalités de coopération mise en œuvre au sein de la communauté Lanceur d'avenir.
Le projet de commun '''COmmunecter''' nous est également apparu comme un partenaire pertinent dans sa proposition de mutualisation de la recherche de financement, puisqu'il s'agit d'une des problématiques identifiées par les pionniers des solutions citoyennes que nous avons enquêtés. Nous avons donc proposé que la communauté Lanceur d'avenir puisse être un cas d'usage pour le projet COmmunecter. L'outil de cartographie est également un point de jonction avec l'Agora dans son objectif de géolocalisation de solutions citoyennes pour leur essaimage dans les territoires.
Le '''collectif Coop'Cités''', partenaire de projets présentés sur le wiki, s'est adressé à On Passe à l'acte pour un partenariat dans le cadre de l'organisation du festival citoyen de la place Clichy au printemps 2022. Nous interviendrons en amont du festival pour communiquer sur les indicateurs déjà proposés par On Passe à l'Acte, puis pendant le festival pour accompagner la mobilisation des citoyens avec la plateforme Place à l'acte, et enfin après le festival avec la communauté Lanceur d'avenir enrichi des pionniers de solutions citoyennes ayant émergé pendant le festival. L’Agora des solutions citoyennes est aussi partenaire du projet '''Ulterïa''', dont le concept est la création d’un écosystème d‘activités aux principes innovants où l’humain est au centre du projet. Après échange avec ALexis Nollet, L’expérience d’Ulterïa pourrait servir à la déclinaison territoriale de la communauté Lanceur d’avenir, pour créer les conditions de synergies entre acteurs “pionniers” des solutions citoyennes sur un territoire donné. Enfin, sur la question des indicateurs d’impact et de la géolocalisation des initiatives citoyennes dans les territoires, nous sommes en étroite relation avec la projet suisse '''Goodtrack''' qui propose aux citoyens de la Suisse romande d’être équipés de solutions concrètes et évaluées pour un quotidien durable sur leur territoire.
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Marie Vidal

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Application CRISI
Le Cerema a développé une application disponible gratuitement sous Android et pour PDA. CRISI (acronyme de Collecte et de Relevé d’Informations Suite à une Inondation), permet de regrouper dans un smartphone tous les outils nécessaires à une collecte complète et fiable sur le terrain des laisses d’inondations. Les relevés de laisses d’inondation reposent aujourd’hui souvent sur l’utilisation de plusieurs outils : appareil photo, récepteur GPS, plans, bloc-note et crayon, documents papier, marqueur, mètre-ruban, etc. L’outil numérique CRISI remplace avantageusement par un smartphone ou une tablette, la plupart de ce matériel de terrain. Les photographies prises sont indexées aux commentaires audio et textes et sont géo-référencées avec l’azimut. Chaque laisse peut entièrement être décrite par un unique formulaire de saisi. Sans besoin préalable d’une formation spécifique (par exemple en SIG), CRISI permet à l’utilisateur d’effectuer de façon autonome des campagnes de relevés de façon rapide, efficace et pour un investissement préalable limité. Conçue par le Cerema, l’application CRISI peut s’installer sur un smartphone ou une tablette Android. Une version pour PDA (Personal Digital Assistant), permettant une utilisation plus professionnelle (matériel plus résistant, augmentation de la précision des relevés, de l’autonomie…), a également été développée. La précision des données relevées est en effet liée aux caractéristiques du terminal mobile utilisé. CRISI est ainsi une première déclinaison réussie du Système de COllecte Universel de Terrain SCOUT, conçu pour assister les agents lors de visites d’inspection ou de collecte de données sur le terrain, et pouvant être déclinée pour d’autres thématiques.
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Gabriel Plassat

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Application Rivages
COMMENT UTILISER CETTE APPLICATION ? Choisir son type de trait de côte (Voir au recto : Quel trait de côte dans Rivages ?) Il est possible de faire l’aller avec un type (jet de rive) et le retour avec un autre (végétation). Bouton «play / pause» : appuyer sur Play pour commencer l’enregistrement. Le bouton pause vous permet de contourner des obstacles (enrochements, activités ludiques, changement de type de trait de côte) avant de recommencer le tracé, ou de stopper les mesures. Bouton «Photo» : si vous avez un doute sur le tracé à suivre ou si vous souhaitez montrer des éléments lors de vos mesures, vous pouvez joindre des photos à vos relevés. Une photo par relevé est recommandée pour fiabiliser l’analyse ultérieure de vos données. Bouton «Envoi» : À la fin de l’enregistrement ce bouton envoie automatiquement votre fichier de données sur un serveur de manière sécurisée si les données mobiles sont activées. Autrement, il vous faudra ouvrir à nouveau l’application rivages et cliquer sur ce même bouton en ayant au préalable activé les données mobiles ou le wifi. Déconnecter les données mobiles permet de faire vos relevés à l’étranger sans frais. Gardez des temps d’enregistrement courts (moins d’1/2h) pour éviter de perdre les données (panne de batterie...), quitte à faire plusieurs envois successifs. Lors du 1er envoi, si vous souhaitez mettre le logo de votre structure sur vos photographies, vous pouvez télécharger un logo. Celui-ci peut être modifié ou supprimé ensuite. Bouton «Retour» pour quitter l’application Toutes les données brutes de traits de côte prises grâce à Rivages sont téléchargeables gratuitement en ligne sur le site [https://cerema.maps.arcgis.com/apps/MapSeries/index.html?appid=354ccc3737fe4df78ed82e184713ee0c Geolittoral] Les traces GPS, la qualité GPS, le type d’appareil et les photographies seront stockés dans une base de données. Le numéro unique de téléphone (IMEI) est automatiquement crypté avant tout stockage dans la base de données pour suivre le nombre d’utilisateurs. Cette application est déclarée à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Si vous avez des questions ou des remarques, vous pouvez nous en faire part à l’adresse rivages@cerema.fr
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Gabriel Plassat

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Approche Globale Résiliente et Solidaire pour les territoires et les entreprises
Face aux grandes mutations qui menacent notre planète, nos sociétés et les populations, une « Transformation Globale, Résiliente et Solidaire » est nécessaire et urgente pour mieux : * Articuler Economie, Social et Environnemental, * Relier tous les champs des activités humaines, à diverses échelles spatiales et temporelles * Associer tous les acteurs, toutes les parties prenantes, * Relier l’action des entreprises, celles des Territoires et celles des Etats. Le Think tank Alters, l’Académie de l’Intelligence Economique, le CEREMA, Résallience et la revue Alters Média, ont initié cette démarche « Transformation Globale, Résiliente et Solidaire » rassemblant de nombreux partenaires, dont la liste est présentée ci-dessous, visant à élaborer une méthodologie d’approche globale, résiliente et solidaire, des outils et des lignes d’actions stratégiques dans divers champs de la vie sociale, face aux grandes mutations. Les résultats de ce projet seront proposés aux grands acteurs de la société (structures d’Etat, Régions, Associations de territoires, de Villes et Métropoles, Filières et réseaux d’entreprises, réseaux consulaires, …) et ils prendront la forme de : * '''Livre Blanc''' de l’approche globale, résiliente et solidaire face aux grandes mutations proposant une Méthodologie, * '''Observatoire de la résilience des Territoires et des Entreprises''' * '''Campus'''. Ces résultats, fruit d’un travail collectif, seront versés dans le domaine public sous licence Open Source. Les partenaires souhaitent ouvrir ce projet à d’autres acteurs au sein d’un Commun que nous déposons sous le nom de « Approche globale, résiliente et solidaire pour les territoires et les entreprises (Observatoire, Campus, Livre Blanc » dans l’appel à Communs de l’ADEME. Les résultats de ces travaux pourront être directement utilisés par les Collectivités territoriales pour préparer leur projet de territoire (à travers la plateforme du Campus et la base de données de l'Observatoire de la résilience). *** Les transformations qu’il faut conduire pour contrer les grandes mutations climatiques et écologiques comportent cependant des dimensions sociales, économiques, de santé, culturelles, de sécurité, politiques (au sens de vie de la cité) … qui ne rentrent pas complètement dans le cadre de l’appel à Communs de l’ADEME. Mais ces dimensions sont indispensables à la réalisation du projet, sauf à rester dans un pur domaine technique, segmenté, en silo, ce qui n’est pas notre objectif. Toute la valeur de l’approche globale est en effet de dépasser les dimensions sectorielles, pour penser globalement les mutations et transformations nécessaires. C’est dans cette direction et sur ces principes que s’est engagé l’Etat dans ses relations avec les territoires en leur proposant le Contrat de Relance et de Transition Ecologique (CRTE) : basé sur le ‘ Projet du Territoire », élaboré par le territoire ou un ensemble de territoires, sur toute la durée d’un mandat, ce contrat est alors négocié avec l’Etat. Ce type de demande est étendue à tous les territoires. Comme le souligne '''Nicolas Soudon''', Directeur exécutif des Territoires de l’ADEME dans une interview à Alters Média , cette « ''politique transversale de l’Etat vis-à-vis des territoires, une politique « universelle », prioritaire, et non une contractualisation particulière, (…) est une grande nouveauté ! Ce qui n’est pas sans constituer un challenge pour l’ADEME'' ». Interview accordée à Alters Média N°3 Mai 2021 (http://altersmedia.fr ) C’est pour appuyer ce travail que nous avons conçu ce Commun : Les résultats permettront aux Collectivités territoriales de préparer leur projet de territoire ! Ce que résume le schéma page 2 tous les schémas et tableaux ne pouvant pas être reproduits sur le wiki sont à lire sur https://wiki.resilience-territoire.ademe.fr/wiki/Fichier:Approche_Globale_R%C3%A9siliente_et_Solidaire_pour_les_territoires_et_les_entreprises_V3.pdf qui est l'exact reflet du Commun.
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Didier Racine

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Approche alternative pour une agriculture insulaire résiliente face au changement climatique
Le projet de commun porté par le Comité de Développement de l'Agriculture (CDA) de l'Ile d'Yeu vise à synthétiser la méthodologie employée à Yeu pour mettre en place les conditions d'une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques. Les îles sont des territoires particuliers et les moyens à disposition apparaissent limités pour trouver des solutions (limite de la mobilisation de fonds publics pour développer des projets autour de l'eau en agriculture par exemple). En effet, l'agriculture est un secteur d'activité indissociable d'un territoire plus autonome et plus résilient face aux crises. Or, il est difficile aujourd'hui de développer l'agriculture sur les îles (réglementation plus contraignante, spéculation foncière, ressource en eau limitée, surcoût lié au transport, difficulté de cohabitation des usages, difficulté à remobiliser des moyens importants pour restaurer les anciennes infrastructures agricoles abandonnées suite à la déprise agricole depuis les années 1950, etc.). C'est à partir de l'expérience du CDA de l'Ile d'Yeu et notamment par son projet "Au f'île de l'eau", qu'est venue l'idée de partager des outils pour les autres îles, pour qu'elles aussi trouvent des moyens de développer une agriculture inscrite dans son territoire insulaire et résistante face aux aléas.
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Arthur Bouyer

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Arboclimat V2
ArboClimat est un outil destiné initialement aux collectivités visant à quantifier les services écosystémiques des arbres urbains en faveur du climat. Avec ArboClimat les gestionnaires de patrimoine arboré, les personnels en charge des PCAET, les aménageurs ou les élus sont en capacité de : * Evaluer la séquestration et le stockage carbone par les arbres * Réaliser un choix éclairé sur les essences les plus résilientes pour leur territoire dans un contexte de changement climatique * Choisir les essences à planter en fonction de différents indicateurs supplémentaires (impacts sur la qualité de l’air, impact sur les ICU, impacts sur la biodiversité et potentiel non allergisant) aux indicateurs relatifs au changement climatique. A travers ce commun, nous souhaitons rendre accessible les données connues à ce jour et malheureusement trop souvent issues d’études anglophones et principalement d’Amérique du Nord. Nous espérons que la mise à disposition de ces données et sources incitera des scientifiques à mener des travaux de recherches adaptés au contexte urbain français ou européen sur l’arbre en ville. Pour cela, nous fournirons : * Une base de données de sélection des essences (caractères morphologiques, sol, eau, esthétique, résilience, etc.) * L'outil Arboclimat V2 correspondant aux algorithmes de calculs des services écosystémiques (captation du CO2, pollution atmosphérique, production d'oxygène, impacts de l'arbre sur les eaux pluviales, réduction de l'ICU) * La procédure d'intégration des données issues de l'outil dans un SIG : tutoriel ArboClimat contribue à la résilience territoriale car il outille l’ensemble des acteurs travaillant sur l'arbre en ville (collectivités, aménageurs, paysagistes, …) afin d'éviter des erreurs de plantations en milieu urbain et engager de réelles stratégies adaptées aux effets du dérèglement climatique. L'arbre participe à l'atténuation des effets du dérèglement climatiques (pollution, ICU, inondations, etc.) et contribue activement à la régénération des sols, du cycle de l'eau et de la biodiversité.
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Bertrand THUILLIER

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Bat-ADAPT Territoire
===== Présentation synthétique ===== ''Bat-ADAPT est un outil existant de diagnostic de risque pour les bâtiments en France métropolitaine, disponible gratuitement sur le centre de ressources Taloen de l’OID. Le diagnostic se base sur une analyse croisée de l’exposition climatique des bâtiments et de l’analyse de sensibilité. L'outil vise à proposer une analyse de risque climatique de plus en plus précise à l'échelle du territoire.'' L’extension prévue, Bat-ADAPT Territoire, sera '''mise à disposition des acteurs territoriaux qui pourront réaliser un diagnostic de risques climatiques''' en quelques clics. Cet outil a vocation à : # Favoriser les synergies entre acteurs du bâtiment et du territoire en disposant d’une analyse commune # Permettre aux acteurs territoriaux de détenir des données comparables sur la France métropolitaine Pour ce faire, l’OID propose de : * Mettre à jour les cartographies existantes * Ajouter de nouveaux indicateurs de risques climatiques (précipitations intenses, rafales de vents, etc.) * Inclure des indicateurs de vulnérabilité et résilience territoriales (îlots de chaleur, végétalisation, cours d’eau, forêts, évacuation des eaux pluviales, réseaux vulnérables si les données sont existantes, etc.) en s’appuyant fortement sur deux régions : l’Ile de France et les Hauts de France * Ajouter un module permettant de connaître les coûts de l’inaction ===== Communauté associée ===== La communauté sera constituée de nombreuses collectivités, notamment en Île de France et dans les Hauts de France, grâce aux échanges avec les acteurs Ville de Paris et ADEME Hauts de France. Les acteurs de l'immobilier membre de l'association OID, porteur du projet, seront aussi sollicités, ainsi que les partenaires nous accompagnant depuis le début de la co-construction de Bat-ADAPT : La Ville de Paris, l’ADEME, l’Association des Directeurs Immobilier (ADI), l’Agence Parisienne pour le Climat (APC), la Global Alliance for Building and Construction (Global ABC), le Ministère de la Transition Ecologique (MTE), l’Observation National des Effets du Réchauffement Climatique (ONERC) et le Plan Bâtiment Durable. L’OID avait également pris contact avec des organismes scientifiques qui ont été présents en soutien des recherches (Météo France, BRGM, IPSL, CNRM, CEREMA) et perpétuera ces partenariats scientifiques. Les défis visés sont : [[1- Connaissances - Ressources]] [[2- Objectifs et Diagnostic]] [[3- Mieux décider ensemble]] [[D- Ilots de chaleur]]
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Sakina Pen Point

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Boite à outils visions +21
Le Ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) et Strategic Design Scenarios en partenariat avec le conseil départemental de la Gironde, les comités régionaux Agenda 21 de l’ex-région Midi-Pyrénées et de Bretagne, la commune de Saint-Orens de Gameville (31) et Lorient Agglomération (56) ont co-construit la boîte à outil Vision +21. Cette boîte à outils prospective et participative vise à aider les collectivités locales à faire émerger en un temps court (environ 1,5 jours), avec les acteurs locaux de leur territoire, les défis à relever et des premières pistes d’actions à mettre en œuvre dans une logique de durabilité. Cette méthode se présente sous la forme d’une série de six outils-exercices à moduler en fonction des besoins des collectivités. Certains outils sont destinés à coproduire une vision souhaitée d’un territoire durable, d’autres ont vocation à s’interroger sur les actions à mettre en place pour mettre en œuvre des scénarios prospectifs. Une préparation amont est essentielle pour confirmer le pilotage politique (l’implication d’élus, de la direction et de représentants de différents services lors de l’atelier), l’ambition participative (acteurs à associer), et en fonction de l’objectif politique recherché (favoriser une dynamique territoriale, redynamiser un projet de territoire en cas de changement d’échelle, expérimenter de nouveaux modes de faire pour mobiliser plus largement), les outils appropriés. Pour co-construire et formaliser leur vision du territoire, les participants utilisent des supports préparés en amont par l’équipe de pilotage (articles fictifs, fiches des défis, …). La capitalisation s’appuie notamment sous format vidéo. ==Recommandations d’usage== En fonction des outils utilisés, la boîte permet d’élaborer un diagnostic, des éléments de stratégie, des scénarios et/ou un plan d’actions. Même si les outils ont fréquemment été associés pour constituer un itinéraire méthodologique, ils peuvent être mobilisés de façon dissociée. De plus, ils peuvent être utilisés par et avec tout type d’acteurs pour travailler à toute échelle géographique (quartier, commune, intercommunalité, échelles supra), de façon transversale (vers un développement durable) ou sur toute thématique. La méthodologie n’inclut pas d’étape ou d’outil de suivi de la mise en œuvre d’une stratégie ou d’un projet de territoire. La préparation en amont est importante pour clarifier les objectifs, mobiliser les acteurs locaux, repérer des personnes relais, contextualiser les supports, faire des liens avec les projets en cours. En fonction des finalités visées et du temps disponible, il est important d’aider à faire le choix des outils. ==Au total 6 outils sont à disposition== * 1_Autoportrait perceptif des politiques durables locales L’objectif pour les démarches déjà engagées est d’estimer comment elles sont perçues par les parties prenantes elles-mêmes, quelle est leur image, leur valeur. Ce regard réflexif produit en mode ‘portrait chinois’ révèle les forces et aussi les faiblesses des politiques durables locales avant de lancer un travail projectif… * 2_Contextualisation des territoires dans l’environnement stratégique L’objectif est d’échanger sur les enjeux sociaux, environnementaux, économiques du territoire à moyen terme et de construire une vision de l’avenir partagée entre les parties prenantes. Des titres de journaux fictifs d’ici à 2035 sont partagés. Les parties prenantes les discutent, choisissent ceux qui sont les plus pertinents pour leur territoire et échangent leurs motivations autour d’un accrochage de leurs travaux… * 3_Tests de robustesse des territoires en transition. L’objectif est d’explorer collectivement les forces et faiblesses du territoire en le mettant à l’épreuve des grands défis qui guettent le territoire à un horizon de 20 sont concoctés à l’avance. Les parties prenantes jouent les journalistes de l’avenir et imaginent rétrospectivement ce que le territoire a dû mettre en place pour mieux résister à ces défis qu’ils mettent en forme dans un petit reportage vidéo… * 4_Création/adaptation d’un scénario de transition écologique vers le développement durable local. L’objectif est d’articuler un scénario partagé, adapté au territoire, désirable et atteignable en imaginant des transformations dans les modes de gouvernance, les outils et dispositifs, le ré-agencement des acteurs, etc. Les parties prenantes composent leurs scénarios par blocs qu’ils enchainent et racontent sous la forme d’une courte animation auto-produite par les participants eux-même… * 5_Distillation collective, comme outils de debriefing en fin de session d’utilisation de la boite à outils. Son objectif est de prendre du recul sur les scénarios imaginés pour en identifier les grandes idées émergentes, traduire leur contenu en une série d’éléments et poser collectivement les bases de la stratégie Agenda 21 pour le territoire. Après une présentation des scénarios en plénière, les participants sont amenés à travailler en sous-groupes stratégiques pour faire le debrief de la session de travail. * 6_Pistes d’évolution du projet territorial de développement durable. À la suite de l’élaboration d’un scénario, l’objectif de cet outil est de permettre de construire et baliser le parcours nécessaire pour l’atteindre, définir les étapes pour avancer, les acteurs à mobiliser, les actions à prioriser et poser des échéances. En mode ‘back-casting’ les parties prenantes partent de leur vision souhaitée, explorent et éprouvent de manière qualitative les chemins susceptibles d’y conduire…
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Gabriel Plassat

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Boîte à outil des circuits courts
=== Le contexte === La crise sanitaire a mis à l’épreuve nos systèmes alimentaires. Le premier confinement a été marqué par des craintes quant à la disponibilité des stocks alimentaires, et a pu engendrer des ruées dans les grandes surfaces pour les produits secs. Mais rapidement, deux autres tendances majeures ont émergé : * Un intérêt croissant des citoyens pour les questions d’alimentation et de souveraineté alimentaire, qui s’est manifesté par une hausse sans précédent des achats en circuit-court et des mangeurs convertis * Une démultiplication des circuits courts et l’arrivée massive de porteurs de projets, soucieux d’apporter des solutions nouvelles pour améliorer la résilience de leur territoire et/ou désireux de favoriser l’accès à des produits de qualité et proposant une juste rémunération aux agriculteurs Pour accompagner ce mouvement, l’association Open Food France a notamment mis en place à l’automne dernier un accompagnement téléphonique gratuit pour les porteurs de projets. Nous recevons depuis lors, chaque semaine, de nombreux appels de personnes souhaitant bénéficier d’un appui technique – qu’il soit juridique, numérique, commercial, ou logistique. Nous constatons au travers de ces accompagnements que les questions posées sont souvent les mêmes : * Comment évaluer l’offre et la demande sur mon territoire ? * Quels sont les moyens logistiques à mettre en œuvre pour créer un circuit-court ? * Quel outil numérique de vente est le plus pertinent au regard de mes besoins ? * Quel est le statut juridique le plus adéquat pour mon projet ? * Comment mettre en œuvre une gouvernance ouverte et démocratique dans un projet de circuit-court ? * Comment mettre en place une tarification sociale pour permettre aux plus pauvres aussi de manger bio et local ? * Etc. C'est la récurrence des questions posées et l'impossibilité pour les porteurs de projets de trouver des réponses fiables, précises et opérationnelles dans la littérature spécialisée ou sur Internet qui nous pousse aujourd'hui à proposer ce projet de Commun. === Le Commun proposé === Pour mieux orienter et encourager les porteurs de projets, mais aussi susciter de nouvelles vocations, nous souhaiterions pour l’année à venir développer un guide ouvert, “Les circuits courts pas à pas", accompagnant les porteurs de projets dans chaque étape de la création d'un circuit court, quel que soit leur profil (producteur, citoyen ou groupe de citoyen, collectivité/territoire). Il sera co-construit et constamment enrichi par des gestionnaires de circuits-courts, des experts métiers et des porteurs de projets au sein d'un communauté apprenante ayant vocation à partager les bonnes pratiques. Ce guide sera décliné : - en une version PDF, pour faciliter sa diffusion - en une version "wiki"/forum, qui permettra à chacun de formuler des commentaires et de suggérer des améliorations - en une version vidéo animée et une version audio, afin de pouvoir toucher une plus grande diversité de publics et/ou permettre l'écoute au travail ou en mobilité. === Un projet s’inscrivant dans la continuité des actions d’Open Food France === Depuis 2015, l’association Open Food France (membre du réseau international Open Food Network) déploie des communs pour favoriser la démultiplication des circuits courts et améliorer leur efficacité. Après s’être concentrée sur l’amélioration technique du logiciel libre créé par Open Food Network et avoir assuré sa diffusion en France, l’association produit depuis l’été 2020 des connaissances relatives aux circuits-courts, accessibles librement sur son site Internet. Une première version du site Internet comporte déjà : * 5 cas d’études (+ 8 en cours de finalisation avant publication) de circuits-courts inspirants (Au Local, Micromarché, Alterconso, Les caboteurs de lune, Les jardins de deux’main, etc.), expliquant en détail leur histoire, leur fonctionnement, les problèmes auxquels ils ont du faire face et les solutions trouvées * des réflexions de fond sur le rôle des circuits courts dans la transition du système alimentaire * une rubrique “gérer” qui met en avant les différentes dimensions de gestion d’un circuit court, avec pour chacune, une description introductive des problématiques * des guides pratiques en cours de finalisation : modèles types de CGV pour les organisateurs de circuits courts (déjà utilisé par 3 gestionnaires de circuit-courts), guide pratique de la tarification sociale pour les organisateurs de circuits courts, outil d’aide au choix d’un outil numérique support à la vente en circuit court, etc.
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Myriam Bouré

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Boîte à outils FILECO
La crise du covid-19 a rappelé l’urgence d’aller plus loin dans la transition de nos systèmes alimentaires pour plus de résilience et d’autonomie. Parmi les leviers, la reterritorialisation des filières se révèle un enjeu fort pour redonner une dimension humaine à notre alimentation en réinventant de nouveaux modèles de production et de coopération. De tels processus complexes engagent les parties prenantes amont-aval dans des démarches au long court et requièrent une expertise spécifique de la part des agents qui les accompagnent. Or, il n’existe pas de boîte à outils ni de plateforme multi-réseaux qui permette aisément aux agents de tirer parti des enseignements d’autres territoires ou aux initiatives de tisser des alliances pour une transition à plus large échelle. FILIÈRES EN COMMUNS propose de rassembler une communauté d’acteurs dans la co-conception de méthodes, outils open source pour la relocalisation des filières, et d’un espace de documentation et d’apprentissage collectif. Trois outils opérationnels seront produits et testés par la communauté "Filières en Communs" : * Un recueil de schémas d’organisation de filières, basés sur des exemples concrets, mentionnant les acteurs socio-économiques en jeu, le mode de gouvernance, le cadre de relations (formelles ou informelles), le mode de négociation, etc. pour donner une idée du niveau d’intégration et de coopération au sein de la filière. Ceci permettra, après mise en partage, la construction d’un langage commun et de différents schémas types adaptables à une diversité de filières agricoles et alimentaires. * Des références technico-économiques simples sur les investissements et les postes de charges dans la structure de coûts de la structure porteuse du collectif de filière mais aussi sur les pratiques agroécologiques mises en œuvre. * Une liste de points de vigilance à connaître en amont pour amener un collectif à se poser les bonnes questions et à se projeter dans un modèle d'entrepreneuriat en collectif adapté en réponse aux besoins du territoire. En fonction des moyens disponibles, nous tâcherons de formaliser une méthode d’appui à la conception de business models basés sur un meilleur partage de la valeur entre les différents maillons d’une filière et sur la création d’alliances stratégiques au sein de la filière et avec les autres parties prenantes d’un territoire. Chaque outil sera accompagné d’un tutoriel d’utilisation (fiche synthétique avec objectifs, caractéristiques, conditions de mise en œuvre, références, public visé) afin de faciliter sa prise en main. Enfin, en concertation avec la communauté "Filières en Communs", nous concevrons de façon participative une plateforme web, support des outils créées et de la dynamique de partage et de contribution amorcée (logique de communauté apprenante). Celle-ci sera co-élaborée en impliquant les accompagnateurs volontaires, et dotée d’une charte de fonctionnement co-écrite, précisant les conditions d’accès et d’exploitation des ressources. C’est par le dialogue et des projections de mise en situation que nous élaborerons le modèle de partage et de contribution, avec une règle : que tout le monde puisse être à la fois contributeur et usager (encourager les échanges entre pairs au-delà du téléchargement des outils et en complément des temps présentiels collectifs). Nous poursuivrons nos échanges avec OuiShare sur ce point pour bénéficier de leurs retours d'expérience en matière d'économie de la contribution et d'animation de communautés de partage.
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Juliette Peres

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Boîte à outils des communs numériques
Vous souhaitez développer un projet de commun numérique ? Vous êtes dans une structure publique ou privée, impliquée dans le maintien ou le développement de tels projets ? Ces pages ont pour objectif de répondre aux principales questions qui entourent l’émergence et la pérennisation de communs numériques. '''Besoin de cadrage''' ? La section '''recommandations''' guidera tous les porteurs de projets de communs numériques dans les différentes phases de leur projet souhaitant valider les orientations et actions réalisées : 1. [/outils-communs/recommandations-1/recommandations-1-preparer-la-constitution-en-commun-numerique lors de la phase de préfiguration] 2. [/outils-communs/recommandations-1/recommandations-2-participer-a-la-vie-du-commun-numerique en cours de vie du commun numérique] 3. [/outils-communs/recommandations-1/recommandations-3-anticiper-la-suite-du-commun-numerique lors de la sortie de l'administration] '''Besoin d'information''' ? La section [/outils-communs/tutoriel-1/tutoriel '''tutoriel'''] est une base de connaissance collaborative qui documente, explicite et illustre les différentes faces des communs numériques, permettant de soutenir et affûter votre discours, de sensibiliser les membres de votre communauté et de votre organisation aux enjeux des communs numériques. '''Besoin de ressources clé en main''' ? D'autres sont déjà passés par là, et ont partagé leurs outils et (bonnes) pratiques que vous trouverez dans la section [/outils-communs/ressources ressources].
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Héloïse CALVIER

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Boîte à outils numériques pour le maraîchage
La relocalisation alimentaire passe par le déploiement massif de fermes de proximité en maraîchage diversifié autour des centres urbains. Or la mise en culture d'une trentaine de variétés, rendue nécessaire par les débouchés en circuit court (notamment la vente directe sous forme de paniers), réclame une importante technicité dont ne disposent pas la plupart des porteurs de projet non issus du monde agricole (hors cadre familial). A ceci s'ajoute le risque d'isolement dont souffrent beaucoup d'agriculteurs et la grande vulnérabilité technico-économique d'une activité soumise à des contraintes fortes (temps de travail, surface limitée) et à des aléas environnementaux importants (conditions climatiques, maladies, ravageurs). N'oublions pas que 50% des agriculteurs nouvellement installés abandonnent dans les 5 ans. Ce commun est destiné à accueillir la communauté des maraîchers diversifiés, qu'ils soient ou non membres de La Ceinture Verte, et à leur offrir une boîte à outils numériques simples à utiliser et gratuits qui leur permettra d'accroître sensiblement leur performance technico-économique et donc leur viabilité. Notre suite d'outils numériques comprend: '''A. Un outil de connaissance (wiki.LCV):''' plateforme collaborative de type wiki alimentée par des contributeurs qualifiés experts dans leurs domaines (instituts de recherche, espaces tests, conseillers techniques, maraîchers expérimentés) et couvrant tous les sujets auxquels sont confrontés nos maraîchers au quotidien (itinéraires techniques pour chaque légume, fiches techniques sur les outils et équipements, fiches maladies et ravageurs, conseils en ergonomie etc.). Pour une mise en pratique directe, le contenu est contextualisé et permet aux maraîchers de filtrer selon leur environnement spécifique (contexte pédo-climatique, niveau d'équipement, main d'oeuvre). Le contenu ainsi généré sera disponible sous licence CC BY-SA (la même licence que celle utilisée par Wikipedia). '''B. Un réseau social (réseau.LCV):''' une communauté de plusieurs milliers de maraîchers permet de confronter la base de connaissance théorique à la diversité de leurs expériences sur le terrain au travers de forums de discussion. Les maraîchers sont connectés entre eux et peuvent échanger en privé ou recevoir des notifications (syndication de contenu, alertes maladies et ravageurs etc.). '''C. Un outil d’analyse (performance.LCV):''' nous les accompagnons dans une démarche d’amélioration continue de leur performance technico-économique en enregistrant leur performance individuelle légume par légume (rendement x productivité) et en leur permettant de se comparer à la moyenne des autres maraîchers ou à leur propre historique saison après saison. L’outil inclut également un moteur de suggestions d’améliorations des itinéraires techniques qui s’adaptent au contexte spécifique du maraîcher. Les données ainsi collectées seront disponibles sous licence ODbL. L'originalité de la démarche repose sur le couplage d’une plateforme technologique et la mobilisation des moyens humains déployés aux quatre coins de la France par la Ceinture Verte - techniciens, tuteurs, maraîchers - pour valider ''in situ'' la pertinence (est-ce que nous répondons à un besoin réel?) et l'usabilité (est-ce que les maraîchers auront le temps, les connaissances et les moyens techniques nécessaires pour utiliser nos outils?) des outils développés.
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Pierre Pezziardi

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CRISALIM
https://www.crisalim.co/ = Présentation de l'initiative = Crisalim est une initiative visant à '''accélérer la transition alimentaire''' des territoires vers plus de durabilité et de résilience, en s'appuyant sur '''les communs''' comme socle des '''dynamiques de coopération''' nécessaires à un tel changement. == Les enjeux == La crise du COVID-19 a mis en lumière les fragilités du système alimentaire français, donnant à voir des producteurs en difficulté d'écouler leurs produits, des restaurateurs obligés de jeter leur stock périssable, des supermarchés vidés de certains produits, des étudiants demander l'aide alimentaire, ... Est-il possible de transformer les systèmes alimentaires - comprenant l'ensemble des activités de production, transformation, distribution et consommation - pour passer d'un modèle mondialisé à un modèle reterritorialisé, tirant parti des ressources, des relations et des intelligences locales pour répondre aux défis climatiques et sociaux de notre époque ? À partir de ces défis globaux, nous nous posons les questions suivantes : * Comment articuler les échelles d'action, du quartier à la région ? * Comment relier les politiques publiques aux forces vives du territoire et à la société civile, sans être dans un rapport descendant ou déterministe ? * Comment éviter et sortir des silos, pour aborder la complexité de ces systèmes alimentaires de façon systémique ? * Comment articuler les modèles existants et solutions, dans un assemblage forcément spécifique à chaque territoire ? * Comment accélérer la transition alimentaire en tirant parti des savoirs disponibles dans chaque territoire, dans une logique de coopération et de mise en commun ? * Comment tirer parti des logiques de mutualisation et d'ouverture, dans les infrastructures, les usages et les gouvernances, sans tomber dans le cliché du tout pour tous ? == Le collectif == Crisalim vise à mobiliser une diversité d'acteurs, d'individus et de structures afin de s'approprier ces enjeux et de co-construire des réponses collectives : * '''Acteurs des territoires''' œuvrant pour la transition écologique et sociale et intégrant ou souhaitant intégrer les aspects agricoles et alimentaires, incluant les tiers-lieux et leurs porteurs ; * '''Décideurs et responsables politiques''' engagés ou souhaitant s'engager en faveur d'une alimentation durable, accessible et de qualité, tout en prenant en compte les enjeux de résilience alimentaire ; * '''Professionnels de l'agriculture et de l'alimentation''' contribuant ou souhaitant contribuer à cette transformation avec pédagogie, ouverture et en partage sincère ; * '''Designers, analystes, documentalistes et chercheurs''' œuvrant dans des domaines en lien et participant ou souhaitant participer à la mise en commun des savoirs et à l'élaboration collective de nouveaux dispositifs de connaissance ; * '''Habitants et citoyens''', organisés ou non collectivement, soucieux de la prise en compte de ces enjeux sur leur territoire et désireux de se les approprier en actes. En ce sens, Crisalim se veut une alliance à but non-lucratif d'individus et d'organisations, un collectif ouvert à gouvernance collective, n'étant la propriété de personne en particulier et de tous en général. Crisalim est pensé dans une démarche collaborative et expérimentale, c'est-à-dire itérative, incrémentale et en réorganisation permanente, pour et avec ses participants et contributeurs, aussi bien concernant sa feuille de route que son cadre de fonctionnement et de gouvernance. == Communs et communauté == Crisalim vise à défendre, alimenter et utiliser des ressources en commun, plus communément appelés communs, dès lors qu'ils permettent l'échange et l'interaction (espaces), l'outillage (matériel et immatériel), l'information (ressources) et l'action (dispositifs). Pour cela, Crisalim vise à : * référencer les communs existants, dans les domaines agricoles et alimentaires ; * contribuer à une meilleure compréhension des notions de commun dans ces domaines ; * favoriser la contribution à des communs existants ou la création et documentation de communs manquants. La licence retenue pour les contenus originaux contribués est '''Creative Commons CC-BY-SA'''. Crisalim soutient également l'émergence et la structuration d'une communauté de contributeurs intéressés par l'idée de partage des savoirs et de mutualisation des connaissances dans un esprit d'ouverture au plus grand nombre, faisant ou non partie du collectif. == Une fabrique d'espaces collaboratifs == Crisalim vise à être un corps intermédiaire permettant la rencontre entre différents acteurs représentant différentes échelles d'action, et pouvant croiser différents territoires. En ce sens, Crisalim cherche à promouvoir et développer trois types d'espaces collectifs et contributifs : * des espaces d'interaction ouverts et d'apprentissage entre acteurs, échelles et territoires ; * des espaces de documentation et d'interfaçage des communs ; * des espaces de sensibilisation et de mobilisation des habitants et des citoyens. Ces espaces visent à permettre à tout individu ou organisation rejoignant le collectif de : * co-créer des projets alimentaires collectifs ; * co-concevoir des dispositifs d'appropriation des enjeux et d'essaimage des solutions ; * co-produire des savoirs situés et des ressources communes. = Description du projet = == Phase 1 : initialiser le projet et nouer les premiers liens (janvier-avril 2021) == === Premiers partenaires === L'association Ouishare porte le projet, et l'amorçage de la dynamique et du collectif, depuis janvier 2021. Au 30 avril 2021, le collectif actuel d'acteurs et de partenaires de l'initiative est composé des associations Ouishare, La Myne, Resiliere, et CARMA, des tiers-lieux l'Hermitage et la Martinière. === Terrains d'expérimentation === Les premiers terrains d'expérimentation validés sont les suivants : * [https://www.hermitagelelab.com/ '''l'Hermitage'''], tiers-lieu de transition en Picardie, au sein de l'EPCI des Lisières de l'Oise ; * '''Le pays de France''', un territoire francilien englobant les terres agricoles du triangle de Gonesse, à travers [https://carmapaysdefrance.com/index.php/carma/carma-pays-de-france/ un projet de préservation de ces terres et de renouveau du projet agricole et alimentaire territorial, porté par l'association CARMA]. * [https://fermedelamartiniere.fr/ '''La Martinière'''], tiers-lieu paysan du pays de Roannais, au sein de l'intercommunalité de Roanne Agglomération. Ces terrains ont été choisis pour expérimentation pour les raisons suivantes : * ils abordent chacun une problématique différente, en lien avec les spécificités de leur territoire ; * ils sont portés par un acteur local ambitieux, soucieux de nourrir son propre écosystème ; * ils hébergent un ou des projets pivots combinant plusieurs propositions et solutions. === Espaces numériques === Une '''[https://www.crisalim.co/ page internet vitrine]''' est publiée pour faire connaître l'initiative à un large public et l'ouvrir à de nouveaux acteurs et contributeurs. Un '''[https://communs.crisalim.co/ espace documentaire ouvert et contributif]''' est déployé pour collecter et structurer différents types de contenus et d'informations en lien avec les enjeux décrits plus haut. L'outil utilisé est le logiciel libre [https://yeswiki.net/?AccueiL YesWiki], "l'outil libre facilitant la coopération ouverte". Il est interopérable avec d'autres plateformes grâce à ses services d'export et d'import ouverts de données sous différents formats. Pensé comme un wiki, ouvert aux contributions sans authentification et avec sauvegarde des différentes versions, il dispose aussi d'une base de données, qui facilite non seulement la contribution, mais aussi la communication inter-plateformes, dans une logique "d'archipels". De même, un espace en ligne d'échange et de discussion est proposé pour faciliter l'interaction des contributeurs. Cet espace numérique utilise l'outil '''[https://discord.com/invite/GQGnAWp3G4 Discord, sous forme d'un serveur dédié]'''. Le prototype réalisé à l'été 2020 pour tester l'idée et réunir un premier cercle de contributeurs est [https://prototype2020.crisalim.co archivé sur un espace dédié]. === Intégration dans l'écosystème === Afin de mieux positionner le projet dans les écosystèmes existants et limiter au maximum les redondances avec d'autres initiatives, de nombreux acteurs de différents écosystèmes ont été rencontrés (depuis l'initiation du projet en mai 2020) : ADEME, Open Food France, Assemblée virtuelle, Fabrique des Mobilités, les Greniers d’Abondance, PTCE Vivre les Mureaux, Réseau des AMAP IDF, Réseau des AMAP Haute-Savoie, Stéphane Linou, Savoureux Compagnons, Riposte Créative Territoriale, Démocratie Ouverte, Lionel Lourdin, Coop-Cités, Groupement Régional Alimentaire de Proximité, D.I.X. Autrement, Terralim, Sécurité Sociale de l’Alimentation, Association Française pour l’Etude des Sols, Groupe SOS Transition écologique, Climate Change Lab, France Ville Durable, INRAE, Hacktiv, Cooperatic, Labo de l'ESS, MiiMOSA, BlueBees, Foodbiome, Solucracy, Engie, Fab'Lim, CNRA, Asso Vrac, Fab City Grand Paris, Danone.Communities, The Shift Project, Métropôle Européenne de Lille, Bardane, Chaire Tralim, IRD, IRI, CEREMA, Wikimedia, Lab3s, Grezi, Le Phares. == Phase 2 : amorcer la dynamique (mai-décembre 2021) == === Objectifs === Les objectifs de cette phase sont les suivants : * '''concevoir et animer des formats d'interaction''' avec les membres du collectif, pouvant être ouverts au grand public, dans une logique d'intelligence collective et d'apprentissage entre pairs, afin à la fois de commencer à partager des savoirs et de structurer l'initiative en parallèle ; * '''documenter les terrains d'expérimentation''', en immersion, afin de préfigurer des actions pertinentes à déployer sur la phase suivante, et à mieux comprendre les résonances entre ces terrains ; * '''faire connaître l'initiative''' afin d'élargir l'alliance et la communauté des contributeurs ; * '''faciliter et structurer les contributions''', en animant un premier cercle de contributeurs d'une part, et en précisant et outillant le cadre de contribution d'autre part ; * '''construire un ou plusieurs démonstrateurs''' permettant de valider l'intérêt et la pertinence de l'initiative Crisalim au regard des enjeux adressés. === Axes === Trois axes de partage des savoirs sont proposés (susceptibles d'évoluer) : * '''Dynamiques''' : apprendre des dynamiques multi-acteurs et multi-échelles via des échanges inter-territoriaux ; * '''Gouvernances''' : documenter et interroger les modèles de gouvernance des systèmes et stratégies alimentaires ; * '''Participations''' : partager des expériences, modèles et dispositifs d'engagement, de contribution et de participation des habitants et citoyens à des projets en lien avec l'agriculture et l'alimentation. Trois axes de structuration sont proposés (susceptibles d'évoluer) : * '''Fonctionnement collectif''' : poser et éprouver une façon d'interagir, de s'informer, de prendre des décisions, d'intégrer de nouveaux acteurs ; * '''Feuille de route partagée''' : élaborer collectivement une ou plusieurs directions déclinées de façon concrète, à entamer sur cette phase et à poursuivre sur la phase suivante ; * '''Temps communs''' : imaginer des espaces et des temps pour se rencontrer, mieux se connaître, initier des projets, croiser des expériences, inventer de nouveaux modes de collaboration. === Actions === Les activités envisagées en lien avec ces axes et objectifs sont les suivantes : * '''Les ateliers d'intelligence collective''' : organiser deux événements portant sur des thématiques liés aux enjeux du projet, mêlant professionnels et non-professionnels, ouverts au grand public, animés par un ou plusieurs facilitateurs, et dont les co-productions sont documentées et diffusées ; * '''Les voyages immersifs''' : organiser une "expédition apprenante" par terrain d'expérimentation, en lien avec des acteurs locaux et/ou des habitants, et les documenter dans l'espace contributif ou dans des communs de la connaissance existants ; * '''Les sprints de contribution''' : organiser deux "sprints de contribution", chacun d'une durée d'une journée ou une demi-journée visant à contribuer collectivement à des contenus et ressources, et à les organiser. * '''CRAC! Le Camp sur les Résiliences Alimentaires en Communs''' : organiser un "camp d'automne" de trois jours, début octobre 2021 à l'Hermitage, pour rassembler entre cinquante et cent contributeurs, acteurs et décideurs afin de croiser les modèles, fertiliser les rencontres, prototyper et inspirer de nouvelles approches, projeter le collectif dans l'année suivante. NB: le camp pourra inclure, sur une partie du programme, l'un des sprints de contribution et/ou un atelier d'intelligence collective et/ou un voyage immersif (celui de l'Hermitage qui héberge le camp). En parallèle de ces actions, une animation de l'espace de discussion en ligne ainsi que des actions de coordination interne au collectif et de communication extérieure seront menées afin d'accompagner la communauté naissante et de la faire grandir, tant au niveau du collectif d'acteurs et de partenaires que de la communauté des contributeurs. === Equipe-cœur === Une équipe-cœur sera consolidée pour mener et coordonner ces actions, faciliter et animer, répondre aux questions, incarner de manière plus opérationnelle le projet. Au début, cette équipe sera constituée de personnes de Ouishare portant le projet. Dès l'amorçage, cette équipe sera ouverte pour intégrer d'autres personnes et progressivement voir le poids de l'investissement Ouishare diminuer. Le mode de travail de cette équipe sera collaboratif et horizontal, avec des décisions par consultation et consensus pour la majeure partie. La gouvernance étant collective, Ouishare ne dispose et ne disposera d'aucun rôle hiérarchique vis-à-vis des autres membres. ===Contenus=== Les premiers types de contenus envisagées pour structurer les contributions, en lien avec les axes de travail sont les suivants (susceptibles d'évoluer) : * des fiches '''Commun''', recensant les communs des domaines agricoles et alimentaires, matériels ou immatériels ; * des fiches '''Solution''', recensant un modèle d'action vertueux, relié à des initiatives concrètes sur un ou plusieurs territoires ; * des fiches '''Gouvernance''', recensant les modèles de gouvernance existants, relié à des territoires, structures et dispositifs concrets ; * des fiches '''Dispositifs''', recensant les dispositifs d'engagement et d'action existants pour les habitants et citoyens sur des territoires concrets. === Livrables === Les livrables attendus de cette phase sont les suivants : * Cadre de fonctionnement collectif Crisalim * Feuille de route partagée Crisalim * Journal de bord des trois expéditions apprenantes * Tenue de deux ateliers d'intelligence collective * Tenue de deux sprints de contribution * Tenue d'un camp à l'automne 2021 * Fiches contribuées dans l'espace documentaire * Rapport d'activité annuel concernant l'initiative Crisalim == Phase 3 : développer l'initiative sur le territoire national (2022) == La phase 1 a permis d'articuler les premiers éléments du projet, et la phase 2 à construire des démonstrateurs pour incarner et concrétiser les principes, et rassembler un cercle suffisant d'acteurs pour représenter une diversité de possibles et montrer la complexité qui est en jeu dès lors qu'on parle de systèmes alimentaires. La phase 3 vise à renforcer et développer le modèle en cas de succès, et à revoir et ré-interroger le projet en cas d'échec. Développer le modèle implique : * approfondir les terrains d'expérimentation, en poursuivant le travail commencé précédemment ; * réitérer l'expérience sur de nouveaux terrains d'expérimentation. La nature des actions à envisager sur cette phase 3 dépendent aussi des facteurs suivants : * Montée à bord de nouveaux acteurs et partenaires rejoignant l'initiative ; * Evolution des contenus et communs, en lien avec les travaux précédents et l'adhésion d'une communauté ; * Nature de la feuille de route décidée collectivement. Pour cela, les actions à envisager sur cette phase 3 ne sont pas détaillées dans la présente fiche. Néanmoins, son objectif est de rendre possible, par la nature des dynamiques enclenchées, par le nombre et la force du collectif constituée, par la solidité et la capacité de la communauté des contributeurs, par la robustesse et le volume des connaissances contribuées et structurées, l'autonomie de l'initiative sans portage de l'association Ouishare. Cette dernière se retirerait de son rôle pivot tout en garantissant la continuité et pérennité du projet, à travers la constitution d'une entité dédiée et gouvernée par le collectif d'acteurs et la communauté des contributeurs, selon un modèle collégial à définir en cours de route.
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Damien Roussat

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Campus de l'Habitat
La vocation de ce campus serait d’accueillir des stagiaires de la formation professionnelle, des résidences et des ateliers pour différents publics (architectes, paysagistes, urbanistes, économistes, établissements scolaires, etc.) et surtout, des artisans et des entreprises pour remettre au cœur de leurs activités les savoir-faire et les cultures des métiers, en alliant sobriété en ressources, intensité sociale et adaptation aux besoins modernes. Ce campus portera également un pôle d’expertise et d’accompagnement à destination des particuliers, des professionnels et des collectivités. Notre projet propose de réunir des acteurs de terrain, partage l’ambition d’accompagner les territoires dans leur mutation et les aider à impulser de nouvelles dynamiques vertueuses. La diversité des thématiques abordées : urbanisme, architecture, paysagisme, biodiversité, agriculture et autonomie alimentaire, écoconstruction, habitat coopératif, gestion économe des ressources naturelles et valorisation des déchets, nous permet d’envisager des projets dans leur globalité et leur complexité. Nous sommes aussi attentifs aux notions de sobriété technologique et énergétique, d’adaptabilité, réemploi de matériaux et de réversibilité des usages.
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Jordan Cagnin

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Circulascope Urbain
Le modèle urbain circulaire, vise à produire moins de déchets issus du BTP, consommer moins de ressources et d’espace naturel, ainsi qu’à réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre liées aux activités de construction. Ce modèle est voué à remplacer définitivement le modèle linéaire, aussi vert soit-il, totalement obsolète et éculé puisque ce modèle linéaire demeure basé sur le schéma "extraire-produire-consommer-jeter". Il convient d’encourager les territoires à intégrer la circularité massivement et de façon urgente dans leur politique d'aménagement et de gouvernance. '''Description de l'outil:''' Il s'agit d'un outil web en ligne et interactif. Il intègre et prend en compte dans son algorithme, un ensemble de données variées relatives à un territoire donné: la démographie, la vacance, la production de bâtiments neufs, l’age et la typologie du parc de bâtiments ; également des données relatives aux friches répertoriées, au taux d’artificialisation, aux filières territoriales et à la production locale de matériaux bas carbone. Sont également pris en compte la présence de filières de réemploi ou de traitement de déchets du bâtiment sur le territoire, ainsi que des données relatives aux emplois artisanaux locaux, au nombre de structures relevant de l’ESS… Une partie interactive permettrait également d’intégrer des données spécifiques relatives aux aspects de la politique locale en matière d’économie circulaire : objectifs des PCAET et PLUI, clauses des marchés publics, projets d’économie circulaire engagés... '''Les objectifs visés par l'outil :''' # Mesurer à l’aides d’indices et de visualiser par infographie et cartographie, le niveau instantané de circularité du territoire. # Révéler les potentiels et gisements de circularité du territoire pouvant être exploités. # Inciter au recours à davantage circularité pour corriger une trajectoire et notamment limiter les intrants émissifs et exploiter au mieux les gisements du territoire pour atteindre la meilleure empreinte écologique. '''Publics visés :''' collectivités (élus et services techniques), aux professionnels et acteurs territoriaux de l'aménagement. Le grand public peut également utiliser et s'emparer de l'outil.
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hery Ravelomanantsoa

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Comité local pour l'emploi - pour un développement économique inclusif et soutenable
Les territoires ruraux sont à la croisée des défis de la décennie, voire du siècle. En effet, ils sont touchés de plein fouet par les crises environnementale (disparition de la biodiversité, artificialisation des sols), sociale (précarité, disparition des services,…), économique (disparition des emplois, baisse des dotations et subventions). Les acteurs du monde rural sont nombreux : collectifs citoyens, associations ou collectivités. Ils développent des réponses mais manquent de moyens humains, techniques, méthodologiques et financiers et ont des difficultés à “faire ensemble” . Notre projet consiste à établir un diagnostic partagé sur le territoire de la Communauté de Communes de Dieulefit Bourdeaux, dans la Drôme, afin de renforcer la résilience de ce territoire rural. A partir de ce “commun” que nous aurons créé regroupant les éléments de diagnostic de résilience territoriale, nous déciderons et concevrons les solutions pour faire face aux difficultés qui auront été identifiées. Le défi visé se situe donc sur deux axes : - le premier vise à répertorier les connaissances pour réaliser la mise en commun des données économiques sociales et sanitaires, le but étant d’assurer une étude fine du territoire en vue d‘établir un diagnostic des opportunités économiques du territoire - Le deuxième défi est de partager ensuite les éléments de diagnostic de résilience territoriale permettant de déterminer les filières locales à enjeux pour l’avenir. Les ruralités sont directement impactées par ces grandes transitions, mais elles contiennent également en leur sein la réponse à ces grands enjeux. Les territoires ruraux sont impactés par la transition démographique. La population française vit plus longtemps et le vieillissement démographique touche particulièrement les territoires « hyper-ruraux ». Cette problématique est d’autant plus urgente à traiter qu’il s’agit souvent des territoires isolés des services publics. Dans le même temps, les dynamiques démographiques sont favorables à certains territoires ruraux, qui voient s’installer des habitants. La campagne attire, elle séduit. Vivre à la campagne représente la vie idéale pour 81% des Français . La ruralité contient la promesse d’une meilleure qualité de vie, du calme et de la nature à portée de main. L’accueil de ces nouvelles populations dans les territoires ruraux constitue un nouveau défi à relever pour ces territoires. La ruralité doit se réinventer compte tenu des grandes transitions sociales et sociétales qui l’impactent. De nouveaux services à la population, créateurs d’emplois et non délocalisables, doivent être mis en place pour répondre aux nouveaux besoins et modes de vie des habitants. C’est dans cette optique que, en 2019, sous l’impulsion d’un groupe d’habitants, constitués depuis en l’association Interstices, notre territoire se positionne pour une future candidature à la 2nde phase de l’expérimentation du projet Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée, avec l’appui de la Communauté de Communes Dieulefit - Bourdeaux ( CCDB) dans le département de la Drôme. La création prochaine d’un Comité Local pour l’Emploi (CLE), instance de pilotage future du projet avec de nombreuses parties prenantes institutionnelles et privées (voir composition plus bas), va marquer le début d’une démarche de diagnostic des opportunités économiques du territoire et d’analyse collective pour déterminer des filières locales à enjeux pour l’avenir et des activités à développer. Le commun s’incarnera donc au sein du CLE, celui-ci associera une communauté d’acteurs diversifiée s’impliquant dans sa gouvernance selon des modalités qui seront définies par une charte, et via des groupes de travail complémentaires animés par Interstices et associant des habitants. L’animation et la coordination de ce travail, dont Interstices est en charge, nécessitera du temps de travail salarié en soutien aux bénévoles et un financement pour celui-ci. Aussi, l’association Villages en Transition qui a dans son objet social le soutien à l’émergence de projets de transition et à la coopération entre acteurs sur le territoire de la CCDB, projette depuis 2020 un recensement des acteurs de la transition sur le territoire, premier pas vers d'autres développements futurs. Il est convenu de mutualiser les démarches et que Villages en Transition apporte à Interstices ses compétences en recherche de financement et en gestion RH et qu’elle assure donc le portage de la réponse à cet AAC pour ensuite mettre à disposition les moyens humains attendus. Le travail à mener est le suivant. Après avoir procédé au rassemblement de données éparpillées parmi les acteurs de l’emploi, les chambres consulaires et les collectivités, ou toute autre source pertinente eu égard au projet TZCLD, il sera constitué une connaissance précise de la situation économique ( emploi, profil des entreprises, filières existantes), et de la situation sociale et sanitaire (difficultés d’emploi, mobilité, accès aux TIC, accès au logement, addictions, recours aux dispositifs sociaux, etc..). Cette récolte de données fera l’objet d’une publication accessible à tous. Parallèlement, l’étude auprès des entreprises et particuliers du territoire de services inexistants localement, complètera la connaissance du territoire. Ce recensement sera également publié et diffusé ouvertement. Une fois abouties ces productions de connaissance, il sera alors possible : - d’identifier de nouvelles activités non pourvues et répondant à un besoin sur le marché local, - d’apprécier la capacité du territoire à les créer au regard de la connaissance fine obtenue lors du diagnostic économique, - de décider collectivement de celles sur lesquelles les acteurs rassemblés souhaitent construire des solutions, - puis de concevoir leur réalisation en s’appuyant sur les compétences et ingénieries des multiples parties prenantes impliquées dans le commun et en mobilisant leur réseau pour aller au devant des acteurs aux compétences complémentaires. Une attention particulière sera portée aux activités répondant aux enjeux de transition écologique. Plusieurs débouchés sont à considérer en parallèle : - Le portage de futures activités par l’Entreprise à But d’Emploi dans la philosophie du projet TZCLD; - La diversification d‘activités par des entreprises existantes localement; - L’implantation ou la reprise d’entreprises par l’utilisation de solutions dédiées à l’entrepreneuriat dans le monde rural (de type Envie d’R); - Ou encore l’implantation d’entreprises sociales en mobilisant la connaissance des incubateurs d’innovation sociales susceptibles de faciliter l’essaimage sur notre territoire de solutions éprouvées par ailleurs. Ce projet de commun porte donc sur les défis 1 et 2 ( voir justification plus bas).
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Paul Bucau

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Communecter
'''Le commun numérique proposé :''' La plateforme, conçue sous la forme d'un réseau social territorial thématique et personnalisé, permet de cibler un ou plusieurs appels à projets sur des objectifs, des domaines d'actions ou d'impacts prédéfinis. Il permet de rendre plus efficient le processus de consultation et d'évaluation des projets et facilite le suivi des actions et des résultats. Il permet en outre d'améliorer les co-décisions sur des candidatures, lors de procédures d'instruction en rendant ces dernières participatives et transparentes, notamment dans des contextes de co-investissement et de co-financement. Cela passe par une boite à outils web simplifiant le processus d'appel à projets ainsi que toutes ses étapes de suivi : * la caractérisation des projets * le planning (avancement du dossier et des actions du projet) * L’évaluation selon les critères des comités d’évaluation * Un dossier unique et numérique avec ses pièces justificatives * Une communication simplifiée avec les porteurs de projet * Le suivi et la validation des impacts selon les indicateurs et les objectifs fixés * La communication externe aux citoyens et aux élus relative aux actions et à la visibilité des projets lauréats et leur réalisation * La création d'un observatoire d'impacts de la thématique sur le territoire cible, ainsi qu'un observatoire agrégé au niveau national Cette approche est innovante à différents titres : '''Innovation organisationnelle :''' * simplification et amélioration des processus organisationnels et de la qualité de service * Automatisation et diminution du temps passé sur chaque étape d'un dossier (dépôt , évaluation, financement et suivi) '''Innovation des procédés :''' * optimisation des délais de traitement et de suivi des projets * favorise la visibilité et la prise en compte des résultats du projet et de ses impacts environnementaux et sociaux * fluidification et communication entre les différentes parties prenantes à l'instruction du dossier projet * offre un point d'accès unique et partagé. * un guichet unique inversé : un seul dossier par projet et pas un dossier dans chaque guichet La démarche vise non seulement à faciliter le fonctionnement des appels à projets tels qu’ils fonctionnent aujourd'hui mais aussi à expérimenter une nouvelle vision du développement de projets pour les territoires. Elle favorise ainsi une approche “d’écoutes à projets” permettant de voir en permanence l’activité des projets d’un territoire pour y orienter les choix et des soutiens dans leur développement. Par ailleurs, le module de gestion des communautés donne lieu à une gestion fine des actions réalisables par les utilisateurs. La personnalisation de l'outil permet aux différents déploiements des appels à projets d'organiser des communautés avec différents niveaux de droits. En effet, chaque organisation ou projet peut être impliqué sur différents niveaux, qu'ils soient géographique (du nationale au local ou par territoire), ou qu'ils soient par rôles (du partenaire au décideur en passant par le financeur, [https://docs.google.com/presentation/d/173beLuh0fVhmWlyMoxnMbpNTlna6I85v/edit#slide=id.p2 comme dans le cas du CTE]). Cette solution est basée sur le commun numérique [http://communecter.org COmmunecter.org], sous forme d'une plateforme personnalisée (costum). Développé de manière participative par Open Atlas, Communecter constitue un véritable socle numérique de développement territorial avec des modules et des outils permettant d’innover dans divers contextes territoriaux et sociétaux. Ouvert à tous et à tous les territoires, collaboratif et open-source pour co-construire des territoires plus intelligents et interconnectés, le projet est en amélioration permanente notamment grâce à son modèle de développement en logiciel libre et sa co-construction à travers de nouveaux contextes. Sa force réside dans sa capacité à rassembler au sein d'un même espace différentes strates territoriales et sociétales pour les faire converger vers des objectifs communs de résilience. ==== Contexte d’expérimentation du système d'appel à projets appliqué à différents territoires et contextes : ==== ===== En production ===== [https://cte.ecologique-solidaire.gouv.fr Plate-forme du CTE] (Contrat de Transition Ecologique - Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire) impliquant 158 EPCI, 3620 utilisateurs, 1912 organisations (associations, entreprises privées et publiques), 2339 projets, 1917 fiches actions déposées à travers le système d'appel à projets, 1114 indicateurs d’impacts écologiques. “Le CTE est co-construit à partir de projets locaux, entre les collectivités locales, l’État, les entreprises, les associations... Les territoires sont accompagnés aux niveaux technique, financier et administratif, par les services de l’État, les établissements publics et les collectivités”, à partir de leur plateforme dédiée (costum) rassemblant notamment les fonctionnalités sus-citées. ===== En expérimentation ===== [https://docs.google.com/presentation/d/1tXM5WJK2PsWIvBNCpCwNJiTKwij40X3_LFnvg_8Hxn8/edit#slide=id.g7f2715dafa_5_0 OCECO] est un outil au service des systèmes organisationnels afin que ces derniers soient en capacité de manager et piloter leurs activités de façon efficiente. C'est un outil interactif d’organisation du travail et d’aide à la décision. Il permet d’améliorer les dynamiques collectives et le travail au sein des organisations (collectivités, administrations, entreprises privées et publiques). Il facilite le management des systèmes internes ( processus, décisions, gestion de projets), intègre des modes de gouvernance innovants et permet la gestion de l’activité organisationnelle et opérationnelle des missions et projets. Il facilite l’engagement, la participation des collaborateurs à tous les niveaux, la transparence, la clarification du travail sont au cœur de son approche en 4 étapes paramétrables (proposition, décision, financement, suivi). La solution intègre un véritable observatoire de l’activité interne et partenariale de l’organisation. L’ensemble de l’activité en temps réel, des processus décisionnels, des interactions, des livrables, des tableaux de bord et des calendriers est valorisé graphiquement et statistiquement à travers un double observatoire : par projet / global pour faciliter une vue d’ensemble. [https://www.communecter.org/costum/co/index/slug/amelioreOutKaz Améliore Out Kaz] - Outil d’instruction, de dématérialisation et observatoire de l’aide au logement (DEAL Réunion) La plate-forme Ameliore Out Kaz vise à harmoniser les échanges et les procédures autour du dispositif de l’amélioration de l’habitat en réunissant l’ensemble des opérateurs et des financeurs acteurs du dispositif (et à terme les particuliers). Elle participe en outre à la dématérialisation des dossiers et à la facilitation des interactions entre parties prenantes. Un observatoire associé à la plateforme permet de disposer d’une grille d’analyse qualitative et quantitative de l’amélioration de l’habitat à La Réunion. Ses objectifs : * Standardiser les dossiers déposés sur tout le territoire de la Réunion * Permettre aux différents opérateurs de saisir les dossiers traités de façon totalement dématérialisée * Permettre aux financeurs d'avoir un vrai guichet unique pour chaque dossier * Créer un observatoire territorial des dépenses et des actions menées ===== En développement ===== Contrat de ville - Saint-Denis de La Réunion Rendre efficient à travers la solution l'ensemble du processus d'appel à projets du contrat du ville et plus généralement le soutien financier de la ville par l'intermédiaire de subventions municipales. Le projet a également pour ambition de faire évoluer la posture et les missions des agents municipaux vers l'animation territoriale des dispositifs de soutien aux actions citoyennes. ===== Quelques références liées : ===== * [https://www.communecter.org/costum/co/index/slug/sommom Observatoire des cétacés] * [https://www.pacte-transition.org/ Pacte pour la transition] Implication et participation citoyenne autour de 32 mesures écologiques dans 2800 communes de France * [http://cartographie.francetierslieux.fr/ Observatoire national des tiers-lieux]
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Tibor Katelbach

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Coupons d’échanges V.I.E. (matérialisation de la monnaie libre)
'''"Comment rendre tout individu, quelque soit l’endroit et l’époque où il naît, égal à tous les autres devant la création monétaire ?"''' La monnaie libre Ğ1, prononcez "June", met en pratique cette théorie : Chaque jour, un Dividende Universel est créé sur le compte de ses membres certifiés, qui partagent ainsi le grand pouvoir de la création monétaire. Cette monnaie est décentralisée de tout organisme de contrôle, totalement indépendante, et seuls ses membres en sont responsables, ce qui en fait un système d’échange alternatif à toutes les « monnaies dettes ». (voir la page dédiée [[monnaie libre]])
Mais aujourd’hui, les échanges en monnaie libre ne peuvent se faire que via l’application Césium au travers des virements numériques. La communauté ne dispose pas de moyens de paiements physiques utilisables rapidement et dans un espace animé, comme les Ḡmarchés, ce qui pose plusieurs problèmes : * manque de rapidité des moyens de paiement actuels tel que Cesium. Une solution est en cours d’étude, avec le projet [[Ğecko]], autre commun à financer. * les professionnels ne sont pas tous équipés de smartphones, et encore moins d’ordinateurs, surtout sur les marchés. * les transactions dématérialisées ne sont pas réalisables en direct en cas de coupure de courant ou de dysfonctionnement d’internet. * beaucoup de personnes, notamment d’un certain âge, ne savent pas ou ne veulent pas utiliser de smartphones ou ordinateurs. * certaines régions ont encore une couverture internet très faible, voire pas de couverture du tout. ===Des coupons d’échanges : pourquoi et comment ?=== Compte tenu du vide juridique concernant les cryptomonnaies, nous avons choisi de mettre en place des coupons d’échanges adossés à la monnaie libre, plutôt que de créer directement des « billets Ḡ1 », pour ne pas risquer d’être taxé de faux-monnayeur. Ces coupons d’échanges sont appelés V.I.E., et seront travaillés selon des techniques d'impression rendant leur reproduction difficile. Ils seront personnalisables via un tampon encreur à l’effigie de chaque association/collectif qui en garantira la validité. L’idée est de garder une certaine homogénéité des coupons sur le territoire, afin qu’ils soient reconnaissables au premier coup d’œil par les commerçants et utilisateurs partenaires. Les coupons seront achetables en monnaie libre uniquement, à hauteur de leur valeur faciale, auprès des associations/collectifs locaux, par toute personne (physique ou morale) qui en fera la demande. ===Les garanties pour la V.I.E.=== Chaque association/collectif aura le devoir et la charge de garantir chaque coupon de V.I.E. qu‘elle mettra en circulation, à hauteur de sa valeur faciale en june, sur un compte portefeuille Césium transparent. Un registre de tous les tampons encreurs assorti de leur couleur d’impression, sera recueillie puis sera ensuite diffusée à chaque association/collectif membre, à chaque mise à jour. Ce registre sera également diffusé publiquement, afin que chacun puisse y avoir accès. ===Mise en circulation des coupons de V.I.E.=== Aucun coupon de V.I.E. ne sera remis directement à la sortie de l’impression à un particulier. Les coupons sont destinés aux associations/collectifs, qui les achèteront au tarif de 0,08€ par coupon, et qui auront à charge de les garantir et de les mettre en circulation. Si nous obtenons le financement de l’ADEME, les coupons seront remis aux associations/collectifs au tarif de 0,023€ par coupon (contre 0,08€ sans celui-ci). Les coupons peuvent être échangés entre associations, selon leurs besoins, à condition que chacune d’entre elles soit en mesure d’en garantir sa valeur faciale en june. Ils sont convertissables en june à tout moment, sur simple demande, au moment de leur restitution à l'association.  Une fois en circulation, les usagers sont libres de les utiliser comme bon leur semble. Ils peuvent notamment servir de bons cadeaux, ou de points fidélités à des commerçants qui le souhaiteraient. Les coupons de V.I.E. n’ont aucune valeur en euros. Chacun est libre de leur fixer une valeur à sa convenance, s’il le souhaite.
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Cyril Libert

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Crater Calculateur de résilience alimentaire des territoires
= Présentation = == Contexte == Changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation et artificialisation des sols, épuisement des ressources énergétiques et minières, instabilités économiques et politiques : la situation actuelle est alarmante à bien des égards. Ces crises sont liées les unes aux autres et sont la conséquence d’un modèle de développement incompatible avec les limites de notre planète. Le décalage croissant entre consommation et finitude des ressources, ainsi que la dégradation accélérée des écosystèmes, sont à l’origine de perturbations qui vont s’aggraver au cours du XXIe siècle. Nos sociétés industrielles sont aujourd’hui très fragiles face à ces menaces. L’alimentation est un domaine particulièrement critique puisqu’elle conditionne la stabilité sociale et, tout simplement, notre capacité à rester en vie. Il est donc urgent de repenser l’organisation des systèmes alimentaires et de construire de nouveaux modèles moins vulnérables et donc plus résilients. == Pourquoi CRATer ? == L'ambition du projet CRATer est de proposer un outil numérique de sensibilisation et d'aide au diagnostic de la résilience alimentaire des territoires. Il s'inscrit ainsi dans les défis 2-“Objectifs et Diagnostic” et B-"Alimentation et agriculture" de l'Appel à Communs. Son objectif est double : * d'une part participer la prise de conscience d’un large public (citoyens, élus, etc...) sur les enjeux de résilience alimentaire ; * et d'autre part faciliter le travail lors de la construction de diagnostics terrain approfondis, par exemple lors de la réalisation de Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) dont le déploiement se généralise dans les collectivités. Le contenu du diagnostic proposé se veut donc accessible à tous, et ne nécessite pas de connaissances préalables. Il doit aider à l’identification des enjeux essentiels, des vulnérabilités et des leviers d’action prioritaires sur chaque territoire. L’application s’adresse également aux acteurs terrains, membres de collectivités et spécialistes du domaine afin de leur faciliter le travail de consolidation et d’interprétation des données. Les résultats sont fournis sous forme d’un pré-diagnostic, qui ne se substitue pas à une étude terrain, mais permet en amont de rassembler une partie des indicateurs utiles. Le contenu de l’[https://crater.resiliencealimentaire.org application], les [https://crater.resiliencealimentaire.org/api-doc.html données] et le [https://framagit.org/lga code] sont disponibles en licence ouverte. == Statut du projet == Le développement de CRATer a démarré à l’été 2019 et a abouti à la sortie d’une première version en octobre 2020. Elle a été régulièrement mise à jour depuis pour étendre ses fonctionnalités au regard des demandes remontées par les utilisateurs. Dans son état actuel, l’application permet d’effectuer le diagnostic du niveau de résilience d’un territoire : * à l’échelle d’une commune, EPCI, département, région, France ; * pour 4 composantes du système alimentaire : adéquation besoins/production, pratiques agricoles,population agricole, politique foncière. Une visualisation cartographique est également disponible afin d’observer la situation à l’échelle de la France entière et de comparer les territoires. Entre octobre 2020 et avril 2021 l’application a reçu plus de 70 000 visites, et de nombreux retours positifs d’utilisateurs (grand public, collectivités, équipes de recherche). Ces retours témoignent d’un réel intérêt pour l’outil, et font aussi remonter des attentes pour la mise en œuvre de nouvelles fonctionnalités. L’objectif du projet décrit ici consiste donc à enrichir l’application existante pour répondre à ces demandes.
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Gabriel Plassat

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Data Food Consortium
'''Data Food Consortium''' est un collectif d’acteurs publics & privés, incubé en 2016 par l’association '''Open Food France''', association avec laquelle nous partageons la même mission : construire un système alimentaire plus équitable, plus ouvert, donnant plus de place aux circuits courts. Data Food Consortium soutient depuis 2017 le '''changement d’échelle des circuits courts''' en encourageant la '''coopération''' entre acteurs via un projet d’'''interopérabilité''' qui consiste en la création d’un '''Commun numérique''' : '''un standard ouvert''', inclusif et cocréé par les acteurs du consortium. L’objectif de ce travail étant d’outiller pour faire gagner l’écosystème en efficacité et ouvrir la voie à de potentielles innovations pour les circuits courts. Le consortium adresse l'un des principaux freins que rencontrent aujourd'hui les circuits courts : le '''manque de partage de données entre outils numériques''' (plateformes, logiciels). Le langage numérique commun développé offre en effet aux producteurs une simplification et un gain de temps considérable dans la gestion de leurs données (évite les saisies multiples et les soucis de réconciliation des stocks entre plateformes) et a également pour vocation de faciliter la mutualisation au niveau logistique à l'échelle des territoires. Partant de cas d'usage concrets, Data Food Consortium a commencé dès 2019 le développement du '''prototype MonCataLog''' qui permet déjà au producteur de visualiser son catalogue "universel" et de le corriger. Pour 2021-22, nous souhaitons passer un nouveau cap majeur : ouvrir la voie à des '''modèles logistiques optimisés et mutualisés''', avec une V2 de ce prototype permettant d'identifier ses livraisons prévues toutes plateformes confondues et les flux logistiques compatibles. Data Food Consortium réunit au niveau opérationnel l''''Assemblée Virtuelle''', des plateformes de ventes ('''Open Food France'''/Coop Circuits, Socleo) et à partir de 2021 des acteurs de la logistique en circuits courts (partenaires à confirmer parmi La Fabrique de la Logistique, Fab’lim/Livrazou, La Charrette, le Chemin des Mûres, Verso Optim, Mapo Tampo, Le Kiosque Paysan). Ce projet est également soutenu par des collectivités territoriales telles la Région Ile de France, des fondations d'entreprises (Fondation Daniel & Nina Carasso et Fondation MACIF) ou encore le milieu de la recherche et de la formation (RMT Alimentation Locale, l'INRAE). Il a commencé également à susciter le vif intérêt de la '''Fabrique de la Logistique''' (soutenu à 100% par l'Ademe) qui a des objectifs en commun avec le consortium, de la '''Fabrique des Mobilités''' et de la Mairie de Paris (dans le cadre des États Généraux de l'Agriculture et de l'Alimentation Durables et Ateliers Logistiques sur les circuits courts).
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CLEMENTINE TRIBALLEAU

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Diagnostic 360° de résilience territoriale
'''Dans la perspective du 2e relevé du 18 juin 2021, et en réponse aux remarques partagées par la communauté d'experts, j'ai rédigé un dossier complémentaire à cette page. Suivre [https://drive.google.com/file/d/1MXmjLEgGTLuxOg6iUW65P5dTJoqRO4aa/view?usp=sharing ce lien] pour lire le dossier. ''' Pour un territoire (comme pour une organisation), le premier pas vers la résilience consiste à prendre conscience de ses vulnérabilités systémiques, en réalisant un diagnostic. Définissons d'abord quelques termes: '''# Résilience territoriale :''' Concept en vogue et aux 1000 définitions, la résilience étudiée dans mon outil correspond à la capacité d'un territoire à anticiper et à réagir face à des chocs et des stress chroniques, de façon à maintenir les fonctions-clés du territoire qui permettent à ses habitants de vivre et de s'épanouir. Elle dépend des caractéristiques du territoire, ainsi que de l'action de la collectivité et des acteurs du territoire, passée et présente, pour sécuriser ses moyens de subsistance et développer ses communs immatériels. '''# Territoire :''' En tant qu'accompagnateur de projets de territoire, je perçois le territoire d'une part comme un périmètre géographique aux frontières variables (mais qu'il est bien souvent nécessaire de faire coller aux limites administratives des collectivités), d'autre part comme une communauté d'acteurs très divers qui partagent et structurent un espace de vie commun. J'aime considérer le territoire comme un bien commun. '''# Vulnérabilité systémique :''' Une vulnérabilité est la conjonction d'une exposition à un aléa  (probabilité et intensité d'un évènement) et d'une sensibilité (les points de faiblesse liés aux caractéristiques du territoire, à l'action publique ou à des activités). Elles deviennent systémiques lorsqu'elles partagent une même origine (l'Anthropocène) et sont toutes reliées entre elles par des liens et des interdépendances. C'est le propre de notre système socio-économique mondial, dit "VUCA": volatile, incertain, complexe, ambigu. '''# Diagnostic :''' Point de départ de très nombreux projets, notamment dans le cadre des exercices de planification territoriale, il permet de dresser un état des lieux ex ante pour appréhender les enjeux particuliers du territoire et être capable d'évaluer les résultats de l'action publique future. Bien que j'utilise ce terme de diagnostic, je ne cherche pas à reproduire un diagnostic de PCAET (3 mois de travail, un tas de données quantitatives). Mon but est de permettre de dresser un état des lieux, de façon rapide et holistique, du territoire au prisme de la résilience. Des outils de diagnostic territorial, on en trouve beaucoup. Des outils d'évaluation de vulnérabilité existent aussi. ''Qu'apporte ma proposition de nouveau et d'utile ?'' '''I - CONSTATS''' Mon projet part de plusieurs constats : a) Les diagnostics de vulnérabilité au changement climatique se concentrent sur les aléas climatiques : hausse des températures, élévation du niveau de la mer, sécheresses, pluies extrêmes, tempêtes. Ils n'intègrent pas les autres menaces consécutives de l'Anthropocène et n'étudient pas toujours les interdépendances entre ces menaces. C'est pourquoi je parle d' "aléas systémique" pour signifier les aléas liés à l'enchevêtrement des crises de l'Anthropocène (non seulement les dérèglements climatiques, mais aussi l'épuisement des ressources naturelles, l'appauvrissement des sols, la production infinie de déchets et la pollution associée des eaux, l'extinction massive de la biodiversité, etc.). '''# Anthropocène :''' L'homo sapiens a construit au cours des siècles un système socio-technico-économique de plus en en plus étendu et complexe, et est devenu la principale force de changement géologique. Longtemps perçue comme source de progrès humain, la grande accélération des sociétés humaines nous a conduit à franchir un certain nombre de limites planétaires, dans les sphères du vivant animal et végétal, des eaux et glaces, de l'air, des sols et roches. La destruction de notre habitat conjugué à la complexité de notre système humain fait peser sur nous de nouvelles menaces, jusqu'à un effondrement systémique ? '''# Menaces :''' Les menaces sont l'ensemble des signes qui présagent un danger pour nos personnes. Dans mon langage ce terme réunit : - les chocs : des perturbations soudaines, brutales, telles que : pollution soudaine, conséquences de l'explosion du cours du baril de pétrole, nouvelle pandémie, crise géopolitique ou guerre découlant des conflits sur les ressources, banqueroute d'une grande entreprise, conséquences d'une mauvaise récolte liée aux dérèglements climatiques, afflux massif et soudain de réfugiés, crise sociale type "gilets jaunes", etc. Ces évènements peuvent constituer des points de rupture pour des changements de paradigme (ex. du télétravail suite au covid-19). - et les stress chroniques : des situations structurellement dégradées, qui durent dans le temps et mettent sous pression le cours normal de la vie et des activités : raréfaction des services publics, déprise économique, mal-être social, tensions sur certaines denrées alimentaires ou ressources, fréquentes vagues de chaleur, fermeture des frontières, etc. Ces évènements peuvent se conjuguer et s'interpénétrer. Leurs effets sont donc potentiellement systémiques, et dévoilent les vulnérabilités structurelles de notre système. b) Les analyses classiques des risques territoriaux (PCS, DICRIM, Pavillon Orange, etc.) sont très détaillés, et sont promus par certains conférenciers de la résilience territoriale. Malgré tout, ces approches demeurent très segmentées et se focalisent sur les risques naturels, industriels et de sécurité civile connus. c) Dans les stratégies de résilience territoriale imaginées par certains territoires pionniers, je n'ai pas trouvé (à date) d'état des lieux du degré de résilience du territoire ex ante. d) La littérature sur la résilience territoriale (en croissance exponentielle) propose un certain nombre d'approches méthodologiques et de conseils de mise en œuvre, qui ont comme point commun d'être le plus souvent axés sur une étude des capabilités (humaines, organisationnelles) plus que sur un état des lieux de la situation. '''# Capabilités''' (ou parfois capacités) : selon ma lecture des travaux d'Amartya Sen, la capabilité est "la possibilité ou la liberté de...". Appliqué à la résilience, ce concept regroupe pour moi un certain nombre de savoir-faire et savoir-être tels que : l'apprentissage, l'innovation publique, la collaboration, la transversalité, l'inter-territorialité, Finalement, le conclusion que je tire dans mon étude de l'existant est qu'une panoplie d'outils et quelques retours d'expérience s'offrent aux territoires qui souhaitent s'engager dans une démarche de résilience, mais aucun qui permettent de dresser un portrait global et systémique de la situation actuelle du territoire. '''''En tant que territoire, comment évaluer ma résilience actuelle et mes vulnérabilités systémiques actuelles ?''''' '''II - PROPOSITION''' Mon expérience auprès des élu.e.s locaux m'a enseigné qu'un certain nombre de collectivités faiblement dotées en ingénierie éprouvent des difficultés à s'engager dans des démarches prospectivistes et transversales, bien qu'elles en perçoivent les bénéfices. Or, face à un avenir radicalement incertain, je pressens une certaine urgence à mobiliser le plus largement possible, et à engager le plus grand nombre possible de collectivités dans une démarche de résilience. Mon projet vise à répondre à ces contraintes : je souhaite bâtir et proposer un outil… * '''simple''', facilement appropriable sans ingénierie dédiée, * '''gratuit''' car libre de droit, * '''pragmatique''', plus concis et rapide à réaliser que les diagnostic adossés aux documents réglementaires de planification (SCOT, PLU, PCAET…), * '''représentatif''' de la situation du territoire au prisme de la résilience, * '''orienté vers l'action''', c’est-à-dire en capacité d'enclencher une réflexion stratégique et/ou des actions opérationnelles dans la perspective d'augmenter le degré de résilience du territoire. Mon souhait est que cet outil permette d'économiser des ressources humaines, temporelles et financières dans la phase de diagnostic, et donc ''in fine'' de massifier les démarches de résilience et les actions opérationnelles dans un maximum de collectivités françaises. '''III - PRÉSENTATION''' L'outil que je conçois vise à donner une photographie du degré de vulnérabilité et de résilience du territoire ''ex ante'', avant qu'il ne s'engage dans une démarche de résilience. On pourrait parler de '''"''stress test''" de la résilience territoriale'''. Cette photographie doit être la plus complète possible, mais l'outil ne doit pas devenir une usine à gaz. Pour répondre à ce double enjeu, je compte le structurer autour des fonctions-clés du territoire. '''# Fonctions-clés :''' par ce terme, j'entends tous les rôles, structures, propriétés qui permettent de répondre au sein d'un territoire aux besoins vitaux, essentiels et induits des citoyen.ne.s, et donc de garantir la poursuite du "vivre ensemble" (cohabitation harmonieuse entre individus ou entre communautés, Larousse). '''# Besoins vitaux, essentiels et induits :''' à partir de la théorie du donut qui défend l'idée d'un planche social, j'ai structuré les besoins humains et sociétaux en 3 catégories: - Les besoins vitaux, sont ceux aussi définis notamment par Maslow : me nourrir, boire, avoir un toit, avoir accès à l'énergie, me soigner, me sentir en sécurité ; - Les besoins essentiels :  être en relation, m'informer et m'instruire, m'approvisionner en produits de consommation courante, être solidaire, avoir une voix dans la cité, avoir accès à la nature, penser l'avenir; - Les besoins induits, sont nécessaires pour répondre aux besoins vitaux et essentiels : me déplacer, transporter-distribuer, travailler et produire dignement, respecter la biocapacité de la terre, préserver les communs. Pour chacun de ces besoins et fonction-clé associée, je souhaite identifier, en relation avec les experts théoriques et du terrain, les quelques indicateurs (quantitatifs ou qualitatifs) pertinents pour mesurer le degré de résilience du territoire. Ces indicateurs devront permettre de mesure deux choses: * D'une part observer l'état des lieux du territoire (ses caractéristiques propres et héritées d'une passé, indépendante de la volonté des acteurs contemporains) * D'autre part évaluer les actions engagées par les acteurs publics et privés au cours des dernières années Bien entendu, l'outil devra être complémentaire des éventuels diagnostics déjà réalisés (dans le cadre du dispositif ORSEC, ou pour le diagnostic de PCAET). En l'absence de diagnostic préexistant, il pourra être utile d'ajouter une brique d'évaluation de l'exposition du territoire aux aléas systémique. Cette brique est nécessaire pour, associée à l'étude de sensibilité, définir les vulnérabilités systémiques du territoire. L'outil permettra ainsi d'identifier les grands enjeux du territoire dans un contexte d'incertitude radicale. En fonction de la volonté du territoire, il pourra ainsi s'engager dans une stratégie de résilience, ou bien directement sur des actions en réponse aux grandes vulnérabilités révélées. Je présente sur la page suivante un prototype de ce à quoi pourrait ressembler le résultat du diagnostic : https://drive.google.com/file/d/1vfw5cLyw7tKWUW_cDPkedYBkmJ0QdHWK/view?usp=sharing '''IV - DÉVELOPPEMENT EN COMMUN''' En tant que porteur, je souhaite associer un certain nombre d’acteurs au projet pour bâtir ce commun, et créer une communauté. '''Pour le relevé du 18 juin, le développement en commun par la communauté est approfondi autour du concept de cercle de contributeurs. On distingue 2 niveaux d'implication et 2 types de contributeurs (experts-terrains et experts-thématiques). Cf. Dossier complémentaire mentionné en introduction. Les éléments ci-dessous sont pour partie obsolètes.''' a) 1er niveau : La consultation d'experts Le diag 360 est à la convergence d'un très grand nombre de thématiques. Il me faudra donc aller rencontrer et interroger des experts thématiques pour identifier les bons indicateurs pour chaque fonction-clé. Il s'agit d'acteurs-pionniers dans le domaine de la résilience territoriale (agents de collectivités, chercheurs, consultants, professeurs, entrepreneurs, techniciens, philosophes…) qui produisent de la connaissance autour des questions de résilience. J’en ai déjà identifié un certain nombre, dont quelques-uns présents sur ce wiki, et suis déjà en relation certains. Une première liste non-exhaustive : * Magali Reghezza-Zitt, géographe, membre du Haut-Conseil pour le Climat * Equipe du CEREMA sur la résilience territoriale * Virginie Raisson-Victor, géo-politologue, Présidente du LEPAC  * Olivier Delettre, Philosophe, Doctorant en Histoire et Philosophie des Sciences à l'Université Paris 1 *Céline Du Boys, professeur à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale de l’Université d'Aix-Marseille   * Simon Luck, Directeur scientifique de l’IEA de Paris ;   * Julie Chabaud, Psychosociologue, responsable de la mission Agenda 21 du Conseil départemental de Gironde ;   * Sébastien Maire, Directeur général l’IVD   * Noémie Fompeyrine, responsable de la mission Résilience à la Ville de Paris ;   * Pierre-Jean Lorens, Directeur adjoint de l’Agence Hauts de France 2040 ;   * Stéphane Cordobès, Conseiller-expert ANCT & enseignant chercheur associé École urbaine de Lyon ;   * Clara Villar, Directrice d’études résilience et crise à la Direction technique Territoires et ville du CEREMA ;   * Caroline Bataillon, Directrice adjointe du Cabinet Rouge Vif Territoires  * Collectif La Traverse, auteur du rapport "Graines de résilience" * Association Resiliere * Laurent Delcayrou, chef de projet "Stratégie de résilience des territoires" au Shift Project * Vincent Mignerot, essayiste, * Laurent Aillet, consultant résilience et adaptation, auteur de Collapse Je ferai prochainement un appel à la communauté pour continuer à identifier les interlocuteurs pertinents pour chaque thématique. Une 2e étape consistera à tester le diag 360 sur le terrain. Je souhaite donc identifier des territoires-pilotes, pour réaliser ces tests à l’automne 2021. J'en discute déjà avec quelques territoires, et suis ouvert aux propositions. Je compte lancer un appel aux territoires volontaires de façon plus "officielle" courant mai-juin. b)    2nd niveau : la communauté du commun Diag 360 La co-construction avec les partenaires sera au cœur du projet. Les échanges et rencontres progressives au fil du développement du commun (choix des indicateurs, test dans 3 territoires) constitueront une communauté de contributeurs et utilisateurs. A ce stade de préfiguration du projet, je présente l'idée d'outil régulièrement à des personnes issues de collectivités, cabinets de conseil, structures institutionnelles. Sans qu'une communauté "officielle" se soit formée, voici un aperçu des structures ayant déjà partagé leur intérêt : '''COMMUNAUTÉ (actuelle) AUTOUR DU COMMUN''' * Acteurs associatifs et institutionnels: Association Alisée (49), Chemins de la Transition, CLER, The Shifters, ECLR Occitanie * Cabinets: Auxilia Conseil, Atmoterra, Synergies & Développement, Espelia, BL Evolution, Aristot * Consultants indépendants: Caroline Valluis, Julie Rieg, Laurent Aillet, Julien Birlinger, réseau REACT * Collectivités: Saint-Nazaire Agglo, Commune de Pont-de-Cé, Département de la Gironde, Syndicat Chère-Don-Isac, PETR Pays du Bocage, Département Gironde, Pôle Territorial Bastides et Albigeois, CA Portes de l'Isère Je travaille aussi en collaboration avec les autres porteurs de commun, car le diag 360 est à la croisée de multiples enjeux. En amont, il utilise des données et indicateurs issus de communs thématiques. En aval, il oriente les utilisateurs vers les communs thématiques en capacité de les aider à augmenter leur degré de résilience. Je représente cette vision sur la page suivante : https://drive.google.com/file/d/1KsoK7ob23qWYkqOkWf0Q0QANG_kQPi1E/view?usp=sharing Parmi mes partenaires présents sur le Wiki : - commun SITI, porté par Assemblée Virtuelle, Les Chemins de la Transition, Archipels en Symbiose, Transiscope, Coop des Territoires: Les porteurs du commun souhaitent s'inspirer de ma représentation des besoins pour cartographier les enjeux du territoire. Nous sommes d'accord sur le fait que la représentation actuelle pourrait évoluer au regard des contributions des experts académiques. Suite à la création de l'outil, celui-ci pourrait être intégré à SITI, de telle sorte que la cartographie des vulnérabilités/enjeux soit mise en relation avec la cartographie des ressources et acteurs du territoire, pour identifier des points de convergence ou nœuds de symbiose, catalyseur d'actions en faveur de la résilience territoriale. -commun GREZI,porté par EcoRhizo (Adrien Solacroup) et Solucracy : Le diagnostic 360° pourrait être traduit en graph narratif dans GREZI, pour modéliser et mettre en valeur les enjeux d'interdépendance. - commun CRISALIM, porté par Ouishare (Adrien Roussat), La Myne, Resiliere, Rispostes alimentaires Le diagnostic 360° a vocation à s'enrichir, voire à intégrer, des briques issus de communs thématiques. Il pourra aussi inciter les collectivités à engager des travaux thématiques, notamment sur la résilience alimentaire. - commun DIAGNOSTIC MOBILITE, porté par Mael Bordas (Créer demain) Idem au commun précédent, double intérêt pour nourrir le diagnostic 360 et pour orienter les collectivités utilisatrices vers un travail plus poussé sur la résilience en matière de mobilité. - commun SERIOUS GAME, porté par Chronos et Bouygues construction Nous prévoyons de nous articuler pour intégré le diag 360 comme une brique introductive du jeu sérieux. - commun Stress Test / Boite à outils à destination des collectivités, (bientôt) porté par le Département de la Gironde Le diag360 sera intégré à cette approche stress test, en l'appliquant à un aléas systémique défini à l'avance (ce pourrait être la canicule extrême). Je prévois d'animer cette communauté de contributeurs et utilisateurs du futur diagnostic 360°, notamment à travers la création d'un groupe LinkedIn, d'une newsletter régulière, de points d'étape en visio-réunion. Il est envisagé de créer une association comme structure juridique porteuse du projet, garante du devenir du commun et de l'animation de sa communauté. Je souhaite aussi porter l'outil auprès de groupe d'acteurs potentiellement intéressés. J'ai par exemple proposé d'animer un atelier de co-construction lors des prochaines rencontres nationales des TEPOS (fin septembre, à Millau, organisées par le CLER), pour tester un "extrait" de l'outil, en lien avec les enjeux de sobriété et d'autonomie énergétique des territoires TEPOS. Dès à présent, n'hésitez pas à me contacter ! -> Linkedin : https://www.linkedin.com/in/fhaas/
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Frederic Haas

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Dodos - Pays de Fayence
'''Bonjour les Dodos... ''' '''''Les Dodos, heu...? Les endormis? Peut-être. '''''Mais oui, rappelez-vous de ces oiseaux définitivement et dramatiquement disparus, les Dodos. De leur petit nom «''Raphus cucullatus''» identifiés sur l’île Maurice dans l’Océan Indien en 1598, et qui, à en croire les études biologique à leur sujet ...STOP! Inutile de dérouler un cours de naturaliste, car vous les connaissez mieux que vous ne le pensez. '''''Les Dodos: c’est vous, c’est nous! '''''Oui... Voyez par vous-même ci-dessous. '''Les Dodos faisaient partie de la famille des pigeons... ''Cela vous parle? ''''' Cet animal s’est fait plumer et exterminer par des prédateurs surpuissants. Un sort qui nous menace aussi sous le poids de nos systèmes lobbyistes (économiques, de consommations, etc.) et des problématiques qui font cortèges aux changements climatiques imminents et déjà entamés. Autrement dit, nous devons faire face à un risque avéré d’effondrement de nos systèmes de sociétés. Rien que cela. '''''Mais à la différence de ces oiseaux, nous avons des moyens de réagir! ''''' Et des actions ont déjà été entamées à toutes les échelles, individuelles, locales et étatiques à travers le monde. Enrichissons-nous de ces exemples, connectons-nous en réseaux et focalisons-nous sur ce qui est déjà initié localement pour nos communes et notre avenir. Renversons les forces, en «lobbying citoyen» inventif et positif. '''Tous concernés? ''' Après la «prise de conscience» comme point de départ, organisons-nous collectivement, développons des stratégies territoriales, interpellons les citoyens et les responsables publics ou privés. Des outils et des savoirs-faire locaux existent déjà. Des initiatives nombreuses – individuelles ou de secteurs agricoles, énergétiques, etc – émergent déjà sur la voie de la résilience des territoires. Ce sont là des conditions primordiales à intégrer pour envisager de prolonger et connecter ces solutions à un maillage territorial d’actions citoyennes et humaines plus larges encore. '''''...Penser des démarches collectives d’émancipation, qui dépassent tous les clivages, conditionneront directement notre avenir d’Humain. ''''' '''''Résilier ... Evoluer - Ce sont des choix d’avenir, ... d’avenir de notre peau de Human-Dodos ! '''''
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Philippe Macquet

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Données publiques Météo France
===== Présentation ===== Météo-France produit et diffuse quotidiennement un très grand volume d'informations dans le cadre de ses missions de service public. Un grand nombre d'entre elles peuvent être réutilisées - sous certaines conditions légales, réglementaires et contractuelles - en tant qu'"informations publiques", en application de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978, pour des fins différentes de la mission de service public pour laquelle les informations ont été produites ou reçues par Météo-France. ===== Jeu de données MeteoNet ===== Météo France met à disposition des jeux de données afin de faciliter l'accès à des données météorologiques d'archives sélectionnées et formatées de manière à rendre leur exploitation aisée par des data scientists non experts en météorologie. MeteoNet en bref, c'est: * 3 ans de données de 2016 à 2018, sur deux zones géographiques de 550 x 550 km sur le nord-ouest et le sud-est de la France, * Des images radar de précipitations mesurées toutes les 5 minutes, * Les observations de 500 stations météorologiques toutes les 6 minutes, * Des prévisions de modèles météorologiques 2D et 3D issus des modèles météorologiques AROME et ARPEGE * Des masques terre/mer et relief Cet extrait de l'archive de Météo-France a été choisi pour être représentatif des différents types de temps en France métropolitaine, et ainsi permettre de servir de jeu d'entraînement pour de l'apprentissage machine, tout en restant de taille raisonnable.
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Sakina Pen Point

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Duniter
Cette page présente le vaste projet de commun qu'est l'écosystème technique de la [[monnaie libre]] ğ1, autour du logiciel Duniter. Ce projet étant à long terme (dizaines d'années), il n'est pas éligible à l'appel à projet. Nous présentons cependant ci-dessous le projet dans sa globalité pour donner une meilleure idée de la place qu'occupent les sous-projets qui sont, eux, éligibles. La [[Théorie Relative de la Monnaie (TRM)]] qui définit précisément les règles d'un ''monnaie libre'' a été publiée en 2010. Depuis, de nombreuses personnes ont travaillé pour la faire exister à travers un écosystème logiciel. Cet ensemble de logiciel est lui-même un commun largement inspiré de la philosophie du logiciel libre. Bien que l'essentiel code soit l’œuvre d'un petit nombre de personnes, sa gestion est communautaire. En effet, des centaines d'individus ont contribué à travailler les interfaces, signaler les bugs, tester les logiciels, proposer des fonctionnalités... Nous allons voir l'état de l'art afin de motiver les sous-projets que nous allons présenter. == Duniter (https://duniter.fr/)== Duniter est le nom du logiciel qui compte les dividendes universels (D.U) et les transactions. Pour distribuer ''un et un seul'' D.U par individu sans passer par des documents d'identité nationaux, nous avons mis au point un système d'identification décentralisé. Celui-ci permet d'établir un lien unique entre une personne physique et une identité numérique grâce à un système de cooptation nommé '''toile de confiance'''. Pour le reste, Duniter est inspiré de '''Bitcoin''' pour son mode de gouvernance décentralisé : la '''blockchain''' permet de se passer d'autorité centrale et de prendre des décisions à la majorité. Toutefois, la "majorité" dans Bitcoin est déterminée par la puissance de calcul alors que le système d'identité de Duniter permet une majorité en ''nombre d'individus''. Duniter définit un protocole qui permet à chacun d'utiliser la monnaie via un logiciel client de son choix. == Césium (https://cesium.app/)== Césium est le logiciel client historique, et le plus utilisé parmi les utilisateurs de la monnaie ğ1. Il offre une interface sur la toile de confiance et permet de réaliser des transactions simples. == Ğecko == Ğecko est un logiciel client de nouvelle génération. Il vise à fluidifier l'émission de transactions, ce qui est très important lors d'événements comme les ğmarchés. Ğecko est en phase de développement actif et nécessite des financements. Nous proposons donc un [[Ğecko
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Cyril Libert

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Démarche CodeSocial
La démarche #CodeSocial est une méthodologie de description et d’opérationnalisation de projets et d’organisations : un protocole de reliance pour des écosystèmes entrepreneuriaux vivant. Elle permet aux différentes parties prenantes d’en coconstruire une représentation commune à travers une approche holistique. Elle s’inscrit dans une quête de sens et de cohérence dans un contexte sociétal de forte demande. C’est une contribution concrète à une économie ouverte des biens communs. En affichant clairement les processus selon un même code, une même grammaire, les organisations, les projets peuvent plus facilement communiquer, cerner les valeurs communes, et comprendre les modes opératoires qu’elles appliquent. Il s’agit d’une forme de mise en interopérabilité des entreprises et des projets pour développer une plus grande efficience collective. Concrètement un projet ou une organisation décrit ses intentions à partir d’un formulaire commun décrivant de façon transversale ses activités. Le modèle de description décrit : * L’histoire et le récit * La raison d’être * Les 6 modèles systémiques ** artistique et culturel ** économique ** écologique ** social et humain ** technologique ** juridique et financier * Les conditions de gouvernance de la démarche #CodeSocial Après la phase de description des intentions, les actions qui permettent de mettre en œuvre celles-ci sont identifiées et documentées . Elles sont décrites dans l’ETCC (l’environnement de travail contributif et connecté) afin que chaque partie prenante puisse suivre les évolutions et la cohérence entre les actions et les intentions. Une gouvernance de la démarche #CodeSocial est mise en place pour en garantir le bon fonctionnement et ainsi la rendre opposable. Après une phase d’innovation ouverte où la méthode a été utilisée dans de nombreux contextes, nous souhaitons faire l’expérimentation de son usage sur la thématique de la résilience territoriale. Nous souhaitons accompagner 4 projets dans la réalisation de leur #CodeSocial et ainsi documenter la méthodologie afin de la diffuser sous licence libre et permettre ainsi de diffuser largement son usage et permettre l’émergence d’une communauté apprenante. Les projets sélectionnés pour participer à la démarche sont : * [[L'Hermitage
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Mathieu Coste

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Espace de documentation pour les entreprises face aux risques naturels et technologiques majeurs
Il s'agit de rassembler et de mettre à disposition des ressources pratiques, juridiques à disposition des entreprises exposées aux risques naturels et technologiques majeurs. Cet espace d'accès à des ressources est complété par un outil numérique d'animation de communautés territoriales d'entreprises (zones d'activités) afin de favoriser les échanges de bonnes pratiques et d'informations utiles entre acteurs concernés. La création de cet espace ressource et d'animation de communautés a pour but de permettre aux entreprises de : # Répondre à leurs obligations en matière d'information et de formation des salariés par l'accès à des guides pratiques et méthodologiques dans le domaine de la prévention des risques naturels et technologiques, # Identifier les ressources financières qui les aident à réaliser des travaux ou mettre en oeuvre des mesures organisationnelles par une meilleure connaissance des dispositifs existants (Fonds Barnier, Plan Rhône, etc.) # Suivre l'actualités en matière de résilience des activités économiques face aux risques majeurs (colloques, webinairs, podcasts) pour améliorer leur culture de la prévention, # Connaître les solutions techniques et pratiques pertinentes pour se protéger (pause de batardeaux, renforcement d'ouvertures, surélévation de local, extension résiliente, etc.). # favoriser l'émergence de communautés territoriales d'entreprises aux intérêts communs en matière de réduction de la vulnérabilité – en particulier au sein de zones d’activités.
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sandra DECELLE-LAMOTHE

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Fiscalité et comptabilité de la monnaie libre
La [[monnaie libre]] est un outil monétaire alternatif aux monnaies telles que l’euro ou le dollar dont la création monétaire est basé sur de la dette. Elle amène donc une résilience locale et globale en proposant une monnaie complètement décorrélée de l’euro, sans pouvoir autoritaire détenu par un groupe de personnes privilégiées. Retrouvez une description complète de cet outil sur sa page dédiée [[Monnaie libre]]. La monnaie libre est une [https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie cryptomonnaie], et est considérée comme telle par la loi française. Il est alors important, notamment pour les professionnels, de savoir comment l’utiliser, comment l'intégrer dans sa comptabilité, et comment payer les taxes et cotisations. Le commun dont il est alors question ici, consiste en une base de connaissances sur les aspects fiscaux et comptables de la monnaie libre. L’idée étant de proposer deux fascicules, l’un sur le domaine fiscal, l’autre sur la compatibilité. Il s’agira donc de travailler avec un avocat fiscaliste et un expert-comptable tous les deux spécialisés en cryptomonnaie, afin de réaliser les fichiers imprimables de ces futurs supports papier. L’idéal serait ensuite de pouvoir imprimer ces fascicules pour les distribuer aux groupes locaux qui développent la monnaie libre partout en France. Plusieurs exemples d’utilisation de la monnaie libre sont à envisager dans les validations juridiques à obtenir : * Encaissements, règlement de facture et rémunération personnelle en monnaie libre par le gérant d’une SARL (imposition BIC). * Paiement de tout ou partie du salaire des employés en monnaie libre. * Encaissement de règlements en monnaie libre par une Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE) et paiement de salaires en monnaie libre aux entrepreneurs salariés. Nous avons déjà contacté M. Jérôme Giusti, Avocat au Barreau de Paris, Associé fondateur de [http://metalaw-firm.com/ Metalaw] qui travaille avec M.Eric Galland, expert-comptable. Leur prestation pour ces recherches juridiques est chiffrée à 11 000€ HT. En outre, la validation des [https://www.monnaie-libre-utilisateurs.org/ recherches déjà effectuées], afin d'obtenir la validation professionnelle du contenu des fascicules de guides pour les utilisateurs de la monnaie libre professionnelle, s'élève à 4 125€ HT. Concernant le maquettage des fascicules ainsi que leurs impressions, des demandes de devis sont en cours.
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Cyril Libert

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GREZI
== Introduction : == GREZI est un outil numérique permettant de représenter et manipuler des graphes interactifs et narratifs dédiés au sujet des résiliences territoriales. Sa raison d'être est en trois points : * Transformer la pensée en silos en une pensée systémique, * Accélérer le passage à l'action des initiatives de transition écologique, * Partager les connaissances et les méthodes de traitement des résiliences territoriales. == Plus concrètement, C'EST : == * un commun numérique : GREZI n'est la priorité intellectuelle d'aucune personne physique ou morale. C'est un commun appropriable à souhait, * permettant de travailler en local : Le code natif de cet outil numérique est développé pour être le moins consommateur possible en énergie. Il est ainsi possible de le déployer en local pour limiter les requêtes web lors de son utilisation (sauf si utilisation de bases de données distantes), * centré sur une thématique : Cet outil est dédié au sujet des résiliences territoriales. Ses fonctionnalités et ses applications ciblent cette thématique de travail. == CE N'EST PAS : == * un outil de création de cartes mentales : GREZI se concentre sur la recherche de représentation de systèmes pour nous aider à appréhender le concept de résilience territoriale (représenter des réseaux d'acteurs, des économies circulaires...), * une librairie pour afficher et traiter des milliers de données : chaque graphe doit être focalisé sur une problématique bien ciblée. == Enfin, voici un résumé de ses FONCTIONNALITÉS : == * Narration et interaction : Les informations peuvent être présentées de diverses manières dans les graphes de GREZI : organisation spatiale des éléments, boîtes de dialogue, fenêtres modales, pop-up au survol... * Intégration de données : Vous pouvez charger des données de diverses manières pour les visualiser dans GREZI : tableurs .csv, fichiers .json, requêtes .php et flux d'API. * Gabarits sur mesure : Cet outil se structure sous la forme d'un code natif sur lequel sont rattachés des gabarits. Ces derniers personnalisent GREZI en débloquant les options voulues et en adaptant la charte graphique. Il est également possible d'ajouter des briques de codes pour adapter l'outil à vos usages. == Liens avec l'appel à communs : == Ce commun numérique est placé dans cette dynamique pour plusieurs raisons : * il est déjà partagé par plusieurs acteurs répondant à cet appel à communs, particulièrement avec le commun SemApps de l'Assemblée Virtuelle, * il peut aider à communiquer le contenu et la vision systémique des communs recensés dans ce wiki, * il répond aux défis 1, 2 et 3 en tant qu'outil numérique support.
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Adrien Solacroup

ADEME_RueCommune_resilience.pdf
Guide "La rue commune"
'''La résilience, moteur d’une action globale pour repenser la rue métropolitaine ordinaire du XXIème siècle''' Dans un contexte de profondes mutations, tant sur le plan sociétal qu’environnemental, alors que l’urgence climatique et sanitaire nous impose de repenser les modèles de transformation de la ville, nous proposons de nous saisir de l’appel à communs lancé par l’ADEME sur la Résilience des territoires pour développer une démarche expérimentale, transversale, de recherche action visant à repenser la rue métropolitaine ordinaire, sa vocation et donc sa composition et ses usages, à l’aune des défis auxquels elle doit à présent faire face pour répondre aux besoins et aux rêves des générations présentes et futures. Nous proposons de faire de cette rue métropolitaine ordinaire du XXIème siècle une rue commune en s’appuyant sur une transition forte vers les mobilités décarbonées, et agissant à deux niveaux : le sol, compris dans son acception la plus large et intégrant l’interface sous-sol / sol / air, et les usages de ce sol. '''Transformer le sol, libérer les usages : la ''rue commune''''' Notre équipe, qui bénéficie de l’ensemble des compétences pour intervenir en matière de composition urbaine, architecturale et paysagère (Richez_Associés), mais aussi de conception et d’ingénierie environnementale (Franck Boutté Consultants), d’innovation en matériaux, aménagements urbains, entretien et assainissement (Léonard, groupe VINCI), propose de réaliser, avec le soutien de l’ADEME, un guide concernant la réalisation d’un protocole d’aménagement expérimental et adaptable, permettant d’atteindre les objectifs suivants : - Faire la ville des mobilités décarbonées : Installer un mix mobilité assumé et favorable aux mobilités douces et non polluantes - Faire la rue bioclimatique : transformer le sol pour répondre aux principaux enjeux environnementaux auxquels devra faire face la rue ordinaire métropolitaine de demain : pacification, désimpéerméabilisation, drainabilité, fertilisation, albédo élevé, réemploi et recyclabilité des matériaux utilisés (enrobés, bordures et béton par exemple). - Faire la rue post-covid : offrir aux habitants des centres métropolitains de nouveaux espaces extérieurs agréables, à proximité de leur logement, en libérant les usages de la rue, grâce à la transformation du sol, et avec la participation des habitants et des territoires, pour répondre aux enjeux sociaux économiques, sanitaires et sociétaux suivants : appropriabilité, polyvalence, réversibilité et chronotopie des espaces publics, mais aussi biophilie et expérience sensible de ce qui est « commun » '''Une démarche expérimentale pilote, ambitieuse et porteuse de sens pour la communauté des territoires et les acteurs de la ville''' Nous proposons ainsi de réaliser un guide pratique permettant de comprendre les enjeux de la rue post-carbone et post-covid, et d’établir un référentiel d’objectifs et d’actions décliné en cas d’usages, permettant de mettre en œuvre, à l’échelle nationale, des démarches de conception et de réalisation expérimentales d’aménagement de cette rue métropolitaine ordinaire du XXIe siècle, adaptées à leur contexte, mais partageant toutes une ambition commune. L’élaboration du guide sera jalonnée de temps d’échanges et de validation avec la communauté. Les protocoles d’aménagement intègreront quant à eux une participation citoyenne poussée permettant notamment d’évaluer la pertinence des aménagements proposés, dans une logique de «ville apprenante».
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Lise Mesquida

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HYPERdroit
Certains considèrent que le déploiement des communs est trop souvent entravé par un manque de connaissance ou d’appropriation du droit existant. Il est aussi possible de considérer que parfois les règles juridiques sont trop contraignantes, imbriquées, conditionnées par des prismes de propriété et de rentabilité économique pour la gestion et le développement de ressource par une communauté. Notre défi est de développer une ressource pour tout type de sujet posant question juridique aux commoneurs sur 3 axes : * commoneur en tant que contributeur * communauté en tant qu'acteur collectif * ressource en tant que projet à développer, préserver, soutenir Régulièrement, les commoneurs sont en difficulté, voire freinés dans la gestion de leur ressource par manque d'accès à des outils juridiques au format adapté à leur action ou sur les interactions contractuelles entre leur commun et d'autres acteurs par exemple... Cela peut être une question juridique pour une situation individuelle (par exemple : quel statut puis-je avoir ? quels sont mes droits de commoneur selon mon statut? ...) et pour une situation de projet collectif selon leurs besoins (par exemple : comment construire mon statut juridique de communauté - SCIC, association... ? Comment garantir l'espace occupé par la communauté ? ...). Nous voulons grâce à l'expertise d'un collectif de juristes acculturés aux pratiques des communs apporter des réponses et une montée en connaissance et compétences de l'écosystème des communs en cours et en devenir. Les réponses seront circonstanciées selon les besoins locaux et elles seront documentées et capitalisées pour constituer une ressource disponible pour les futures demandes. Cette ressource documentée sera aussi partagée et utilisée pour faire évoluer le droit en faveur des communs.
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Delphine Boudet

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HYPERfab
Le projet est porté par une multitude d'acteurs et s'inscrit dans la continuité des actions menées sur l'autoproduction accompagnée par 2 têtes de réseau depuis des années : * SuperVille : réseau national informel des collectifs co-constructeurs urbains qui favorisent l’appropriation plurielle des espaces publics * la FédAc : fédération qui développe un cadre juridique, technique et assurantiel ainsi que des outils pour l’accompagnement à l’autoproduction et à l’entraide dans le bâtiment Aussi nous avons enclenché un travail de réflexion collectif autour de la création d'une ressource concrète qui permette de syndiquer les énergies, mobiliser la communauté et construire un levier de changement de paradigme dans le champ de la construction des territoires. Notre objectif porte donc sur la création de cette ressource, incubée par la FabMob, et ne sera atteignable que si elle est construite en lien étroit avec et pour la communauté. Cet appel à communs servira donc aussi à accompagner et financer les temps de rencontres et de partage de cette dernière, nécessaires à la bonne rédaction collective du cahier des charges. La conséquence induite de nos méthodes de travail : “mobiliser par le faire ensemble”, sera donc de muscler et mobiliser la communauté. Par ailleurs, ce travail collectif autour d’une ressource concrète nous permettra de tester et d’approcher les règles de gouvernance adaptées à ce réseau qui sera ainsi re-fédéré.
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melia delplanque

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IATB LOOP
Il s'agit d'une boîte à outils multicritères permettant d'évaluer les politiques publiques des collectivités territoriales. Cette boîte repose sur la collecte de données et la définition d'indicateurs, l'utilisation de trois outils (cercles de soutenabilité, modèle iSDG, toile numérique), la production de scénarios et l'évaluation des politiques publiques. La communauté associée regroupe des chercheurs universitaires, des associations, des villes, des start-up et des communautés de communes. Le défi visé : proposer une cartographie biophysique et socioéconomique d'un territoire afin de permettre aux collectivités territoriales d'appréhender leur écosystème (population, alimentation, énergie, eau, mobilités, usage des terres), de s'engager dans une démarche prospective (2030, 2050) et d'évaluer les actions menées (notamment via la mise des Objectifs du Développement Durable). La vision de la résilience développée ici repose sur la capacité d'un territoire à résister à des chocs (croissance d'une population, hausse de la consommation d'énergie, perte de biodiversité, changements climatiques...). Le commun repose sur la constitution d'une base commune de données, la modélisation du territoire, la conception de deux à trois scénarios et la détermination d'indicateurs territoriaux pour les Objectifs du Développement Durable).
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Arnaud Diemer

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Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale: méthodes et outils
'''Le projet en commun''' Le projet ''Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale'' vise à fédérer des acteurs spécialisés dans l'accompagnement des territoires ruraux vers la résilience locale. Nous partons du constat que le temps et les moyens limités, le manque d'ingénierie au sein des collectivités rurales, ainsi que la complexité apparente de ces démarches, sont des freins à leur appropriation par les acteurs locaux et donc à leur généralisation. C'est pourquoi nous souhaitons '''mettre en commun et à disposition de toutes et tous des méthodes, des outils et des retours d'expérience sur l'impulsion de dynamique collective vers des territoires résilients'''. Ce commun prendra une forme numérique et évolutive, et il s'enrichira au fur et à mesure des retours d'expérience des personnes qui l'utilisent. A terme, nous souhaitons que les collectivités locales ou les collectifs d'habitants intéressés puissent se saisir facilement de nos outils et retours d'expérience. Notamment, nous aimerions que des associations d'habitants puissent solliciter leur mairie en proposant de co-construire des démarches de transition à partir de ces outils. De plus, ces outils pourront être utilisés par toutes les structures qui le souhaitent, et notamment par les membres de la future SCIC Localos (voir dernière réponse). '''L'association porteuse du projet''' La Traverse a commencé son activité en 2019, par un tour de France radiophonique sur 13 territoires ruraux et périurbains français. L'objectif était d'y étudier les dynamiques collectives en faveur de la résilience locale. Fort.e.s des enseignements de ce tour sur la conduite de démarche collective de transition écologique et sociale, nous avons construit une méthode d'accompagnement des territoires, qui remplit plusieurs objectifs : '''1. Réaliser un état des lieux de la résilience locale sur le territoire en identifiant :''' → Les besoins des habitant.e.s et des acteurs locaux → Les ressources et initiatives qui existent déjà et sur lesquelles s’appuyer pour enclencher une dynamique plus globale → Les leviers d’action pour définir collectivement une stratégie en faveur de la résilience '''2. Impliquer à tous les niveaux les habitant.e.s, élu.e.s et porteur.euse.s de projets du territoire dans la réalisation de ce diagnostic ;''' '''3. Stimuler l’intérêt, la compréhension et l’appropriation collective des enjeux locaux et globaux posés par les grandes transformations environnementales, climatiques, sociales et énergétiques ;''' '''4. Mettre en place les conditions favorables à l’écoute et au dialogue entre acteurs pour impulser une dynamique systémique de transition''' Depuis mars 2021, nous expérimentons cette méthode sur trois territoires autour de Poitiers, qui présentent des caractéristiques différentes (périurbain, rural dans l’aire d’influence d’un pôle urbain, rural hors de l’aire d’influence d’un pôle urbain). Cela permettra de comparer les résultats obtenus et d’ajuster notre méthodologie en conséquence. De plus les retours d’expérience entre territoires favorisent l’inspiration et la mutualisation des connaissances. '''Les contributeurs au commun''' Cinq structures et réseaux sont aujourd'hui mobilisés et prêts à mettre en commun leur expérience, leur méthodologie et leurs outils, pour favoriser l'appropriation et la diffusion des démarches d'accompagnement. Ces structures sont : La Traverse (Vienne et Deux-Sèvres), Les Localos (Haute-Vienne), Resiliere (Nièvre), Solucracy (Ain) et le Réseau des Accompagnateurs de territoires en Transition (REACT).
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Alexia Beaujeux

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Infolab du territoire
Le Donut est pour l'instant un infolab nomade œuvrant en Région Sud Provence Alpes-Côte d'Azur. Nous aimerions l'ancrer avec son tissu de valeurs et de partenaires sur un lieu physique en complément d'une plateforme numérique. Il s'agit pour nous d'avancer en plusieurs temps : 1/ construire la pré-figuration d'un espace physique fédérant une communauté d'acteurs locaux et répondant aux besoins des usagers du territoire concerné à travers un programme d'activités et une multiplicité & mixité de services basés sur une méthodologie des communs 2/ créer une plateforme numérique qui reflète et augmente l'articulation entre les mouvements citoyens & ressources qu'ils ont permis de collecter, à mi-chemin entre le réseau social et le centre de ressources (data, méthodologie, expertises juridique, sur la transition, les mobilisations citoyennes, stratégies résilientes, etc.) Nous nous intéressons à tout ce qui compose un territoire et aux interactions qui permettent d'être les plus résilients possible. Qu'il s'agisse de préserver des services publics (éducation, santé, mobilité, etc.), de sensibiliser et travailler sur la qualité de l'air, l'urbanisme, la biodiversité, l'alimentation, etc., nous souhaitons être un lieu et une plateforme où la transversalité favorise l'impact, quel que soit le domaine concerné. La théorie du Donut élaborée par Kate Raworth nous semble évoquer judicieusement à quel point les enjeux environnementaux et sociaux méritent d'être considérés de manière conjointe pour plus de résilience. Les données (ou data) et leur accessibilité via de l'inclusion et de la médiation (ateliers, infographies, cartographies, etc.), nous apparaissent dans le même temps comme un socle et outil indispensable pour opérer les interactions entre enjeux sociaux & enjeux environnementaux, de même entre humains & nouvelles technologies.
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Elise MEOUCHY

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J'agis pour la biodiversité dans mon quartier
'''LA CARTE''' qui va accélérer la mise en mouvement des territoires en faveur de la transition écologique et de la protection de la biodiversité. Parce que la résilience passe par l’engagement des territoires : collectivités locales, associations de protection de l’environnement, entreprises… et habitants Parce que la résilience n'est possible qu’à 2 conditions : - la mise en place de solutions locales adaptées aux contraintes géographiques, économiques et sociales - l’appropriation et la diffusion de ces solutions par l’émulation, la contagion L'enjeu est de mobiliser et inspirer les acteurs des territoires en donnant à voir tout le champ des possibles. Notre future plateforme "'''J'agis pour la biodiversité dans mon quartier'''" va permettre de découvrir toutes les actions déjà engagées sur le territoire national. Chaque acteur local aura la possibilité de compléter la carte en géolocalisant et en présentant l’avancement des initiatives mises en œuvre sur le terrain. La '''plateforme collaborative web''' a ainsi pour objectif de transformer des expérimentations locales en véritable COMMUNS de la transition ayant vocation à essaimer partout. Ce nouvel outil de connaissance et de partage est aussi bien destiné au grand public qu’aux décideurs. Il a une vocation avant-tout pratique en permettant à chacun d’entre-nous de répondre à 3 questions simples : '''- Qu’est ce qui est fait près de chez moi pour protéger la biodiversité ?''' '''- Que puis-je faire concrètement en tant que citoyen, élu, chef d’entreprise, exploitant agricole ?''' '''- Qui peut m’accompagner pour agir dès demain dans mon quartier ou sur ma commune ?'''
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Frédéric Martin

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La Fresque de la ville
== L'agence == [https://dixit.net/ dixit.net] est une agence de conseil et de recherche urbaine qui propose et diffuse des solutions concrètes pour re·faire la ville sur elle-même. L'agence diffuse une [https://dixit.substack.com/newsletter] hebdomadaire, suivie par plus de 4 000 abonnés, ponctuée de vieille sur l'urbanisme circulaire, mais aussi d'articles d'analyse et de podcasts sur celles et ceux qui font la ville d'aujourd'hui et de demain. Sylvain Grisot, urbaniste fondateur de dixit.net, est aussi l'auteur du ''[https://dixit.net/manifeste/ Manifeste pour un urbanisme circulaire]'' aux éditions Apogée (2021) == Constat == À force de grandir, la ville se disloque. Ce modèle de développement urbain inefficace, fondé sur la consommation de toujours plus de sol a un nom : l'étalement urbain. Structuré autour de la mobilité automobile, ce modèle montre aujourd'hui ses limites : consommation de terres agricoles, pollutions, coûts prohibitifs, perte de biodiversité... Parallèlement, les élus, professionnels de la fabrique de la ville et les citoyens ont une vision fragmentée des enjeux urbains toujours pensés en silos. Cela pose nuit à la qualité des débats, la compréhension des enjeux et la cohérence des stratégies urbaines et nous freine dans l'adaptation de la ville pour la rendre plus résilient, sobre et durable. Pour accompagner tous les acteurs de la ville dans leur prise de conscience des enjeux et faire bifurquer la fabrique de la ville vers des pratiques en adéquation avec les enjeux du siècle, il faut déjà partager le constat sur ce qui ne fonctionne pas. Nous avons donc créé un jeu qui permet à chacun (élus, techniciens, citoyens) de comprendre facilement ces enjeux complexes. Mais c'est aussi un jeu par équipes, propice aux échanges, et qui permet d'amorcer efficacement des processus de transformation (projet urbain, stratégie territoriale, transformation des organisations...) == Projet du commun == Le jeu de la Fresque de la ville permet de poser un constat clair grâce à des cartes informatives détaillées sur la fabrique de la ville, et ses enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Au travers de séances ludiques en équipe, le jeu amène les acteurs de la ville à adopter une vision transversale et les fait sortir de leurs visions en silo. Le jeu se joue en équipes d'environ 4 à 6 personnes qui collaborent pour organiser des cartes dans un ordre logique cause-conséquence pour composer progressivement une grande fresque décrivant la façon dont nous fabriquons aujourd'hui nos villes. À la fin de la partie, chaque équipe a donc créé une grande affiche présentant les cartes de façon organisée, avec leurs liens. Dans un second temps, le jeu permet de réfléchir en équipe aux actions à mettre en œuvre pour apporter des solutions pour une ville plus résiliente, sobre et durable. Après le constat, c'est le temps de l'action, avec des modes d'animation à adapter au public. === Un développement déjà très avancé === [[Fichier:Cartes fresque.jpg
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Frédérique Triballeau

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La clause verte
La clause verte est un projet visant à répondre aux besoins identifiés d'introduire des clauses environnementales dans les marchés publics. Mise en ligne en novembre 2020, cette '''boîte à''' '''outils numérique concoure à la massification de l'achat public durable'''. La clause verte en vidéo c'est quoi ? https://www.youtube.com/watch?v=eCoOzGwhpaE Expérimenté par plusieurs acheteurs publics des Hauts-de-France, '''l'outil a reçu de nombreux soutiens et a fait ses preuves, en tant que facilitateur, pour améliorer la qualité des achats et des projets des territoires sur le volet développement durable.''' Cette ressource est '''disponible gratuitement et sans inscription'''. La clause verte se veut '''simple et ergonomique''' afin d’introduire efficacement des clauses dans les contrats, et ainsi, permettre à chacun de '''devenir un acteur de l’éco-transition en France.''' L'outil se veut aussi '''participatif,''' valorisant les retours d’expériences des acheteurs sur les pratiques vertueuses sur différents segments d’achats tel que le BIM, l’éco conception, les ENR, et bien d’autres. La clause verte en vidéo comment ça marche ? https://www.youtube.com/watch?v=npe0WuBWpmw Cette expérimentation au sein des Hauts-de-France (principalement), a eu de nombreux retours positifs et d'impacts concrets sur les projets des acteurs publics locaux dans de nombreux domaines (construction, entretien, informatiques...). A l'heure des plans de relance avec plus de "verts", des exigences législatives (loi Egalim, Agec,...) les problématiques sont les suivantes : *'' Comment toucher l'ensemble des territoires et impacter leurs projets pour tendre vers davantage d'exemplarité environnementale ?'' *'' Comment partager, capitaliser, dupliquer les bonnes pratiques environnementales sur les territoires ? Comment dépasser les freins à l'achat public durable et accélérer l'éco-transition ? '' *'' Comment mettre en réseau les territoires, développer une culture commune ? Comment décloisonner et adapter les organisations ?'' '''C'est l'ambition du projet proposé autour et avec la clause verte. ''' == '''''Présentation du projet de commun ''''' == '''Pour aller plus loin et accompagner les acteurs des territoires dans la transition écologique à l'échelle nationale, cette ressource a besoin :''' *de '''contenus et de mises à jour''' sur l'ensemble des segments achats (clauses, retours d'expériences) *d'une '''visibilité à l'échelle nationale''', au sein des réseaux d'acheteurs et d'acteurs locaux et régionaux, avec des actions de communication *le '''développement des compétences''' des acteurs publics sur la prise en compte du développement durable dans la commande publique (formation sur-mesure sur la commande publique durable) *la '''constitution d'une communauté de contributeurs''' représentatives des différents types d'acheteurs publics, participant au développement de la clause verte sur leurs territoires (ambassadeurs, partenaires...) *une '''gouvernance''' pour orienter / organiser / encadrer le développement stratégique du projet *de '''financement''' pour structurer le projet, intensifier les actions à l'échelle nationale et nouer des partenariats == '''''La communauté associée ''''' == Ce projet s'adresse plus particulièrement à une '''communauté d'utilisateurs potentiels de plus de 130.000 acheteurs publics''', avec un impact non négligeable sur les politiques publiques en faveur du développement durable. Il s'adresse aux '''décideurs publics''' qui veulent mettre en oeuvre la transition écologique sur leur territoire mais aussi aux '''acteurs privés''' qui construisent et dessinent les villes de demain, comme les maîtres d'oeuvre. Pour se développer dans les régions et à l'échelle nationale, ce projet doit réunir des acteurs publics souhaitant s'engager et participer à la démarche initiée localement par le CD2E. == '''''La résilience et les défis ambitionnés ''''' == Derrière chaque projet public, il y a des marchés publics et donc un '''potentiel continu de mise en oeuvre d'une démarche environnementale contractualisée''', ayant un impact sur un territoire et la vie des citoyens. Force est de constater que les bonnes pratiques des acheteurs publics sont encore aujourd'hui '''trop cloisonnées''' avec une portée limitée localement à leur structure ou champ d'action. '''La clause verte répond aux enjeux de la résilience des territoires sur la transition écologique permettant de dépasser les obstacles inhérentes à l'achat public durable, de passer d'une volonté politique à la réalisation opérationnelle pour tout type de structure public.''' Outiller cette communauté d'acheteurs publics de clauses techniques, sécurisées juridiquement c'est permettre le développement massif des meilleures pratiques environnementales pour l'ensemble des territoires. Elle répond donc aux enjeux du '''défi 1''' par son accessibilité et gagne à être développer en ayant davantage de contributeurs et de visibilité. '''Réunir une communauté de praticiens et de décideurs autour du projet de la clause verte, développer cette ressource, créer une gouvernance et former les acteurs des territoires à l'intégration de clauses environnementales, c'est répondre aux enjeux de résilience des territoires sur la transition écologique.''' Le projet de la clause verte répond aux enjeux du '''défi 3''' invitant la communauté à capitaliser sur les retours d'expériences, à développer les compétences des acteurs territoriaux sur la commande publique durable, à réfléchir et à décider autrement sur les achats (organisation, professionnalisation, processus de décision, ...). '''La clause verte peut également contribuer plus modestement à la réalisation d'autres défis''' sur la résilience alimentaire (clauses bio - filière locale - label des cantines scolaires,...), sur la résilience logistiques -mobilité (clauses pour l'achat/location de véhicule moins polluant, clause privilégiant la logistique fluviale ou ferrée dans la mesure du possible pour le transport des matériaux de chantier...), sur la gestion de l'eau et des sols (clauses réduisant les consommations d'eau, marchés de travaux de bassin réservoir d'eau....)....
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Michael Surelle

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La forge d'adaptations Nord-Sud
Les nombreux fablabs du monde développent, partout, des prototypes qui répondent aux défis locaux soulevés par le changement climatique. Ces prototypes, ces communs, sont autant de solutions qui peuvent être réutilisées par d’autres fablabs ailleurs dans le monde. Ces lieux de conception, et de fabrication permettent la transmission des savoirs et la diffusion des connaissances, notamment auprès de la jeunesse et entre des populations parfois écartées des circuits classiques de la connaissance et de la technologie. Ainsi, on retrouve dans les fablabs, de nombreuses personnes retraitées, sans-emploi, étudiants, bénévoles dont les connaissances ne sont pas valorisées et qui sont prêtes à donner de leur temps. Mais, pour qu’un prototype puisse être reproduit ailleurs et par le plus grand nombre, il doit être documenté avec une « grammaire pédagogique », une méthodologie, permettant d’organiser et de faciliter le transfert vers le reste de la société. Cette grammaire fait défaut. Or, autour des plans d'un prototype, il y a l'enjeu de la socialisation des objets et de la méthode, qui fait que l'on met les personnes en capacité de devenir "ingénieux" et de résoudre de nombreux problèmes locaux au terrain grâce à une ingénierie des "communs opérants". ==Présentation de la forge d’adaptation Nord Sud== ===Les problèmes soulevés par la forge=== La forge d'adaptations vise trois enjeux auxquels sont confrontés les fablabs et leur communauté. (1) Bien que de nombreux prototypes développés dans les fablabs intéressent d’autres fablabs, généralement, les bénévoles n’ont pas le temps de documenter suffisamment leurs prototypes pour permettre qu’ils soient réplicables. De surcroît, ils ne documentent pas la réalisation d’ateliers au cours desquels leurs prototypes pourront être reproduits par le plus grand nombre. (2) Les territoires et les populations méconnaissent les viviers de connaissance et de prototypes que constituent les fablabs. Ils méconnaissent donc ces lieux et leurs méthodes qui, outillés par les biens communs numériques et les communautés locales, permettent de faire, apprendre, et partager, notamment, des solutions aux effets du changement climatique. (3) Les fablabs du ReFFAO (Réseau des fablabs Francophones d'Afrique de l'Ouest), bien que leur action soit fondamentalement locale, ont aujourd'hui peu de liens avec les villes où ils se trouvent. ===L'Action globale=== Le projet complet s’inscrit sur une durée de trois ans et est centré sur 17 Objectifs de Développement Durable. L’objectif est de développer la documentation de 102 prototypes, soit six par ODD. A termes, le projet vise à impliquer une vingtaine de fablabs. La présente réponse à l'Appel à Communs vise à amorcer ce projet sur 12 mois, en se focalisant sur six ateliers pour chacun des cinq défis transversaux (A, B, C, D, E) de l'Appel à Communs. Ces trente ateliers seront proposés dans les fablabs francophones d'Afrique et de France en rémunérant chaque fablab et l'opérateur du projet, le CC Lab. A présent, ce projet réunit les fondateurs du projet [http://www.makersnordsud.org Makers Nord Sud] (qui contribuent à l'équipement de fablabs africains dans 7 pays dans le cadre d'un projet de santé ouverte), l'Association Internationale des Maires Francophones, qui veut explorer et libérer ce potentiel dans les villes du nord et du sud, et [https://www.universcience.fr/fr/accueil/ Universcience], qui vient d'organiser [https://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/carrefour-numerique2/evenements/challenge-odd-pour-africa2020/ l'Appel à Projets Africa ODD] permettant de financer le développement de projets conformes aux Objectifs de Développement Durable. Ce texte est complété par [https://climatechangelab-drive.mycozy.cloud/public?sharecode=uwYP9tTeFWqO des exemples de prototypes, et de cas d'usages correspondants à chaque défi]. Il s'agit d'un fragment du potentiel à transformer pour passer de plans de prototypes à des "ateliers de prototypage ouvert et de mise en capacité" transférables à tout territoire ou acteur qui souhaiterait développer une culture "d'ingénieux en coopération". ==L’Action dans le cadre de l'Appel à Communs== ===L'objet du projet=== L’objet de ce projet proposé par le [http://www.climatechangelab.org CC Lab] est de construire, pour un certain nombre de prototypes, une documentation sous licence creative commons permettant à des fablabs de répliquer les prototypes choisis, dans des ateliers ouverts au plus grand nombre. Concrètement, pour un prototype donné, la création de la documentation se déroule comme suit. Une fois le prototype et le fablab animateur définis, une documentation initiale est fournie au fablab, puis il organise un atelier ouvert autour de ce prototype. A l’issue de cet atelier il enrichit et complète la grille documentaire portant sur les moyens de médiations et de pédagogie nécessaire pour réaliser l’atelier ouvert. ===Les grandes étapes du projets=== Les grandes étapes du projet sont donc les suivantes. Un canevas de documentation initiale sera d’abord développée par le CC Lab sur le même principe que la documentation de prototypes, grâce à la solution Dokit ou équivalente (telle que [https://wikifab.org/wiki/Accueil Wikifab], recensant des formes pédagogiques reliées à des prototypes, le tout en licence Créative Commons). Puis, des ateliers organisés dans les fablabs partenaires permettront (1) de confronter la documentation initiale à la réalité pour l’enrichir et (2) de mobiliser les villes et les populations concernées par le fablab. Au cours du projet un événement international permettra de le valoriser auprès des élus locaux et des membres de la communauté concernée. A cette occasion, de premiers éléments de la documentation pourront être présentés. ===Les formats des ateliers=== Tous les prototypes ne demandent pas le même investissement en temps ou en matériel. Pour un prototype donné, la documentation vise à permettre l’organisation d’un atelier permettant de reproduire le prototype et le format d'accompagnement des publics. Le format de l’atelier doit donc être adapté au prototype et aux publics, c'est pourquoi deux formats d'ateliers sont envisagés : un atelier/formation d’une journée, et un atelier/formation de trois jours. La formation d’une journée s’adresse à un public large, d’une trentaine de personnes, et porte sur un prototype simple. La formation de trois journées s’adresse à un public dont l’investissement devra être plus conséquent et propose un objet plus abouti. Ces deux formats ont vocation à être déployés auprès de publics qui n’appartiennent pas à des fablabs, de façon à démocratiser au mieux l’objet et la démarche des fablabs : écoles, universités, organisations de la société civile, associations de quartier, etc. Le développement de cette documentation par la pratique, de façon à mobiliser l’écosystème local, fait l’objet de ce projet. ===La sélection des prototypes et des fablabs=== La sélection des prototypes et des fablabs se fera après une phase d’identification de projets réalisée par les Réseaux de fablabs associés ([http://www.reffao.org ReFFAO] et [http://www.fablab.fr RFFLabs]). Cette première étape permettra de constituer un groupe pertinent et cohérent de prototypes associés à des fablabs et des villes. Les prototypes recouperont les défis présentés dans l’Appel à Communs, et les Objectifs de développement durables (ODD). Les prototypes seront sélectionnés par un comité de pilotage constitué par les partenaires porteurs du projet : CC Lab, AIMF, ReFFAO et RFFLabs. Ce comité se réunira deux fois en visioconférence au cours du projet. Les prototypes pourront être issus des fablabs partenaires, ainsi que des communs de cet Appel à Communs. ===Les objectifs de l'action=== * Documenter des prototypes selon une sémantique commune et adaptée aux ODD et à l'essaimage des formes pédagogiques dans les fablabs concernés en Afrique et en France. * Recenser les projets dont la documentation permet déjà la réplicabilité et utiliser le projet pour valoriser ces opportunités auprès des villes. * Fédérer des fablabs francophones dans 9 pays d'Afrique et de France autour des ODD. * Diffuser les méthodes et les possibilités permises par les fablab pour les rendre utilisables en dehors des fablabs. Accompagnement de groupes en établissements d'enseignement, associations, entreprises, collectifs, etc. * Rapprocher les villes et les fablabs afin de développer leur collaboration pour atteindre les ODD et alimenter une culture de la résilience par le prototypage coopératif ouvert, appuyé sur des communs numériques et un réseau d'entraide. ===Les sous-actions=== * Construire la V1.0 de la grille de documentation cadre initiale. Mise en place des outils de cartographie, documentation, communication. * Sensibiliser les villes aux méthodes et actions des fablabs. * Réaliser un appel à manifestation d'intérêt auprès des fablabs pour l'organisation d'un atelier coopératif sur un prototype correspondant à un de défis. * Accompagner les fablabs tout au long de la préparation, de la mise en œuvre et du suivi des ateliers. * Contractualiser avec les fablabs participants sur des bases identiques. * Organiser tous les événements dans toutes les villes et les fablabs dans un calendrier commun. * Communication/publication calendrier opérationnel et cartographie (préparation et cartographie du potentiel ici) * Et dans chaque ville et fablab : ** Mobiliser des acteurs de la ville ** Mobilisation des formateurs ** Mobiliser du public à former pour les événements ** Disposer du matériel le jour de l’événement ** Faire compléter la documentation pédagogique de base par les formateurs avec éléments complémentaires au prototype. ===Les livrables=== * Une documentation commune sous licence Créative Commons dans laquelle chaque forme pédagogique autour d'un prototype ayant fait l’objet d’un événement est documentée de manière à concerner, mettre en capacité, et mobiliser des personnes devenant des "ingénieux" en coopération. * Une cartographie superposant les villes, les fablabs, et les prototypes développés par les fablabs qui permettent d’atteindre un ou des Objectifs de Développement Durable. Les prototypes indexés dans cette cartographie seront classifiés en fonction du ou des Objectifs de Développement Durables qu’ils poursuivent et ils seront accompagnés du lien vers la documentation permettant de les répliquer au sein d’un atelier ouvert au public. * Une dynamique de réseau impliquant les villes membres de l’AIMF et les lieux de prototypages tournés vers la mise en capacité et le partage des solutions à faire, à apprendre, et à partager pour accroître la résilience des territoires. * Une méthodologie de capitalisation des cas d'usage/prototypes.
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Hugues Aubin

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Le chemin du Fab Lab Effet Papillon
Notre projet urbain est mené à différentes échelles locales notamment sur le site de Téteghem, de l’agglomération de Dunkerque ainsi que sur les autres sites de la région des Hauts de France qui accueillent les Papillons Blancs. Ce projet s’inspire du concept fablab qui consiste à créer des tiers lieux. Celui-ci sera sous forme de recherche-action, associant différents laboratoires aux habitants, et aux personnes accompagnées par les Papillons Blancs. L’action développe les cheminements depuis le quartier Degroote, en renouvellement urbain (300 logements démolis et reconstruits) vers le site des Papillons Blancs les reliant à la trame bleue et verte du territoire. L’action prendra la forme d’une « Permanence de Recherche : habiter un paysage nourricier et soignant » associant habitants, personnes accompagnées par les Papillons Blancs, chercheurs et associations impliquées dans le projet dans la durée, à une démarche de recherche-action à partir de questions et de situation qui leur importent. Autour de ce projet de chemins piétons, le projet prévoit la création d’un jardin de plantes aromatiques, d’une serre laboratoire dans lequel on analysera les sols et leur phyto management et l’aménagement d’un tiers lieu culturel et de réflexion sur le renouvellement urbain, accompagné d’une matériauthèque mettant en valeur les matériaux de constructions à partir des démolitions et des matériaux biosourcés. 1 : Ouvrir un chemin qui relie les personnes des quartiers de Téteghem et des Papillons Blancs 2 : Sur le terrain des Papillons Blancs se construit un laboratoire démonstrateur à travers une Halle Matériauthèque et Centre d’Art ainsi qu’une serre du phyto-management 3 : L’appropriation citoyenne des espaces naturels, des ressources, des espaces publics fonde le projet grâce à une gouvernance partagée entre les Papillons Blancs, les Associations, les porteurs de projets culturels, sociaux et économiques, les collectivités. Le projet croise : - Environnement, qualité des eaux et des terres et développement du phyto-management - Développement de permaculture et valorisation de la biodiversité, zones humides et biotopes - Réutilisation des matériaux de démolition et bio-sourcés, fabrique – matériauthèque - Médiations le long des chemins et interventions d’artistes, Le site de Téteghem, point d’ancrage de la démarche de recherche, diffuse ensuite dans la CUD, ses tiers lieux, les 21 sites des Papillons Blancs, et au-delà dans les Hauts de France. Les objectifs attendus sont : ● Changements dans la prise en considération des personnes et des lieux, la terre, les plantes, l’eau et les matériaux de construction. ● Changement dans les activités des personnes accompagnées par les Papillons Blancs avec l’appropriation des enjeux de la transition écologique. ● Changement dans l’appropriation culturelle de la démolition reconstruction d’un quartier. ● Changement dans la pratique concrète de croisement des savoirs et des cultures ● Changement dans la gouvernance partenariale du projet
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Dominique LANCRENON

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Licence Semence Libre
La Licence Semence Libre (Open-Source Seeds License) permet à toute personne ayant selectionné une nouvelle variété de plante de culture de la protéger comme commun, garantissant un accès libre à tout.e.s. La Licence est aussi applicable aux semences paysannes non commercialisées. L'objectif de la licence est de donner un outil juridique afin de maintenir et développer la diversité et l'adaptation aux territoires des semences utilisées dans l'agriculture afin de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux risques systémiques (changements climatiques, monopoles, ). L'enregistrement d'une variété sous Licence Semence Libre implique les droits et obligations suivants: * Toute personne peut utiliser la semence librement – cela inclut la culture, la dissemination, et son utilisation pour la sélection de nouvelles variétés. De plus, la semence et les sélections qui en sont dérivées peuvent être transférées dans le cadre juridique existant, soit commercialisées, échangées ou donées. * Personne, en revanche, ne peut privatiser la semence et ses développements ultérieurs – la licence exclut l’apposition de brevet ou de certification d’obtention végétale. * Chaque récipiendaire assigne ces mêmes droits et obligation à tout utilisateur potentiel de la semence ainsi que ses développements ultérieurs. La licence a été mise au point par le projet OpenSourceSeeds de l'association allemande Agrecol. De droit allemand, la licence est néanmoins utilisable partout dans le monde (avec des réserves pour les pays non signataires du Protocole de Nagoya - USA, Sud-Soudan, Vatican). Le texte de la licence est publiée sous licence Creative Commons et adaptable librement.
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Adrien Labaeye

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Mobility
Mobility est un outil logiciel qui construit des échantillons de déplacements de personnes, pour une ou plusieurs années, selon les caractéristiques socio-économiques des habitants et celles de leur lieu de vie : âge, catégorie socioprofessionnelle, nombre de voitures du ménage, type de territoire (urbain, banlieue, rural)... Chaque déplacement a un motif, un mode de transport, une distance et un volume d'émissions de gaz à effet de serre, et est issu des données détaillées de l'Enquête Nationale Transports et Déplacements (ENTD) de 2008. Ces données pourront être remplacées par les données de l’édition 2018-2019, qui devraient être publiées courant 2021 par le SDES. Si les données locales le permettent, l'outil peut estimer les origines et destinations des déplacements en fonction d'équilibres offre - demande précis, au niveau communal voire infra-communal : actifs - emplois (recensement INSEE), élèves - lieux d'études (recensement INSEE), habitants - commerces (base des équipements INSEE)... Il embarque pour cela un modèle d'opportunités, qui estime le comportement des usagers pour un équilibre offre - demande donné. Les échantillons de déplacements, pour un profil d’usagers en particulier (cadres, retraités, personnes sans voiture...) ou pour une population de 1000 personnes représentatives d’une commune, permettent de fournir des données primaires (résultats quantifiés des motifs de déplacements probables, des moyens de transports mobilisés, des distances parcourues, etc) et secondaires (visualisation de donnée par types d’acteurs, par gisement de décarbonation, etc…). Plus qu’un guide ou une méthode, il s’agit pour ce commun de fournir un outil de modélisation quantitatif (logiciel) visant à apporter des données certes théoriques donc simplifiées mais rapidement accessibles aux acteurs dont la mission ultérieure est de bâtir des stratégies de résilience et de transition des territoires. Les questions de résilience et de diagnostic territorial auxquelles l’outil proposé permettra d’apporter une base de réflexion quantifiée sont présentées de manière non exhaustive en section 2. * Au-delà de ces diagnostics, les échantillons modélisés permettent également d'étudier l'effet de leviers d'actions : quels effets sur le mix énergétique ou les émissions de GES d'un passage à 100 % de vélo pour les distances de moins de 3 kilomètres ? * A 100 % de voitures électriques en 2050 ? * Quel serait l'effet de 2 jours de télétravail par semaine ou de l'installation d'un centre de coworking, pour tel ou tel territoire ? * Quels bénéfices carbone et quel taux d’adhésion viser pour une nouvelle offre de mobilité partagée ? * Quel taux de remplissage des infrastructures de stationnement, quel impact sur les habitudes de mobilité à en restreindre la disponibilité ? * Comment la création d’une offre de services/commerces locaux influencera l’utilisation des réseaux de mobilité locaux ? Quel équilibre avec l’approvisionnement logistique (du dernier kilomètre) associé ? * Quelle corrélation entre proximité d’une offre ferrée et impact carbone de la mobilité longue distance ? L'outil est porté par Jocelyn Urvoy et Louise Gontier, d'Elioth, Félix Pouchain, d'AREP.
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Félix Pouchain

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Mon Littoral PACA
La plateforme « Mon Littoral Provence-Côte d’Azur », initiée concrètement en 2020, ambitionne de répondre à cette nécessité. Elle vise la mise en commun, le porter à connaissance et la diffusion de données locales ainsi que l’organisation d’échanges sur la gestion du trait de côte, en vue de contribuer à une culture régionale de la gestion des risques côtiers et de l’adaptation au changement climatique. La plateforme a vocation à promouvoir les valeurs fortes de gestion intégrée de la zone côtière (GIZC), en considérant les intérêts, les ressources et les contraintes de l’ensemble des acteurs territoriaux. Son objectif est de rassembler et relier tous les acteurs de l’écosystème littoral, dans une démarche : * collaborative, de co-création de contenus (données, analyses) autours d’objectifs de production communs * ouverte, selon le principe de l’Open Data et de l’interopérabilité des outils et des données * interdisciplinaire, pour croiser les compétences et les analyses, nécessaires à l’appréhension du sujet transversal de gestion du littoral * de partage de données, au sens d’un observatoire, accessible à tout type d’acteur (publics, privés, citoyen.ne.s) * d’échanges de pratiques, pour favoriser une meilleure compréhension des problématiques rencontrées, partager les retours d’expérience et faire émerger des solutions durables, au sens du développement durable.
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Gabriel Plassat

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Monnaie libre
Afin de faire face aux crises systémiques, à l’hyperinflation, à la perte de confiance et à l’accaparement de l’outil monétaire par un tout petit nombre au détriment de tous, et parce que nous avons pris conscience que la monnaie conditionne nos vies, nous pensons qu’il est important de reprendre notre souveraineté sur la création monétaire, par un système plus juste et plus équitable. La monnaie libre est une monnaie alternative, en service depuis 2017, cocréée chaque jour par ses membres, de façon égale et sans conditions, hormis celle d’être un être humain vivant. C’est une cryptomonnaie selon l’Article L54-10-1 du code monétaire et financier. Elle est donc totalement légale. Mais contrairement à toutes les autres cryptomonnaies actuellement en place, elle est très peu énergivore. Elle est gratuite et sécurisée par une blockchain décentralisée, mais ne nécessite aucun minage concurrentiel pour être créée. Pour que cette monnaie se pérennise et se développe pleinement, il faut que : * des postes de développeurs puissent être financés sur [[Duniter]] et [[Ğecko]] afin que les développeurs, qui ont créé et fait la maintenance jusque-là bénévolement des outils de cette cryptomonnaie depuis 4 ans puissent s’y consacrer à plein temps. * [[Coupons d’échanges V.I.E. (matérialisation de la monnaie libre)
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Cyril Libert

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Nouvelles Mesures - Transformer nos outils de gestion pour piloter les transitions
'''Nouvelles mesures - Transformer nos outils de gestion pour piloter les transitions''' Comment engager les acteurs territoriaux à réfléchir collectivement à ce qui compte fondamentalement sur leurs territoires, définir ce qu’ils souhaitent préserver, créer les bases de nouvelles formes de gouvernances territoriales autour d’outils de pilotage communs renouvelés et dimensionnés pour les soutenir face à leur responsabilité écologique et sociale ? Nouvelles Mesures est un programme de recherche-action inter-territoriale visant à explorer, construire et tester de nouveaux modèles comptables qui puissent constituer une boussole pour agir et développer des modes d’intervention compatibles avec le Vivant et les limites planétaires. Nouvelles Mesures est une expérimentation qui se déroulera sur 3 territoires. L’ensemble du programme sera documenté dans une logique de communs. Un comité d’orientation composé de chercheurs et experts praticiens ainsi qu’un “groupe miroir” composé d’un second cercle d’acteurs publics mobilisés autour de cette démarche portera un regard analytique et réflexif sur les expérimentations réalisées. Nouvelles Mesures est une démarche collective, portée par La 27e Région, l’association d’élus France Urbaine, et à ce jour six collectivités territoriales partenaires. Un réseau d’acteurs constitué de labos de recherche, de personnalités qualifiées et de praticiens expérimentés vient compléter les compétences déployées et enrichir la capacité d’impact du programme. '''Objectifs de Nouvelles Mesures :''' '''Sensibiliser les acteurs publics et leurs partenaires territoriaux à d’autres approches et modèles de gestion compatibles avec le Vivant, en cohérence avec les enjeux de transition, en leur permettant l’accès à un cadre de réflexion collectif et à l’élaboration d’un langage et référentiels communs'''. Il s’agit de : Comprendre, rendre visible et se relier au fonctionnement des écosystèmes naturels sur lesquels s’appuient nos activités humaines. Faire converger les efforts fournis sur ces questions au sein des collectivités et de leur donner une portée systémique à travers un système d’information comptable qui prenne en compte la responsabilité écologique et sociale des organisations. '''Inventer de nouvelles formes de gouvernance par le prisme de la comptabilité socio-environnementale et d’un système d’informations intégrées'''. Permettre un pilotage collectif des ressources pour assurer en priorité leur préservation et leur usage juste et équilibré par les parties prenantes (organisations publiques, entreprises, usagers/citoyens, les autres vivants). '''Expérimenter ces nouvelles approches comptables sur des objets d’étude concrets pour transformer l’action.''' Il s’agit d’identifier les capitaux naturels et sociaux à préserver, de rassembler ou d’établir les données scientifiques nécessaires à l’évaluation de sa préservation, d’intégrer les coûts de préservation dans la comptabilité des organisations. La comptabilité servant de socle au pilotage des actions. '''Partager en open source et inspirer la transformation du cadre législatif à l’échelle nationale et internationale :''' Il s’agit d’assurer la diffusion des preuves de concept et des expérimentations menées pour essaimer et permettre à d’autres acteurs et d’autres territoires de s’en nourrir. Ces expérimentations pourront servir d’inspiration aux chercheurs mais aussi aux législateurs et négociateurs européens pour penser le droit comptable de demain, à l’heure où la commission européenne se mobilise sur ces questions. '''La 27e Région''' L’association La 27e Région joue depuis 2008 le rôle de « laboratoire d’innovation publique » pour les acteurs publics, et constitue un espace neutre et autonome d’expérimentation et de réflexion, conçu dans une logique d’intérêt général et de production d’un bien commun entre les collectivités territoriales et l’État. La 27e Région conçoit et anime des programmes de recherche-action en France et à l'international visant à transformer le lien entre les acteurs publics, leurs territoires et les habitants. Elle co-construit ces programmes avec des partenaires publics, soit une quarantaine d’adhérents institutionnels en 2020 (Régions, Départements, Métropoles, Villes, établissements publics), une communauté de praticiens de la transformation publique (designers, urbanistes, juristes, chercheurs en science sociale, agents de collectivités) ainsi que d’autres partenaires publics et privés (agences, fondations). Elle produit également des enquêtes collectives, des cycles de webinaires et une documentation open source portant sur l’ensemble de ses programmes expérimentaux. En 2018, La 27e Région ouvre un programme exploratoire sur les communs et l’action publique, Enacting the commons. Ce projet a été sélectionné dans le cadre du programme Erasmus + de l’Union Européenne, qui a permis, pendant 2 ans, de mener différents voyages d’exploration en Europe sur le sujet des Communs : Comment cette notion vient-elle interroger l’action publique? Quel est le rôle des collectivités, des administrations et des élus dans ce contexte de gouvernance partagée avec les citoyens ? Comment équiper les acteurs publics pour leur permettre de concevoir et mettre en œuvre des politiques et services publics prenant en compte ces notions, dans un cadre renouvelé de gouvernance ? '''Comptabilité & Communs Le programme Nouvelles Mesures propose d’aborder la résilience territoriale par le prisme des outils de gestion, et plus précisément par les systèmes comptables des organisations : les comptabilités multi-capitaux nous apparaissent comme un levier majeur pour engager de véritables changements de cap au sein des organisations. Il propose d’agir à l’endroit même où nos organisations gèrent leurs ressources et définissent leurs orientations stratégiques, en rendant visible ce qui ne l’est pas dans les modèles comptables classiques, et en posant les bases d’un nouveau système d’informations comptable à même de prendre en compte ce qui compte. L’expérimentation et la diffusion de preuves de concept autour de la comptabilité multi-capitaux permet d’amplifier la transition écologique en rendant visible et en quantifiant les impacts de l’activité humaine sur le Vivant, sur la biodiversité, sur les ressources naturelles. Elle invite à un changement de paradigme autour de la notion de “valeur” : dans ce contexte, la valeur (créée/détruite) n’est plus exclusivement financière. Dans l'anthropocène, il apparaît désormais fondamental de se questionner collectivement sur les entités capitales que nous souhaitons préserver pour assurer un futur que nous serons prêts à assumer. Faire rentrer ces entités au cœur des outils de pilotage des organisations et leur donner une place équivalente au capital financier apparaît comme un levier de transformation considérable. L’enjeu est de ne plus avoir la solvabilité financière comme seule boussole pour orienter la décision humaine, mais de lui adjoindre la soutenabilité écologique et humaine. Cette approche implique de sortir d’une conception majoritairement économique des enjeux des transitions écologiques et sociales et d’y intégrer comptablement le lien avec le Vivant. Aborder ces défis par l'entrée de la comptabilité, c’est aussi reconnaître la non-neutralité de cet outil de gestion qui est au cœur du pilotage de nos organisations, de véritablement “compter ce qui compte” en se donnant les moyens d’engager une transition écologique et sociale dimensionnée aux enjeux. Enfin, cette approche ancrée dans un territoire et un écosystème (ressource identifiée, implication des collectivités publiques, des entreprises, des citoyens) et fondée sur de nouvelles modalités de gouvernance, contribue à une meilleure prise en compte collective de l’urgence de la transition. Le modèle de comptabilité CARE par exemple est une méthode qui, à défaut d’apporter toutes les solutions face aux nombreux enjeux de la transition écologique et sociale, fait émerger un ensemble de questions auxquelles les acteurs territoriaux vont devoir répondre : Quelles sont les ressources présentes sur le territoire ? Quelles sont leurs utilisations et par quels acteurs ? Comment fonctionnent ces ressources ? De quelle façon s'opère leur dégradation ou leur destruction ? Quelles sont les actions à mettre en place pour permettre leur maintien et leur bon état ? Quel est le coût de leur préservation ? Quel serait le coût pour éviter ou minorer ces dégradations ? Naît alors un nouveau champ de réflexion stratégique et opérationnel pour les organisations. Cette approche permet de considérer un impératif de responsabilité écologique partagée et systémique, considérant que les ressources identifiées sont des communs et qu’une multiplicité d’acteurs du territoire doivent constater et agir de concert pour définir la meilleure stratégie de préservation et d’usage. Cette approche par les outils comptables doit permettre de faire apparaître au sein des organisations la notion de dette écologique, inscrite dans la durée et pleinement intégrée aux éléments financiers. L’enjeu est bien de s’engager sur une action en soutenabilité forte et où la compensation ne peut rétablir les dégradations déjà opérées et où les différents capitaux ne se substituent pas : il s’agit donc d’accélérer l’ampleur et l’ambition de la transformation de nos activités humaines.
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Jean Laudouar

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OSCARTES
= La genèse = Le projet OSCARTES est l’aboutissement d’un projet engagé en 2017 par le PôleS NOE, intitulé alors « observatoire coopératif de l’ESS en Ile de France », et visant au développement d’une '''cartographie des acteurs'''. Le constat était alors fait que les initiatives existantes dans ce domaine ne répondaient pas pleinement à la problématique posée par le PôleS NOE et notamment de pouvoir répondre aux questions suivantes : * Où trouver un produit ou un service conforme à mes exigences éthiques ? * Sur qui appuyer telle politique de développement durable sur mon territoire ? * Comment connaître de possibles partenaires pour mon projet d’entreprise ? * Comment m’engager ou me renseigner en tant que citoyen ? et aussi d’associer des notions d’impact social ou environnemental, de mettre en valeur les expériences de terrain et d’aider les acteurs de terrain à coopérer. Avec des moyens financiers limités, un premier prototype a pu être présenté fin 2017 mais n’a pas permis au projet de se développer. Le constat d’un '''besoin de coopération''' a motivé le démarrage d’un 2e projet en 2019 intitulé « Projet de réseau pour les transitions écologiques en Essonne Nord-Ouest » centré sur l’objectif de '''dynamiser les transitions sur le territoire''' en animant un réseau d’acteurs porteurs de projet de transition ; la cartographie étant un outil au service de ce réseau. La perspective des élections municipales bloquant les échanges avec les villes et la Communauté d’agglomération Paris Saclay (CPS), le projet a, à nouveau, été mis en attente. En parallèle, la CPS a construit son PCAET, approuvé en juin 2019. Le projet OSCARTES a été identifié pour y contribuer sur plusieurs thématiques (économie circulaire, énergie renouvelable citoyenne, etc.) et spécifiquement à l’action 77 : « ''créer LE portail d’information sur la transition écologique et de mise en relation entre porteurs d’initiatives, citoyens intéressés, associations, etc.'' ». Dans cette perspective, le service Transition Energétique de la CPS a suivi régulièrement les travaux du PôleS NOE. Par ailleurs, plusieurs structures de l’ESS et quelques communes s’intéressaient également au projet. Enfin, Territoires en Liens, tête de réseau Transition écologique du Nord-Est Essonne qui cherchait à développer un projet similaire, a rejoint la dynamique initiée par le PôleS NOE. Fort de ce soutien, une nouvelle équipe s’est constituée pour définir une nouvelle orientation au projet, désormais appelé OSCARTES (Outils et Services Coopératifs des Acteurs Régionaux pour la Transition Écologique et Sociale). Une réunion importante a été organisée le 1e décembre 2020 pour que chacun exprime ses attentes et poser les premières actions à mener en 2021. = Le projet défini début 2021 = Suite à cette réunion de décembre 2020, un « code social » a été rédigé dont voici un extrait. == Raison d’être == Le projet OSCARTES part du constat que, face aux défis climatiques, écologiques et sociaux actuels, il est urgent d’encourager et d’accompagner l’évolution des pratiques des citoyens, des citoyennes et des organisations afin de construire ensemble un nouveau modèle de société viable, résilient et socialement juste. De nombreuses initiatives portées par des structures de l’ESS, des citoyens, des collectivités, des entreprises… se développent. Derrière ces initiatives opérationnelles se dessinent des projets de coopération nécessaires au développement de ces actions, et ce à différents niveaux : * Au niveau des structures porteuses de ces initiatives * Entre les structures porteuses, au sein de la communauté qu’elles composent, autant pour soutenir les initiatives de chacune que pour en fertiliser de nouvelles * Avec le Territoire au sein duquel les acteurs (citoyens, associations, entreprises, collectivités, institutions) sont invités à participer, à s’impliquer dans la transition souhaitée Or la coopération est une pratique humaine et professionnelle difficile qui nécessite d’être outillée et soutenue avec : * Une mutualisation des outils nécessaires aux projets et notamment une cartographie des acteurs impliqués dans les projets * Un accompagnement au processus de coopération et de gouvernance * Une démarche d’expérimentation et d’adaptation continue * Une animation de la communauté au service des structures qui la composent pour faire naître de nouvelles initiatives * Des supports et medias pour rendre visibles les initiatives et les acteurs qui les portent * … == Objectif == Le projet OSCARTES propose de répondre aux besoins des structures et de la communauté qu’elles composent pour soutenir la coopération nécessaire à la réussite des projets et à leur fertilisation, au profit de la transition écologique et sociale du territoire sur lequel elles opèrent et de sa résilience. == Résultats attendus == 1. '''Contribuer au développement des initiatives ou projets de transition écologique et sociale''' grâce à : * des outils mutualisés, * des savoirs, des savoir-faire utiles à leurs projets (gouvernance, mesure d’impact, processus de coopération…), * un réseau qui soutient, * une plus grande visibilité de son projet, * la mise en contact avec des ressources disponibles au sein de la communauté ou ailleurs, comme des compétences, un stagiaire, un bénévole, une bonne adresse, etc. 2. '''Développer les coopérations au sein de la communauté et avec les autres acteurs du territoire''' grâce à : * la conception d’outils collaboratifs et mutualisés, * des actions d’animation et de visibilité, * des formations, * des outils comme une présentation cartographique des acteurs ou un agenda, * une veille mutualisée (notamment sur les appels à projets). 3. '''Dynamiser la transition écologique et sociale et la résilience du territoire''' grâce à : * une visibilité sur les initiatives de transition, * une implication citoyenne facilitée et plus largement de l’ensemble des acteurs, * une capacité collective à répondre aux besoins du territoire. = Avancement du projet = == Réalisations == Trois groupes de travail ont été constitués pour mener les actions opérationnelles (plus d’info sur notre mode de fonctionnement dans un paragraphe ci-dessous). '''Le groupe de travail Outils et Services''' a réalisé plus de 20 entretiens avec des porteurs de projets, des élus et des agents de collectivités territoriales, sur la base d’un questionnaire pour aborder les conditions de réussite des projets et les difficultés rencontrées par nos interlocuteurs. Le 18 juin 2021, l’ensemble des informations collectées sera partagé au sein du groupe de travail, élargi aux personnes entendues qui souhaitent participer avec deux objectifs : * identifier les enjeux et les besoins prioritaires qui se dégagent * initier la réflexion sur les moyens d’y répondre. '''Le groupe de travail Financement''' a identifié des appels à projets et a préparé les réponses pour : * l’appel à projets du département de l’Essonne sur des « actions pour la résilience du territoire aux impacts des changements climatiques ». Le département nous a alloué 2200€ dans ce cadre. * l’appel à projets de la Fondation de France « Réinventer nos communs pour amplifier la transition écologique ». Nous avons demandé 30000€ * l'appel à Communs de l’ADEME pour lequel la contribution est en cours de construction ici Par ailleurs, une convention de subvention de la CPS de 10 000€ doit être votée dans les prochaines semaines. '''Le groupe de travail Communication''' a dessiné le logo et construit une page vitrine de présentation du projet (non encore disponible)   == Objectifs opérationnels pour les mois à venir == Les objectifs à partir de l’été 2021 sont les suivants : * développer les premiers outils et services qui auront été définis en juin * faire connaitre le projet pour inviter les acteurs du territoire à rejoindre la communauté * lancer et déployer les activités * construire les règles de gestion des ressources et l’ensemble des dimensions d’un modèle socio-économique permettant de soutenir les enjeux et objectifs du projet et sa pérennisation == Plan d’action == Notre plan d’action à venir est le suivant, pris en charge par 4 groupes de travail : '''GT Outils et Services''' : développer une première offre Sur la base du périmètre, en cours de formalisation, des outils et services que nous souhaitons développer prioritairement : * Identifier les ressources existantes ou en projets que nous pourrons adopter, * Affiner la description et développer les outils et services puis les mettre à disposition de la communauté * Mettre en place un processus de retour d’expérience, évolution et enrichissement continu des ressources '''GT Communication''' : faire connaitre le projet * Développer les outils et les procédures d'une communication numérique : site web, newsletter, réseaux… * Cartographier la communauté sur la version béta déjà disponible ou sur un outil existant qui conviendrait '''GT Développement''' : inviter les acteurs du territoire à rejoindre la communauté et lancer les activités Aller à la rencontre des porteurs d’initiatives et des collectivités territoriales pour leur expliquer le projet, identifier des partenariats possibles et leur proposer de rejoindre la communauté d’OSCARTES * Piloter la mise à disposition des ressources numériques * Organiser des petits déjeuners, ateliers de retour d'expérience… (selon ce qui aura été défini par le GT Outils et Services) * Organiser des événements de mise en visibilité des projets portés par les membres de la communauté '''GT Gouvernance''' : instruire les questions relatives aux différentes dimensions d’un modèle socio-économique* : * La proposition de valeur : décrire les ressources et les effets utiles recherchés * L’organisation du travail à mettre en place pour produire et mettre à disposition les ressources * Définir le modèle de revenu pour transformer la valeur produite en valeur monétaire et identifier les ressources de financement possibles * La gouvernance : - Les règles de gestion des ressources - Les règles et processus de prise de décisions - Les questions du leadership, du pilotage, du partage de la valeur monétaire... - Les modalités d’animation de la communauté pour développer les ressources immatérielles (santé, compétence, confiance…) - la préparation d’une structure autonome à créer (association, SCIC) ''*cf. le référentiel de l’[https://www.ieefc.eu/ Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération] = Moyens humains = Il est envisagé de faire appel aux ressources suivantes. Le rythme d’avancement du projet dépendra des capacités de financement dont nous disposerons. * un.e chargé.e de développement pour prend en charge la coordination générale du projet et son administration, la recherche de financement, l’accompagnement du travail de conception et de construction du commun. * un.e prestataire pour soutenir les actions de communication * un.e responsable AMOA et des développeurs pour les ressources numériques * des expertises spécifiques en fonction des ressources à développer sur les questions de financement, coopération, évaluation d’impact, etc. (selon ce qui sera décidé quant aux ressources à développer prioritairement) Les membres actifs portent aussi des compétences de communication, de développement informatique, de gestion financière, etc. qui sont mobilisées dans les groupes de travail. Un ou des partenariats avec des établissements d'enseignement et de recherche seront également recherchés. = Appel à Communs = La décision de répondre à l’appel à Communs "Organiser la résilience des territoires" nous a d’abord paru évidente mais la réflexion nécessaire nous a amené à envisager une nouvelle dimension à notre projet. Tout d’abord, le projet OSCARTES s’inscrit résolument dans la logique des communs dans la définition d’une ressource ouverte, produite et entretenue par une communauté d’acteurs hétérogènes, gouvernée par des règles définies par la communauté. Nous n’avons pas, à ce jour, défini les règles de gestion des ressources mais nous avons d’ores et déjà adopté un mode de fonctionnement collectif qui illustre l’objectif d’une ressource portée par une communauté. == Mode de fonctionnement collectif == Le projet OSCARTES est porté juridiquement par le PôleS NOE. Une convention interne présente les engagements entre le PôleS NOE et l’équipe projet : * L’équipe projet prend en charge la bonne gestion des dépenses du projet avec, notamment, une personne désignée qui a la signature du compte bancaire dédié * Le PôleS NOE alloue au projet les subventions obtenues, apporte sa caution aux demandes de subvention, donne accès à un compte bancaire de l’association… La convention porte sur une période d’amorçage, préalable à la constitution d’une organisation personne morale indépendante qui poursuivra le projet. La gouvernance du projet repose sur un '''comité de pilotage''' qui se réunit une fois par mois pour passer en revue l’avancement des travaux, prendre collectivement les décisions relatives au projet et aux actions à mener. Il est composé de l’équipe projet, qui forme la direction collégiale, de porteurs d’initiatives, têtes de réseaux et collectivités territoriales, soit une dizaine de membres. La '''direction collégiale''' se réunit une fois par semaine et prend en charge la coordination générale du projet. Des '''groupes de travail''' travaillent sur les différents domaines d’action en cours (Cf. plus haut). == Nouvelle dimension du commun == Participer à cet appel à Communs nous amène à envisager une nouvelle dimension à notre projet qui sera possible si elle est financée. Il s’agira de documenter notre expérience pour permettre son appropriation par d’autres communautés. Cela nous invite également à nous rapprocher d’acteurs que l’on découvre sur ce wiki, soit parce qu’ils développent des ressources qui nous seraient utiles soit pour contribuer à leurs travaux. Il s’agit en premier lieu des communs "''Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale : méthodes et Outils''" et "''Agora des solutions citoyennes''" dont les réflexions nous semblent suffisamment proches des nôtres pour '''envisager des contributions croisées'''. Par ailleurs, parmi les communs candidats positionnés sur les défis 1 à 3 (nous continuons notre exploration), nous avons identifié : *'' Communecter'' pour répondre à cette problématique commune des porteurs de projets des réponses aux appels à projets, aussi bien en termes de savoir-faire que de coopérations à organiser * ''Serious game résilience'' pour participer à la nécessaire sensibilisation des porteurs de projets et des collectivités territoriales aux mécanismes et enjeux de la résilience * ''SITI'' pour limiter notre effort de développement numérique à l'appropriation de ressources développées * D’autres ressources plus spécifiques, sur la mobilité, l’alimentation, etc. seront certainement également utiles à notre communauté
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Dominique Dupuis

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Open Data for Resilience Initiative OpenDRI
The OpenDRI team, in partnership with international and national agencies, has developed this suite of complementary tools to improve risk information through better access to data. These tools have global developer and user communities, all of whom contribute to the ongoing use and development of the tools – all of which are aimed at providing better information for decision makers at all levels to take action to reduce, prepare for, and recover from disaster risks. While engaging with government to leverage the usage of these tools, the OpenDRI also strive to create local communities of user and developers involving government agencies, universities, NGOs, innovation hub to create sustainable capacity. ==sharing Data== To increase public access to risk information, OpenDRI engages in dialogue with governments on the value of open data through working groups and pilot projects that evolve into long-term locally owned open data projects. OpenDRI provides technical solutions for project implementation through GeoNode, a free and open source data sharing platform. The Open Data for Resilience Index is an online tool where anyone can track and assess open data related to natural hazards. ==collecting data== To engage communities in the creation of accurate and timely data about the rapidly evolving urban and rural environments where they live, OpenDRI works with governments and local communities to utilize simple, collaborative, crowdsourced mapping tools such as OpenStreetMap (OSM). OpenDRI has also created and is supervising the Open Cities Project that facilitates community-mapping activities. ==using data== To communicate risk more effectively to decision-makers in planning, preparedness and response activities, OpenDRI works with governments and partners to develop InaSAFE software. By combining data from scientists, local governments and communities, InaSAFE provides insights into the likely effects of disaster events. ==Resources== * Planning An Open Cities Mapping Project with OSM : http://gfdrr.github.io/community-mapping/#1-2-rationale-for-the-open-cities-project * The Open Data for Resilience Index : https://github.com/GFDRR/open-risk-data-dashboard * Github : https://github.com/GFDRR
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Gabriel Plassat

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PARCEL
PARCEL est un outil web simple, ludique et gratuit, permettant d’évaluer pour un territoire donné les surfaces agricoles nécessaires pour se nourrir localement, ainsi que les emplois agricoles et les impacts écologiques associés à d’éventuels changements de mode de production agricole et/ou de régimes alimentaires (émissions de gaz à effet de serre, pollution des ressources en eau, effets sur la biodiversité…) Développé par Terre de Liens, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et le BASIC, PARCEL invite les citoyens et les élus à se saisir des enjeux actuels de l’alimentation en leur proposant de « jouer » sur 3 des principaux leviers de durabilité de l’alimentation : La reterritorialisation des filières alimentaires Les modes de production agricole La composition des régimes alimentaires Les acteurs locaux pourront ainsi développer plusieurs scénarios à leur(s) échelle(s) afin de nourrir les nécessaires débats sur les questions de la transition alimentaire et de l’usage des terres agricoles dans les territoires.
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Héloïse CALVIER

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Pas de vacance pour la vacance
La vacance des logements ne cesse d'augmenter depuis quelques années. C'est une préoccupation portée à l'échelle nationale, en témoigne le "Plan national de lutte contre les logements vacants" lancé en 2021. Pourtant, le parc de logements atteint par la vacance longue durée est souvent bien situé et présente de grandes qualités bioclimatiques. En réponse au Défi C - Urbanisme circulaire, Pas De Vacance Pour La Vacance (PDVPLV) est un outil web qui permet d'intégrer la vacance longue durée dans un aménagement circulaire des territoires, en valorisant ses existants. PDVPLV est un Commun pensé en complément des remarquables initiatives en cours à l'échelle nationale et locale (Action Cœur de Ville, Petite Ville de Demain, Zéro Logement Vacant, Zéro Artificialisation Nette, Fonds Friches). C'est un outil de sensibilisation d'intérêt général à destination des acteurs du territoire accessible gratuitement via un navigateur web, dont la structure sera ouverte et modulable afin de s'adapter à toutes spécificités locales. PDVPLV propose la création d'une base de données interrogeant un grand nombre de sources. En entrée, nous nous appuyons sur les bases des producteurs de données publiques et envisageons un accès (ne serait-ce que limité) à la connaissance très aboutie obtenue par les spécialistes de la question, comme le CEREMA ou Zéro Logement Vacant (contact établi avec ces derniers). Les objectifs sont de : - croiser ces sources pour produire et consolider les connaissances sur le patrimoine bâti par territoire et par commune dans un premier temps, puis à l'adresse, - permettre la visualisation d'indicateurs comme les émissions de GES évitées ou les objectifs territoriaux de production de logement, - rendre visibles les filières locales et les gisements à proximité - porter à la connaissance de l'usager les documents existants répondant aux enjeux constructifs spécifiques de la parcelle, - vérifier et fiabiliser les données sur le terrain de manière dynamique et collaborative. PDVPLV n'est pas conçu comme un outil de recensement du foncier invisible, mais véritablement comme un moyen de visualiser les retombées positives pour la communauté, liées à la rénovation du patrimoine en sommeil avec des moyens circulaires. == '''Description''' ==
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Thomas Charrier

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Plateforme Collaborative pour la Prévention des Risques naturels
Le Commun créé consiste en une plateforme collaborative pour informer, former et sensibiliser aux risques naturels à l’échelle locale. Cette plateforme rassemblera des informations – notamment cartographiques – sur la vulnérabilité et les capacités de résilience des populations d'un territoire. Elle contribue à casser les silos entre acteurs, à rapprocher les acteurs publics des administrés, et à permettre l’émergence d’une vision multi-risques du devenir d’un territoire. Ce faisant, elle vise à soutenir la création puis à pérenniser une communauté d’acteurs (populations locales, organisations de la société civile, acteurs économiques, collectivités territoriales, Etat) qui, bien qu’ayant des intérêts et positionnements variés, prend conscience de ses vulnérabilités et s’engage collectivement dans la résilience de son territoire face aux risques naturels. Le Commun sera testé dans un premier temps sur deux ou trois sites du territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence (MAMP), aux enjeux et vulnérabilités différents. La démarche pourra être élargie par la suite à d’autres terrains de la MAMP soumis à des risques naturels, voire ailleurs en France et à l'étranger.
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Cyprien Butin

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Plateforme collaborative des sites et repères de crues
Le repère de crue, un élément de la culture du risque Certains cours d’eau, voire certains grands bassins (comme celui de la Loire) n’ont pas connu d’événement majeur dans les dernières années voire dernières décennies. Les crues exceptionnelles de la Loire moyenne datent par exemple de plus de 150 ans. Il est donc normal que la mémoire de ces événements puisse disparaître, d’autant plus qu’il est aujourd’hui moins fréquent de vivre toute sa vie au même endroit. Hors, si la mémoire se perd, la possibilité de la survenue d’un événement d’inondation majeur ne disparaît pas, menaçant des enjeux bien plus grands et bien plus vulnérables aujourd’hui. Les repères de crue sont les témoins historiques des grandes inondations passées. Ils matérialisent le souvenir de ces événements importants, que le temps ou le traumatisme peuvent parfois biaiser, en indiquant le niveau maximum atteint par un événement d’inondation en un point donné. Ils rappellent ainsi les conséquences de la survenue d’une crue équivalente et permettent d’imaginer les conséquences au niveau local d’une telle hauteur d’eau. On les trouve sous diverses formes en fonction de l’époque. Ainsi, peuvent-ils être gravés dans la pierre ou directement peints. Il peut également s’agir de plaques métalliques ou de macarons scellés dans les murs, de carreaux en émail, ou bien d’autres formes encore. Outre le niveau qu’il représente, le repère mentionne généralement la date de l’inondation considérée et, à l’occasion, la cote mesurée rapportée à un référentiel local, ou exprimée dans le référentiel de nivellement général (de l’époque).
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Gabriel Plassat

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Portraits climatiques
Ce projet a pour objectif de renforcer la prise en compte des enjeux climatiques (climat local et micro-climat urbain) dans la conception urbaine en s’appuyant sur la question des îlots de chaleur urbains (ICU, Oke, 1973), défi D identifié dans l’appel à Commun. Ce projet décentre ainsi la question des îlots de chaleur urbain de sa perspective strictement énergétique (comment consommer moins d'énergie en ville (De Munck et al., 2018) ? Comment réduire les émissions de GES ?) pour se concentrer sur l'enjeu du confort en ville dans des contextes d'intensification et régénération urbaines. Ce projet se situe donc à l’articulation entre enjeux climatiques, sociaux et urbains. En effet, l’objet de cet l'appel à Commun concerne la mise en place d’un dispositif homogène de collecte et d’analyse statistique, spatiale et urbaine de données aux échelles urbaines et intra-urbaines entre trois agglomérations, en vue de sélectionner avec les collectivités partenaires des sites à la fois comparables du point de vue de la typologie internationale des Local Climate Zone (LCZ, Stewart et Oke, 2012) et pertinents pour les enjeux de renouvellement urbain des collectivités. Le projet propose de se concentrer sur la classe LCZ 8, “Large low-rise” , correspondant aux zones d’activités et commerciales qui s’avère être porteuse d’enjeux à la fois pour les ICU et pour les collectivités locales. A partir de cette approche, le Commun “Portraits Climatiques” propose un cadre méthodologique général, ouvert et partagé entre les acteurs de l'aménagement pour la conception et l'évaluation d'opérations de renouvellement des zones économiques et commerciales visant à atténuer l’effet d’ICU. Dans cette perspective, si plusieurs démarches et méthodes existent déjà, particulièrement dans la mesure scientifique de l’enjeu et dans les possibles stratégies d’atténuation (projet MaPUCE par exemple, Bocher et al., 2018), certains champs sont encore à compléter, notamment, du point de vue scientifique : * Conduire une collecte de données d'îlots de chaleur urbains fondée sur des situations urbaines réelles et non modélisées a priori pour construire une méthodologie documenter dans une approche critique et située la typologie des LCZ. En effet, les caractéristiques associées à une même classe LCZ peuvent fortement varier dans des contextes urbains où le contexte local (topographie, présence d’un cours d’eau, effet côtier,...) influence fortement le climat urbain, comme dans le cas de la ville de Nice, et donc aussi son cadre de vie. * Lier les enjeux d'îlot de chaleur urbains à l’échelle de l’agglomération aux études à l'échelle des quartiers fondées sur des mesures fines des îlots de chaleur urbains. La comparabilité des dispositifs de collecte de données à l’échelle de l’agglomération et des sites retenus pour l’analyse garantit la possibilité de suivre dans le temps les effets réels des opérations urbaines sur les ICU dans les espaces choisis mais aussi de dupliquer la démarche dans d'autres contextes urbains. Ainsi, la constitution de données spécifiques pour la conduite de ce projet concernant les ICU à l’échelle intra-urbaine (homogénéisation des modes de collecte, des modes d’analyses statistiques, mobilisation des données existantes et compléments des manques) participera-t-elle à alimenter le corpus scientifique de données et de cas d’observation des ICU, et permettra d’outiller les territoires avec des dispositifs de suivi et d’analyse comparables et reproductibles. du point de vue des politiques urbaines et du cadre de vie en ville, ce projet permettra de : * formuler des stratégies d’adaptation pour maintenir et améliorer durablement le confort de vie en ville à l’échelle du piéton tout en favorisant le renouvellement urbain, et donc une plus grande intensité urbaine (Steeneveld et al., 2011), * dans le cadre de futures opérations de renouvellement urbain, donner la possibilité aux collectivités de piloter d’évaluer les effets de la mise en œuvre des solutions urbaines, paysagères et architecturales par rapport au climat local et aux ICU en s'appuyant sur une collecte de données en situation réelle. Or, si de nombreux projets de conception urbaine se saisissent déjà de cet enjeu des ICU, les méthodes sont encore fragmentées et peu partagées entre acteurs du marché, compliquant le pilotage et le partage d'expériences pour les collectivités et acteurs de l'aménagement. La démarche proposée est innovante à plusieurs titres: * Elle engage plusieurs acteurs de nature différentes (laboratoire de recherche, agence privée, collectivités etc.), * Si les outils de l'urbanisme réglementaire pour limiter les effets d'ICU ont été déjà documentés et diffusés notamment dans le cadre du projet MaPUCE (Masson et al., 2018), ce projet de Commun complète un manque de partage de ressources et de méthodologie dans le champ de la conception urbaine, * Elle pose au cœur de sa démarche un objectif important des collectivités d’articuler une plus grande intensité urbaine et une ville plus fraîche et plus agréable, * Elle partage son protocole de recherche et ses résultats dans une logique de Commun via la publication de Portraits Climatiques. Trois villes au climat contrasté et ayant chacune un laboratoire de climatologie urbaine ont été retenues pour mener à terme ce projet : Dijon, Nice et Rennes. L’existence de ces laboratoires permet de capitaliser sur le corpus de données et de dispositifs existants. Le réseau de Nice est encore à construire. Nice constitue malgré tout une agglomération intéressante à ajouter à ce projet par la dégradation forte de ses enjeux de confort thermique, représentative des villes de l’arc méditerranéen (Martin, 2020). De plus, ce projet de Commun bénéficie des partenariats robustes entre les laboratoires et les collectivités locales. Ces partenariats permettront d’engager un véritable travail de concertation avec elles dans le choix des sites pour conduire des analyses fines d’ICU. Enfin, ce projet réunit ces trois laboratoires ainsi qu’une agence d’architecture, d'urbanisme et de paysage, Arte Charpentier Architectes, et potentiellement d’autres partenaires et contributeurs, afin de produire un cahier méthodologique de Portraits Climatiques qui permettent à la fois de restituer : * le protocole de recherche en vue de pouvoir le reproduire ; * les résultats du diagnostic croisé et multi-scalaire entre enjeux urbanistiques et climatiques des territoires ; * les principes urbains, paysagers et architecturaux à développer dans les trois projets de renouvellement urbain en vue d’atténuer les effets d'ICU. Plus généralement, ces principes serviront aussi de boîte à outils pour les acteurs de l'aménagement du territoire (collectivité, promoteur, architecte, particulier…).
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georgina andré

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Pratiques d'autproductions en écoconstruction
Les savoirs et savoirs faire en écoconstruction, sont le fruit de la rencontre entre un besoin d'usage et d'une logique de production. Les pratiques participatives permettent une réappropriation de l'acte d'habiter dès la conception jusqu’à l'usage en passant par la construction et l'entretien des bâtiments. Les chantiers participatifs sont le lieu idéal d'éducation populaire pour permettre le partage de cette ressource immatérielle que sont les savoirs et savoirs faire. Les métiers du bâtiment sont des métiers réglementés pour garantir la valeurs des biens construits dans un cadre professionnel qui a tendance à s'orienter vers une capacité de production rentable au détriment des besoins et de son impact écologique. Le travail artisanal en chantier participatif permet non seulement une réappropriation de l'acte d'habiter mais aussi favorise les circuits courts et l'usage de matériaux naturels bruts et locaux sur des techniques constructives plus adaptées à l'entretien et au réemploi. C'est donc dans ce cadre que nous portons (la FédAc) au sein de la coopérative de transition écologique de la haute vallée de l'Aude un programme pour permettre aux professionnels de l'écoconstruction de travailler en chantiers participatifs avec le maitre d'ouvrage (et d'éventuels aidants) en leurs offrant une formation préalable à cette pratique avec un suivi en recherche action autour de la gestion des communs complémentaires qui vont être les ressources naturelles utilisées ainsi que des outils (usage et conception).
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Raphaël Soulier

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Projet MApUCE
Initié par le CNRM, le but du projet MApUCE consiste à intégrer dans les politiques urbaines et les documents juridiques les plus pertinents des données quantitatives de microclimat urbain, climat et énergie. Le projet s’attachera tout d’abord à obtenir ces données quantitatives, pour n’importe quelle ville de France et ce jusqu’à l’échelle des quartiers, à partir de simulations numériques, puis à définir une méthodologie pour les intégrer dans les documents juridiques et les politiques urbaines. Objectif n°1 : Définir une stratégie de modélisation, à partir de bases de données nationales et à l’échelle de la France, du microclimat urbain, de la consommation d’énergie liée aux bâtiments et du comportement énergétique des habitants et usagers. Objectif n°2 : proposer une méthodologie d‘intégration dans les procédures juridiques et les politiques urbaines de données quantitatives de microclimat urbain, climat et énergie. Ce projet est étroitement lié au défi des îlots de chaleur urbain. Dans la plateforme créée à partir de ce projet (accessible au lien suivant: https://mapuce.orbisgis.org/), les « local climate zone » seront cartographiés sur plusieurs territoires en France. Cette approche des LCZ, combinés avec les questions de stress thermique qui varient en fonction des territoires considérés, permettent d’identifier les zones à enjeux et les leviers possibles que sont les procédures juridiques et les politiques urbaines (SCoT, PLU, OAP, EIE, PCET…).
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georgina andré

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Protocole Atterrir
Nous vous proposons un processus d’accompagnement par modules vers la résilience collective dans vos territoires. Etat des lieux global Changements climatiques et globaux, chute de la biodiversité, risques d’effondrement systémiques, politiques structurelles. Autant d’éléments qui structurent ce qu’il sera encore possible ou non de faire dans nos territoires. Nous vous proposons un certain nombre d’outils et d’animation pour vous familiariser, ainsi que vos agents et citoyens : Fresques Climat, Biodiversité, Effondrement, conférences, ressources (…) Prospective collective Scénarios, futurs empêchés et futurs engagés, trajectoires, variables structurantes, tendances lourdes et signaux faibles (…) Nous vous proposons d’élaborer et de mettre en oeuvre ensemble une prospective collective pour identifier les enjeux majeurs et trajectoires possibles de votre territoire. Suivi de la stratégie Suivi et évaluation de la stratégie de résilience dans le territoire et dans le temps avec les acteurs concernés. Nous vous proposons un suivi, avec des adaptations, ajustements, à distance ou en présentiel et identifions les forces et collectifs en place sur lesquels vous appuyer. Diagnostic local Risques majeurs à l’aune de l’Anthropocène, vulnérabilités, forces, adaptations aux changements climatiques, effondrement de la biodiversité et des sols (…) Quels sont vos vulnérabilités, forces, enjeux territoriaux et vos opportunités dans ce contexte? Nous vous proposons un diagnostic territorial si possible multifonctionnel et partagé, intégrant les variables et enjeux pertinents sur votre territoire. Design de résilience Comment aller vers l’alternative désirée, et dévier des trajectoires délétères ? Quelles mesures pour tendre vers la résilience socio-écologique? Quel plan d’action? Nous vous proposons de réfléchir ensemble (élus, agents, citoyens, associations…) au design d’une stratégie de résilience plausible et souhaitable. Communauté Mutualiser un réseau d’acteurs, des ressources, des réflexions sur les freins et les leviers à la résilience, des documents, des bonnes pratiques (…) Nous vous proposons de rejoindre la communauté Resiliere dans une optique mutuellement bénéfique.
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Gabriel Plassat

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Requêtes et visualisation de jeux de données Wikidata
'''Context'''
Wikidata vise à créer une base de connaissance multilingue sur le monde que machines et humains pourront lire et enrichir. Le projet fournit des données dans toutes les langues des projets Wikimedia et permet une mutualisation des données entre les projets Wikimedia. Wikidata est aussi utilisé par de nombreux autres sites web. Les données de Wikidata sont ajoutées par une communauté de bénévoles, que ce soit manuellement ou à l'aide de programmes, d'une manière identique aux autres projets Wikimédia, y compris Wikipédia.
Wikidata a des millions d'éléments (93 488 754 fin avril 2021) qui représentent par exemple une personne, un lieu, une œuvre d'art, un concept abstrait, ou d'autres types d’entité (telles que association, barrage hydroélectrique, éco-quartier, zone protégée, espèce protégée, bassin versant...) Chaque élément est défini par des déclarations (statements), chaque déclaration consistant à son tour en une propriété (property) comme date de naissance et la valeur appropriée pour l'élément (paires clé-valeur). De même, il peut y avoir des déclarations pour des identifiants externes, comme un identifiant VIAF.
Wikidata est hébergé par la Wikimedia Foundation, une organisation à but non lucratif vouée à encourager la croissance, le développement et la distribution de contenu libre, multilingue et éducatif, et le fournissant gratuitement au public via ces projets fondés sur des wikis.
Wikidata se concentre sur un niveau basique d'informations utiles sur le monde et les relie à d'autres ressources spécialisées sur le sujet. Les sources de données de Wikidata doivent être fiables et accessibles publiquement. La licence utilisée par Wikidata est la CC0
'''Le projet consisterait en''' # l’identification de requêtes intéressantes pour les acteurs de la résilience des territoires # l’identification (ou l’établissement) du modèle de données # la création de ces requêtes # la mise à disposition des requêtes documentées # éventuellement, la mise en place d’un système de requêtage automatique pour une mise à jour permanente des résultats # la documentation du processus pour faciliter une réplication autonome. Voir ces exemples (qui sont avant toutes choses des requêtes de travail): * WikiProject Companies : https://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:WikiProject_Companies/Numbers * WikiProject Eglises : https://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:WikiProject_France/Églises/Propriétés * Wikiproject Monuments Historiques : https://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:WikiProject_France/Monuments_historiques * WikiProject Universities : https://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:WikiProject_University_degrees/Queries * et la très complète WikiProject Video Games : https://www.wikidata.org/wiki/Wikidata:WikiProject_Video_games/Queries A noter: l’outil de requêtage (https://query.wikidata.org) permet différents types de visualisation (table, graphe etc. ). Les thèmes possibles sont multiples sur ce sujet de la résilience. Il peut par exemple s’agir de données relatives * aux barrages au sens large : liste des barrages français en fonction de certaines propriétés * aux zones protégées : cartographie géographique * aux sites et repères de crues : carte en étoile * à une cartographie d’acteurs : tableau de résultats * à une liste de decrets/lois : liste etc.
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Florence Devouard

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Ressources pour la production en commun de semences paysannes
Production de méthodologies, outils et ressources ouvertes, visant à faciliter la production et la sélection participative de semences paysannes améliorant la résilience alimentaire des territoires. Ces ressources s’appuieront sur les connaissances et savoirs-faire développés dans le cadre des différents projets de l’association Triticum : conservation et reproduction de semences paysannes, recherche-action sur la résilience des variétés de céréales paysannes, mise en place de filières de production "en commun", sensibilisation du public. Trois actions seront développées dans le cadre de ce projet : * Action 1 : Documentation des expérimentations et actions en cours (notamment les aspects techniques portant sur la résilience alimentaire, mais également les aspects organisationnels et de gouvernance du mode de production et de sélection en commun mis en place par l’association) * Action 2 : Production de supports synthétiques visant à faciliter l’appropriation, la duplication et la diffusion de ces expérimentations et actions dans d’autres régions * Action 3 : Développement d’indicateurs permettant d'évaluer la contribution de la production/sélection de semences paysannes à la résilience alimentaire territoriale. Ce projet de Commun bénéficiera de la contribution d'une large communauté de citoyens, paysans, meuniers, boulangers, acteurs des collectivités territoriales, et de l’appui scientifique de Isabelle Goldringer, directrice de recherches INRAE en génétique quantitative et évolution. Il s'inscrit pleinement dans la réponse au Défi "Agriculture et Alimentation" et pourra également contribuer au Défi "Connaissances et Ressources".
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Flore Berlingen

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Régén-ère Azur
Le présent projet vise la création de trois communs nécessaires à la mise en œuvre d’une démarche régénérative dans un territoire. Ils seront produits dans le cadre du projet territorial Régén’ère Azur qui vise à engager une vaste démarche de régénération des systèmes socio-écologiques sur le territoire du Pôle Métropolitain Cap Azur. Les scientifiques sont clairs : nous ne pouvons plus nous contenter de réduire, voire de neutraliser nos impacts sur l’environnement. Le niveau de dégradation de nos écosystèmes est tel qu’il nous faut dès à présent et urgemment engager un vaste travail de réparation, d'aggradation et de régénération de nos écosystèmes en agissant sur les neuf grands processus régulateurs (climat, biodiversité, usage des sols, cycles biogéochimique de l’azote et du phosphore, eau douce, océan, aérosols dans l’atmosphère, ozone stratosphérique et nouvelles entités) qui permettent au système Terre de se maintenir dans des conditions d’équilibre particulièrement propices à la vie telle que nous la connaissons. Si la régénération doit être écologique, elle doit être tout autant sociale, intellectuelle, expérientielle ou culturelle. La résilience passe immanquablement par le renforcement des solidarités, de la cohésion sociale et des valeurs prosociales, par le développement de capacités adaptatives et d’apprentissage. C’est par le prisme de la régénération socio-écologique que nous envisageons la résilience territoriale. Il s’agit moins d’être en capacité de faire face à des crises ou à des bouleversements lorsqu’ils surviennent (approche préactive), que de tout mettre en œuvre dès aujourd’hui pour les anticiper, limiter leur probabilité d’advenir dans le futur, limiter leurs impacts et renforcer le tissu social pour accroître les capacités collectives de transformation et d’adaptation (approche proactive). Le projet de recherche-action Régén’ère Azur est porté par le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse en partenariat avec le centre de recherche-action LUMIÅ et le cabinet de sociologie Change it Use it. Il se déploiera sur le Pôle Métropolitain Cap Azur, avec le soutien déjà acquis de la Communauté de Communes du Pays de Grasse (voir lettre de soutien disponible via lien cliquable ci-après). Il ambitionne d’expérimenter de nouvelles coopérations et alliances stratégiques entre entreprises et collectivités territoriales et de concevoir de nouveaux instruments de développement entrepreneurial et territorial visant la mise en œuvre de pratiques et de modèles régénératifs territorialisés. Ceux-ci s’appuient sur des alliances inédites avec la nature pour restaurer et régénérer les systèmes socio-écologiques à travers la mise en œuvre d’un ensemble de pratiques de design et d’ingénierie écologiques ancrées dans leur contexte local. Ils viennent compléter des démarches d’efficience environnementale et sociale et de neutralisation des impacts négatifs incompressibles pour leur donner une ambition régénérative, source de nombreux bénéfices économiques, écologiques et sociaux, et de résilience territoriale. Régén'ère Azur portera une attention toute particulière à l’articulation des pratiques régénératives aux modèles économiques des acteurs qui les mettent en œuvre, voire à la construction de modèles économiques régénératifs par design, qui favorisent l’adoption de ces pratiques et l’engagement des acteurs dans des écosystèmes coopératifs territorialisés à visée régénérative. Ce projet collectif et territorial s’inscrit essentiellement dans le Défi n°3 “Mieux décider ensemble”. Le projet sera l’occasion de créer trois communs méthodologiques que nous entendons rendre disponibles sous licence creative commons. Ces communs permettront : * D’analyser des dynamiques d’acteurs présents sur le territoire ; * D’animer une démarche de prospective opérationnelle pour faire émerger une vision et une gouvernance communes de l’économie régénérative sur le territoire à l’horizon 2025 ; * De disposer d’une base d’indicateurs d’évaluation de l’impact de dynamiques régénératives mises en œuvre
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geneviève Juge

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Serious game résilience
La résilience est déjà perçue, par nombre de collectivités et d’organisations, comme une thématique à investir nécessairement pour anticiper, s’adapter et se transformer face à la multiplication des chocs et stress chroniques qui peuvent affecter les territoires. Du point de vue théorique et méthodologique, la notion de résilience ne peut plus être considérée comme émergente : elle est fortement investie et fait l’objet de nombreux référentiels, outils et offres existantes et qui ont vocation à permettre aux collectivités de se saisir de ce sujet (outil de diagnostic, de sensibilisation, de mobilisation des acteurs, d’aide à la décision…). Pourtant, nous faisons le constat d’une « rencontre manquée » entre les territoire désireux de s’engager dans une démarche de résilience (une vingtaine de collectivités ont exprimé cette appétence en réponse au questionnaire que nous avons diffusé en octobre 2020), et les nombreuses ressources qui pourraient les y aider mais qui demeurent éclatées, peu connues, peu accessibles (un certain nombre ne sont disponibles qu’en anglais) et, pour certaines très techniques et exigeant ainsi un fort investissement de temps pour être apprivoisées. Or cette rencontre apparaît essentielle pour que la résilience deviennent un véritable moteur de transformation des politiques publiques locales au service des villes, des territoires, des sociétés qui les habitent et de l’économie qui les animent. C’est à ce besoin que notre outil, prenant la forme d’un « jeu sérieux », entend répondre. Ce commun s'inscrit donc résolument dans le premier défi identifié par le présent appel, « Connaissance – Ressources », puisqu’il s’agit de penser, dans une démarche collaborative, l’articulation entre différents contenus (outils, offres, exemples inspirants) et leur démocratisation. Ce jeu s’inscrit également dans celui intitulé “Mieux décider ensemble”, puisqu’il cherche à favoriser la sensibilisation, l’implication et la coopération des acteurs des territoires en les éclairant sur leurs rôles et moyens mobilisables dans une démarche de résilience. Un jeu sérieux est un dispositif ludique poursuivant des objectifs sérieux (ici, l’information, la sensibilisation et la mise en action des joueurs en matière de résilience). Interactif par essence et ressort d’expérience, le jeu apparaît comme un format opérant pour faciliter l’appropriation effective des ressorts de la résilience. Nos recherches préliminaires, et en particulier le benchmark des jeux existants, nous portent à privilégier un format de jeu hybride alliant présentiel (plateau de jeu, carte, pions…) et fonctionnalités numériques (partage de résultats du jeu, création d’une communauté, prolongement de la partie…). L’outil poursuivra les objectifs suivants : - Sensibiliser davantage encore les acteurs des collectivités territoriales et leurs partenaires aux mécanismes et enjeux de la résilience : ce en portant notamment une attention particulière à la dimension systémique de la résilience, et à la nécessité, pour engager une démarche de ce type, de mener en priorité un diagnostic des vulnérabilités du territoire concerné, en lien avec ses spécificités. Ici, notre outil pourra s’articuler avec d’autres communs visant à développer des méthodologies de diagnostic, dont celui porté par Frédéric Haas. En effet, nous pourrons travailler à partir des indicateurs mobilisés par cet outil de Diagnostic 360° afin de dresser ce premier diagnostic des vulnérabilités (dans une forme bien évidemment plus simplifiée ici) : les synergies entre ces deux communs apparaissent alors, même si leurs formes et outputs diffèrent. -Accompagner les acteurs du territoire dans un premier niveau d’engagement en leur permettant, à l’issue du jeu, d’identifier les outils et offres déjà existantes et répondant aux besoins qui, pendant le jeu, auront semblé être prioritaires. Il s’agit, en d’autres termes, de remédier à la « rencontre manquée » dont nous faisions le constat. Bien entendu, il est ici possible d’alimenter ce jeu avec d’autres communs, vers lesquels il pourra renvoyer les joueurs. -Outre le contenu utile proposé dans le jeu, il comportera également une dimension méthodologique et proposera un support de réflexion pour aider le territoire dans sa réflexion (dans le cadre du profil initial de territoire). -Contribuer à l’émergence et à la consolidation d’une véritable communauté autour des thématiques relatives à la résilience : les joueurs pourront garder une trace de leurs parcours de jeu et le partager (en ligne) avec d’autres personnes en ayant fait l’expérience. Le jeu doit alors permettre d’alimenter les débats et de comparer les différentes approches de la résilience déployées sur différents territoires. Par ailleurs, ce jeu se veut évolutif : il pourra être enrichi par des contributions diverses, et, de ce fait, appropriable par un large public. Ce jeu sérieux pourra être testé avec des collectivités territoriales pilotes, notamment partenaires de France Ville Durable ou de l’Ademe, avant d’être plus largement déployé.
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Anne Rumin

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TerriSTORY®
'''Outil partenarial d'aide au pilotage de la transition des territoires.''' Outil en libre accès, TerriSTORY® met à disposition des données de référence afin d’aider les acteurs territoriaux à piloter leur trajectoire de transition. Pédagogique et mobilisateur, il permet d’engager un dialogue entre parties prenantes des territoires autour d’objectifs et d’ambitions partagés. Grâce à une interface de visualisation dynamique et interactive, TerriSTORY® permet de comprendre son territoire, d’identifier ses potentiels et les leviers d’actions prioritaires. Sur la base de cette analyse, l’outil propose de simuler des scénarios prospectifs en mesurant leurs impacts socio-économiques et environnementaux pour construire une trajectoire territoriale à la hauteur des enjeux. TerriSTORY® est un support d’animation territoriale idéal pour organiser le dialogue entre parties prenantes au sein d’un territoire et entre territoires dans une logique de projet territorial partagé. TerriSTORY® se voit comme une approche concrète aux enjeux d’harmonisation et d’agrégation des objectifs multi-niveaux. TerriSTORY® est un projet collaboratif, co-construit avec les territoires et porté par une communauté d’acteurs engagés sur des missions de service public ou d'intérêt général. TerriSTORY® s’appuie sur des données publiques et multi-sources, issues de l’INSEE, de l’IGN, des services de l’État, de plateformes Open data, des observatoires régionaux, … L’outil a été créé en 2018, en Auvergne-Rhône-Alpes, à l’initiative de l’agence régionale Auvergne-Rhône-Alpes Énergie Environnement (AURA-EE) et avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’ADEME. TerriSTORY® est un outil évolutif proposant régulièrement de nouvelles fonctionnalités et des mises à jour de données pour répondre au mieux aux besoins des collectivités. Depuis 2020, TerriSTORY® est un projet porté par une communauté ouverte d’acteurs publics et d’intérêt général engagés face au défi climatique afin que les données soient gérées comme un bien commun. La signature d'un accord de Consortium, aux Assises de l’énergie, en janvier 2020, a officialisé le partenariat entre les différents membres du projet. La mise en place de cette nouvelle gouvernance permet ainsi le déploiement de l’outil TerriSTORY® dans d’autres régions et favorise la mutualisation des moyens pour le développement de nouvelles fonctionnalités et la mise à disposition de données complémentaires pour chacune des régions où l’outil est déployé. Au 01/07/2021, les membres du Consortium TerriSTORY® sont : • AREC Nouvelle-Aquitaine : Agence au service de la transition énergétique des territoires en région Nouvelle-Aquitaine. • AREC Occitanie : Agence au service de la transition énergétique des territoires en région Occitanie. • AURA-EE : Agence au service de la transition énergétique et écologique des territoires en région Auvergne-Rhône-Alpes. • La Région Bretagne. • TEO : Observatoire de la transition énergétique et écologique en région Pays de la Loire. • L’Agence d’aménagement durable, d’urbanisme et d’énergie de la Corse. • Fédération Atmo France : fédère un réseau de 18 Associations Agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) qui poursuivent un objectif d’intérêt général : contribuer, aux côtés des autres acteurs nationaux, à doter la France d’un dispositif assurant la surveillance de la qualité de l’air et l’évaluation des actions visant à l’améliorer. • Réseau des agences régionales de l’énergie et de l’environnement (RARE) : fédère les agences et les structures qui agissent sur des missions d’intérêt général, dans le domaine du développement durable. • INRIA : institut national de recherche en sciences et technologies du numérique mène des recherches fondamentales et appliquées dans des domaines scientifiques de pointe comme les réseaux et la sécurité des logiciels. • RTE : gestionnaire de réseau de transport français responsable du réseau public de transport d'électricité haute tension en France métropolitaine. • ENEDIS : gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité couvrant la majorité du territoire national. • GRDF : principal distributeur de gaz naturel en France et en Europe. • GRTGaz : principal gestionnaire du réseau de transport de gaz en France. '''Le volet Mobilités''' Aujourd’hui, les partenaires du projet souhaitent développer le volet Mobilités de l’outil pour : • Accompagner les territoires dans la mise en œuvre de leur stratégie de mobilité. • Passer de l’état des lieux de la mobilité sur un territoire à une stratégie opérationnelle pour répondre aux enjeux de mobilité du territoire. Responsable d’un tiers des émissions de gaz à effets de serre en France, d’émissions de polluants et de nuisances (sonores, embouteillages), la mobilité représente un enjeu clé pour les territoires. Le volet Mobilités du commun TerriSTORY® ambitionne d’accompagner les territoires pour développer la mobilité active et réduire la part de la voiture dans les déplacements. Cela rejoint les ambitions de la stratégie Transports et Mobilité de l’ADEME qui vise à : • Comprendre et agir sur la demande et les comportements (maîtriser) • Favoriser les modes les plus économes et favorables à l’environnement (reporter) • Améliorer l’existant pour limiter son impact sur l’environnement (optimiser). Pour atteindre cet objectif, le commun TerriSTORY® intégrera un volet Mobilités. L’objectif du volet Mobilités du commun TerriSTORY® est d’aller plus loin dans l’expérience utilisateur et de l’accompagner dans la définition d’actions concrètes à mettre en place sur son territoire. Une vision synthétique des enjeux clés liés à la mobilité lui sera proposé, l’aidant à identifier les leviers pour faciliter le passage à l’action. Le volet Mobilités, que nous souhaitons intégrer dans TerriSTORY®, vise à proposer un cheminement utilisateur, depuis l’identification des enjeux de mobilité sur le territoire, via un tableau de bord personnalisé, jusqu’à l’élaboration prospective de stratégies de mobilité et de mesure des impacts des politiques envisagées. Ce commun pourra être intégré à l’ensemble des régions membres du Consortium TerriSTORY® L’ouverture du code autorisera d’autres acteurs à récupérer et adapter les modules existants permettant, à travers le choix de la licence (en cours de finalisation), un partage de ces évolutions à l’ensemble de la communauté. Une ébauche permettant de visualiser ce nouveau cheminement utilisateur vous est proposée ci-dessous, elle sera amenée à évoluer au grès des discussions avec la communauté d’acteurs intéressés par ce commun. 1) L’utilisateur cheminera de la façon suivante dans TerriSTORY® pour visualiser son territoire et définir ensuite une stratégie adaptée à ses besoins d’évolution. [[Fichier:Image7.jpg
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Marlène GENEYNE

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Territoire E+C-
Partant du constat que les activités humaines sont parvenues à un niveau mettant en question le modèle dominant consistant à prélever des ressources primaires des milieux naturels, les transformer puis rejeter les déchets dans ces milieux naturels, nous essayons de répondre à la question : comment faire mieux avec moins de ressources extraites ? Avec l’émergence de la comptabilité physique (matières et énergie) et l’analyse en cycle de vie (ACV) des activités humaines, un modèle régénératif apparait, mettant en avant la sobriété, l’efficacité et l’exploitation de ressources renouvelables, issues de récupération ou de recyclage, dans un schéma interconnecté de circuits courts et circulaires, induisant un nouveau paradigme dans les modèles de « production-consommation ». La réflexion sur la demande doit inspirer un changement plus profond sur le programme de la transformation à mettre en œuvre. Il s’agit d’engager des changements de pratiques en articulant simultanément conventions sociales, technologies et habitudes, en s’appuyant sur les références légales, morales, culturelles partagées par les parties prenantes de la communauté. Il est proposé de transposer aux territoires l’expérimentation bâtiment E+C- à partir de méthodes et d’outils favorisant la créativité et l'intelligence collective, permettant de s'emparer des choix multicritères de réduction des impacts environnementaux sur l’ensemble des fonctions du territoire et engageant la transformation négociée des activités humaines locales, en coopérant avec les autres territoires. L’idée est d’introduire une démarche expérimentale dans l’action publique, de produire des politiques par essai-erreur, d’apprendre de ces expérimentations et de partager cette connaissance. De faire de l'économie circulaire un pilier de la neutralité carbone et d’inviter les acteurs de la fabrique de la ville et des territoires à prendre en compte la maitrise des flux de matières et d’énergie avec l’ACV, de s’emparer d’un ou de plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD) en particulier (comme l’ODD#13 qui réclame de prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions), en considérant tous les autres afin de ne pas avoir de conflits et des boucles de rétroaction négative. De faire croître l’importance des rapports de réciprocité par rapport aux rapports d’échanges et d’autorité. Il s’agit de proposer une démarche opérationnelle révisant les processus d’urbanisme et d’aménagement du territoire qui accélérerait la transformation et la résilience des activités humaines sur un territoire défini : au contraire des bâtiments, une ville, un territoire peut ne pas connaître de « fin » mais des modifications, des changements plus ou moins importants, plus ou moins rapides. Ce qui nécessite que chaque individu doit en quelque sorte devenir prévisible par les autres pour que l'action collective atteigne le but attendu par tous et que les structures collectives soient conçues pour surmonter ces aléas. L’ambition politique actuelle est de transformer les relations entre l’État et les collectivités territoriales, qui partiraient des besoins et des projets locaux plutôt que d’une solution définie et administrée de manière indifférenciée. Comprendre la ville comme un système de systèmes complexes, établir des objectifs et des stratégies pour arriver à transformer la ville en une ville durable demande l’implication des acteurs de la décision, de la conception, de la fabrication et de l’usage de la ville. Coopération multi-niveaux et synchronisation à différentes échelles de temps sont donc les clés pour révéler les synergies de proximité. Utilisant les capacités de gestionnaire de « communauté énergétique », pourvu de capacités d’anticipation-réaction des flux d’énergie et de matières, mission sera donnée à cet optimisateur de favoriser efficience, flexibilité et résilience du territoire, d’y inclure les externalités, de suivre des indicateurs territoriaux et d’assurer en continu les performances environnementales, sociales et de gouvernance, en coopérant avec les autres territoires, voisins ou plus lointains. La conception d'une stratégie et/ou d'un projet commun se révèle une tâche complexe, dont la réalisation requiert l'établissement d'un processus d'interaction et de collaboration à même de faciliter la convergence des représentations des acteurs, les reconfigurations des conventions sociales, celles des technologies et saisir leurs capacités à faire évoluer les habitudes. En matière de génération d’idées, le groupe est potentiellement un espace d’expression de propriétés émergentes quand il permet la pleine expression des potentiels individuels, leur croisement, leur multiplication dans des processus « génératifs ». Mais il est aussi souvent le tombeau de l’intelligence et de la performance. La décision optimale n’est pas possible tant que les membres du groupe n’admettent pas de prendre en considération et de traiter de façon critique les informations qui vont à l’encontre de leurs préférences initiales. Les conditions de la pleine expression de l’intelligence collective sont souvent difficiles à réunir et les obstacles sont nombreux. Raisonner et « performer » ensemble est un exercice exigeant. La linéarité et le temps du projet territorial rendant difficile la participation au projet des futurs usagers et des habitants, l’intégration des usagers dans le projet lui-même et la mise en place d’un processus qui permette à l’équipe de projet de comprendre et d’anticiper leurs comportements, leurs besoins et leurs attentes est une autre face de ce défi. Le séquencement de différentes formes de participation est à combiner avec le processus de la fabrique de la ville et du territoire. A partir de la question posée qui doit être clairement énoncée, une fois le territoire concerné clairement défini, nous proposons de partir des usages à questionner et à poser à l’autorité légitime, l’objet étant de fournir des recommandations d’évolution du processus de fabrication de la ville et du territoire et l’ouvrir à une conception élargie, distribuée et globalisante. Mobilisant les connaissances en psychologie sociale et en ingénierie de projet collaboratif, la construction de la confiance mutuelle sera  au centre du premier dispositif à élaborer, en bâtissant un référentiel commun aux parties prenantes et en y intégrant les personae qui s’inscrivent dans les travaux permettant d’anticiper, d’adapter, de développer et/ou de construire des situations, produits et services futurs. De cette boîte à outils, il faut en articuler différents éléments et les ajuster pour obtenir une méthode adaptée à la problématique soulevée, au capital matériel et social du territoire. Les objectifs et les stratégies associées seront alors définis collectivement et mis en œuvre à partir des engagements pris par la communauté d’y contribuer, tous jouant au même jeu avec les mêmes règles. Ces expérimentations seront nos objets d’étude au long cours de ce projet d’innovation ouverte : l’analyse du cadre d’émergence et des modes de pilotage de communauté permettant leur développement, en considérant le niveau de satisfaction des citoyens-usagers obtenu dans la durée. Le document, détaillant le cadre et le modèle proposé du projet de recherche-action d'expérimentation "Territoire E+C-", issu de travaux collectifs, est disponible en "open source". L'un des principes est qu'il est librement exploitable en citant la source. Un autre est qu'il est diffusable selon les mêmes modalités (principe de "contamination" de la licence libre). Il est en format modifiable afin que chaque contributeur puisse l'améliorer, l'enrichir et mieux se l'approprier. C'est dans cet esprit que je souhaiterais, dans un premier temps, recueillir vos retours. Envie d'en savoir plus, d'aller plus loin ? [Mailto:contact@tomaro.fr envoyez un courriel]
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Jacques NOEL

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Théorie Relative de la Monnaie (TRM)
La Théorie Relative de la Monnaie (TRM) est la théorie à la base de la [[monnaie libre]]. Cette page de wiki n'est PAS un projet, mais documente des éléments nécessaires à la compréhension du ''commun'' qu'est la monnaie libre ğ1. Nous proposons ci-dessous une présentation résumée de la TRM. Pour plus de détails, consulter notre wiki interne https://duniter.fr/wiki/monnaie-libre/. === Introduction === La monnaie est un outil fondamental pour l'organisation de sociétés à grande échelle. Si l'on peut s'en passer à échelle locale car tout le monde se connaît (économie de don, S.E.L, ...), elle devient quasi indispensable dès qu'il s'agit de faire confiance à une personne extérieure à la communauté. Chaque unité de monnaie est nécessairement créée à un moment, opération nommée création monétaire, et optionnellement détruite, c'est la destruction monétaire. Aujourd'hui, le cycle de vie monétaire est essentiellement privatisé. Les banques de crédit sont maîtres de ce processus, ce qui introduit de fortes inégalités. L'accès au crédit est en effet réservé à ceux qui arrivent à susciter la confiance du banquier (souvent des hommes vieux et blancs). La TRM pose la question suivante : « ''existe-t-il une manière de créer la monnaie qui n'introduise pas d'inégalités entre les individus ?'' » et y répond de manière positive comme nous allons le voir par la suite. === Création monétaire égalitaire === On appelle '''dividende universel''' la part individuelle d'une création monétaire régulière proportionnelle à la masse monétaire totale également répartie entre tous les individus de la zone monétaire (les utilisateurs de la monnaie). Le résultat principal de la TRM est qu'une monnaie égalitaire est nécessairement créée sur la base d'un dividende universel. Pour le dire plus simplement, chaque individu voit son compte crédité tous les jours d'une somme égale à tous les autres en proportion fixe de la monnaie déjà créée. Une '''monnaie libre''' est par définition une monnaie à dividende universel. Une monnaie libre n'introduit donc pas d'inégalités entre les individus du point de vue de la création monétaire contrairement à une monnaie ''non libre''. En effet, en euros, plus l'on est proche des banques, plus on est avantagé par rapport à la création monétaire. En Bitcoin, ceux qui ont les plus grosses machines sont avantagés, ce qui résulte en une course à la puissance. === Conséquences d'une monnaie libre === Pour financer un projet en euros, il est souvent nécessaire de se rapprocher des centres de création monétaire et de se conformer à leurs critères. En monnaie libre, au contraire, le pouvoir de création monétaire est distribué entre tous les citoyens de manière '''intrinsèquement démocratique'''. Un projet qui n'obtient pas le consentement du peuple aura du mal à se financer sur base de création monétaire. Indépendamment de tout mécanisme de redistribution, la création monétaire distribuée réduit mécaniquement les inégalités. Imaginons l'exemple suivant : * situation initiale A : 10€, B : 10€, C : 50€, C possède '''cinq fois plus''' que A et B * création monétaire, on crée 10€ de monnaie pour chacun * situation finale A : 20€, B : 20€, C : 60€, sans rien enlever à C, il possède maintenant '''trois fois plus''' que A et B Cet effet de réduction mécanique des inégalités a un effet positif sur la société sans pour autant introduire de sentiment d'injustice. Une monnaie libre permet de '''financer ce qui n'est pas rentable''' d'un point de vue comptable. En effet, contrairement à un crédit qui nécessite remboursement et destruction monétaire, la monnaie libre une fois créée n'est pas détruite et peut circuler librement. Une monnaie libre est donc adaptée à financer l'éducation, la santé, la recherche... tout ce qui n'est pas jugé rentable par les règles comptables. D'un point de vue géographique, les zones peu peuplées ont très difficilement accès au crédit car elles sont souvent plus pauvres et ne correspondent pas aux critères des banques. En monnaie libre, chaque humain porte sa part de création monétaire avec lui. Cela facilite donc l'ancrage au territoire rural. On observe par l'expérimentation sociale que des règles du jeu égalitaires favorisent les comportements de coopération par rapport aux comportements de compétition, contrairement à des règles du jeu stressantes et inégalitaires. Ce changement induit de comportement a des effets positifs que nous sommes encore en train d'étudier. === Conclusion : la monnaie libre comme commun === La monnaie d'aujourd'hui est un élément de contrôle extrêmement puissant et pernicieux du capitalisme sur nos vies avec des conséquences catastrophiques sur notre planète et l'humanité qui l'habite. Si l'on veut faire de la monnaie un commun, c'est-à-dire une ressource partagée gérée par une communauté, il est évident que l'on doit adopter une création monétaire libre. Reste à définir la forme et les méthodes de gouvernance, pour cela, la lecture est à poursuivre sur les pages [[monnaie libre]] et [[duniter]].
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Cyril Libert

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Thésaurus
D'après [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9saurus_documentaire wikipédia], un thésaurus, thésaurus de descripteurs ou thésaurus documentaire, est une liste organisée de termes contrôlés et normalisés (descripteurs et non descripteurs) représentant les concepts d'un domaine de la connaissance. C'est un langage contrôlé utilisé pour l'indexation de documents et la recherche de ressources documentaires dans des applications informatiques spécialisées. Les thésaurus sont donc une catégorie de langages documentaires parmi d'autres. Les termes (dans l'exemple ci-contre : véhicule, navire, etc.) sont reliés entre eux par des relations de synonymie (terme équivalent), de hiérarchie (terme générique et terme spécifique) et d'association (terme associé) ; chaque terme appartient à une catégorie ou domaine. Pour le sujet de la Résilience des Territoires, une base documentaire de plusieurs centaines d'ouvrage et document a été compilé. L’index par mot-clé est maintenant en ligne : [http://www.numapresse.org/divers/resilience_platform/query_keyword.php Lien vers l'outil]. Cela reprend les termes du thésaurus attestés dans le corpus. La requête redirige sur un tableau avec les références où les occurrences sont les plus élevées en premier. Le tableau donne aussi la liste des pages concernées avec un hyperlien ce qui permet de rapidement naviguer vers les pages concernées. Ce travail a permis de définir les [https://wiki.resilience-territoire.ademe.fr/wiki/Attribut:Theme thèmes] utilisés dans ce wiki pour chaque page.
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gabriel Plassat

Carte des recits.jpeg
Unlimited Stories
Ce commun numérique libre a été pensé et co-produit par les autorités politiques et les fonctionnaires de la commune d'ANIÈRES en Suisse (2500 habitants), des habitants contributeurs et le laboratoire HOST. L'initiative vient du souhait de la commune de rapprocher les habitants au plus fort du semi-confinement en avril 202. Alors que la distanciation physique et les angoisses dues au Covid19 étaient au maximum, le besoin de partager rapidement le récit d'action de solidarités menées par des bénévoles dans le village et pratiquement inconnues de tous semblait nécessaire pour réchauffer une atmosphère plombée. Trois itérations d'un mois chacune ont permis de développer le prototype par itération, avril, mai et juin, les habitants étant autant producteurs de récits que beta-testeurs de la plateforme. Tout s'est fait à distance par visioconférence entre le canton de Genève, Lyon, Paris et Bruxelles, depuis la charte de la carte des récits jusqu'aux différents protocoles d'implémentation des récits. Le code du prototype est sur Git-Lab, et la version beta sera développé au premier semestre 2020. Les récits sont libres et parcours autant l'histoire du territoire que les projets à venir, autant l'urbanisme que la protections de la biodiversité. Alors que pour les raisons explicitées plus haut la dimension numérique était la seule disponible au départ, les récits sont aujourd'hui accessibles par différents vecteurs (affiches, cartels avec QR codes) sur le territoire même, comme si la carte des récits s'étaient dépliée pour illustrer le fait que par moment, la carte est le territoire. L'émancipation totale du numérique se produit quand les auteurs de récits organisent des parcours, de récits en récits, dans le territoire... donnant envie à certain de créer ou d'hybrider de nouveaux récits, de faire connaitre par exemple les projets portés par les requérants d'asile érythréens de l'Hospice Général .
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Alain Renk

Espace verts du futur.jpg
Vers des espaces verts résilients et inclusifs : Quelles opportunités d’emplois pour les entreprises adaptées dans le territoire des Hauts de France à l’horizon 2025/2030 ?
Le secteur de l’aménagement et de l’entretien des espaces verts est fortement représenté au sein du secteur adapté : 38 % des EA au niveau national développent des prestations de services dans ce domaine. Les espaces verts sont encore plus présents dans le territoire des Hauts de France qui compte au total 70 entreprises adaptées, dont près de 60 % sont positionnées sur des activités d’aménagement et d’entretien des espaces verts. Il s’agit donc d’un secteur pourvoyeur d’emplois pour les personnes en situation de handicap. '''Les entreprises adaptées, en tant d’acteurs engagés dans les territoires, peuvent '''apporter leur contribution pour trouver des solutions face au double enjeu du''' '''changement climatique et de l’inclusion des personnes en situation de handicap, solutions fondées sur la nature'''''. Le projet vise à mener une étude-action permettant de faire évoluer leur offre de services dans le domaine de l'aménagement et de l'entretien des espaces verts, afin de contribuer à la création "d'espaces verts du futur", espaces communs résilients et inclusifs. A travers cette nouvelle offre de services, elles pourront sensibiliser et accompagner leurs clients publics et privés vers une meilleure gestion de leurs espaces verts, le développement d’une agriculture (urbaine) durable, et l’amélioration des chaînes de valeur pouvant promouvoir une conversion à la gestion durable des ressources naturelles et à la réhabilitation des écosystèmes dégradés, tout en créant des emplois accessibles aux personnes en situation de handicap.
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Pascale ODOUX

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WIKLIMAT
WIKLIMAT ouvre en juillet 2013, inspiré par l'expérience WIKHYDRO, cette plate-forme collaborative développée par le CEREMA dans le cadre du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC) permet à chacun de se documenter sur les initiatives françaises en matière d'adaptation au changement climatique et à chaque acteur de partager avec le plus grand nombre son expérience et ses réalisations. Pendant la phase de mise au point et de stabilisation de la plate-forme, l'alimentation est principalement assurée par les services de l'Etat et les établissements publics. L'alimentation pourra être élargie dans un second temps. WIKLIMAT est une plate-forme de partage des connaissances entre les acteurs de l'adaptation au changement climatique. WIKLIMAT a vocation de faciliter le partage de connaissances et de savoirs-faire issues des multiples métiers. Chaque fiche de présentation de réalisation est susceptible d'être consultée par les trois entrées : "Enjeux", "Milieux" et "Territoires". La catégorie "Savoirs / Acteurs" permet d'identifier les principaux organismes intervenants dans le domaine de l'adaptation en appui des fiches de présentation. Grâce à l'outil Géoportail de l'IGN, chaque présentation d'action indique sa localisation afin de favoriser la lecture territoriale de WIKLIMAT. Les objectifs de WIKLIMAT : * créer dispositif décentralisé de recueil de corpus commun de connaissances sur l'adaptation * faciliter une diffusion large et rapide des nouvelles idées, des concepts innovants en matière d'adaptation * capitaliser les connaissances des métiers traditionnels en assurant leur transfert des anciens aux plus jeunes * mettre à disposition des acteurs de la formation et de l'enseignement des illustrations concrètes actualisées Les contributeurs de WIKLIMAT : * les agents des établissements publics opérant dans le domaine de l'adaptation au changement climatique * les agents des services déconcentrés de l'Etat * les pilotes des fiches thématiques du Plan national d'adaptation au changement climatique * les collectivités et observatoires territoriaux * les bureaux d'études et les entreprises * les associations et organisations non gouvernementales Pour créer une fiche dans WIKLIMAT il faut : * demander la création d'un compte (contact : onerc@developpement-durable.gouv.fr) * respecter les termes de la charte de WIKLIMAT * consulter le tutoriel de WIKLIMAT
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Gabriel Plassat

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Wikhydro
Ce wiki est actif; Il contient notamment un Dictionnaire encyclopédique de l’hydrologie urbaine et de l’assainissement : Pour une gestion durable de l’eau et de la ville Ce Dictionnaire encyclopédique en ligne est rédigé avec le soutien et la participation de l’association Eurydice 92. Bernard Chocat assure la synthèse de la rédaction. Il reprend et met à jour les définitions proposées dans l’encyclopédie de « l’hydrologie urbaine et de l’assainissement » publiée en 1997 aux éditions Tec et Doc de Lavoisier ; il intègre également les définitions du glossaire international de l’IWA (B.Ellis, B.Chocat, S.Fujita, W.Rauch et J.Marsalek : « Urban drainage : a multilingual glossary ») publié en 2004 ; enfin il s’enrichit d’un grand nombre de nouveaux termes et de nouveaux concepts et propose de nombreux liens vers des sites web de référence, en particulier pour approfondir les concepts correspondant à des domaines connexes (écologie, hydrologie générale, chimie, toxicologie, réglementation, etc.). Il comprend plus de 2 000 entrées. A chaque mot est associée sa traduction en anglais. Les mots choisis appartiennent à 5 familles différentes : * Des mots techniques précis spécifiques aux domaines de l’hydrologie ou de l’assainissement ; ces mots font l’objet d’une définition courte ou moyenne. * Des mots techniques précis spécifiques à des domaines connexes et susceptibles d’être rencontrés dans le domaine de l’hydrologie ou de l’assainissement : ces mots font l’objet d’une définition courte, éventuellement complétée par des éléments de contexte. * Des mots du langage courant (ou des domaines connexes) ayant un sens particulier précis en hydrologie ou en assainissement : ces mots font l’objet d’une définition courte, systématiquement complétée par des éléments de contexte et commençant par « dans le domaine de …. » * Des notions complexes du langage courant (ou des domaines connexes) nécessitant une explicitation par rapport aux problèmes posés par l’hydrologie ou par l’assainissement ; ces mots font l’objet d’un développement moyen détaillant essentiellement ce qui est spécifique aux domaines de l’hydrologie ou de l’assainissement et en général d’un renvoi vers une référence plus détaillée. * Enfin, des notions complexes spécifiques aux domaines de l’hydrologie urbaine ou de l’assainissement et qui constituent le cœur du sujet traité ; ces mots font l’objet d’un développement moyen et pour certains d’entre eux d’un développement long. Les mots précédés du sigle de l'association Eurydice sont des mots qui ont fait l'objet de débats approfondis au sein de l'association pour parvenir à un texte consensuel dans lequel parfois plusieurs points de vue peuvent être argumentés. Les mots sont accessibles par ordre alphabétique et également classés par thèmes et sous-thèmes (nota : on parle de "catégories" et "sous-catégories" dans le langage de Wikhydro). Une version actualisée a été mise en ligne en juin 2020. Cette version reste bien évidemment imparfaite et incomplète. En particulier certains mots, dits "en chantier" méritent des développements plus importants ou sont en cours d'écriture. Elle sera progressivement étendue et améliorée au fil du temps. Chacun peut d’ailleurs apporter sa contribution en envoyant ses remarques ou commentaires à : Bernard.chocat@insa-lyon.fr.
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Gabriel Plassat

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