SITI : Différence entre versions

De Resilience Territoire
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'''2- Plateformes métiers'''
 
'''2- Plateformes métiers'''
* '''Bio-Scène :''' Propose une expérience immersive et contributive au sein des territoires, à travers une approche transmedia et des modèles pédagogiques participatifs.
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* '''Bio-Scène :''' Propose une expérience immersive et contributive au sein des territoires, à travers une approche transmedia et des modèles pédagogiques contributifs et participatifs.
 
* '''Transiscope :''' Cartographie des initiatives de la transition, agrégeant plus de 30 sources de données et environ 30 000 initiatives à l’échelle nationale.
 
* '''Transiscope :''' Cartographie des initiatives de la transition, agrégeant plus de 30 sources de données et environ 30 000 initiatives à l’échelle nationale.
 
* '''Les Chemins de la Transition :''' Propose des parcours de formation autour des enjeux et des métiers de la transition.
 
* '''Les Chemins de la Transition :''' Propose des parcours de formation autour des enjeux et des métiers de la transition.

Version du 30 avril 2021 à 15:27


Concevoir et expérimenter des systèmes d’informations territoriaux décentralisés, interopérables, coopératifs immersifs et incarnés au service de la résilience des territoires

Echanger, Poser des questions

Description : Le numérique peut-il accompagner la nécessaire transformation de nos modes de vie, d’organisation, de production, d’échange et de consommation ? Comment le mobiliser au mieux afin d’accompagner les acteurs publics, privés et citoyens dans la mise en œuvre de stratégies de résilience à l’échelle des territoires ?

Sur 2 territoires d’expérimentation de typologies variées (rural, urbain), les acteurs de SITI proposent de concevoir et d’expérimenter des systèmes d’information territoriaux en biens communs (nommés SIT dans la suite du document), dans l’objectif d’accompagner le développement de démarches coopératives de résilience territoriale.

Ces SIT pourront être appréhendés à la manière d’un jeu de légos : nous poserons une plaque verte sur chaque territoire. Sur chacune des plaques vertes, différents producteurs de logiciels libres et interopérables seront invités à positionner des légos (les briques logicielles) et à les interconnecter entre eux.

Sur la base de ces SIT, des facilitateurs territoriaux recrutés par les partenaires locaux du projet, accompagneront les acteurs de chaque territoire dans l’appropriation de ces outils. Ces outils seront vecteurs de nombreuses potentialités en termes de résilience territoriale.

SITI mettra en œuvre une approche basée sur les usages. L'expérimentation sur les 2 territoires pilotes sera basée sur la mise en œuvre de méthodes d'expression du besoin et d'appropriation progressive des SIT par les habitants et acteurs du territoire (approche AMU). Ce processus permettra l'ancrage territorial du dispositif SIT. Ses spécificités seront co-définies avec les parties prenantes, et sa mise en place adaptée faisant corps avec les besoins du territoire et ses enjeux de résilience.

Annexe technique à la description générale

La plaque verte

La plaque verte de Siti est un socle sur lequel de nombreuses applications vont pouvoir se “plugger”. Ce socle est immatériel : Il est constitué de protocoles et de standards jouant le rôle des connecteurs (mâle et femelle) que l’on trouve sur les plaques vertes et les légos. Ces protocoles et ces standards vont permettre à chacune des applications de se plugger sur le socle de Siti et de s’interconnecter ensemble, en assurant “l'interopérabilité” des différentes pièces du système.

Ces protocoles et ces standards ont pour noms de code : Web sémantique, SOcial LInked Data (SOLID), ActivityPub, Open Street Map.

Ils concernent :

  • Le formatage des données au standard RDF et au standard OSM ;
  • L’usage de vocabulaires communs (également appelés ontologies) ;
  • Le partage de données et de notifications par le biais d’API normalisées ;
  • L’identification, l’authentification et les contrôles d’accès.

Ils sont définis pour la plupart d’entre eux par le World Wide Web consortium (W3C) et l’Internet Engineering Task Force (IETF).

Les légos

1- Solutions logicielles

  • SemApps / Archipel : Application conçue pour éditer / modifier / parcourir aisément des bases de connaissances communautaires.
  • Startin’Blox & Hubl : Bibliothèque de composants fonctionnels interconnectables respectant les standards du web sémantique.
  • Peertube : Plateforme de streaming vidéo et de live streaming analogue à Youtube.
  • Mobilizon : Plateforme de partage d'événements et de mobilisation citoyenne.
  • Par Le Peuple : Plateforme permettant de déployer des réseaux sociaux communautaires.
  • Login.lescommuns.org & France Connect : Service d’identification et d’authentification.
  • Etc…

2- Plateformes métiers

  • Bio-Scène : Propose une expérience immersive et contributive au sein des territoires, à travers une approche transmedia et des modèles pédagogiques contributifs et participatifs.
  • Transiscope : Cartographie des initiatives de la transition, agrégeant plus de 30 sources de données et environ 30 000 initiatives à l’échelle nationale.
  • Les Chemins de la Transition : Propose des parcours de formation autour des enjeux et des métiers de la transition.
  • Coop circuits : Propose une place de marché open-source et décentralisée à destination des consommateurs et producteurs des circuits-courts alimentaires.
  • Etc…

3- Données / informations / connaissances Les SIT reposeront sur la création de bases de connaissances sémantiques, coopératives / contributives / participatives permettant de documenter un certain nombre de “choses”, parmi lesquelles :

  • Acteurs (Individus, organisations, écosystèmes).
  • Activités (projets, événements, chantiers).
  • Idées (propositions, débats).
  • Ressources (biens, services, compétences).
  • Lieux.
  • Thèmes, enjeux, finalités …

L’usage des technologies et standards du web sémantique nous permettra en outre de qualifier les liens entre ces “choses”, par exemple :

  • Tel Acteur est impliqué dans telle Activité.
  • Tel Projet a besoin de telle Ressource.
  • Tel acteur, telle activité, telle idée poursuivent telle finalité.

Ces bases de connaissances seront constituées de données brutes mais néanmoins hautement structurées, et facilement (ré)utilisables. Elles seront interconnectées à une diversité de plateformes, d’interfaces, de fonctionnalités et de services métiers, qui ensemble formeront les systèmes d’information territoriaux.

4- Sources de données - Via le bus sémantique ou tout autre ETL / Bus / système. - Plateformes des acteurs des territoires d’expérimentation.

  - Collectivités.
  - Associations.
  - Entreprises.
  - Blogs de particuliers.

- Plateformes institutionnelles

  - https://api.gouv.fr/ 
  - https://datagir.ademe.fr/ 
  - https://territoires-en-commun.fr/ 
  - Etc.

Organisations utilisatrice ou intéressée par utiliser la ressource : Archipels en Symbiose, Assemblée Virtuelle, CECSY, Crisalim, EcoRhizo, Fabrique des transitions de Lyon et ses régions, Franck BOUTTE Consultants, La Coop des Territoires, Les Chemins de la Transition, Les Localos, Solucracy, Transiscope, Universite Colibris

Contributeurs : Gabri, Guillaume av, Pmacquet

Défi auquel répond la ressource : 1- Connaissances - Ressources

Autre commun proche : Bio-Scène - Réseau coopératif, CRISALIM, Communecter, GREZI, Méthode Solucracy, OSM Data, Open Data ADEME, Open Data Gouv, Riposte Créative Territoriale, SemApps

Richesse recherchée : Cas d'usages, Financement, Conseil Expertise, Expérimentation, Contributeur - Communauté

Compétences recherchée : Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Infrastructure, Anticipation/Veille, Anticipation/Indicateur, Anticipation/Prospective, Regénération/Innovation

Communauté d'intérêt : Filières en Communs, Les Jardinier·e·s du Nous, Riposte alimentaire

Type de licence ? Creative Commons, GNU Affero General Public License

Niveau de développement : Présérie

Cloud / Fichiers : https://docs.google.com/document/d/1EcTATWoPAYYkFlsQzcjCo-cG1__gB9w0bNBaCDlFYQs/edit?usp=sharing

SITI(1).png

Tags : systèmes d'information, Transition, Base de données, Démocratie Contributive, Economie régénérative, Recherche-Actions-Contributives

Catégories : Logiciel, Données, Connaissance

Thème : Général, Vulnérabilités, Facteurs de résilience, Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Culture, Facteurs de résilience/Economie, Facteurs de résilience/Infrastructure, Facteurs de résilience/Instruments, Facteurs de résilience/Urbanisme, Facteurs de résilience/Agriculture, Gestion de crise, Regénération, Regénération/Reconstruction, Regénération/Innovation

Candidat Appel à Communs : candidat

Référent ADEME : Gabriel.plassat

Référent du commun : Guillaume av


Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs : candidat

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience : 100000

1.Détails du Financement :

  • ⅓ pour le déploiement, l’adaptation et la maintenance sur un an des différents outils numériques : Il s’agira d’offres partenariales en direction des différents producteurs. Elles prendront la forme de prestations.
  • ⅓ pour la mise en interopérabilité des services numériques entre eux via le recrutement d’un coordinateur à temps partiel et la sollicitation de plusieurs prestations auprès d’experts métiers.
  • ⅓ pour la mise en place de l’animation territoriale, de la gouvernance partagée et le recrutement de 2 facilitateurs territoriaux. Un quart de leur temps sera dédié à la coordination globale du projet

Les cofinancements seront mobilisés auprès d’acteurs institutionnels et d’acteurs publics, privés et citoyens des territoires concernés, via la plateforme Open Collective notamment.

2.Détails Résilience et Territoire :

Objectifs du projet

  • Documenter, cartographier de manière coopérative, à travers une approche vivante et incarnée, les points d’intérêts du territoire, les dynamiques à l'œuvre, les enjeux, les potentiels et les besoins des parties prenantes auxquels l'implémentation de SITI pourrait répondre. Il s’agira dans cette perspective de démocratiser les notions de chantiers numériques participatifs ou de contribution participative aux communs de la connaissance.
  • Favoriser le développement de liaisons, articulations, solidarités, implications, imbrications, interdépendances entre projets, acteurs, idées et ressources au sein de chaque territoire et entre les territoires.
  • Faciliter la coopération entre acteurs, l’amorçage, la structuration et la mise en oeuvre de leurs projets par la création d’environnements “stigmergiques”.
  • Donner à voir, communiquer, vulgariser, médiatiser pour rendre la transition attractive, désirable et appropriable par le plus grand nombre et embarquer un maximum d’acteurs à l’échelon local, dans une logique d’encapacitation des acteurs publics, privés et citoyens des territoires.
  • Développer la participation citoyenne à la résilience territoriale, en valorisant les initiatives et les contributions locales en tant que communs territoriaux.


Territoires d'expérimentation

  • Pays du Bocage, Orne, Normandie : Une dizaine d’organisations pressenties pour être partenaires, une dizaine de contributeurs au projet présents sur le territoire, plus de 500 acteurs publics, privés, citoyens rencontrés, une dizaine de projets de résilience territoriale en cours de développement dont plusieurs projets numériques basés sur SemApps. Plusieurs partenariats sont engagés avec les collectivités territoriales.
  • Compiègne, Oise, Hauts de France : Une dizaine d’organisations pressenties pour être partenaires. Plusieurs contributeurs au projet présents sur le territoire investis depuis nombreuses années au sein de collectifs locaux et de projets de résilience territoriale. Compiègne a par ailleurs la chance de se voir habitée par des acteurs importants du projet. Des échanges sont en cours avec les institutionnels, élus et agents territoriaux de la Communauté des Communes du Pays de Valois.


Lien avec le défi Connaissances Ressources

Le consortium réunit de nombreux producteurs de logiciels libres et interopérables au service de la transition.

Le premier volet du projet de SITI consiste à doter les territoires d’expérimentation d’outils novateurs permettant de “répertorier, rendre accessibles à tous et manipulables (par des personnes et des machines) des ressources avec des licences ouvertes”.

SITI permettra notamment de répertorier, relier et mettre en visibilité les “connaissances, formations, expérimentations, initiatives, compétences”. Ceci de manière coopérative afin que “tous les types d'acteurs [puissent] utiliser et produire ces ressources”. Via des outils rendus “interopérables” par l’utilisation de “standards et de protocoles ouverts” afin de permettre le développement d’archipels de plateformes et de communautés en symbiose.

Un outil numérique n’ayant d’intérêt qu’à travers les usages qu’il rend possible et les besoins auxquels il répond.

Le second volet de SITI consistera donc en un accompagnement des acteurs des territoires dans l’exploration de ses potentialités :

Il s’agira par exemple :

  • De favoriser le développement de pratiques de documentation coopératives via des supports multimédia ;
  • De cartographier les projets, acteurs, idées et richesses du territoire ;
  • De faciliter l’appropriation de ces bases de connaissances coopératives via un travail sur l’expérience utilisateur de ces bases de connaissances (accessibilité, qualité, gamification) ;
  • D’accompagner le développement d’usages concrets autour des SIT : Balades immersives à la découverte des richesses du territoire, en présentiel ou en virtuel ; Accompagnement et support à la mise en œuvre d’ateliers pédagogiques, de chantiers participatifs, de processus multi-acteurs, de parcours d’apprentissage et de formation.


Impact du commun sur la résilience

SITI se situe dans une perspective d'encapacitation (empowerment) et de mise en réseau des acteurs de la résilience territoriale, par la mise à disposition d'outils numériques aux usages novateurs (permettant par exemple d'apprivoiser la complexité de façon ludique et sensorielle). Dotés de nombreuses fonctionnalités, ils seront par ailleurs interopérables entre eux afin de favoriser la création d'archipels de plateformes et de communautés, autonomes et reliées.

Ce faisant, SITI propose de contribuer à la mise en lumière des enjeux, et à l’activation des potentiels et opportunités présents ou latents sur le territoire. Ainsi qu’à la mise en systèmes des dynamiques de transition sur les territoires et entre les territoires.

En d'autres termes, l'enjeu est d'amorcer le développement d'un.e base de connaissance / plateforme contributive / réseau social, à la fois décentralisé.e / local.e et fédéré.e / global.e, pour relever les défis de la transition (donc multi et transcalaire). En relocalisant les systèmes d'information, leur hébergement et leur développement, nous donnons en outre la possibilité aux acteurs territoriaux de se réapproprier la maîtrise de leurs données et de leurs outils, avec la possibilité de guider le développement de ces derniers au regard des problématiques spécifiques à leur contexte.

Nota Bene Le sujet du hardware n’est pas pris en compte dans le cadre de cette réponse. Néanmoins nous pouvons imaginer que la création de systèmes d’information territoriaux sera de nature à créer des effets d’opportunité pour les territoires concernés, lesquels pourraient songer à se réapproprier physiquement l'hébergement des services et des données, via le déploiement de datacenters mutualisés au niveau local. En relocalisant l’hébergement des services et des données à proximité de leurs producteurs / consommateurs, ces datacenters locaux pourraient contribuer à une meilleure efficience énergétique des infrastructures numériques. Celles-ci pourraient en outre être alimentées par des sources d’énergies renouvelables produites localement. Les SIT pourraient ainsi contribuer à générer de nouvelles richesses sur les territoires, basées sur le développement d’économies circulaires de la donnée.

3.Détails Impacts environnementaux :

Au sens étymologique, l'in(-)formation est ce qui donne une forme à l'esprit. Que celle-ci change et ce sont nos imaginaires, nos raisonnements, nos comportements qui s’en trouvent modifiés.

Au sens physique et biologique, elle constitue le principe organisateur de la complexité. L’information est le moyen par lequel les organismes se structurent. C’est également à travers elle, que nous pouvons envisager de faire évoluer nos modes de production, nos infrastructures, nos réseaux, nos organisations.

Sur le plan mathématique, l'équation par laquelle Claude Shannon définit l'information est la même, en sens inverse, que celle de Boltzmann-Gibbs définissant l'entropie, réalité à ce point surprenante qu’elle fera dire à Michel Serres : « Que l'entropie soit liée à l'information est la plus grande découverte de l'histoire, en théorie de la connaissance et en théorie de la matière.»

L’hypothèse est donc la suivante : Si l’entropie est notre problème, l’information est la solution. C’est en in-formant différemment la diversité de nos systèmes (cognitifs, techniques, culturels, politiques, productifs, économiques ...) que nous parviendrons à les trans-former.

4.Synthèse du projet de Commun :

Expérience du porteur de Commun dans le domaine

L'Assemblée Virtuelle porte ce commun. Investie depuis 10 ans autour de ces sujets, elle co-produit des projets en Commun tels que Transiscope, Data Food Consortium, Les Chemins de la Transition, SemApps ...


Informations liées au Commun et au problème identifié

Les systèmes d'informations numériques peuvent-il accompagner la nécessaire transformation de nos modes de vie, d’organisation, de production, d’échange et de consommation ? Comment les mobiliser au mieux afin d’accompagner les acteurs publics, privés et citoyens dans la mise en œuvre de stratégies de résilience à l’échelle des territoires ?

Wikipedia définit les systèmes d'information (SI) comme des “ensembles organisés de ressources qui permettent de collecter, stocker, traiter et distribuer de l'information [...]. Il s'agit de systèmes socio-techniques composés de deux sous-systèmes, l'un social et l'autre technique. Le sous-système social est composé de la structure organisationnelle et des personnes liées au SI. Le sous-système technique est composé des technologies (hardware, software et équipements de télécommunication) et des processus d'affaires concernés par le SI”.

Sur chacun des territoires d’expérimentation, SITI vise le développement de systèmes d’information :

  • dont la structure technique reposera notamment sur les protocoles et standards ouverts du web sémantique afin d'assurer l'interopérabilité des solutions déployées ;
  • dont la structure organisationnelle sera guidée par les principes, méthodologies et processus qui régissent les (biens) communs.


Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)

1- A 3 mois

  • - Recrutement de l’équipe projet.
  • - Organisation de rencontres avec les acteurs publics, privés et citoyens de chaque territoire d’expérimentation afin de leur présenter le projet et de leur proposer de rejoindre la dynamique.
  • - Analyse contextuelle des attentes et besoins de parties prenantes locales, des ressources et faiblesse du territoire d'expérimentation.
  • - Co-construction avec les parties prenantes de la gouvernance de chacun des SITI et du projet dans sa globalité.
  • - Co-construction de la feuille de route stratégique sur les 12 premiers mois (SITI ayant vocation à perdurer à l’issue du financement). Mise en place d'un Cahier de Conception Détaillée (CCD) pour engager la première phase de développement technique.
  • - Esquisse d’une vision prospective et stratégique à l’horizon 2025.
  • - Recherche de cofinancements nécessaires pour la première année et de nouveaux partenaires
  • - Mise en place de la "plaque verte" et des différentes solutions et plateformes logicielles qui constitueront l’environnement technique SITI.
  • - Accueil des premiers utilisateurs des SIT.
  • - V0 de la refonte de Bio-scène.

2- A 6 mois

  • Mise en interopérabilité de tout ou partie des outils numériques.
  • Acquisition de données en provenance de sources externes (issues principalement des acteurs des territoires, de la galaxie Open Data et des partenaires).
  • Organisation d’événements sur les territoires d'expérimentation afin de faire connaître SITI.
  • Intégration de nouvelles fonctionnalités sur les outils numériques :
  - V1 de la refonte de Bio-Scène.
  - Planification stratégique à moyen et long-terme.
  - Recherche de financements pour assurer la pérennité du projet.
  • Bilan intermédiaire du projet.

3- A 9 mois

  • Achèvement (si ce n’est déjà fait) de la mise en interopérabilité des outils numériques.
  • Acquisition de données en provenance de sources externes (issues principalement des acteurs des territoires, de la galaxie Open Data et des partenaires).
  • Organisation d’événements sur les territoires d'expérimentation afin de faire connaître SITI.
  • Intégration de nouvelles fonctionnalités sur les outils numériques.
  • V1 de la refonte de Bio-Scène, transfert des données existantes dans Bio-Scène et reconstitutions des différents contenus dans SITI, notamment en phase 1 les 23.500 médias de la collection et les premiers parcours-web interactifs.
  • Bilan intermédiaire du projet. Planification stratégique à moyen et long-terme.
  • Recherche de financements pour assurer la pérennité du projet.
  • Organisation d’événements sur les territoires d'expérimentation afin de faire connaître SITI.

A 12 mois

  • Organisation d’événements sur les territoires d'expérimentation afin de faire connaître SITI.
  • Intégration de nouvelles fonctionnalités sur les outils numériques.
  • Bilan du projet.
  • Mise en place de la suite du projet.
  • Essaimage de SITI sur de nouveaux territoires.


Taille de la communauté de contributeurs et d'utilisateurs impliquée

  • Une vingtaine d’acteurs locaux répartis sur les 2 territoires, une dizaine de producteurs de logiciels libres et interopérables, parmi lesquels Framasoft, Wikimedia Foundation, et Open Street Map (discussions en cours).
  • Une vingtaine de contributeurs impliqués sur la mise en œuvre opérationnelle du projet.
  • Plusieurs dizaines de milliers de bénéficiaires attendus.


Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience

Le budget est conséquent mais en cohérence avec l'ambition du projet. Nous le considérons comme un budget d’amorçage que nous viendrons compléter via des capacités d’autofinancement que nous irons chercher dans le cadre de ce projet et de ses futurs déploiements. Nous livrons ci-dessous quelques éléments permettant de considérer la valeur du projet au regard de son coût :


Un projet construit sur la base de dynamiques enracinées et puissantes

En premier lieu, la logique du conglomérat coopératif (avec toutes les expertises d’usages qui vont nourrir la démarche SITI) constituera un apport substantiel pour assurer les fondations techniques ainsi que le socle culturel, social et organisationnel de SITI, tout en consolidant dès le départ du projet un modèle économique sur la logique des communs. Cet apport pourra se chiffrer à la fois en termes monétaires, selon les indicateurs actuels, mais également se comptabiliser en termes non-monétaires (Richesses Humaines, création de liens sociaux par des modes coopératifs, création de dynamiques et d’activités directement liées à la résilience des territoires).


SITI capitalisera sur les expériences plurielles apportées par chacun des membres associés à son lancement :

  • L’Assemblée Virtuelle existe depuis 10 ans, le réseau est grandissant. Il regroupe des individus et des organisations qui agissent en synergie et dans des logiques de coopération. La confiance cultivée entre ses membres et partenaires se symbolise aujourd’hui par une mutualisation de moyens qui permettront de mobiliser de nombreuses richesses humaines et expertises métiers afin de nourrir les premiers déploiements techniques de Siti. Ces apports en compétences permettront une capitalisation économique et intellectuelle reposant sur la recherche & développement produite au cours de ces 10 dernières années.
  • Peertube, Mobilizon, Wikidata, Open Street Map, Open Food France sont des projets open-source extrêmement actifs, disposant de communautés importantes, reconnus internationalement, et offrant de très belles fonctionnalités.
  • Start’in Blox réalise de son côté des briques logicielles et des travaux de R&D très intéressants et par ailleurs complémentaires des solutions logicielles évoquées.
  • Le mouvement Colibris est une communauté qu’on ne présente plus. Comptant plusieurs centaines de milliers de membres et sympathisants, menant de très nombreux projets à impact, nous pourrons compter sur leurs réseaux, leurs données et les outils qu’ils développent, parmi lesquels la Colibox.
  • Transiscope et Les Chemins de la Transition apportent également à SITI leurs communautés, leurs finances et leurs briques fonctionnelles. Ces dernières sont pour partie déjà éprouvées, et pour les autres en cours de développement.
  • La plateforme coopérative Bio-Scène a été pensée en 2003 et mise en œuvre – au plan technique – entre 2003 et 2010 de façon itérative et totalement autofinancée grâce à son modèle économique coopératif. Ses environnements immersifs sont le fruit de plus de 25 années de “recherche-actions-citoyennes” ayant permis de déployer une méthodologie participative originale et des environnements pédagogiques innovants.
  • La coop des Territoires, les associations Territoires en Commun et El Capitan réalisent de leur côté un travail de cartographie, de maillage et d'accompagnement territorial considérable sur le Pays du Bocage (Normandie) depuis plusieurs années.
  • Les associations Colibris Compiégnois, Compiègne en transition et Reconnexion en font de même sur le territoire de Compiègne.


Un projet entièrement tourné vers la structuration, le renforcement et la documentation des dynamiques de résilience territoriale

SITI conduira à la structuration ou au renforcement d’écosystèmes coopératifs de la transition sur les territoires, il contribuera également à renforcer les dynamiques locales et à documenter les expériences à l'œuvre pour être redistribuées en temps réel en "Archipels". Nous tâcherons, moyennant l’obtention de financements complémentaires, d’analyser finement les coûts-bénéfices de SITI sur les écosystèmes biologiques, humains et socio-économiques et en termes d’impacts sur le changement climatique. Cela passera par des outils d’identification et de mesure des externalités produites par les usages déclenchés grâce à SITI (changements comportementaux, nouveaux projets, nouvelles coopérations).


Un projet en commun, par les communs, pour les communs.

Nous avons amorcé les premiers contacts avec d’autres porteurs de communs candidats pour mettre en interopérabilité leurs propres dynamiques avec SITI et réciproquement. C’est une proposition que nous aimerions faire, dans la limite de nos moyens, à l’ensemble des lauréats. Les développements réalisés via l’appel à communs (et notamment la mise en interopérabilité des solutions et plateformes logicielles qui a une immense valeur) sont par ailleurs appelés à nourrir de nombreuses autres dynamiques, dans d’autres contextes, avec d’autres acteurs, sur d’autres territoires, pour certain.e.s déja engagé.es de longue date..

5.Autodiagnostic :

  • Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?

Le problème d’interopérabilité des plateformes auquel SITI entend répondre est identifié par un nombre croissant d’acteurs de la transition, lesquels se trouvent limités dans leurs envies de coopération par la structure en silos de leurs outils numériques.

La conscience d'un besoin de production et du partage d’une information de qualité autour des enjeux de la résilience des territoires l’est moins mais l’est tout de même : Il est, par exemple, devenu difficile de suivre le foisonnement des initiatives de “cartographies de la transition”, raison pour laquelle nous avons oeuvré au développement de Transiscope, dont la mission consiste à agréger les nombreuses sources de données (une trentaine pour le moment - relativement pauvres cependant) nativement non interopérables.

Les problèmes liés à notre dépendance vis à vis des GAFAMs, au respect de la vie privée et à la souveraineté des utilisateurs sur le web est quant à lui conscientisé par de plus en plus d’acteurs publics, privés et citoyens, jusqu’aux institutions européennes.

La difficulté à s’émanciper de ces GAFAMs en adoptant des outils tels que ceux proposés dans le cadre de SITI constitue l’ultime problème, que de très nombreux acteurs - parmi lesquels les libristes et les commoners - aimeraient résoudre.


  • Y a-t-il d’autres contributeurs prêts à travailler sur ce Commun ?

Au regard des montants sollicitables, nous avons pour le moment restreint le périmètre du projet à 2 territoires d’expérimentation. Néanmoins, nous prévoyons d’étendre SITI à de nouveaux territoires d'expérimentations assez rapidement en partenariat avec de nouvelles communautés de contributeurs impliquées localement. SITI pourra s’adjoindre le concours de ces nouvelles communautés au fil des partenariats proposés ou sollicités, et des financements mobilisables.


Préciser la compréhension du contexte, la définition considérée de la résilience et l'impact du Commun sur le défi considéré

Au-delà de l’enjeu de sa définition, à laquelle nous souscrivons, la résilience pose la question des stratégies conditionnant sa mise en œuvre. Comme le dit très justement Bruno Latour, “Le grand paradoxe de la situation actuelle c'est que la dimension planétaire des problèmes qui nous tombent dessus n'a rien à voir avec “le global”. C'est tout à fait autre chose, une multiplicité de choix, de remises en cause, des milliers de détails [...]. C'est donc, en fait, une révolution du détail, et c'est ça qui est paradoxal. (Les échos, 6 décembre 2019).

En d’autres termes, il s’agit d’aborder les enjeux de la transition par le bas, par les individus et leurs comportements, les territoires et leurs acteurs, les organisations et leurs activités. Et de concevoir des stratégies de résilience territoriale sous la forme de processus dynamiques faisant interagir une multiplicité de transitions, portées par une pluralité d’acteurs empruntant à des imaginaires variés, dans une diversité de domaines, à différentes échelles.

Il s’agit là d’un processus complexe de mise en synergie des forces vives au sein de chaque territoire. Comme le dit très justement Edgar Morin, « le choix […] est entre le deuil et la recherche d’une méthode qui puisse articuler ce qui est séparé et relier ce qui est disjoint. […] Aujourd’hui, notre besoin historique est de trouver une méthode qui détecte […] les liaisons, articulations, solidarités, implications, imbrications, interdépendances, complexités.» (La Méthode, La nature de la Nature) Et de concevoir des dispositifs susceptibles de les faire advenir.

Ces derniers nous semblent être nécessairement et à la fois :

  • Culturels : Ils supposent le développement d’une culture de l’altérité et de la coopération à l’échelon trans-communautaire.
  • Socio-organisationnels : Ils impliquent le développement de mécanismes de coopération inter-organisationnels et transsectoriels. Il s’agit dans cette perspective de mettre en place des protocoles d’interaction permettant aux acteurs de coopérer, mutualiser, jouer sur leurs complémentarités : Protocoles de décision / contribution / rétribution / régulation, méthodes et pratiques adaptées aux modes d’organisation P2P, en réseau / essaim / écosystème.
  • Techniques : Ils requièrent la mise en œuvre de systèmes interconnectables, interopérables.

Dans le cadre de SITI, nous proposons de concevoir et d’expérimenter un tel dispositif, afin de permettre le développement de dynamiques de résilience territoriale multi-projets, multi-acteurs, multi-domaines, multi-échelles.


  • Est-ce que les contributeurs sont structurés via une association, entreprise pour recevoir des financements ?

OUI : L’Assemblée Virtuelle porte pour le conglomérat la réponse à cet appel à commun, au titre de son engagement de longue date sur ces sujets et au regard de son processus de refonte. Celui-ci est en cours mais très avancé.

D’ici au mois de juin, celle-ci deviendra “Un collectif d’individus et d’organisations, une communauté, un réseau, un écosystème, un archipel composés d’acteurs autonomes et reliés, passionnés par les enjeux :

  • De la décentralisation du web.
  • Des transitions technologiques, culturelles, écologiques, sociales, politiques, économiques etc…

Sa finalité consistera à favoriser la mise en réseau des acteurs de la transition grâce à la mise en synergie de leurs systèmes d'information. Sa mission sera d’accueillir / héberger / faciliter / prendre soin de projets et de communs s’inscrivant dans un ou plusieurs des axes suivants :

  • Mise en réseau des acteurs via l’utilisation de standards, d’outils et de méthodologies appropriés (Ex : Transiscope, Data Food Consortium, SOLID France).
  • Recherche-Action Collaborative en inter-orga (Ex : Résilience des Territoires, Semantic Markdown).
  • Plaidoyer, vulgarisation, sensibilisation (Ex : Faire Systèmes, MMM fest, SOLID France).
  • Développement de communs logiciels (Ex : SemApps, Bus Sémantique).


  • Est ce que les besoins sont exprimables pour développer le commun ? oui/non

Oui


  • Le projet de commun s’attachera à développer un ancrage territorial (en France ou dans le monde francophone), en lien si possible avec une collectivité

Les territoires d’expérimentation ont été choisis au regard des liens que nous avons construit au fil des années avec leurs acteurs publics, privés et citoyens. Nous associerons les collectivités locales, avec lesquelles nous travaillons déjà sur ces sujets, le moment venu. Le projet de commun sera contributif et participatif, avec des consortiums non seulement interdisciplinaires, mais ouverts aux acteurs et aux parties prenantes des sphères économiques, associatives, publiques ou simplement citoyennes, lorsque cela sera pertinent.