Les pépinières de quartier : pour un Commun végétal

De Resilience Territoire


“Les pépinières de quartier : pour un Commun végétal” vise la gestion et le partage “d’espaces ressources” liés au végétal (arbres, graines, plantes), sur un territoire donné (Fives-Hellemmes).


Description : Dans un tissu urbain dense, notre collectif d’acteurs œuvre depuis plusieurs années déjà autour des questions d'agriculture urbaine, de transmission de savoir faire autour du jardinage, dans une approche inclusive et médiatrice proche de l’éducation populaire. Aujourd'hui, nous souhaitons développer une nouvelle dimension pour accélérer la résilience des territoires urbains.

Le projet “Les pépinières de quartier : pour un Commun végétal” vise la gestion et le partage “d’espaces ressources” liés au végétal (arbres, graines, plantes), sur un territoire donné (Fives-Hellemmes).

Le projet souhaite mettre en place des “pépinières coopératives” qui permettront d’expérimenter des modes de gouvernance de ce Commun, tout en faisant de la démarche une mise en récit visant à inspirer de nouveaux projets.

Nous sommes mobilisés autour de l’envie d’une ville plus résiliente, plus verte, d’une ville dans laquelle le vivant (végétal) trouve une place privilégiée, fédératrice! Notre collectif permet d’assurer la multidimensionnalité de la démarche, et un ancrage territorial fondamental.

Organisations utilisatrice ou intéressée par utiliser la ressource : Les Saprophytes SCOP, Les Sapros

Contributeurs : Claire-m, Meliadelplanque, Pboyron

Défi auquel répond la ressource : 1- Connaissances - Ressources, 2- Objectifs et Diagnostic, 3- Mieux décider ensemble, B- Alimentation et agriculture, C- Urbanisme circulaire, D- Ilots de chaleur, E- Gestion de l'eau et des sols

Autre commun proche :

Richesse recherchée : Cas d'usages, Financement, Moyen de prototypage - production - essais et calcul, Contributeur - Communauté

Compétences recherchée : Général/Modèles, Vulnérabilités/Ecosystémique, Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Economie, Anticipation/Prospective

Communauté d'intérêt :

Type de licence ? Creative Commons

Niveau de développement : Preuve Concept & 1er client

Cloud / Fichiers :

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Tags : pépinière, végétal, agriculture urbaine, jardinage, éducation populaire, Résilience urbaine, espace ressource

Catégories : Données, Connaissance, Matériel, Lieu

Thème : Facteurs de résilience/Urbanisme, Facteurs de résilience/Agriculture

Candidat Appel à Communs : candidat 18 Juin

Référent ADEME :

Référent du commun : Pboyron


Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs : candidat 18 Juin

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience :

1.Détails du Financement :

Plan de financement, chronogramme

La subvention servira précisément à :

  1. La mise en place d’unités de production de ressources végétales (pépinières de quartier), sur la base de 2 espaces pépinières thématiques : une pépinière dédiée aux plants potagers et aux plantes médicinales, et une pépinière d’arbres et arbustes nourriciers. La subvention permettra la mise en place des espaces de culture en pleine terre et/ou hors sol : investissements dans des petits équipements (table à semis, godets, système d’arrosage et de récupération d’eaux pluviales..), signalétique, et systèmes d’entretiens permettant une gestion commune. 
  2. Un travail de formation et de coordination pour la mise en place d’une gouvernance agile des Communs, pour garantir une démarche ouverte et adaptée et un fonctionnement partagé de la ressource en Commun. Cet aspect du projet est fondamental pour garantir une inclusivité, une pérennité de la démarche et des Communs qu’elle défend. Nous visons donc pour cela des temps d’auto-formation et de réflexivité sur les contributions ainsi qu’un accompagnement technique et juridique qui nous apparaît nécessaire.
  3. Un travail d’inventaire des ressources existantes mobilisables pour les “Communs végétaux”, avec la mise en place d’un outil partagé, avec une diffusion et un référencement de cet inventaire, pour le rendre accessible au plus grand nombre.
  4. Une démarche de capitalisation / documentation de l’expérience et de mise en récit pour penser une reproductibilité et/ou un changement d’échelle.

Éligibilité

Ce Commun est éligible à répondre à cet appel à Communs car il vise à surmonter des défis identifiés. En souhaitant rendre le végétal un commun, le projet de pépinières favorise la multiplication végétale. Elle favorise également l'accessibilité du savoir, la montée des connaissances et compétences à un maximum de personnes, leur permettant de s'autonomiser sur la question du végétal en ville. En partageant aux personnes les différentes façons de faire du végétal en ville afin que les territoires urbains soient résilients et plus verts, le projet permet de sensibiliser, impliquer et outiller les acteurs du territoire.

Le projet de Commun développe l'agriculture urbaine, la multiplication végétale tout en favorisant la résilience urbaine. Le porteur de ce projet est la SCOP Les Saprophytes, qui de part son statut, peut recevoir des aides publiques. Les principaux acteurs du Commun sont : la SCOP les Saprophytes, l'association les Sapros, l’École et son quartier, la Maison Régionale de l'Environnement et des Solidarités (MRES) et la Coopérative de transition écologique des Hauts-de-France Tilt. Tous les acteurs ont une page sur le Wiki.

Le Commun principal du projet est le végétal et les connaissances qui vont avec. A terme, un site internet sera créé, où des fiches méthodologiques seront répertoriées. La licence Creative Commons sera utilisée pour les ressources numériques.

La ressource principale concernée par le projet est une ressource matérielle et vivante : le végétal nourricier et médicinal. Elle comprend les arbres et arbustes fruitiers adaptés à l'urbain, les plantes potagères (annuelles et vivaces), les plantes aromatiques et les plantes médicinales.

La production de ces ressources est déjà aujourd’hui un savoir-faire maîtrisé par plusieurs des membres du collectif réuni pour ce projet et nous partageons l’envie d’aller plus loin dans la mise à disposition de ces ressources. Aujourd’hui, ces ressources végétales sont très inéquitablement disponibles dans notre territoire et sont quasi inaccessibles pour les habitants les plus défavorisés socialement. Les arbres et arbustes nourriciers sont aujourd’hui vendus au grand public dans des jardineries situées hors des centres urbains et à des prix élevés et sont donc peu “accessibles”. Les plantes potagères sont, elles, parfois accessibles dans des réseaux alternatifs (AMAP, ventes en circuits courts..), mais ces circuits restent assez confidentiels et peu “démocratisés”…

Les habitants déjà initiés au jardinage, (notamment ceux accompagnés par l'École et son quartier) ont amorcé la mise en place d’un réseau d’entraide et d’échange de ressources végétales (graines et plants potagers). Ainsi, nous faisons collectivement le constat qu’un nombre important d’habitants, de jardiniers (débutants ou initiés) ont des difficultés à trouver des ressources végétales de qualité, adaptées à leurs besoins. Face à de plus en plus d’urbains souhaitant agir, nous avons formulé ensemble le besoin d’un dispositif local permettant de faciliter l'accès à tous aux plants, arbres, arbustes, afin de démocratiser les actions de plantations, et d’accélérer les plantations en milieu urbain, sous des formes contributives.

La question du végétal “nourricier et médicinal” est une porte d’entrée capable de susciter l’attrait des habitants et de répondre directement à un besoin de plus en plus grand de cultiver et une envie d’une relation retrouvée avec “la terre” et le vivant. Nous élargirons la démarche, au fil du projet et des rencontres, à la ressource des “semences”, ou des arbres producteurs de “biomasse” en intégrant peu à peu la question de la ressource utile à la régénération des sols, à la fertilisation ou à la production de matière organique.

La ressource immatérielle liée aux connaissances de la multiplication végétale (greffe, bouture, semences) est également, une part non négligeable du Commun à développer, pour penser l’inclusivité, l’autonomie et la résistance face à des circuits de consommation peu vertueux. Premièrement, il faut selon nous, produire et diffuser la ressource “matérielle” vivante (au sein de ce processus de production de la ressource, la transmission de savoir est intrinsèquement présente), et parallèlement nous souhaitons booster la transmission et la circulation des savoirs sur la multiplication végétale, afin de favoriser l’autonomie des citoyens sur ce sujet.

Financement post Appel à communs

Afin d'assurer la pérennité du projet et des ressources liées, nous mettons à disposition de ce projet une pluralité de cofinancements croisés, en cours ou à venir :

- Subvention du Département du Nord (30 000 € sur 3 ans), obtenus pour la micro pépinière du jardin Ressource et la médiation autour du projet. (subvention obtenue en 2021)

- Subvention Politique de la Ville (Etat/ Région et Ville) sur le quartier de l’Epine à Hellemmes : mise en place d’un verger public sur un quartier prioritaire.(30 000 euros/ ans) (subvention acquise)

- Fonds propres de la SCOP “Les Saprophytes” (temps de travail de deux salariées et apport en nature (outils, local pouvant accueillir du public.)

- Subvention de La MEL (Métropole Européenne de Lille) : animation du Tiers-lieu de la Chaufferie (espace de travail et espace ouvert au public, à Hellemmes) / subvention permettant de proposer des événements gratuits pour les habitants et structures locales hellemoises. (20 000€ pour 2021 et 2022.)

- Appel à projets "Réinventer nos communs pour favoriser la transition écologique" de la Fondation de France, (demande en cours)

2.Détails Résilience et Territoire :

Contenu sur la résilience territoriale

La résilience est le coeur du projet et de chacune des actions des Saprophytes , vous retrouverez donc ces informations tout au long de notre réponse. (On a compté, il y a déjà 23 fois le mot résilience sur cette fiche...) ;)

Lien et ancrage territorial

Il s’agit du lancement d’un nouveau projet, qui s’inscrit dans la continuité d’actions déjà réalisées ou en cours sur ce même territoire, depuis quelques années. Les différents membres de ce projet connaissent bien le territoire (Fives-Hellemmes), car y sont (pour la plupart d’entre eux) implantés, et y ont déjà tissé de nombreux liens avec les acteurs, associations, habitants, élus et techniciens.

- La Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités (MRES), réseau historique des acteurs de la nature à Lille, a déménagé en 2019 sur Fives. Ce réseau associatif souhaite s’ancrer davantage dans le quartier notamment via son centre de doc, lieu ressource pour tout porteur de projets ou d’initiatives de transition.

- Les Saprophytes ont l’expérience d’un jardin-Ressource aux multiples facettes (depuis 2014). Ce projet de jardin est aujourd’hui bien intégré au quartier, et a permis l’expérimentation de différents modes de production alimentaire, dans une démarche sociale forte. Autant sur les liens sociaux que sur les connaissances des systèmes nourriciers adaptés à la ville, ayant une forte valeur écologique (régénération des sols, biodiversité, lutte contre îlots de chaleur..), les Saprophytes sont en capacité d'utiliser leurs expériences en faveur du déploiement de ce projet de Commun.

- L’association L'École et son quartier travaille depuis 20 ans avec les habitants de Fives-Hellemmes sur différents thèmes de la transition (jardinage et alimentation, animations nature, coopération, mobilités actives). Elle anime depuis 2019 le projet « Mes Voisins les Jardiniers », cofinancé par la Fondation de France : une communauté d’habitants qui jardinent ensemble chez les uns les autres et partagent leurs compétences, leurs graines, leurs outils ou un bout de jardin !

- Le CIBB, régie technique de proximité, développe depuis près de 30 ans un schéma d’insertion sociale et professionnelle des publics en difficultés. Elle propose des mises en situations par le biais de chantiers d’insertion. Elle intervient sur de nombreux territoires classés “Politique de la Ville”, notamment à Fives et à Hellemmes.

Les Saprophytes, l'École et son quartier, et le CIBB sont habitués à coopérer sur différents projets sur le quartier Fives-Hellemmes, et partagent des valeurs communes.


Description de la communauté Territoire

Nous partons du territoire de Fives-Hellemmes. Fives est un quartier de Lille, dans lequel sont implantés la MRES, L’Ecole et son quartier et les Saprophytes. Hellemmes est une commune associée rattachée à Lille, limitrophe au quartier de Fives, où les Saprophytes ont mis en place un tiers-lieu (La Chaufferie, tiers-lieu de la résilience urbaine et humaine).

Ces 2 territoires sont proches, autant géographiquement que symboliquement dans l’esprit des habitants. Il s’agit de quartiers urbains denses, composés essentiellement de petites maisons individuelles et mitoyennes, qui cachent un fort potentiel de petits jardins. Nous sommes dans des quartiers mixtes, aux fortes disparités sociales, et où les enjeux de mixité et d’inclusivité sont prégnants.


Justification du(des) défi(s) choisis

Ce projet cherche à répondre aux besoins des habitants de se réapproprier la question de l’alimentation, mais aussi ce besoin de se “reconnecter” à la terre, au jardin, à l’acte de cultiver.

Impact du commun sur la résilience

(Voir ci-dessus)

3.Détails Impacts environnementaux :

Estimation des Impacts et Gains Environnementaux à court et moyen termes

“D’un seul brin de paille, on peut nourrir le monde”. De cette maxime, on comprend la force et l’intérêt de la multiplication végétale et de sa transmission.

Mettre en place des lieux et des dispositifs permettant la production collective d’arbres et d’arbustes, pensés comme des ressources précieuses pour agir contre la “crise climatique”. Considérer le végétal comme “un Commun”, en investissant des espaces urbains, en les rendant accessibles et inclusifs.

Permettre à chacun d’acquérir ces savoir-faire et ces ressources : se fournir, pour ensuite planter, cultiver, puis se nourrir.

Planter pour œuvrer en faveur de la biodiversité, pour atténuer le réchauffement climatique, pour transformer son cadre de vie et retrouver un “pouvoir d’agir” sur celui-ci.

Produire et distribuer des arbres en ville, c’est donner à tous un accès facile à une ressource produite de manière respectueuse et éthique et qui rend de nombreux services écosystémiques au système urbain.

Notre projet propose de mettre en place un cercle vertueux, par un circuit micro local de production “de la bouture, à l’arbre” (ou de la “plante, au jardin puis à l’assiette”) pour penser la résilience et l’autonomie des territoires urbains.

Notre projet agira sur les questions de la perte de la biodiversité et du réchauffement climatique en partant du postulat qu’à l’échelle urbaine, il est possible d’améliorer la situation en favorisant les arbres en ville et la mise en place d’espaces de renaturation : la multiplication des arbres et des haies en territoire urbain permet de lutter contre les îlots de chaleur urbain, de restaurer des fonctions écologiques perdues et améliore la biodiversité en constituant notamment des territoires d'accueil pour la faune.

La résilience des villes face à la crise climatique passera selon nous par l’amélioration de la résilience alimentaire (auto-production de denrées, agricultures urbaines, circuits courts, jardins nourriciers), par la lutte contre les îlots de chaleur urbains et la restauration de fonctions écologiques en ville.

Le projet répondra également à la problématique de l’usage des sols en contribuant à opérer une mutation dans les usages des sols urbains dégradés pour les rendre davantage perméables et fertiles. La plantation d’arbres et d’arbustes peut jouer un rôle crucial sur la question de la régénération et la fertilisation des sols urbains.

Publication de certaines données environnementales en open data

Une fois le site internet créé, la publication de méthodologies, de publications pour favoriser la reproductibilité du modèle, de fiches techniques sur la multiplication végétale, sur la mise en place de pépinières, des guides/fiches méthodologiques pour faire des jardins forêts, pour associer de plantes... sera régulière et ouverte à tous et toutes.

Lien avec la communauté Open Data

Les ressources seront gratuites et libres à toute personne intéressée. Elles sont donc liées à la communauté de l'open data.

Avec Anis-Catalyst, nous serons attentifs à la dimension capitalisation de ces expériences, que nous mettrons en ligne et en partage, probablement sur Movilab.

4.Synthèse du projet de Commun :

Expérience du porteur de Commun dans le domaine

Il s’agit du lancement d’un nouveau projet, qui s’inscrit dans la continuité d’actions déjà réalisées ou en cours sur ce même territoire, depuis quelques années. Les différents membres de ce projet connaissent bien le territoire (Fives-Hellemmes), car y sont (pour la plupart d’entre eux) implantés, et y ont déjà tissé de nombreux liens avec les acteurs, associations, habitants, élus et techniciens. - La Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités (MRES), réseau historique des acteurs de la nature à Lille, a déménagé en 2019 sur Fives. Ce réseau associatif souhaite s’ancrer davantage dans le quartier notamment via son centre de doc, lieu ressource pour tout porteur de projets ou d’initiatives de transition.

- Les Saprophytes ont l’expérience d’un jardin-Ressource aux multiples facettes (depuis 2014). Ce projet de jardin est aujourd’hui bien intégré au quartier, et a permis l’expérimentation de différents modes de production alimentaire, dans une démarche sociale forte. Autant sur les liens sociaux que sur les connaissances des systèmes nourriciers adaptés à la ville, ayant une forte valeur écologique (régénération des sols, biodiversité, lutte contre îlots de chaleur..), les Saprophytes sont en capacité d'utiliser leurs expériences en faveur du déploiement de ce projet de Commun.

- L’association L'École et son quartier travaille depuis 20 ans avec les habitants de Fives-Hellemmes sur différents thèmes de la transition (jardinage et alimentation, animations nature, coopération, mobilités actives). Elle anime depuis 2019 le projet « Mes Voisins les Jardiniers », cofinancé par la Fondation de France : une communauté d’habitants qui jardinent ensemble chez les uns les autres et partagent leurs compétences, leurs graines, leurs outils ou un bout de jardin !

- Le CIBB, régie technique de proximité, développe depuis près de 30 ans un schéma d’insertion sociale et professionnelle des publics en difficultés. Elle propose des mises en situations par le biais de chantiers d’insertion. Elle intervient sur de nombreux territoires classés “Politique de la Ville”, notamment à Fives et à Hellemmes.

Les Saprophytes, l'École et son quartier, et le CIBB sont habitués à coopérer sur différents projets sur le quartier Fives-Hellemmes, et partagent des valeurs communes.

Ce projet “Les pépinières de quartier : pour un Commun végétal” est une continuité “naturelle” de nos diverses coopérations. Nous proposons de partager une vision commune autour du rôle du végétal en ville, en nous nourrissant de nos différentes expériences et compétences, de notre connaissance fine des espaces publics et jardins privés du territoire, et des échanges réguliers entre nos structures, permettant une évaluation continue de nos actions menées.

Ce projet est né de la fusion de nos expériences et de l'intérêt partagé que nous avons pour les questions des “Communs”, avec notamment Anis-Catalyst, acteur de l’écosystème de l'Agir en Communs, qui se penche sur le sujet de la gestion collective de ressources en Communs depuis bientôt 10 ans, et qui pourra, pour la 1ère fois, travailler sur un Commun vraiment vivant !

Informations liées au Commun et au problème identifié

Les problèmes identifiés sont multiples : la densification des villes et des villes de plus en plus minérales, le besoin croissant de lieux de rencontre en ville, la nécessité d'explorer la dimension pédagogique qu'a la ville et de renouer les liens ville-campagne. Les objectifs du projet sont :

  • Objectif 1 : Installer de nouveaux espaces producteurs de ressources végétales, les gérer et les animer

Il s’agit de mettre en place des pépinières de production, partagées et ouvertes sur deux terrains urbains. Un des besoins identifiés auprès des habitants et structures locales, est le besoin de “mettre les mains dans la terre”. Pour une démarche inclusive, concrète, et pour avancer de manière efficace vers l’autonomie végétale des villes, nous ne devons pas attendre avant de mettre en place des espaces pépinières. Il s’agit de répondre à cet enjeu : Multiplier la ressource végétale et la diffuser, la rendre accessible aux habitant.e.s du quartier de Fives-Hellemmes, afin qu’ils puissent planter et jardiner pour une ville plus verte et vivante. Transmettre les savoir et savoir-faire de la multiplication du vivant au plus grand nombre, dans une démarche d’éducation populaire. Cet apprentissage doit être réalisé par le faire et l’expérience concrète, partagée.

  • Objectif 2 : Créer une communauté, permettre la co-construction et la coopération, penser la gouvernance de ce Commun

Autour d’une ressource identifiée, le végétal nourricier et utile, nous visons la création d’une communauté qui s’articulera autour de modes de gouvernance horizontaux et partagés, invitant à la coopération des différents acteurs : Comment permettre la coopération entre notre collectif d’acteurs/associations et les habitants ? Comment ces pépinières de quartier seront-elles gérées, comme des Communs ? Comment mettre en valeur des ressources végétales déjà là, et permettre leur circulation?  La recherche de modes de gouvernance (et de gestion) de ces Communs est ici au cœur de notre démarche collective. Anis-Catalyst sera particulièrement mobilisé pour accompagner ce sujet.

  • Objectif 3 : mettre en réseau, s’inspirer, et inspirer de nouveaux projets grâce à la mise en récit optimiste!

Notre projet repose sur un ancrage local fort et nous souhaitons également que cette expérience se nourrisse d’autres initiatives, et nourrisse en échange de nombreuses autres initiatives, sur d’autres territoires, en France. Par la mise en récit, par le voyage et les visites d’expériences, par une bonne diffusion du travail et de ses résultats, et en intégrant d’autres réseaux, à échelle nationale, nous souhaitons anticiper le changement d’échelle, pour amplifier les transitions urgentes.

Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)

Taille de la communauté de contributeurs et d'utilisateurs impliquée

Nous visons comme bénéficiaires directs les habitants, possédant ou non un jardin, dans le territoire de Fives-Hellemmes.  (Ces jardins sont très souvent sous-utilisés, ou non-utilisés.) Un fort potentiel se situe dans ces espaces privés à réinvestir. L’implication des habitants se fera d’abord par les réseaux d’habitants mobilisés par nos structures (l’Ecole et son quartier, les Saprophytes, CIBB, mais également public fréquentant la MRES …), en leur offrant la possibilité de contribuer en tant que ressource matérielle et/ou ressource immatérielle. En tant que ressource “matérielle, les habitants pourront contribuer en partageant une ressource végétale dans le but de la multiplier (bouture, greffe, plant, graine…), et en tant que “ressource immatérielle”  ils pourront être contributeurs en participant à l’activité de la pépinière, ou en partageant leur savoir-faire.

Un large tissu d’associations, d’acteurs, d’habitants est déjà identifié par notre collectif, du fait que nous œuvrons dans ce territoire depuis quelques années.. Notre collectif composé de plusieurs associations et structures dispose de liens nombreux et variés avec les habitants, ce qui facilitera la communication du projet. A travers des ateliers, des formations, des temps forts, des fêtes, mais aussi à travers la mise en place de chantiers participatifs, nous tâcherons de trouver le juste rôle à chaque bénéficiaire, de celui qui souhaite se procurer des plants en échange de coup de main, à celui qui souhaite apprendre et gagner en autonomie, en échange de soutien logistique. Le travail d’inventaire et de cartographie sera aussi l’occasion d’une grande campagne de communication permettant à chacun d’observer et (re)découvrir le patrimoine végétal à proximité. Nous proposerons des balades urbaines, des opérations de “greffes sauvages”, ou des récoltes de graines à la bonne saison. Une cartographie interactive sera réalisée, accessible et évolutive. Les autres bénéficiaires de l’action seront le tissu des acteurs, associations, collectifs d’habitants et collectivités de la région (Métropole Lilloise, territoires des Hauts-de-France…) qui seraient intéressés par notre démarche et souhaiteraient pouvoir comprendre la méthode mise en place, afin de pouvoir la reproduire, ou s’en inspirer… Ils pourront être associés à la démarche et bénéficier d’un compagnonnage afin que nous puissions leur transférer nos méthodes ainsi que des retours d’expérience critiques. Sur la question du transfert de la “ressource immatérielle”, nous visons la mise en place d’outils transmissibles, en particulier d’apports méthodologiques : Les fiches techniques autour de la greffe, de la bouture, du semis de plantes potagères et toutes techniques de multiplication, seront des documents libres d’utilisation et d’appropriation. Les autres quartiers lillois ou métropolitains ou des communes de petite échelle pourront donc être des bénéficiaires secondaires de notre démarche, car nous porterons une attention particulière aux méthodes pour la transmettre et l’essaimer.

Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience

Il est difficile de quantifier l'impact du Commun dans le domaine de la résilience, mais ce qui est certain c'est que le projet aura des impacts positifs sur le lien social, l'entraide, l'autonomie, l'écologie . Au départ ce sont des impacts difficiles à mesurer en termes de bénéfices. Le projet pourrait à terme avoir de l'influence sur la baisse des coûts de la gestion des espaces verts, à savoir les coûts évités pour les collectivités notamment, mais aussi répondre à des besoins non-satisfaits (en arbres/graines/plantes pour les collectivités...).

Commun et intérêt général

Les jardins partagés sont de plus en plus connus et répandus en ville et offrent aux citoyens la possibilité de renouer avec le vivant et d’acquérir une pratique jardinière.  Cependant, il n’existe pas de démarche visant à transmettre le vivant végétal comme une ressource commune et partagée. Aussi, nous souhaitons révéler les liens et interactions entre les différents espaces et différentes ressources repérées. Les liens et interactions sont tout aussi importants que les ressources elles-mêmes. Le projet vise à connecter tous ces espaces, les micro espaces + les espaces publics + jardins privés (alors que souvent on a cette opposition privé / public). Aussi, notre équipe souhaite mettre des espaces et ressources privées (en partie) au service du bien Commun afin de contribuer à (re)donner le sentiment aux habitants d'appartenir à un Commun (notre quartier, le sol, notre planète..). Le projet est une véritable expérimentation de structuration d’une communauté d’acteurs autour d’une ressource vivante, et dans une recherche de gouvernance innovante autour de ce Commun. Nous prendrons le temps de capitaliser sur l’expérience, pour être capables de l’évaluer, l’ajuster, et la rendre reproductible. Enfin, nous serons attentifs aux liens entre les différentes échelles du projet : du micro-local, de l’habitant dans sa quête d’autonomie et d’acquisition de nouveaux savoirs, au quartier, à la ville, à la métropole également en recherche de solutions innovantes pour penser la gestion des espaces publics, des friches transitoires, jusqu’à l’échelle nationale, où de nombreux projets émergent, inspirants, et qui mis en liens peuvent donner à voir des solutions efficaces, ouvrant de nouvelles voies.

Nous souhaitons que notre projet contribue à la mise en place d’une ville verte et collaborative, dans laquelle les habitants ont retrouvé un pouvoir d'agir sur leur cadre de vie. Pour retrouver ce “pouvoir d’agir”, les citoyen.e.s ont besoin d’accéder facilement à des ressources végétales et à des ressources immatérielles (connaissances, savoir-faire). Notre souhait est que la ressource végétale puisse se multiplier et se partager aisément afin d’encourager de plus en plus d’initiatives de plantations : Nous souhaitons amplifier le multiplication des jardins nourriciers, inspirés de l’agroforesterie, sur des terrains publics, mais aussi dans les jardins privés. Par la mise en place de pépinières de quartier, nous pouvons imaginer la multiplication d’îlots nourriciers inspirés de l’agroforesterie (principe des “jardin-forêts”), avec des jardins de plantes permanentes utiles pour le sol, pour la biodiversité, pour se nourrir. Aussi, ce projet vise des changements en termes de pratiques habitantes (modes de vie) , de nouvelles coopérations notamment entre acteurs hétérogènes , de nouvelles façons de faire la ville ensemble, mais aussi de modes de consommation (des ressources qui issues du jardin. Partager, transmettre, diffuser d’autres manières de jardiner, de produire ses plants, de se fournir en ressources, visant plus de résilience, dans le respect du vivant. Nous pensons qu’il est urgent de se réapproprier le vivant et sa connaissance. Ces pépinières sont aussi des outils pour ouvrir ces champs de discussions, des prétextes pour démocratiser le jardinage, l’agroécologie et les modes de production vertueux pour que les jardins privatifs puissent être les lieux d’une biodiversité retrouvée. Enfin, nous souhaitons expérimenter d’autres manières de gérer les espaces publics. Cette réflexion est amorcée au sein du projet de l’Epine Comestible, à Hellemmes, où Les Saprophytes et le CIBB accompagnent la mise en place d’îlots nourriciers sur l’espace public. Réinventer la dimension d’utilité, de productions, et de stockage du carbone en ville...

5.Autodiagnostic :

Chaque porteur de commun réalise un auto-diagnostic public sur la page Wiki de son Commun pour identifier le niveau de développement (idée, début de ressource porté par une personne, ressource version Beta avec une communauté, développement d’une ressource existante) et apporte des réponses aux questions suivantes :


Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?

La problématique est identifiée (et déjà partiellement travaillée depuis plusieurs années) par l'ensemble des contributeurs au projet.

Y a-t-il d’autres contributeurs prêts à travailler sur ce Commun ?

- Habitants, - Jardiniers habitués au jardin-ressource, - La ville d'Hellemmes, - Bénévoles et contributeurs des réseaux impliqués.

L'animation de la dynamique collective et du réseau des contributeurs est pour nous un axe important du projet, dans une perspective d'assurer la pérennité dans le temps de la ressource partagée.

== Préciser la compréhension du contexte, la définition considérée de la résilience et l'impact du Commun sur le défi considéré ==

Est-ce que les contributeurs sont structurés via une association, entreprise pour recevoir des financements ?

La rémunération des contributions sera effectuée via l'association Les Sapros. Nous pourrons compter sur les expériences et outils développés par Anis-Catalyst (LOOT : appli de déclaration et de gestion des contributions, ...) Nous étudierons la nécessité d'une structure propre au fil du temps. Les membres de la SCOP les Saprophytes seront au départ les coordinateurs, afin d'assurer un amorçage efficient au projet. A terme, nous mettrons en place une gouvernance partagée, que nous co-construirons avec les acteurs impliqués.

Est ce que les besoins sont exprimables pour développer le commun ?

Oui : besoin de végétal (nourricier ou pas), espaces de lien, de biodiversité, désartificialiser, dédensifier la ville

Le projet de commun s’attachera à développer un ancrage territorial (en France ou dans le monde francophone), en lien si possible avec une collectivité

Un des partenaire-clé à ce jour est la Ville d’Hellemmes (commune associée à Lille), avec laquelle nous menons différents projets dans une climat de confiance et d'ouverture, menés sur le moyen/long terme. La ville d’Hellemmes est ouverte aux questions de la place de la nature en ville et engagée en faveur du Climat. Nous collaborons fréquemment avec leurs services techniques, notamment celui en charge des “espaces verts”. Nous pourrons probablement nous appuyer sur leur soutien logistique (arrosage, outillage ponctuel, prêt de machines etc..) pour la réalisation du projet, comme c’est déjà le cas pour le projet “l’Epine Comestible, mené au quartier de l’Epine par les Saprophytes et le CIBB)

- La MEL (Métropole européenne de Lille) pourrait être un autre partenaire clé de la démarche. Mobilisée sur les sujets de la gestion transitoire des friches urbaines, et sur les questions liées à l’émergence de nouveaux modèles économiques, ses services pourront être sollicités pour appuyer certains volets du projet, ponctuellement.

- L’EPF (Etablissement Public Foncier), ayant en gestion de nombreux terrains, friches sur le territoire, est un acteur avec lequel nous avons des liens sur plusieurs projets en cours. Il pourra faciliter l'accès au foncier (pour les pépinières) et la mise en place de conventions d’occupation et de gestion pour d'éventuels terrains (friches). Il pourrait également être intéressé par la globalité de la démarche et sa reproductibilité, en ce qu’elle invente de nouveaux types d’usages pour des terrains urbains.

-La Maison de l’Emploi avec le référent sur Fives, Rémi Poulain, actuellement en charge de la candidature du quartier de Fives à l'expérimentation territoire zéro chômeur, et disposant déjà d’un site d’expérimentation en agriculture urbaine à Fives.

Nous bénéficions, depuis 2017, d’une relation privilégiée avec la Ville d’Hellemmes, ce qui facilitera grandement la mise en place et le démarrage du projet (accès à des terrains, mises à dispositions de techniciens, aide en nature). Cette relation de confiance se traduit, chez les élus, également par une appropriation forte, des sujets émergents que nous, associations du territoire, portons. En effet, nous avons pu observer, ces derniers mois, que nous avons contribué à acculturer les élus et techniciens à l'agriculture urbaine, à l'agroforesterie, aux Communs, aux modes de gestion partagés ville/associatifs.  Nous pressentons que la ville d'Hellemmes est particulièrement réceptive aux thématiques émergentes, et qu’elle saura les soutenir mais également contribuer à les faire essaimer.                                 Enfin, nous ajoutons que nous souhaitons faire de cette expérience une expérience “laboratoire”, expérimentant et capitalisant de nouvelles méthodes, modes de coopération, autour d’une nouvelle approche du rôle de la “nature” en ville. Nous tenons à documenter l’expérience afin de permettre son essaimage à d'autres territoires ou à d'autres types de ressources en Communs.

Quels sont les besoins à ce jour pour passer à l'étape suivante

Les besoins pour le Commun sont divers : - accès à des financements : un financement est nécessaire pour permettre l'amorçage du projet. Il permettra de rémunérer les temps passés et compétences mises à disposition en terme d'animation du réseau et de la dynamique collective, les temps de coordination, le matériel, la conception d'outils partageables et la documentation. - conseils sur le sujet des communs : dimension numérique (licences...) - accès à des données : oui - accès à des cas d’usages : oui - des contributeurs et d’autres parties prenantes : faire un wiki, comptabilité, mobilisation, communication sur différents réseaux, aide pour la mise en place de la pépinière faire inventaire de la ressource qui existe déjà (habitants...)


Liste des CR d'atelier en lien avec ce Commun Les pépinières de quartier : pour un Commun végétal: aucun pour le moment


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