Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale: méthodes et outils : Différence entre versions

De Resilience Territoire
 
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{{Ressource
 
{{Ressource
|shortDescription=La Traverse souhaite fédérer des acteurs pour mettre en commun différentes méthodologies d'accompagnement des dynamiques collectives de transition, pour les mettre à disposition des acteurs locaux.
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|shortDescription=Notre groupement souhaite mettre en commun différentes méthodologies d'accompagnement des dynamiques collectives de transition. Ces méthodologies seront mutuellement enrichies et mises à disposition des acteurs locaux (élu·es, collectifs citoyens...) pour accélérer leur généralisation dans les territoire ruraux.
|Main_Picture=photo équipe latraverse.png
 
 
|url=la-traverse.org
 
|url=la-traverse.org
|description='''L'association porteuse du projet  
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|description='''Le projet en commun'''
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La Traverse a commencé son activité en 2019, par un tour de France radiophonique sur 13 territoires ruraux et périurbains français. L'objectif était d'y étudier les dynamiques collectives en faveur de la résilience locale. Fort.e.s des enseignements de ce tour sur la conduite de démarche collective de transition écologique et sociale, nous avons construit une méthode d'accompagnement des territoires, qui remplit plusieurs objectifs :
 
 
 
'''1. Réaliser un état des lieux de la résilience locale sur le territoire en identifiant :'''
 
  
→ Les besoins des habitant.e.s et des acteurs locaux  
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Le projet ''Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale'' vise à fédérer des acteurs spécialisés dans l'accompagnement des territoires vers la résilience locale, pour centraliser et gérer comme une ressource commune l’ensemble des méthodes et outils éprouvés pour la transition des territoires ruraux. Nous souhaitons créer un outil vivant et évolutif - à disposition des acteurs locaux - pour impulser la transition écologique des territoires ruraux.
  
Les ressources et initiatives qui existent déjà et sur lesquelles s’appuyer pour enclencher une dynamique plus globale
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Les “dynamiques collectives” sont des processus de mise en transition d’un territoire, en comptant sur l’implication des citoyen·nes, des élu·es et des acteurs locaux. Nous partons du constat que le temps et les moyens limités, le manque d'ingénierie au sein des collectivités rurales, ainsi que la complexité apparente de ces démarches, sont des freins à leur appropriation par les acteurs locaux et donc à leur généralisation. Pourtant, de nombreux travaux démontrent l’importance d’une forte intégration des citoyens dans la mise en œuvre d’une transition écologique et sociale durable et systémique( le Manuel de la transition de Rob Hopkins, mais aussi le référentiel Ville Pairs, co-porté par la ville de Loos-en-Gohelle).
  
→  Les leviers d’action pour définir collectivement une stratégie en faveur de la résilience
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De plus, nous constatons que si de nombreux outils sont aujourd’hui disponibles (Visée 360° du CERDD, le Livret Méthodologique du réseau Graine Centre, le Kit de la Participation Citoyenne, de l’ANSA...), la plupart de ces productions s’adressent aux élu·es locaux ou à des collectifs habitants. La dimension “systémique” est souvent absente. De plus, ces productions mettent pour la plupart en avant des méthodologies ambitieuses. S’il est important de penser en amont les principes sur lesquels baser l’accompagnement, nous pensons que la mise à disposition d’outils, qui peuvent être agencés ensemble ou utilisés de façon indépendante en fonction des besoins et des contextes locaux, est un aspect essentiel de leur diffusion et de leur appropriation.
  
'''2. Impliquer à tous les niveaux les habitant.e.s, élu.e.s et porteur.euse.s de projets du territoire dans la réalisation de ce diagnostic ;'''
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Partant de ces constats, nous souhaitons mettre en commun et à disposition de toutes et tous des méthodes, des outils et des retours d'expérience sur l'impulsion de dynamiques collectives vers des territoires résilients. Ces ressources seront mis en ligne sous une licence ouverte - a priori CC by SA. Ce commun prendra une forme numérique et évolutive, et s'enrichira au fur et à mesure des retours d'expérience des personnes qui l'utilisent. 
  
'''3. Stimuler l’intérêt, la compréhension et l’appropriation collective des enjeux locaux et globaux posés par les grandes transformations environnementales, climatiques, sociales et énergétiques ;'''
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A terme, nous souhaitons que des collectivités locales ou des collectifs habitants intéressés puissent se saisir de nos outils et retours d'expérience. Ils pourront enrichir les ressources par leur retour d’expérience et commentaires, et ce dès la mise en ligne de l’outil (prévue pour août 2022). Nous aimerions également que des associations puissent solliciter leur mairie en proposant de co-construire des démarches de transition à partir de ces outils.
  
'''4. Mettre en place les conditions favorables à l’écoute et au dialogue entre acteurs pour impulser une dynamique systémique de transition'''
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'''L'association porteuse du projet'''
  
Depuis mars 2021, nous expérimentons cette méthode sur trois territoires autour de Poitiers, qui présentent des caractéristiques différentes (périurbain, rural dans l’aire d’influence d’un pôle urbain, rural hors de l’aire d’influence d’un pôle urbain). Cela permettra de comparer les résultats obtenus et d’ajuster notre méthodologie en conséquence. De plus les retours d’expérience entre territoires favorisent l’inspiration et la mutualisation des connaissances.
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Ce projet est porté par un collectif d’associations composé de cinq structures et réseaux prêt.e.s à mettre en commun leur expérience, leur méthodologie et leurs outils, pour favoriser l'appropriation et la diffusion des démarches d'accompagnement.
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Ces structures - et les grandes lignes de l’accompagnement qu’elles expérimentent - sont:
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* '''Solucracy / Soluclimat''' (Ain), qui a élaboré et testé une méthode simple d'émergence de recueil des besoins et de mise en action des citoyen.nes
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* '''REACT''' (REseau d'ACcompagnateurs de territoires en Transition - national), qui va tester une résidence de 13 jours sur un territoire avec une équipe pluri-disciplinaire (sociologue, ingénieur etc…) dans 2 communes rurales.
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* '''Resiliere''' (Nièvre), dont l'accompagnement et la recherche de changements systémiques sont centrés sur une approche vulnérabilités-risques
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* '''Les Localos''' (Haute-Vienne) qui ont expérimenté différentes méthodes auprès des collectivités locales, notamment sur le thème de la démocratie locale et de l'accueil de nouvelles populations en milieu rural.
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* '''La Traverse''' (Vienne et Deux-Sèvres): qui expérimente des résidences de long terme pour l’émergence démarche collective de transition écologique et sociale. Elle passe pas la réalisation d’un état des lieux de la résilience locale et en élaborant un plan d’actions visant à l’améliorer.  
  
'''Le projet de commun
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Dans le cadre de ce présent projet de commun, La Traverse est en charge d’animer et de coordonner le travail de construction de la ressource.
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Nous sommes conscient.e.s que d'autres structures réalisent ce type de démarche, et que le temps et les moyens disponibles, ainsi que la complexité apparente de ces démarches sont des freins à leur généralisation. C'est pourquoi nous avons constitué une équipe associant plusieurs des structures spécialisées dans l'accompagnement des territoires à la transition.
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Les cinq structures partenaires, loin de se considérer comme en concurrence, voit un intérêt à échanger et enrichir leurs méthodes de travail respectives, pour augmenter l’efficacité des démarches de transition qu’elles prétendent créer. Ce projet sera aussi l’occasion de faire émerger les coopérations possibles, en fonction des spécialités de chacune d’entre elles.
 
 
En étant candidats à cet appel à communs, nous souhaitons '''mettre en commun et à disposition de toutes et tous des outils, méthodes et retours d'expérience sur l'impulsion de dynamique collective vers des territoires résilients'''. Ce commun prendra une forme numérique, évolutive, qui s'enrichira au fur et à mesure des retours d'expérience des personnes qui utilisent les outils et méthodes mis à disposition.
 
 
 
A terme, nous souhaitons que les collectivités locales ou les collectifs d'habitants intéressés puissent se saisir facilement de nos outils et retours d'expérience. Notamment, nous aimerions que des associations d'habitants puissent solliciter leur mairie en proposant de co-construire des démarches de transition à partir de ces outils. De plus, ces outils pourront être utilisés par toutes les structures qui le souhaitent, et notamment par les membres de la future SCIC Localos (voir dernière réponse).
 
 
|Tags=Résilience, Ruralité, Implication citoyenne, Mobilisation citoyenne, Expérience immersive
 
|Tags=Résilience, Ruralité, Implication citoyenne, Mobilisation citoyenne, Expérience immersive
 
|commonscategorie=Connaissance
 
|commonscategorie=Connaissance
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|referentademe=Benjaminj, Elodie
 
|referentademe=Benjaminj, Elodie
 
|challenge=1- Connaissances - Ressources, 2- Objectifs et Diagnostic, 3- Mieux décider ensemble
 
|challenge=1- Connaissances - Ressources, 2- Objectifs et Diagnostic, 3- Mieux décider ensemble
|othercommon=6 mois dans les campagnes GRAINES DE RÉSILIENCE, Approche Globale Résiliente et Solidaire pour les territoires et les entreprises (Observatoire ‧ Campus ‧ Livre Blanc), Diagnostic 360° de résilience territoriale, FICHES D'ACTION POUR LA RÉSILIENCE LOCALE, OSCARTES, SITI
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|othercommon=6 mois dans les campagnes GRAINES DE RÉSILIENCE, Diagnostic 360° de résilience territoriale, FICHES D'ACTION POUR LA RÉSILIENCE LOCALE, OSCARTES, SITI, Approche Globale Résiliente et Solidaire pour les territoires et les entreprises (Observatoire ‧ Campus ‧ Livre Blanc)
 
|Richesse=Mentorat, Financement, Conseil Expertise
 
|Richesse=Mentorat, Financement, Conseil Expertise
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|Skills=Vulnérabilités/Energétique,Facteurs de résilience/Infrastructure,Facteurs de résilience/Agriculture
 
|communauté d'intérêt=Communauté d'OSCARTES, Communauté du PôleS NOE
 
|communauté d'intérêt=Communauté d'OSCARTES, Communauté du PôleS NOE
 
|licence=Creative Commons
 
|licence=Creative Commons
 
|forum=https://forum.resilience-territoire.ademe.fr/t/synergies-oscartes-agora-des-solutions-citoyennes-impulser-des-dynamiques-collectives/612
 
|forum=https://forum.resilience-territoire.ademe.fr/t/synergies-oscartes-agora-des-solutions-citoyennes-impulser-des-dynamiques-collectives/612
 
|Develop=Disponible mais non validé
 
|Develop=Disponible mais non validé
|aac=candidat 18 Juin
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|aac=candidat 5 Nov
|aide=32620
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|aide=52500
|complement_fi='''Plan de financement, chronogramme'''
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|complement_fi=Financements :
  
'''Phase 1a :'' Avril 2021 - Février 2022 : Réalisation de l’expérimentation de la méthode la Traverse''' - financée par : l’AMI Nouvelle Aquitaine sur l'expérimentation de l’innovation sociale (30 000 € - obtenu), le programme Génération Climat de la Fondation Nicolas Hulot (4 000 € - obtenu), les communes, EPCI et départements sur lesquels nous réalisons l’expérimentation (10.400 € obtenu pour le moment sur 14.000 euros demandés), le Fond de développement pour la vie associative (6 000 € - en attente de réponse).
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L'ensemble des structures impliqués sont aujourd'hui en capacité financière d'expérimenter, et de développer, leur offre d'accompagnement.  
  
''' Cette phase ne fait pas l'objet d'une demande dans le cadre de l'appel à commun, et constitue une étape en amont du présent projet de production d'un commun. '''
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* La Traverse a obtenu le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine au titre du fond d'expérimentation, pour tester pendant 1 an sa méthodologie dans 3 territoires pilotes.  
  
'''''Phase 1b :'' Septembre 2021 - Mai 2022 : Mise en réseau et réflexions sur la gestion du commun - non financée pour le moment'''
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* Solucracy - financent ses projets par les collectivités, des bailleurs sociaux ou des partenariats avec d'autres acteurs (agences d'état, fondations, etc...)
  
- Construction et animation d’un réseau de structures menant ce type de travail -  6 jours assurés par la Traverse
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* Resiliere - sont financés par les collectivités dans lesquelles ils interviennent, notamment par le volet formation.  
Participation aux travaux - 2 jours par structures partenaires (8 jours) ; 14 jours au total.  
 
  
'''''Phase 2 :'' Mai 2022 - Septembre 2022 : Capitalisation sur l’expérience des résidences et élargissement à d’autres expériences - non financée pour le moment.'''
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* Le React - Regroupe plusieurs indépendant.e.s, qui testent courant 2022 une première résidence collective, de façon bénévole. La réalisation de la résidence nécessitera des frais (hébergement de l’équipe, nourriture et frais matériel) que la commune financera sur ses propres fonds.  
  
- Organisation d’un temps d’échange entre les trois territoires d’expérimentation de La Traverse : 4 jours
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* Les Localos : L’association s’autofinance par le biais de prestations effectuées par les salariés et par la mobilisation de ses membres bénévoles.
- Temps d’analyse et de capitalisation des enseignements sur ces  trois territoires d’expérimentation : 5 jours
 
- Échanges et capitalisation sur les expériences des structures partenaires, organisation d’un séminaire dédié à l’échange de retours d’expérience : 12 jours
 
- Construction et mise en forme des outils et d'un rapport synthétique sur le wiki : 10 jours
 
- Contribution du wiki : 2 jours par structure, soit 10 jours au total.  
 
- Illustration et édition d’une plaquette de synthèse : 4 jours
 
- Réalisation d’une série d'épisodes de podcast sur les projets et les méthodes des structures engagées, soit 6 épisodes de 15 à 20 minutes : 7 jours
 
  
''' Ces deux phases s'inscrivent dans le cadre du présent appel à commun. Le calendrier peut être revu en fonction des besoins des structures partenaires et des critères d'éligibilité au financement.'''  
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Le présent appel à commun permettrait d’assurer le travail de mise en réseau des structures, d’enrichir et de capitaliser sur les expériences de chacun, puis de diffuser les méthodologies expérimentées. Si chacun est aujourd'hui en mesure de tirer des enseignements de son expérience, il s'agit de fédérer les acteurs impliqués, d'organiser des retours d'expérience et d'enrichir les offres de chacun. Nous nous attacherons également à rendre lisibles les outils et méthodes utilisés par chacun pour qu’ils soient utilisables par le plus grand nombre (élus, agents, collectifs, associations…). Enfin, nous souhaitons prévoir un temps spécifique pour la diffusion de ces productions, au moyen de formations et d’animations dédiées (cf. tableau “Calendrier des actions” ci-joint.  
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'''TOUT LES MONTANTS INDIQUES SONT HORS TAXES
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'''Besoins'''
 
'''Besoins'''
  
Frais de personnel : 34 300 €  
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*Frais de personnel : 67.500 HT
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*Frais de déplacement : 1.000 €
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*Prestation édition-impression-illustration : 2.000 €
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*Frais d'organisation du séminaire inter-structures : 5.000 €
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'''= TOTAL BESOIN : 75.500 €'''
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'''Ressources'''
  
Frais de déplacement : 800 €
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*Appel à communs : 52.500 €
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*Autofinancement structures partenaires : 3.000 €
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*Autre financements : 15.000 €. Nous avons repéré la Fondation Crédit Coopératif et la fondation Terre Solidaire, qui toutes deux financent la production de connaissances sur la transition. Nous déposerons des dossiers de demande après les résultats de l’appel à communs
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*Recherche de financements complémentaires : 5.000€
  
Prestation illustration : 1.500 €
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'''= TOTAL RESSOURCES : 75.500 €'''
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'''Financements au-delà de Janvier 2023'''
  
Frais d'organisation du séminaire : 5.000 €
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Le processus de création de l’outil doit permettre de repérer d’autres structures intéressées qui pourraient participer à son financement, notamment grâce aux réseaux respectifs des cinq structures porteuses. Nous souhaitons diversifier autant que possible le nombre et le type de financements, pour assurer la pérennité de l’outil. Nous envisageons d’expérimenter le type de financement utilisé par Solucracy actuellement, qui consiste à demander une participation financière - d’un montant à définir ou prix libre - à toutes les personnes physiques ou morales qui utilisent les outils mis en commun.  
 
'''= TOTAL BESOIN : 46.600 €'''
 
  
'''Ressources
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Par ailleurs, nous envisageons d’assurer sur de l'autofinancement les frais d’actualisation de la ressource.
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La définition d’un modèle économique pérenne pour l’animation de l’outil fera l’objet de temps dédié dans la première étape de notre travail (voir calendrier).
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|complement_res='''Contenu sur la résilience territoriale'''
  
Appel à communs - 32.620 €
 
  
Autofinancement La Traverse - 3.980 €
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Avec cette méthode, notre objectif est de mettre en capacité les habitant·es et collectifs locaux, de mener à bien des projets améliorant la résilience locale de façon systémique.  
  
Fondation de France - 8.000 €
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Nous faisons le constat d’un manque d'ingénierie et de l’absence de “recette miracle” pour mettre en œuvre des dynamiques de transition. Avec ce projet, nous souhaitons proposer aux acteurs en mesure de les impulser un ensemble de méthodes, enrichies au fur et à mesure des expériences, et qui pourront s’adapter aux spécificités de chaque territoire. Il doit permettre à tout élu rural ou collectif d’habitants de trouver des ressources pour répondre à la question “par où commencer pour rendre notre commune plus résiliente ?”.  
  
Recherche de financements complémentaires - 2.000€
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'''Description de la communauté Territoire'''
  
'''= TOTAL RESSOURCES : 46.600 €'''
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Le commun sera alimenté par des expériences menées dans différents territoires ruraux de France métropolitaine.
 
'''Financement post-Septembre 2022'''
 
  
Le commun doit pouvoir vivre et fonctionner de façon autonome, et être enrichi au fur et à mesure des retours d’expérience des différentes structures qui l'utilisent. Cela nécessite du temps d’animation pour le faire vivre, que la Traverse est prête à assurer sur de l’auto-financement.
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*  La Traverse accompagne 3 territoires de Nouvelle-Aquitaine, comprenant les communes de Migné-Auxances (6.000 hab.), de Jazeneuil (820 hab.) et un groupement de 4 communes dans le département des Deux-Sèvres (3.400 hab.).  
|complement_res='''Contenu sur la résilience territoriale'''
 
  
Avec cette méthode, notre objectif est de mettre en capacité les habitant·es et collectifs locaux, de mener à bien des projets améliorant la résilience locale de façon systémique.  
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* Les Localos sont basés à Limoges, et interviennent sur tout le territoire national (et possiblement en Europe, notamment en Espagne). Ils co-animent une plateforme Accueil et Attractivité au niveau du Massif central à destination d’une quarantaine de territoires engagés dans la construction de stratégies d’accueil de nouvelles populations.
  
Nous entendons la résilience comme “la capacité d’un système à absorber les chocs en maintenant toujours ses fonctions principales”. Cela pose la question de quelles sont les fonctions principales, celles qui sont trop importantes pour être déléguées à des instances supra-territoriales. Elles doivent pouvoir être gérées collectivement comme des communs. Les résidences doivent permettre de les déterminer, et de mettre en place des projets concrets, mais aussi des modes de gestion qui assurent la pérennité de ces fonctions.  
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* Resiliere déploie ses activités principalement dans la Nièvre.  
  
Nous pouvons par exemple imaginer la création et la gestion collective d’une filière de production alimentaire, de la production à la distribution. Ce mode de gestion la rend plus résiliente face aux chocs, plus à même de s’adapter face à eux.  
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* Solucracy est basé dans le Jura, avec des accompagnateurs sur tout le territoire français, en Suisse et en Belgique. La méthode a été déployée dans l’Ain : Village de Léaz (700hab.), Quartier PDLV Ferney Voltaire (1400hab.), dans l’Hérault à Lunas (700hab.), en Haute Savoie à Combloux(2105 hab.).  
  
'''Description de la communauté Territoire
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* Les membres du REACT sont quant à eux présent·es dans toute la France. Une première expérimentation est prévue au printemps 2022 dans une commune rurale (1300 habitants) du Puy du Dôme (date en attente de confirmation).
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Notre expérimentation se déroule sur 3 territoires de Nouvelle-Aquitaine :
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La mise en commun des expériences bénéficiera ainsi de retours d'expériences basés sur une pluralité de réalités territoriales.  
Les communes de Migné-Auxances (6.000 hab.), de Jazeneuil (820 hab.) et un groupement de 4 communes dans le département des Deux-Sèvres, réunissant 3.400 habitant·es.  
 
 
   
 
   
'''Justification du(des) défi(s) choisis
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'''Justification du(des) défi(s) choisis'''
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Nous répondons à 3 défis identifiés :  
 
Nous répondons à 3 défis identifiés :  
  
 
* Connaissance  
 
* Connaissance  
Ce défi décrit le besoin de produire et de rendre accessibles des connaissances.
 
A un premier niveau, le diagnostic partagé doit être l’occasion d’une co-production des connaissances sur le territoire étudié, sur ses vulnérabilités face aux enjeux énergétiques et climatiques, et sur les “graines de résilience” - les initiatives présentes qui participent déjà à la résilience locale.
 
  
Cette production de connaissances prendra forme à la fois dans :
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Le travail que nous nous proposons de faire consiste en une capitalisation des connaissances quant aux manières d’accompagner l’émergence d’une dynamique de transition. Pour cette montée en généralité / capitalisation, nous souhaitons faire appel à des chercheur·euse·s / retours d’expérience d’autres structures.
  
''Une exposition évolutive'' : cette exposition dans sa première phase permet de dresser le constat des enjeux énergétiques et climatiques, pour expliquer l’importance de la résilience locale et les manières d’y arriver. Cette partie, identique sur tous les territoires, s’enrichira petit à petit d’éléments sur la traduction localisée des enjeux, des rendus des ateliers de travail, des exemples d’initiatives existantes, et in fine du plan d’action collectivement déterminé. Cette exposition sera affichée dans un lieu accessible au grand public et aux acteurs des territoires.  
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En termes de “livrables” dans le cadre de l’appel à commun, nous produirons un rendu écrit collectif sur les méthodes de diagnostic partagé, à destination des collectifs et collectivités qui souhaitent entamer ce type de travail sur leur territoire, et qui leur proposera des outils concrets et facilement appropriables. Il prendrait la forme d'une plaquette papier, d'un rendu écrit sur un wiki et de podcasts. Ces formats sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure de nos échanges avec les partenaires.  
  
''Des podcasts'' : réalisés à partir d’entretiens avec les acteurs locaux et les habitant·es, ils permettront de lier les savoirs experts et profanes, les ressentis et les projets existants. Ils ont à la fois une fonction d’information sur le territoire, sur l’avancée des travaux durant le temps de la démarche, mais aussi une fonction de mise en récit.  Nous les voyons comme des leviers de mobilisation et d’implication citoyenne, qui vise à donner envie aux acteurs locaux de se saisir des outils mis à leur disposition. Ces podcasts seront accessibles sur la chaîne de podcast de La Traverse (200 écoutes / semaine) et seront également diffusés sur les radios locales partenaires (France Bleu Poitou, Radio Pulsar (Poitiers), D4B (Melle), La Maison pour tous (Jazeneuil)).
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* Objectif et Diagnostic
  
A un second niveau, l'expérimentation de cette méthodologie débouchera sur une production de connaissances quant aux manières de réaliser un diagnostic de la résilience. Pour cette montée en généralité / capitalisation, nous souhaitons faire appel à des chercheur·euse·s / retours d’expérience d’autres structures.  
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Dans les territoires sur lesquels nous travaillons, nos méthodes s'attachent à écrire collectivement une trajectoire vers plus de résilience, donc à réaliser un diagnostic partagé et à se fixer collectivement des objectifs.  
  
En terme de '''livrables''', nous produirons un rendu écrit collectif sur les méthodes de diagnostic partagé, à destination des collectifs et collectivités qui souhaitent entamer ce type de travail sur leur territoire, et qui leur proposera des outils concrets et facilement appropriables. Il prendrait la forme d'une plaquette papier, d'un rendu écrit sur un wiki et de podcasts. Ces formats sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure de nos échanges avec les partenaires.  
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Pour La Traverse, cela commence donc par un travail de pédagogie pour faire comprendre le concept de résilience, au moyen d’expositions, de podcasts et d’ateliers dédiés. Cela se traduit aussi par un travail d’enquête autour des enjeux repérés comme importants dans la vie quotidienne des habitant·es (mobilité, alimentation, gestion des déchets, développement économique). L’intérêt est d'utiliser ces sujets comme porte d’entrée “quotidienne” pour mobiliser le plus grand nombre et pour montrer que la notion de “transition” se traduit bien au-delà des sujets strictement environnementaux.  
  
* Objectif et Diagnostic
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* Mieux décider ensemble
Dans les territoires sur lesquels nous travaillons, notre méthode s’attache à écrire collectivement une trajectoire vers plus de résilience, et commence donc par un travail de pédagogie pour faire comprendre ce concept, au moyen de l’exposition, des podcasts et d’ateliers dédiés.  
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Le fait d’impulser des dynamiques collectives de transition doit être l’occasion de sortir les questions de résilience et de gestion d’un territoire des mains des seuls élu·es et technicien·nes, pour permettre à d’autres de s'en saisir, de gagner en connaissance pour prendre des décisions éclairées et pour proposer des projets pertinents.  
  
Pour établir le diagnostic, nous ne souhaitons pas partir uniquement des enjeux énergie climat, mais également des enjeux repérés sur la commune qui impactent déjà de façon tangible la vie quotidienne des habitant·es (mobilité, alimentation, gestion des déchets, développement économique). L'objectif est de voir comment apporter des réponses qui aillent dans le sens d’une transition écologique. L’intérêt est d'utiliser ces sujets comme porte d’entrée pour mobiliser le plus grand nombre et pour montrer que la notion de “transition” se traduit bien au-delà des sujets strictement environnementaux.
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Pour donner quelques exemples concrets :
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Dans la commune de Migné-Auxances, sur laquelle travaille La Traverse, la question de la démocratie est particulièrement présente. L'accompagnement à la transition s'est ainsi décliné en un aspect "participation citoyenne", qui s'incarne par la constitution d'une instance participative sur les sujets de transition écologique. A l'image de ce qui se réalise déjà dans la commune de Kingersheim, cette instance sera l’occasion de discuter de sujets clivants, pour  créer de la compréhension mutuelle et trouver des compromis, permettant ainsi de débattre collectivement sur la stratégie locale de transition écologique, tout en enrichissant cette vision des différents points de vue représentés (exemples de sujet : les bassines agricoles, la production d’énergie renouvelable, la méthanisation, etc.).  
* Mieux décider ensemble
 
La réalisation d’un diagnostic partagé de la résilience locale doit être l’occasion de sortir les questions de résilience et de gestion d’un territoire des mains des seuls élu·es et technicien·nes, pour permettre aux habitant·es et associations de s'en saisir, de gagner en connaissance pour prendre des décisions éclairées et pour proposer des projets pertinents. Dans la commune de Migné-Auxances, que nous accompagons, la question de la démocratie est particulièrement présente. L'accompagnement à la transition s'est ainsi décliné en un aspect "participation citoyenne", qui s'incarne par la constitution d'une instance participative sur les sujets de transition écologique. A l'image de ce qui se réalise déjà dans la commune de Kingersheim, cette instance sera l’occasion de discuter de sujets clivants, pour  créer de la compréhension mutuelle et trouver des compromis, permettant ainsi de débattre collectivement sur la stratégie locale de transition écologique, tout en enrichissant cette vision des différents points de vue représentés (exemples de sujet : les bassines agricoles, la production d’énergie renouvelable, la méthanisation, etc.).  
 
  
Impact du commun sur la résilience.
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Dans les communes des Deux-Sèvres, la question de la transition des écoles du territoire a émergé au fil du diagnostic. Elle s’est traduite en une coopération entre les collectivités, 7 établissements du territoire (écoles maternelles, écoles élémentaires et collège) et des parents d’élèves volontaires. L’objectif de ce projet inter-établissement est de sensibiliser l’ensemble du personnel communautaire, des professeurs et des élèves aux enjeux énergie-climat, de réaliser le bilan carbone des établissements puis de définir un plan d’action pour réduire les émissions carbones à l’échelle des 7 établissements.
  
La mise en commun et l'amélioration continue des méthodes et outils pour mettre en transition un territoire doit permettre de faciliter l'accès à la mise en oeuvre de ce type de démarche en démocratisant l'accès aux outils et aux méthodes d'accompagnement. Nous souhaitons traduire les conceptis de "transition écologique" et de "résilience", parfois obscures, en des méthodes accessibles et conviviales, pour que des citoyen.nes puissent s'en saisir et améliorer la résilience de leur territoire.
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'''Impact du commun sur la résilience
|complement_env=Notre approche est sociale : elle repose sur l'histoire sociale et locale des territoires et s'appuie sur les perceptions et le vécu des habitant·es et des acteurs locaux. Par conséquent, il est compliqué d'évaluer ''stricto sensu'' les gains environnementaux potentiels.
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'''
  
Néanmoins, la création de dynamiques de transition écologique sur les territoires s'appuie sur des enjeux identifiés collectivement par les participant.es, et touchent de fait une pluralité de sujets environnementaux ayant pour racine le cadre de vie. Ainsi, la gestion des déchets, la préservation du patrimoine naturel (paysage, biodiversité, etc.) permet d'imaginer des actions de recensement, de valorisation et de préservation qui fédère des acteurs ou habitant·es aux opinions parfois divergeants.  
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La mise en commun et l'amélioration continue des méthodes et outils pour mettre en transition un territoire doit permettre de faciliter l'accès à la mise en oeuvre de ce type de démarche en démocratisant l'accès aux outils et aux méthodes d'accompagnement. Nous souhaitons traduire les concepts de "transition écologique" et de "résilience", parfois obscures, en des méthodes accessibles et conviviales.
  
Concernant l'aspect biodiversité locale, nous souhaitons tester l’utilisation de l’outil Bioscène, outil en ligne permettant de recenser et de donner à voir l’ensemble des espèces présentes dans un territoire. Cet outil met ainsi en valeur la complexité des relations existantes entre espèces, sensibilisant par la même occasion sur l'interdépendance entre écosystème et êtres vivants. Nous souhaitons enrichir cet outil collaboratif d'éléments historiques, patrimoniaux et d'initiatives citoyennes, pour donner à voir l'ensemble du vivant - humains et non-humains - qui façonnent un territoire. Lorsque nous utiliserons Bioscène, ou lorsque des projets de recensement des espèces seront entrepris dans les territoires, les données récoltées pourront être mises à disposition en ''Open Data''.
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L’étude réalisée par La Traverse lors du Tour de France (2019-2020),a démontré que - avant même un besoin d’expertise technique - l’amélioration de la résilience locale des territoires ruraux passe par le fait de créer une culture commune autour de ces enjeux, de définir un horizon politique commun pour le territoire, et de fédérer les initiatives citoyennes déjà présentes. Les structures partenaires du présent projet expérimentent chacune des méthodes, mais le travail commun de capitalisation et de diffusion pour les rendre réplicables reste à faire.
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|complement_env=Les cinq structures partenaires adoptent une approche sociale. Elles considèrent que la mise en transition d’un territoire passe par l’implication de ses citoyens. Par conséquent, il est compliqué d'évaluer ''stricto sensu'' les gains environnementaux potentiels.  
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Toutefois, la création de dynamiques de transition écologique sur les territoires s'appuie sur des enjeux identifiés collectivement par les participant.es, et permet souvent d’impulser des projets en lien avec l’environnement local. Ainsi, la gestion des déchets, la préservation du patrimoine naturel (paysage, biodiversité, etc.) permet d'imaginer des actions de recensement, de valorisation et de préservation qui fédèrent des acteurs ou habitant·es.
 
|complement='''Expérience du porteur de Commun dans le domaine'''
 
|complement='''Expérience du porteur de Commun dans le domaine'''
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Les structures porteuses de ce projet bénéficient chacune d’expériences précédentes dans le domaine de la transition écologique des territoires, et de la participation citoyenne.
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La Traverse
  
 
Notre expérience dans le domaine de la mobilisation citoyenne se traduit par :
 
Notre expérience dans le domaine de la mobilisation citoyenne se traduit par :
* La réalisation d’un Tour de France sur les stratégies d’amélioration de la résilience de 13 territoires ruraux et péri-urbains (septembre 2019-mars 2020), ainsi que d'[https://latraverse.lepodcast.fr/ une série podcast] sur le sujet.
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* La réalisation d’un Tour de France sur les stratégies d’amélioration de la résilience de 13 territoires ruraux et périurbains (septembre 2019-mars 2020), ainsi que d'[https://latraverse.lepodcast.fr/ unpodcast] sur le sujet.
 
* La rédaction du rapport ''[https://www.la-traverse.org/graines-de-r%C3%A9silience Graines de résilience]'' sur les manières dont se structurent les dynamiques collectives de transition dans les territoires traversés (mars à juin 2020).
 
* La rédaction du rapport ''[https://www.la-traverse.org/graines-de-r%C3%A9silience Graines de résilience]'' sur les manières dont se structurent les dynamiques collectives de transition dans les territoires traversés (mars à juin 2020).
 
* L'accompagnement de la démarche Boischaut Sud en Transition, dans l'Indre, qui nous permet d'expérimenter notre méthode et nos outils (enquête collective, diagnostic sensible, mise en récit par les podcasts) (depuis octobre 2020)
 
* L'accompagnement de la démarche Boischaut Sud en Transition, dans l'Indre, qui nous permet d'expérimenter notre méthode et nos outils (enquête collective, diagnostic sensible, mise en récit par les podcasts) (depuis octobre 2020)
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* La mise en place d’une instance de la participation citoyenne sur les projets environnementaux au sein de la commune de Migné-Auxances, dans le cadre du projet “Des résidences pour la résilience” (pris de l’ESS 2021, Grand Poitiers) (depuis mars 2021)
  
 
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La Traverse se propose aussi d’assurer le gros du travail de co-construction et d'animation de réseau. Nous avons fait les expériences suivantes dans ce domaine:
Notre expérience dans la co-construction et l'animation de réseau se traduit par :
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* '''Depuis 2020''', l'animation des journées de formation de la Fabrique de la transition sur la conduite du changement auprès des élus, agents et responsables associatifs locaux.
* '''Depuis 2020''', l'animation des journées de formation de la Fabrique de la transition
 
 
* '''Depuis 2020''', La construction d’un réseau d’acteurs en Nouvelle Aquitaine dans le cadre du projet européen [https://www.acclimaterra.fr/deep-demonstration/ Deep Demonstration], en collaboration avec EIT Climate-KIC
 
* '''Depuis 2020''', La construction d’un réseau d’acteurs en Nouvelle Aquitaine dans le cadre du projet européen [https://www.acclimaterra.fr/deep-demonstration/ Deep Demonstration], en collaboration avec EIT Climate-KIC
* '''Depuis novembre 2020''', la co-construction d'un plan d'action en faveur de la réduction de l'utilisation des pesticides en Haute-Gironde. Ce travail de diagnoscit et de médiation a permis d'associer les collectivités locales, des associations de riverains, les acteurs viticoles et les représentant·es instititionnels en lien avec la santé et l'environnement (Contrat Local de Santé, DREAL, PRSE...).
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* '''Depuis novembre 2020''', la co-construction d'un plan d'action en faveur de la réduction de l'utilisation des pesticides en Haute-Gironde. Ce travail de diagnostic et de médiation a permis d'associer les collectivités locales, des associations de riverains, les acteurs viticoles et les représentant·es institutionnels en lien avec la santé et l'environnement (Contrat Local de Santé, DREAL, PRSE).
  
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Les Localos, Solucracy et Resiliere bénéficient tous les trois de plusieurs années d'expériences dans l’accompagnement des territoires dans des démarches de participation citoyenne et/ ou de transition écologique.
  
 
'''Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)'''
 
'''Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)'''
  
*Phase 1a : Avril 2021- Mai 2022 : Réalisation de l’expérimentation de notre méthodologie de diagnostic.
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Voir aussi [https://docs.google.com/spreadsheets/d/1OwOd4tYVKwBVlrh6mUv_KL-DxCrdjyecIteHk4oCxwM/edit?usp=sharing ici version tableau] pour une description plus détaillée du calendrier.
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'''Phase 1 - Janvier 2022 - Mai 2022''' : Mise en réseau et définition sur la gestion du commun
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Construction et animation d’un réseau de structures spécialisées sur l’accompagnement des territoires ruraux à la résilience territoriale (10 jours de coordination - La Traverse)
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Définition du modèle de gouvernance et des attendus de chacun, premiers échanges et définition d’un calendrier prévisionnel de travail. Discussion autour de la licence à utiliser et les manières de pérenniser le fonctionnement du commun et son financement. Exploration des articulations possibles avec des programmes publics (Petites Villes de Demain, Catalogue de l’ANCT pour des Territoires d’engagement). (2 jours par structure - 2*5 = 10 jours au total)
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Prise de contact avec des réseaux et associations pour définir comment le rendre utile à leurs adhérents (Fabrique des Transitions, Association des maires ruraux de France, Union nationale des acteurs du développement local, etc.) (2 jours / structure = 2*5 = 10 jours au total)
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A 3 mois (livrables) :
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- Une communauté de 5 structures et réseaux qui connaissent leur écosystème (alliés potentiels, programmes actuels), se sont accordés sur un modèle économique et un calendrier de travail.
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Total jour / coordination La Traverse : 10
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 +
Total jour / structure partenaire : 4*5 = 20
 +
 
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TOTAL JOURS / PHASE 1 = 30 jours
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TOTAL COÛT / PHASE 1 = 18.000 euros
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'''Phase 2 - Avril 2022 - Août 2022''' : Retours d’expérience et construction de l’outil
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Définition d’une grille d’auto-évaluation commune aux 5 structures (Proposition d’une grille commune : 1 jour - La Traverse ; échanges et ajustements : 1 jour*structure = 5 jours)
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Échanges et capitalisation sur les expériences des structures partenaires, organisation d’un séminaire dédié aux retours d’expérience (5 jours - La Traverse ; 2 jours*structure = 10 jours)
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Temps d’analyse et d’auto-évaluation des méthodes d’accompagnement par les porteurs de projet au sein de chaque structure (1 jour*structure = 5 jours)
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Construction et mise en forme des outils d’accompagnement (2 jours*structure : 10 jours)
 +
 
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Production d'un rapport synthétique sur le wiki de l’appel à commun (règle de partage et de diffusion à définir collectivement, en licence libre) (La Traverse = 3 jours ; 1 jour*structure = 5 jours)
 +
 
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A 9 mois (livrables) :  
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Communs mis en ligne, a priori sur le wiki de la résilience des territoires, de l’ADEME, et géré selon les règles décidées en groupe
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Mode de financement du commun à long terme effectif
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Total jour / coordination La Traverse : 9
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Total jour / structure : 7 (*5) = 35
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TOTAL JOURS / PHASE 2 = 44 jours
 +
 
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TOTAL COÛT / PHASE 2 = 26.400 euros
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'''Phase 3 - Septembre 2022 - Janvier 2023''' : Diffusion
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Illustration et édition d’une plaquette de synthèse (4 jours - La Traverse)
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Réalisation d’un podcast sur les projets et les méthodes des structures engagées pour valoriser et mettre en récit le travail réalisé tout en le diffusant (grand public, collectivité, associations et  collectifs locaux…) (5 épisodes de 20 minutes) (10 jours - La Traverse)
 +
 
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Diffusion des travaux auprès des réseaux d'élu·es et de technicien·nes (Association des maires ruraux de France, Association des Maires de France, France Urbaine, Association nationale des nouvelles ruralités, etc.) et des réseaux citoyens (The Shifters, UNADEL, France Villes Durables, etc.), présence sur des forums, table-rondes en lien avec le développement local, la résilience des territoires ruraux, etc. (2 jours - Traverse ; 2 jours*structures = 10 jours)
 +
 
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Expérimentation d’une formation courte à destination des élu·es et collectifs pour la présentation et la prise en main des outils proposés (entre 1 et 2 jours de formation en fonction des besoins). Suivi collectif ponctuel des élu·es et collectifs formés au cours de la mise en œuvre de ces démarches. (1*5 (préparation) + 1*5 (formation) + 0,5*5 (suivi) = 12,5 jours)
 +
 
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A 12 mois (livrables) :
 +
Formation et suivi des élu·es et collectifs, animation d'une communauté de territoire formés. 
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Enrichissement du commun avec les retours d'expériences
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Document de communication (Plaquette et podcasts)
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Le commun doit pouvoir vivre et fonctionner de façon autonome, et être enrichi au fur et à mesure des retours d’expérience des différentes structures et collectivités qui l'utilisent. Un travail d’animation de l’outil reste nécessaire, par exemple pour le présenter lors d’évènements, de forum etc.
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Total jour / coordination La Traverse : 16
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Total jour / structure partenaire : 4,5 (*5) = 22,5 jours
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TOTAL JOURS / PHASE 3 = 38,5 jours
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TOTAL COÛT / PHASE 3 = 23.100 euros
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TOTAL COÛT PHASE 1 / PHASE 2 / PHASE 3 : 67.500 EUROS HT
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Suite à partir de 2023 (autofinancement) :
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Animation du réseau et enrichissement de l’outil
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Formations supplémentaires des acteurs locaux pour la prise en main des outils.  
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Début des actions : Septembre 2021
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'''Précision sur les outils mis en commun :'''
  
*Phase 1b : Septembre 2021 - Avril 2022 : Mise en réseau et réflexions sur la gestion du commun.
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Cette liste d’outils est non-exhaustive et pourra être complétée par d’autres idées au fil du projet.
  
- Construction et animation d’un réseau de structures menant ce type de travail.
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* Exposition évolutive (La Traverse) sur les enjeux énergie-climat et le concept de résilience, appliqué aux territoires. Au fur et à mesure de l’accompagnement, cette exposition s’enrichit d’éléments sur la traduction localisée des enjeux énergie-climat, qui parle au quotidien des habitant·es, sur les enjeux du territoire et sur les initiatives locales qui participent à la résilience. En tant que commun, cette exposition (dans sa forme initiale) sera mise à disposition en ligne (open data), avec pour objectif d’être utilisée comme point de départ par d’autres territoires. Les expositions finales pourront également être publiées, pour donner à voir la diversité de façon de s’approprier cet outil.  
- '''A 6 MOIS''' : Communauté composée de 6 à 8 structures contributrices, ayant défini un mode de gouvernance commun.
 
  
* Phase 2 : Mai 2022 - Septembre 2022 : Capitalisation sur l’expérience des résidences de La Traverse et élargissement à d’autres expériences.
+
* Guide et questionnaire pour mener une enquête collective (La Traverse/ Les Localos) : L’idée derrière une enquête collective est de s’appuyer sur des volontaires pour recueillir, grâce à un questionnaire défini collectivement, la parole d’habitant·es du territoire. Ces volontaires, préalablement formés à l'enquête sociologique par la structure d’accompagnement, réalisent des entretiens semi-directifs auprès de leurs proches et voisins pour multiplier les points du vue sur le territoire et enrichir le diagnostic.. Cet outil et les retours d’expérience sur son utilisation seront mis à disposition en ''Open Data''.
  
Mai - Juin 2022
 
  
- Organisation d’un temps d’échange entre les trois territoires d’expérimentation de La Traverse
+
* [https://www.la-traverse.org/fiches-d-action-pour-la-resilience Les Fiches actions pour la résilience locale],(La Traverse)
- Temps d’analyse et de capitalisation des enseignements sur les trois territoires d’expérimentation
+
document qui recense l'ensemble des actions qui contribuent au renforcement de la résilience locale et se structure autour de cinq axes :
- Échanges et capitalisation sur les expériences des structures partenaires, organisation d’un séminaire dédié à l’échange de retours d’expérience et à la définition d’un mode de gestion du commun
 
  
Été-Automne 2022
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La résilience alimentaire-
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La résilience énergétique-
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L'autonomie intellectuelle et la solidarité sociale-
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La résilience sanitaire-
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La résilience économique-  
  
- Construction et mise en forme des outils et du rapport sur le wiki, qui sera accessible et utilisable en Open Data, sous une licence Creative Commons
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​Chaque axe est décliné en orientations et en objectifs, traduits en actions concrètes , elles-mêmes illustrées par des exemples repérés sur les territoires. Sont également identifiés les acteurs ressources sur lesquels s'appuyer pour mener tel ou tel chantier, ainsi que les ressources bibliographiques idéales pour creuser certains sujets.
- Edition d’une plaquette de synthèse illustrée
 
- Réalisation d’une série de podcasts sur les projets et méthodes des structures partenaires, pour faciliter le retour d'expérience et mettre en récit les projets
 
- Publication et diffusion des travaux auprès des réseaux d'élu·es et de technicien·nes (Association des maires ruraux de France, Association des Maires de France, France Urbaine, etc.) et des réseaux citoyens (The Shifters, UNADEL, France Villes Durables, etc.).
 
  
- '''A 12 MOIS''' : Communauté de contributeur·trice·s composée de 6 à 8 structures, communauté d'utilisateur·trice·s grandissante. Commun mis en ligne et utilisable / modifiable par tout utilisateur.
 
  
'''Exemples d’outils mis en commun :'''
 
  
* '''Exposition évolutive''' - Dans les territoires sur lesquels La Traverse intervient, nous créons une exposition dédiée à la résilience du territoire. Dans sa forme initiale, elle explique les enjeux énergétiques et climatiques et l’importance de la résilience locale. Au fur et à mesure de l'année de résidence, cette exposition s’enrichit avec des éléments sur la traduction localisée des enjeux énergie - climat, sur les enjeux propres au territoire et sur les initiatives qui participent à la résilience locale. En tant que commun, cet outil sera mis en ligne et utilisé / modifié par tout groupe souhaitant mettre en place ce type de démarche.
+
Nous souhaitons éviter de produire une énième “fiche-action” qui ne serait pas suffisamment accessible, opérationnelle et adaptable pour être utilisée.
  
* '''Guide et questionnaire pour mener une enquête collective''' - Un autre outil utilisé par la Traverse est l’enquête collective. Dans le territoire d’intervention, nous demandons à des volontaires, préalablement formés à l'enquête sociologique, de réaliser des entretiens auprès de leurs proches et voisins pour multiplier les points du vue sur le territoire et enrichir le diagnostic. Les entretiens se concentrent sur l'identité locale, sur ce que les interviewé·es apprécient ou non sur leur territoire, sur ce qu’ils souhaitent y voir se développer. Cet outil et les retours d’expérience sur son utilisation seront mis à disposition en ''Open Data''.
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Pour éviter cela :
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Nous nous inspirons de la notion de "compostabilité des projets", définie par le collectif Osons ([https://ressources.osons.cc/?PetitPrecisDeCompostabiliteDesprojets ici]). Cette notion propose de réfléchir, dès l'élaboration du projet ou de l'outil, à la manière dont il peut être adapté pour rester pertinent dans de nouveaux contextes. L'objectif est de penser le plus en amont possible à la façon dont certains aspects peuvent être réutilisés par d'autres, et ainsi perpétuer, même sous une forme différente, la dynamique engagée.  
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Nous mettrons en avant des outils plus que des méthodes complètes, car il nous semble important que nos méthodes soient “granulables”, découpables en petites parties pour s’adapter au mieux aux différents contextes.
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Nous travaillerons à la mise en place d’une formation - courte et opérationnelle - pour la prise en main de ces outils et la compréhension des enjeux de transition. Cette formation continuera pas la suite, après janvier 2023. Les personnes formées utilisant les outils enrichiront à leur tour le commun de leurs retours d’expérience. Nous envisageons de nous rapprocher de la Fabrique des Transitions pour co-porter et diffuser cette formation.  
  
 
'''Taille de la communauté de contributeur·trice·s et d'utilisateur·trice·s impliqué·es'''
 
'''Taille de la communauté de contributeur·trice·s et d'utilisateur·trice·s impliqué·es'''
  
Les contributeur·trice·s envisagé·es pour le moment sont des structures qui travaillent à l’impulsion dynamique de transition écologique sur les territoires : Solucracy, le réseau REACT, Resiliere et les Localos. Nous avons déjà échangé avec ces structures et acté la constitution d'une équipe projet autour de ce commun.
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Les contributeurs impliqués aujourd’hui sont les cinq structures citées précédemment. Nous avons déjà échangé entre nous et acté la constitution d'une équipe-projet autour de ce commun.
  
Nous avons pris le parti de travailler avec un petit nombre de structures, pour ne pas risquer de diluer la dynamique, pour faciliter une gouvernance partagée et pour permettre d'attendre de chacun un réel investissement dans le projet. Ensemble, nous partageont les valeurs du développement local, de l'éducation populaire et une certaine lucidité quant aux enjeux énergétiques et climatiques. Nous sommes animé·es d'une même envie de construire et d'enrichir nos méthodes d'accompagnement. Nous partageons également l'envie de créer des dynamiques de transition à l'échelle d'un territoire et la conviction que l'immersion est un levier essentiel au bon accompagnement de ces dynamiques.
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Nous avons pris le parti de travailler à un petit nombre de structures, pour ne pas risquer de diluer la dynamique, pour faciliter une gouvernance partagée et pour permettre d'attendre de chacun un réel investissement dans le projet. Ensemble, nous partageons les valeurs du développement local, de l'éducation populaire et une certaine lucidité quant aux enjeux énergétiques et climatiques. Nous sommes animé·es d'une même envie de construire et d'enrichir nos méthodes d'accompagnement. Nous partageons également l'envie de créer des dynamiques de transition à l'échelle d'un territoire et la conviction que l'immersion est un levier essentiel au bon accompagnement de ces dynamiques.
  
Plus précisément, ces structures sont :
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Sans qu’elles ne soient contributrices directes, nous sommes également en lien avec les structures suivantes, qui pourront jouer un rôle au moment de capitalisation:
* '''Solucracy / Soluclimat''', qui a élaboré et testé une méthode simple d'émergence de recueil des besoins et de mise en action des citoyen.nes
 
* '''REACT'''(REseau d'ACcompagnateurs de territoires en Transition), qui va tester une résidence de 15 jours sur un territoire
 
* '''Resiliere''', dont l'accompagnement et la recherche de changements systémiques sont centrés sur une approche vulnérabilités-risques
 
* '''Les Localos''' qui ont expérimenté différentes méthodes auprès des collectivités locales, notamment sur le thème de la démocratie locale et de l'accueil de nouvelles populations en milieu rural
 
  
Nous sommes également en lien avec les structures suivantes, qui pourraient jouer un rôle à un moment de ce travail de capitalisation:
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* '''Développement local et réflexion sur ruralité''' : Union Nationale des Acteurs du Développement Local (Unadel), Les Localos, In Site, l'école urbaine de Lyon, La Fabrique des Transitions.
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* '''Design de service public et design de la transition''' : Détéa, 27e région, Collectif trois tiers, Partie prenante, Collectif ETC
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* '''Production d’outils de sensibilisation aux enjeux écologique dans les territoires''' : la Fresque du climat et autres fresques thématiques (mobilité, biodiversité, économie circulaire, alimentation, etc.), les ateliers 2 tonnes et Inventons nos vies bas carbone, les outils du Centre Ressource du Développement Durable (CERDD), Diagnostic 360°C de la résilience territoriale et OSCARTES
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* '''Le consortium d'acteurs portant le commun [[SITI]]''' pour que notre commun se bâtisse sur une base interopérable et constituée de données sémantiques. Cela permettra d'alimenter et d'être alimenté par des communs synthétisant des connaissances, à l'image du commun [[CRISALIM]].
  
* Développement local et réflexion sur ruralité: Unadel, Les Localos, In Site, école urbaine de Lyon
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Les éléments produits sur le wiki doivent pouvoir être utilisés et enrichis par les collectivités et les collectifs citoyens, selon des règles que nous définirons avec les structures partenaires. Des pistes de travail sont envisagées avec l’association Citego, fond documentaire spécialisé sur la capitalisation de l’expérience sur la transition des territoires. Nous travaillerons avec eux pour la mise en forme mais aussi éventuellement pour l'hébergement et la maintenance de l’outil.  
* Design de service public / design de la transition: Détéa, 27e région, Collectif trois tiers, Partie prenante, collectif ETC.
 
* Production d’outils de sensibilisation aux enjeux: Fresque du climat et autres fresques thématiques, atelier 2 tonnes, outils CERDD, Inventons nos vies bas carbone, Diagnostic 360°C de la résilience territoriale, OSCARTES
 
* Le consortium d'acteurs portant le commun [[SITI]] pour que notre commune se bâtisse sur une base interopérable et constituée de données sémantique. Permettant d'alimenter et d'être alimenter par des communs synthétisant des connaissances comme le commun [[CRISALIM]].
 
  
Les éléments produits sur le wiki doivent pouvoir être utilisés et enrichis par les collectivités et les collectifs citoyens, selon des règles que nous définirons avec les structures partenaires.
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'''Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience'''
  
Nous nous inspirons des notions de "compostabilité des projets", définies par le collectif Osons, qui propose de réfléchir dès son élaboration à la manière dont un projet ou outil peut être réutilisé une fois qu'il sera fini et aura perdu de sa pertinence, pour que certaines parties puissent être réutilisées par d'autres.
+
Le commun que nous proposons de créer doit permettre de synthétiser le fruit des expérimentations en cours de plusieurs structures. Ce travail de capitalisation est une opportunité pour démultiplier l’impact potentiel des méthodes et outils testés, suivant un objectif d’autonomisation des territoires, de leur mise en capacité à se mettre en mouvement par eux-mêmes pour améliorer leur résilience.
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|complement_auto='''Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?'''  
  
Nous souhaitons diffuser ces éléments par le biais de structures avec lesquels nous travaillons déjà, à savoir des associations de développement local (UNADEL...), par les réseaux de collectifs (Collectif pour une transition citoyenne) et par les associations d’élus (Association des maires ruraux de France, Association nationale des nouvelles ruralités etc…).
+
Le problème global que nous identifions est le manque de construction collective de trajectoire de résilience au sein de territoire, notamment ruraux. La transition écologique et sociale pose la question de nos manières de vivre ensemble, de produire, de consommer, de se déplacer, d'habiter. Elle est intrinsèquement politique et touche au cœur de nos modes de vie. Pour évoluer collectivement, il est important de créer une vision mobilisatrice et désirable de l’avenir du territoire. Or, ce travail d’amélioration de la résilience est bien souvent délégué à des technicien·nes qui répondent aux enjeux en mettant en place des dispositifs techniques (Plan Climat-Air-Energie Territorial, Plan Alimentaire Territorial, etc.).  
  
 +
Cette gestion a pour effet d’annuler toute possibilité d’échanges et de débats sur le futur souhaité par les habitant.es d’un territoire. La transition écologique est trop souvent traitée sans les citoyens. Pourtant, les exemples de territoires  en transition montrent qu’il est nécessaire (1) d'embarquer et de mobiliser largement les citoyen·nes, (2) de s'appuyer sur les énergies et initiatives déjà présentes, (3) de prendre en compte des éléments sensibles (cartographie sensible, rapport émotif au territoire, souci de prendre soin du patrimoine local...) et (4) de développer une "culture commune de la transition" pour espérer pérenniser les dynamiques et amorcer un changement global.
  
'''Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience
+
Cette problématique est identifiée par plusieurs acteurs du développement local. Le sujet de l’articulation entre initiatives citoyennes et action publique est par exemple le sujet de l’édition 2021 des écoutes territoriales de l’UNADEL. Elle apparaît également comme un facteur de réussite des démarches de transition dans le référentiel [https://www.ieefc.eu/project/vptpt/ Villes pairs]. Ce besoin de co-construire des projets de territoire est même au cœur du mouvement du développement local depuis ses débuts (idéal d’autonomie, d’auto-organisation des territoires avec les élu·es ou à côté d’eux). Il gagne encore en pertinence à l’aune des enjeux énergie climat, puisque les formes d’organisation plébiscitées par le développement local (autogestion, projets collectifs, relocalisation de la production économique, etc.) correspondent à l’idéal d’autonomie défendu par les acteurs de la transition.  
'''
 
Le commun que nous proposons de créer doit permettre de synthétiser le fruit des expérimentations en cours de plusieurs structures. Ce travail de capitalisation est une opportunité pour démultiplier l’impact potentiel des méthodes et outils testés, suivant un objectif d’autonomisation des territoires, de leur mise en capacité à se mettre en mouvement par eux-mêmes pour améliorer leur résilience locale.
 
|complement_auto='''Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?
 
'''
 
Le problème global que nous identifions est le manque de construction collective de trajectoire pour des territoires résilients. La transition écologique et sociale pose la question de nos manières de vivre ensemble, de produire. Elle est donc intrinsèquement politique, mais elle est bien souvent déléguée à des techniciens ou élus, qui répondent aux enjeux en mettant en place des dispositifs techniques (installation d’énergie renouvelable, éclairage LED, PCAET etc.). Cette gestion a pour effet d’annuler toute possibilité d’échange sur le futur souhaité par les habitant.e.s d’un territoire. Le sujet de la transition écologique est ainsi souvent traité sans les citoyens. Pourtant, les exemples de territoires qui se sont vraiment mis en mouvement vers la transition montrent qu’il est nécessaire pour cela de les embarquer largement, d’intégrer les énergies et initiatives déjà présentes, de prendre en compte des éléments sensibles et de développer une "culture commune de la transition" pour espérer faire adhérer des citoyens à des projets.
 
Cette problématique est identifiée par plusieurs acteurs du développement local. Le sujet de l’articulation entre initiatives citoyennes et action publique est par exemple le sujet de l’édition 2021 des écoutes territoriales de l’UNADEL. Elle apparait également comme un facteur de réussite des démarches de transition dans le référentiel ville pairs.  
 
Ce besoin de co-construire des projets de territoire est même au cœur du mouvement du développement local depuis ses débuts (idéal d’autonomie, d’auto-organisation des territoires avec les élus ou à côté d’eux). Il gagne encore en pertinence à l’aune des enjeux énergie climat, puisque les formes d’organisation plébiscitées par le développement local (autogestion, projets collectifs, relocalisation de la production économique, etc…) correspondent à l’idéal d’autonomie défendu par les acteurs de la transition.  
 
  
'''Compréhension du contexte  
+
'''Compréhension du contexte'''
'''
 
 
   
 
   
Nos sociétés et nos territoires sont aujourd’hui confrontés à deux menaces majeures : le
+
Nos sociétés et nos territoires sont aujourd’hui confrontés à plusieurs crises environnementales, qui obligent à réorienter radicalement nos modes de fonctionnement.  
changement climatique et la contraction énergétique.  
 
  
Le premier phénomène est bien connu, et consiste en un réchauffement d’origine humaine aux effets multiples, comme l’augmentation - en fréquence, en durée et en intensité - des évènements climatiques extrêmes, la diminution des rendements agricoles, l’élévation du niveau des mers, l’accroissement consécutif des flux de population ou l’érosion de la biodiversité.  
+
Nous faisons face à un déréglement climatique d’origine humaine aux effets multiples, comme l’augmentation - en fréquence, en durée et en intensité - des évènements climatiques extrêmes, la diminution des rendements agricoles, l’élévation du niveau des mers, l’accroissement consécutif des flux de population ou l’érosion de la biodiversité.  
 
   
 
   
Le deuxième, moins médiatisé et plus rarement appréhendé par les pouvoirs publics, est surtout lié à l’accès au pétrole, qui conditionne une immense partie de notre approvisionnement - en énergie, en nourriture, en biens et services.  
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Un autre élément, moins médiatisé et plus rarement appréhendé par les pouvoirs publics, est lié à l’accès au pétrole, qui conditionne une immense partie de notre approvisionnement - en énergie, en nourriture, en biens et services.
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La contraction énergétique à venir, couplée aux effets du réchauffement climatique, conduit à interroger le mode d’organisation de notre société tout entière, mais également de nos territoires. Ainsi, aujourd’hui, 50 à 70% des mesures pour endiguer le dérèglement climatique se situent à l’échelle locale et une action politique, collective et systémique est nécessaire pour atténuer les chocs que ces transformations peuvent engendrer. Dans une perspective d’autonomisation et de décarbonation des territoires, la résilience locale est un concept-clé, en mesure d’orienter une transition écologique ambitieuse, systémique et solidaire.
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'''Définition de la résilience'''
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À l’échelle d’un territoire ou d’un bassin de vie, améliorer la résilience face à la contraction énergétique et aux crises environnementales en cours implique de réfléchir aux besoins fondamentaux de la population et aux façons d’y répondre localement, en s’affranchissant de la dépendance du territoire aux circuits d’approvisionnement carbonés et mondialisés. Cette émancipation nécessite de connaître et de comprendre l’écosystème socio-écologique du territoire, de s’appuyer sur des ressources endogènes et de recréer du lien social ainsi que des solidarités et des interdépendances entre habitant·es. En effet, plus le maillage social et les interdépendances sont denses et multiples, plus un système trouve les ressources locales nécessaires à son fonctionnement.
  
La contraction énergétique à venir, couplée aux effets du réchauffement climatique, conduit à interroger le mode d’organisation de notre société tout entière, mais également de nos territoires. Ainsi, aujourd’hui, 50 à 70% des mesures pour endiguer le réchauffement climatique se situent à l’échelle locale et une action politique, collective et systémique est nécessaire pour les chocs que ces transformations peuvent produire. Dans une perspective d’autonomisation et de décarbonation des territoires, la résilience locale est un concept clé, en mesure d’orienter une transition écologique ambitieuse, systémique et solidaire.
 
 
La situation dépeinte ici est le résultat de plusieurs décennies d’hyper-industrialisation et de
 
globalisation organisée à marche forcée pour un enrichissement général toujours moins
 
équitable. Nous nous sommes progressivement aliénés de nos moyens de régulation et de
 
production, en laissant se délocaliser notre système de santé, nos activités économiques, nos savoir-faire, ou notre alimentation. La course effrénée à la croissance rencontre également aujourd’hui les limites du système planétaire : déplétion des ressources fossiles, destruction des écosystèmes et perte de biodiversité, acidification des océans.
 
 
Le mythe du progrès technologique s'étiole également, devant l’incapacité des dispositifs techniques à résoudre les problèmes énergétiques et climatiques. Ces problèmes, issus du mode d’organisation même de nos sociétés, et des présupposés de nos modèles économiques (recherche et possibilité d’une croissance économique infinie), ne pourront être réglé simplement par une approche technique.
 
 
De plus, le problème de l’accroissement des inégalités dans le contexte d’enrichissement global donne pleinement sens à la recherche d’un nouveau modèle adossé à la justice sociale et environnementale.
 
 
Tous ces éléments plaident en faveur d’une remise en cause des paradigmes dans lesquels nous avons ancré nos sociétés depuis les débuts de l’ère industrielle. Nous devons aujourd’hui réfléchir à une façon de réencastrer l’économie dans nos systèmes sociaux et environnementaux, et pour cela, nous tourner vers de nouveaux objectifs : dans cette période de grande transformation, la résilience représente une nouvelle boussole dans la conduite de l’action publique locale, en faveur de territoires plus justes et plus écologiques.
 
 
'''Définition de la résilience
 
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C’est au début des années 2000 que la résilience fait progressivement son entrée dans les
 
sciences sociales par les community studies, au travers du concept de résilience
 
communautaire popularisé par le mouvement des Villes en Transition initié par Rob Hopkins. L’intérêt de ce mouvement est qu’il s’intéresse à la résilience à un niveau local (micro) et tient compte de la proactivité des citoyens dans la fabrique de la résilience. Déjà, les degrés de diversité et de connexion entre les personnes, voire de solidarité, apparaissent comme des facteurs essentiels pour expliquer les capacités de résilience ou les vulnérabilités des
 
communautés locales face à des chocs. C’est également au travers du problème de la
 
dépendance aux énergies fossiles que Rob Hopkins s’intéresse à la résilience et alerte sur la
 
nécessité de rendre les villes et villages plus autonomes sur trois piliers : l’énergie, l’alimentation et la “culture” au sens large.
 
 
La recherche d’autonomie ne doit cependant pas être confondue avec l'autarcie, qu’une
 
critique rapide pourrait opposer. L’autonomie est le pouvoir d’exercer un contrôle sur sa
 
production et son organisation, en choisissant ses dépendances. Elle encourage, dans une perspective de résilience, les coopérations avec les territoires voisins. L’autonomie est le concept qui permet, selon les mots de Bruno Latour, de faire coïncider “le territoire où l’on vit avec le territoire dont on vit” pour faire émerger un “territoire de subsistance” ancré dans la terre et qui fait sens pour celles et ceux qui l’habitent. La recherche d’autonomie permet ainsi de mener des actions cohérentes avec les besoins du territoire tout en y cherchant des solutions locales. Elle renforce ainsi la créativité, les liens sociaux et, de fait, la résilience. Pour augmenter cette autonomie, il s’agit donc de favoriser la réappropriation des savoirs locaux et la participation active des communautés à l’action publique locale.
 
 
Si nous voyons la résilience comme la capacité d’un territoire à faire face aux évolutions et aux chocs liés au changement climatique et à la contraction énergétique, nous pensons également que la recherche d’autonomie représente un objectif en soi, dans la mesure où elle encourage à trouver des solutions locales à des besoins locaux et à retrouver du pouvoir d’agir.
 
À l’échelle d’un territoire ou d’un bassin de vie, améliorer la résilience face à la contraction énergétique implique de réfléchir aux besoins fondamentaux de la population et aux façons d’y répondre localement, en s’affranchissant de la dépendance du territoire aux circuits d’approvisionnement carbonés et mondialisés. Cette émancipation nécessite de connaître et de comprendre l’écosystème socio-écologique du territoire, de s’appuyer sur des ressources endogènes et de recréer du lien social ainsi que des solidarités et des interdépendances entre habitant·e·s. En effet, plus le maillage social et les interdépendances sont denses et multiples, plus un système trouve les ressources locales nécessaires à son fonctionnement.
 
 
Cette posture génère aussi des bénéfices en matière d’organisation de la vie publique. Elle requiert et favorise également l’implication citoyenne, dans la mesure où celle-ci permet d’appréhender précisément les besoins et les ressources locales.  
 
Cette posture génère aussi des bénéfices en matière d’organisation de la vie publique. Elle requiert et favorise également l’implication citoyenne, dans la mesure où celle-ci permet d’appréhender précisément les besoins et les ressources locales.  
 
   
 
   
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La Traverse, Resiliere, Les Localos et Solucracy sont des associations loi 1901. REACT est un réseau.  
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La Traverse, Resiliere, Les Localos et Solucracy sont des associations loi 1901 et REACT est un réseau d'acteurs. En partenariat avec Les Localos, La Traverse est en cours de création d’une SCIC du développement local. Sur chaque territoire accompagné, l'activité de la SCIC sera d'accompagner la création d'une ''coopérative de territoire''', qui fédère les acteurs économiques et facilite la production locale. Les futurs partenaires pourraient être associés à la SCIC pour favoriser la coopération et mutualiser les compétences. Les outils créés seraient également utilisés comme des ressources communes par les structures membres.
Avec Les Localos, La Traverse est en cours de création d’une SCIC du développement local, dont l'activité se concentrera, sur chaque territoire d'intervention, sur la création d'une coopérative de territoire, qui fédère les acteurs économiques et facilite la production locale.  
 
Les futurs partenaires et contributeurs pourraient être associés à la SCIC, et les outils créés seraient utilisés comme des ressources communes par les structures membres de cette SCIC.
 
 
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Version actuelle datée du 4 novembre 2021 à 11:25


Notre groupement souhaite mettre en commun différentes méthodologies d'accompagnement des dynamiques collectives de transition. Ces méthodologies seront mutuellement enrichies et mises à disposition des acteurs locaux (élu·es, collectifs citoyens...) pour accélérer leur généralisation dans les territoire ruraux.

la-traverse.org

Echanger, Poser des questions

Description : Le projet en commun

Le projet Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale vise à fédérer des acteurs spécialisés dans l'accompagnement des territoires vers la résilience locale, pour centraliser et gérer comme une ressource commune l’ensemble des méthodes et outils éprouvés pour la transition des territoires ruraux. Nous souhaitons créer un outil vivant et évolutif - à disposition des acteurs locaux - pour impulser la transition écologique des territoires ruraux.

Les “dynamiques collectives” sont des processus de mise en transition d’un territoire, en comptant sur l’implication des citoyen·nes, des élu·es et des acteurs locaux. Nous partons du constat que le temps et les moyens limités, le manque d'ingénierie au sein des collectivités rurales, ainsi que la complexité apparente de ces démarches, sont des freins à leur appropriation par les acteurs locaux et donc à leur généralisation. Pourtant, de nombreux travaux démontrent l’importance d’une forte intégration des citoyens dans la mise en œuvre d’une transition écologique et sociale durable et systémique( le Manuel de la transition de Rob Hopkins, mais aussi le référentiel Ville Pairs, co-porté par la ville de Loos-en-Gohelle).

De plus, nous constatons que si de nombreux outils sont aujourd’hui disponibles (Visée 360° du CERDD, le Livret Méthodologique du réseau Graine Centre, le Kit de la Participation Citoyenne, de l’ANSA...), la plupart de ces productions s’adressent aux élu·es locaux ou à des collectifs habitants. La dimension “systémique” est souvent absente. De plus, ces productions mettent pour la plupart en avant des méthodologies ambitieuses. S’il est important de penser en amont les principes sur lesquels baser l’accompagnement, nous pensons que la mise à disposition d’outils, qui peuvent être agencés ensemble ou utilisés de façon indépendante en fonction des besoins et des contextes locaux, est un aspect essentiel de leur diffusion et de leur appropriation.

Partant de ces constats, nous souhaitons mettre en commun et à disposition de toutes et tous des méthodes, des outils et des retours d'expérience sur l'impulsion de dynamiques collectives vers des territoires résilients. Ces ressources seront mis en ligne sous une licence ouverte - a priori CC by SA. Ce commun prendra une forme numérique et évolutive, et s'enrichira au fur et à mesure des retours d'expérience des personnes qui l'utilisent.

A terme, nous souhaitons que des collectivités locales ou des collectifs habitants intéressés puissent se saisir de nos outils et retours d'expérience. Ils pourront enrichir les ressources par leur retour d’expérience et commentaires, et ce dès la mise en ligne de l’outil (prévue pour août 2022). Nous aimerions également que des associations puissent solliciter leur mairie en proposant de co-construire des démarches de transition à partir de ces outils.

L'association porteuse du projet

Ce projet est porté par un collectif d’associations composé de cinq structures et réseaux prêt.e.s à mettre en commun leur expérience, leur méthodologie et leurs outils, pour favoriser l'appropriation et la diffusion des démarches d'accompagnement. Ces structures - et les grandes lignes de l’accompagnement qu’elles expérimentent - sont:

  • Solucracy / Soluclimat (Ain), qui a élaboré et testé une méthode simple d'émergence de recueil des besoins et de mise en action des citoyen.nes
  • REACT (REseau d'ACcompagnateurs de territoires en Transition - national), qui va tester une résidence de 13 jours sur un territoire avec une équipe pluri-disciplinaire (sociologue, ingénieur etc…) dans 2 communes rurales.
  • Resiliere (Nièvre), dont l'accompagnement et la recherche de changements systémiques sont centrés sur une approche vulnérabilités-risques
  • Les Localos (Haute-Vienne) qui ont expérimenté différentes méthodes auprès des collectivités locales, notamment sur le thème de la démocratie locale et de l'accueil de nouvelles populations en milieu rural.
  • La Traverse (Vienne et Deux-Sèvres): qui expérimente des résidences de long terme pour l’émergence démarche collective de transition écologique et sociale. Elle passe pas la réalisation d’un état des lieux de la résilience locale et en élaborant un plan d’actions visant à l’améliorer.

Dans le cadre de ce présent projet de commun, La Traverse est en charge d’animer et de coordonner le travail de construction de la ressource.

Les cinq structures partenaires, loin de se considérer comme en concurrence, voit un intérêt à échanger et enrichir leurs méthodes de travail respectives, pour augmenter l’efficacité des démarches de transition qu’elles prétendent créer. Ce projet sera aussi l’occasion de faire émerger les coopérations possibles, en fonction des spécialités de chacune d’entre elles.

Organisations utilisatrice ou intéressée par utiliser la ressource : Les Localos, REACT, Resiliere, Solucracy

Contributeurs : Adriens, Frederichaas, Lydia thierus, Pmacquet

Défi auquel répond la ressource : 1- Connaissances - Ressources, 2- Objectifs et Diagnostic, 3- Mieux décider ensemble

Autre commun proche : 6 mois dans les campagnes GRAINES DE RÉSILIENCE, Diagnostic 360° de résilience territoriale, FICHES D'ACTION POUR LA RÉSILIENCE LOCALE, OSCARTES, SITI, Approche Globale Résiliente et Solidaire pour les territoires et les entreprises

Richesse recherchée : Mentorat, Financement, Conseil Expertise

Compétences recherchée : Vulnérabilités/Energétique, Facteurs de résilience/Infrastructure, Facteurs de résilience/Agriculture

Communauté d'intérêt : Communauté d'OSCARTES, Communauté du PôleS NOE

Type de licence ? Creative Commons

Niveau de développement : Disponible mais non validé

Cloud / Fichiers :

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Tags : Résilience, Ruralité, Implication citoyenne, Mobilisation citoyenne, Expérience immersive

Catégories : Connaissance

Thème :

Candidat Appel à Communs : candidat 5 Nov

Référent ADEME : Benjaminj, Elodie

Référent du commun : Alexiabjx, Maud picart


Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs : candidat 5 Nov

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience : 52500

1.Détails du Financement :

Financements :

L'ensemble des structures impliqués sont aujourd'hui en capacité financière d'expérimenter, et de développer, leur offre d'accompagnement.

  • La Traverse a obtenu le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine au titre du fond d'expérimentation, pour tester pendant 1 an sa méthodologie dans 3 territoires pilotes.
  • Solucracy - financent ses projets par les collectivités, des bailleurs sociaux ou des partenariats avec d'autres acteurs (agences d'état, fondations, etc...)
  • Resiliere - sont financés par les collectivités dans lesquelles ils interviennent, notamment par le volet formation.
  • Le React - Regroupe plusieurs indépendant.e.s, qui testent courant 2022 une première résidence collective, de façon bénévole. La réalisation de la résidence nécessitera des frais (hébergement de l’équipe, nourriture et frais matériel) que la commune financera sur ses propres fonds.
  • Les Localos : L’association s’autofinance par le biais de prestations effectuées par les salariés et par la mobilisation de ses membres bénévoles.


Le présent appel à commun permettrait d’assurer le travail de mise en réseau des structures, d’enrichir et de capitaliser sur les expériences de chacun, puis de diffuser les méthodologies expérimentées. Si chacun est aujourd'hui en mesure de tirer des enseignements de son expérience, il s'agit de fédérer les acteurs impliqués, d'organiser des retours d'expérience et d'enrichir les offres de chacun. Nous nous attacherons également à rendre lisibles les outils et méthodes utilisés par chacun pour qu’ils soient utilisables par le plus grand nombre (élus, agents, collectifs, associations…). Enfin, nous souhaitons prévoir un temps spécifique pour la diffusion de ces productions, au moyen de formations et d’animations dédiées (cf. tableau “Calendrier des actions” ci-joint.

TOUT LES MONTANTS INDIQUES SONT HORS TAXES

Besoins

  • Frais de personnel : 67.500 € HT
  • Frais de déplacement : 1.000 €
  • Prestation édition-impression-illustration : 2.000 €
  • Frais d'organisation du séminaire inter-structures : 5.000 €

= TOTAL BESOIN : 75.500 €

Ressources

  • Appel à communs : 52.500 €
  • Autofinancement structures partenaires : 3.000 €
  • Autre financements : 15.000 €. Nous avons repéré la Fondation Crédit Coopératif et la fondation Terre Solidaire, qui toutes deux financent la production de connaissances sur la transition. Nous déposerons des dossiers de demande après les résultats de l’appel à communs
  • Recherche de financements complémentaires : 5.000€

= TOTAL RESSOURCES : 75.500 €

Financements au-delà de Janvier 2023

Le processus de création de l’outil doit permettre de repérer d’autres structures intéressées qui pourraient participer à son financement, notamment grâce aux réseaux respectifs des cinq structures porteuses. Nous souhaitons diversifier autant que possible le nombre et le type de financements, pour assurer la pérennité de l’outil. Nous envisageons d’expérimenter le type de financement utilisé par Solucracy actuellement, qui consiste à demander une participation financière - d’un montant à définir ou prix libre - à toutes les personnes physiques ou morales qui utilisent les outils mis en commun.

Par ailleurs, nous envisageons d’assurer sur de l'autofinancement les frais d’actualisation de la ressource. La définition d’un modèle économique pérenne pour l’animation de l’outil fera l’objet de temps dédié dans la première étape de notre travail (voir calendrier).

2.Détails Résilience et Territoire :

Contenu sur la résilience territoriale


Avec cette méthode, notre objectif est de mettre en capacité les habitant·es et collectifs locaux, de mener à bien des projets améliorant la résilience locale de façon systémique.

Nous faisons le constat d’un manque d'ingénierie et de l’absence de “recette miracle” pour mettre en œuvre des dynamiques de transition. Avec ce projet, nous souhaitons proposer aux acteurs en mesure de les impulser un ensemble de méthodes, enrichies au fur et à mesure des expériences, et qui pourront s’adapter aux spécificités de chaque territoire. Il doit permettre à tout élu rural ou collectif d’habitants de trouver des ressources pour répondre à la question “par où commencer pour rendre notre commune plus résiliente ?”.

Description de la communauté Territoire

Le commun sera alimenté par des expériences menées dans différents territoires ruraux de France métropolitaine.

  • La Traverse accompagne 3 territoires de Nouvelle-Aquitaine, comprenant les communes de Migné-Auxances (6.000 hab.), de Jazeneuil (820 hab.) et un groupement de 4 communes dans le département des Deux-Sèvres (3.400 hab.).
  • Les Localos sont basés à Limoges, et interviennent sur tout le territoire national (et possiblement en Europe, notamment en Espagne). Ils co-animent une plateforme Accueil et Attractivité au niveau du Massif central à destination d’une quarantaine de territoires engagés dans la construction de stratégies d’accueil de nouvelles populations.
  • Resiliere déploie ses activités principalement dans la Nièvre.
  • Solucracy est basé dans le Jura, avec des accompagnateurs sur tout le territoire français, en Suisse et en Belgique. La méthode a été déployée dans l’Ain : Village de Léaz (700hab.), Quartier PDLV Ferney Voltaire (1400hab.), dans l’Hérault à Lunas (700hab.), en Haute Savoie à Combloux(2105 hab.).
  • Les membres du REACT sont quant à eux présent·es dans toute la France. Une première expérimentation est prévue au printemps 2022 dans une commune rurale (1300 habitants) du Puy du Dôme (date en attente de confirmation).

La mise en commun des expériences bénéficiera ainsi de retours d'expériences basés sur une pluralité de réalités territoriales.

Justification du(des) défi(s) choisis

Nous répondons à 3 défis identifiés :

  • Connaissance

Le travail que nous nous proposons de faire consiste en une capitalisation des connaissances quant aux manières d’accompagner l’émergence d’une dynamique de transition. Pour cette montée en généralité / capitalisation, nous souhaitons faire appel à des chercheur·euse·s / retours d’expérience d’autres structures.

En termes de “livrables” dans le cadre de l’appel à commun, nous produirons un rendu écrit collectif sur les méthodes de diagnostic partagé, à destination des collectifs et collectivités qui souhaitent entamer ce type de travail sur leur territoire, et qui leur proposera des outils concrets et facilement appropriables. Il prendrait la forme d'une plaquette papier, d'un rendu écrit sur un wiki et de podcasts. Ces formats sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure de nos échanges avec les partenaires.

  • Objectif et Diagnostic

Dans les territoires sur lesquels nous travaillons, nos méthodes s'attachent à écrire collectivement une trajectoire vers plus de résilience, donc à réaliser un diagnostic partagé et à se fixer collectivement des objectifs.

Pour La Traverse, cela commence donc par un travail de pédagogie pour faire comprendre le concept de résilience, au moyen d’expositions, de podcasts et d’ateliers dédiés. Cela se traduit aussi par un travail d’enquête autour des enjeux repérés comme importants dans la vie quotidienne des habitant·es (mobilité, alimentation, gestion des déchets, développement économique). L’intérêt est d'utiliser ces sujets comme porte d’entrée “quotidienne” pour mobiliser le plus grand nombre et pour montrer que la notion de “transition” se traduit bien au-delà des sujets strictement environnementaux.

  • Mieux décider ensemble

Le fait d’impulser des dynamiques collectives de transition doit être l’occasion de sortir les questions de résilience et de gestion d’un territoire des mains des seuls élu·es et technicien·nes, pour permettre à d’autres de s'en saisir, de gagner en connaissance pour prendre des décisions éclairées et pour proposer des projets pertinents.

Pour donner quelques exemples concrets : Dans la commune de Migné-Auxances, sur laquelle travaille La Traverse, la question de la démocratie est particulièrement présente. L'accompagnement à la transition s'est ainsi décliné en un aspect "participation citoyenne", qui s'incarne par la constitution d'une instance participative sur les sujets de transition écologique. A l'image de ce qui se réalise déjà dans la commune de Kingersheim, cette instance sera l’occasion de discuter de sujets clivants, pour créer de la compréhension mutuelle et trouver des compromis, permettant ainsi de débattre collectivement sur la stratégie locale de transition écologique, tout en enrichissant cette vision des différents points de vue représentés (exemples de sujet : les bassines agricoles, la production d’énergie renouvelable, la méthanisation, etc.).

Dans les communes des Deux-Sèvres, la question de la transition des écoles du territoire a émergé au fil du diagnostic. Elle s’est traduite en une coopération entre les collectivités, 7 établissements du territoire (écoles maternelles, écoles élémentaires et collège) et des parents d’élèves volontaires. L’objectif de ce projet inter-établissement est de sensibiliser l’ensemble du personnel communautaire, des professeurs et des élèves aux enjeux énergie-climat, de réaliser le bilan carbone des établissements puis de définir un plan d’action pour réduire les émissions carbones à l’échelle des 7 établissements.

Impact du commun sur la résilience

La mise en commun et l'amélioration continue des méthodes et outils pour mettre en transition un territoire doit permettre de faciliter l'accès à la mise en oeuvre de ce type de démarche en démocratisant l'accès aux outils et aux méthodes d'accompagnement. Nous souhaitons traduire les concepts de "transition écologique" et de "résilience", parfois obscures, en des méthodes accessibles et conviviales.

L’étude réalisée par La Traverse lors du Tour de France (2019-2020),a démontré que - avant même un besoin d’expertise technique - l’amélioration de la résilience locale des territoires ruraux passe par le fait de créer une culture commune autour de ces enjeux, de définir un horizon politique commun pour le territoire, et de fédérer les initiatives citoyennes déjà présentes. Les structures partenaires du présent projet expérimentent chacune des méthodes, mais le travail commun de capitalisation et de diffusion pour les rendre réplicables reste à faire.

3.Détails Impacts environnementaux :

Les cinq structures partenaires adoptent une approche sociale. Elles considèrent que la mise en transition d’un territoire passe par l’implication de ses citoyens. Par conséquent, il est compliqué d'évaluer stricto sensu les gains environnementaux potentiels.

Toutefois, la création de dynamiques de transition écologique sur les territoires s'appuie sur des enjeux identifiés collectivement par les participant.es, et permet souvent d’impulser des projets en lien avec l’environnement local. Ainsi, la gestion des déchets, la préservation du patrimoine naturel (paysage, biodiversité, etc.) permet d'imaginer des actions de recensement, de valorisation et de préservation qui fédèrent des acteurs ou habitant·es.

4.Synthèse du projet de Commun :

Expérience du porteur de Commun dans le domaine

Les structures porteuses de ce projet bénéficient chacune d’expériences précédentes dans le domaine de la transition écologique des territoires, et de la participation citoyenne.

La Traverse

Notre expérience dans le domaine de la mobilisation citoyenne se traduit par :

  • La réalisation d’un Tour de France sur les stratégies d’amélioration de la résilience de 13 territoires ruraux et périurbains (septembre 2019-mars 2020), ainsi que d'unpodcast sur le sujet.
  • La rédaction du rapport Graines de résilience sur les manières dont se structurent les dynamiques collectives de transition dans les territoires traversés (mars à juin 2020).
  • L'accompagnement de la démarche Boischaut Sud en Transition, dans l'Indre, qui nous permet d'expérimenter notre méthode et nos outils (enquête collective, diagnostic sensible, mise en récit par les podcasts) (depuis octobre 2020)
  • La mise en place d’une instance de la participation citoyenne sur les projets environnementaux au sein de la commune de Migné-Auxances, dans le cadre du projet “Des résidences pour la résilience” (pris de l’ESS 2021, Grand Poitiers) (depuis mars 2021)

La Traverse se propose aussi d’assurer le gros du travail de co-construction et d'animation de réseau. Nous avons fait les expériences suivantes dans ce domaine:

  • Depuis 2020, l'animation des journées de formation de la Fabrique de la transition sur la conduite du changement auprès des élus, agents et responsables associatifs locaux.
  • Depuis 2020, La construction d’un réseau d’acteurs en Nouvelle Aquitaine dans le cadre du projet européen Deep Demonstration, en collaboration avec EIT Climate-KIC
  • Depuis novembre 2020, la co-construction d'un plan d'action en faveur de la réduction de l'utilisation des pesticides en Haute-Gironde. Ce travail de diagnostic et de médiation a permis d'associer les collectivités locales, des associations de riverains, les acteurs viticoles et les représentant·es institutionnels en lien avec la santé et l'environnement (Contrat Local de Santé, DREAL, PRSE).

Les Localos, Solucracy et Resiliere bénéficient tous les trois de plusieurs années d'expériences dans l’accompagnement des territoires dans des démarches de participation citoyenne et/ ou de transition écologique.

Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois)

Voir aussi ici version tableau pour une description plus détaillée du calendrier.

Phase 1 - Janvier 2022 - Mai 2022 : Mise en réseau et définition sur la gestion du commun

Construction et animation d’un réseau de structures spécialisées sur l’accompagnement des territoires ruraux à la résilience territoriale (10 jours de coordination - La Traverse)

Définition du modèle de gouvernance et des attendus de chacun, premiers échanges et définition d’un calendrier prévisionnel de travail. Discussion autour de la licence à utiliser et les manières de pérenniser le fonctionnement du commun et son financement. Exploration des articulations possibles avec des programmes publics (Petites Villes de Demain, Catalogue de l’ANCT pour des Territoires d’engagement). (2 jours par structure - 2*5 = 10 jours au total)

Prise de contact avec des réseaux et associations pour définir comment le rendre utile à leurs adhérents (Fabrique des Transitions, Association des maires ruraux de France, Union nationale des acteurs du développement local, etc.) (2 jours / structure = 2*5 = 10 jours au total)

A 3 mois (livrables) : - Une communauté de 5 structures et réseaux qui connaissent leur écosystème (alliés potentiels, programmes actuels), se sont accordés sur un modèle économique et un calendrier de travail.

Total jour / coordination La Traverse : 10

Total jour / structure partenaire : 4*5 = 20

TOTAL JOURS / PHASE 1 = 30 jours

TOTAL COÛT / PHASE 1 = 18.000 euros

Phase 2 - Avril 2022 - Août 2022 : Retours d’expérience et construction de l’outil


Définition d’une grille d’auto-évaluation commune aux 5 structures (Proposition d’une grille commune : 1 jour - La Traverse ; échanges et ajustements : 1 jour*structure = 5 jours)

Échanges et capitalisation sur les expériences des structures partenaires, organisation d’un séminaire dédié aux retours d’expérience (5 jours - La Traverse ; 2 jours*structure = 10 jours)

Temps d’analyse et d’auto-évaluation des méthodes d’accompagnement par les porteurs de projet au sein de chaque structure (1 jour*structure = 5 jours)

Construction et mise en forme des outils d’accompagnement (2 jours*structure : 10 jours)

Production d'un rapport synthétique sur le wiki de l’appel à commun (règle de partage et de diffusion à définir collectivement, en licence libre) (La Traverse = 3 jours ; 1 jour*structure = 5 jours)

A 9 mois (livrables) : Communs mis en ligne, a priori sur le wiki de la résilience des territoires, de l’ADEME, et géré selon les règles décidées en groupe Mode de financement du commun à long terme effectif

Total jour / coordination La Traverse : 9

Total jour / structure : 7 (*5) = 35

TOTAL JOURS / PHASE 2 = 44 jours

TOTAL COÛT / PHASE 2 = 26.400 euros

Phase 3 - Septembre 2022 - Janvier 2023 : Diffusion

Illustration et édition d’une plaquette de synthèse (4 jours - La Traverse)

Réalisation d’un podcast sur les projets et les méthodes des structures engagées pour valoriser et mettre en récit le travail réalisé tout en le diffusant (grand public, collectivité, associations et collectifs locaux…) (5 épisodes de 20 minutes) (10 jours - La Traverse)

Diffusion des travaux auprès des réseaux d'élu·es et de technicien·nes (Association des maires ruraux de France, Association des Maires de France, France Urbaine, Association nationale des nouvelles ruralités, etc.) et des réseaux citoyens (The Shifters, UNADEL, France Villes Durables, etc.), présence sur des forums, table-rondes en lien avec le développement local, la résilience des territoires ruraux, etc. (2 jours - Traverse ; 2 jours*structures = 10 jours)

Expérimentation d’une formation courte à destination des élu·es et collectifs pour la présentation et la prise en main des outils proposés (entre 1 et 2 jours de formation en fonction des besoins). Suivi collectif ponctuel des élu·es et collectifs formés au cours de la mise en œuvre de ces démarches. (1*5 (préparation) + 1*5 (formation) + 0,5*5 (suivi) = 12,5 jours)

A 12 mois (livrables) : Formation et suivi des élu·es et collectifs, animation d'une communauté de territoire formés. Enrichissement du commun avec les retours d'expériences Document de communication (Plaquette et podcasts)

Le commun doit pouvoir vivre et fonctionner de façon autonome, et être enrichi au fur et à mesure des retours d’expérience des différentes structures et collectivités qui l'utilisent. Un travail d’animation de l’outil reste nécessaire, par exemple pour le présenter lors d’évènements, de forum etc.

Total jour / coordination La Traverse : 16

Total jour / structure partenaire : 4,5 (*5) = 22,5 jours

TOTAL JOURS / PHASE 3 = 38,5 jours

TOTAL COÛT / PHASE 3 = 23.100 euros

TOTAL COÛT PHASE 1 / PHASE 2 / PHASE 3 : 67.500 EUROS HT

Suite à partir de 2023 (autofinancement) :

Animation du réseau et enrichissement de l’outil

Formations supplémentaires des acteurs locaux pour la prise en main des outils.


Précision sur les outils mis en commun :

Cette liste d’outils est non-exhaustive et pourra être complétée par d’autres idées au fil du projet.

  • Exposition évolutive (La Traverse) sur les enjeux énergie-climat et le concept de résilience, appliqué aux territoires. Au fur et à mesure de l’accompagnement, cette exposition s’enrichit d’éléments sur la traduction localisée des enjeux énergie-climat, qui parle au quotidien des habitant·es, sur les enjeux du territoire et sur les initiatives locales qui participent à la résilience. En tant que commun, cette exposition (dans sa forme initiale) sera mise à disposition en ligne (open data), avec pour objectif d’être utilisée comme point de départ par d’autres territoires. Les expositions finales pourront également être publiées, pour donner à voir la diversité de façon de s’approprier cet outil.
  • Guide et questionnaire pour mener une enquête collective (La Traverse/ Les Localos) : L’idée derrière une enquête collective est de s’appuyer sur des volontaires pour recueillir, grâce à un questionnaire défini collectivement, la parole d’habitant·es du territoire. Ces volontaires, préalablement formés à l'enquête sociologique par la structure d’accompagnement, réalisent des entretiens semi-directifs auprès de leurs proches et voisins pour multiplier les points du vue sur le territoire et enrichir le diagnostic.. Cet outil et les retours d’expérience sur son utilisation seront mis à disposition en Open Data.


document qui recense l'ensemble des actions qui contribuent au renforcement de la résilience locale et se structure autour de cinq axes :

La résilience alimentaire- La résilience énergétique- L'autonomie intellectuelle et la solidarité sociale- La résilience sanitaire- La résilience économique-

​Chaque axe est décliné en orientations et en objectifs, traduits en actions concrètes , elles-mêmes illustrées par des exemples repérés sur les territoires. Sont également identifiés les acteurs ressources sur lesquels s'appuyer pour mener tel ou tel chantier, ainsi que les ressources bibliographiques idéales pour creuser certains sujets.


Nous souhaitons éviter de produire une énième “fiche-action” qui ne serait pas suffisamment accessible, opérationnelle et adaptable pour être utilisée.

Pour éviter cela :

Nous nous inspirons de la notion de "compostabilité des projets", définie par le collectif Osons (ici). Cette notion propose de réfléchir, dès l'élaboration du projet ou de l'outil, à la manière dont il peut être adapté pour rester pertinent dans de nouveaux contextes. L'objectif est de penser le plus en amont possible à la façon dont certains aspects peuvent être réutilisés par d'autres, et ainsi perpétuer, même sous une forme différente, la dynamique engagée.

Nous mettrons en avant des outils plus que des méthodes complètes, car il nous semble important que nos méthodes soient “granulables”, découpables en petites parties pour s’adapter au mieux aux différents contextes.

Nous travaillerons à la mise en place d’une formation - courte et opérationnelle - pour la prise en main de ces outils et la compréhension des enjeux de transition. Cette formation continuera pas la suite, après janvier 2023. Les personnes formées utilisant les outils enrichiront à leur tour le commun de leurs retours d’expérience. Nous envisageons de nous rapprocher de la Fabrique des Transitions pour co-porter et diffuser cette formation.

Taille de la communauté de contributeur·trice·s et d'utilisateur·trice·s impliqué·es

Les contributeurs impliqués aujourd’hui sont les cinq structures citées précédemment. Nous avons déjà échangé entre nous et acté la constitution d'une équipe-projet autour de ce commun.

Nous avons pris le parti de travailler à un petit nombre de structures, pour ne pas risquer de diluer la dynamique, pour faciliter une gouvernance partagée et pour permettre d'attendre de chacun un réel investissement dans le projet. Ensemble, nous partageons les valeurs du développement local, de l'éducation populaire et une certaine lucidité quant aux enjeux énergétiques et climatiques. Nous sommes animé·es d'une même envie de construire et d'enrichir nos méthodes d'accompagnement. Nous partageons également l'envie de créer des dynamiques de transition à l'échelle d'un territoire et la conviction que l'immersion est un levier essentiel au bon accompagnement de ces dynamiques.

Sans qu’elles ne soient contributrices directes, nous sommes également en lien avec les structures suivantes, qui pourront jouer un rôle au moment de capitalisation:

  • Développement local et réflexion sur ruralité : Union Nationale des Acteurs du Développement Local (Unadel), Les Localos, In Site, l'école urbaine de Lyon, La Fabrique des Transitions.
  • Design de service public et design de la transition : Détéa, 27e région, Collectif trois tiers, Partie prenante, Collectif ETC
  • Production d’outils de sensibilisation aux enjeux écologique dans les territoires : la Fresque du climat et autres fresques thématiques (mobilité, biodiversité, économie circulaire, alimentation, etc.), les ateliers 2 tonnes et Inventons nos vies bas carbone, les outils du Centre Ressource du Développement Durable (CERDD), Diagnostic 360°C de la résilience territoriale et OSCARTES
  • Le consortium d'acteurs portant le commun SITI pour que notre commun se bâtisse sur une base interopérable et constituée de données sémantiques. Cela permettra d'alimenter et d'être alimenté par des communs synthétisant des connaissances, à l'image du commun CRISALIM.

Les éléments produits sur le wiki doivent pouvoir être utilisés et enrichis par les collectivités et les collectifs citoyens, selon des règles que nous définirons avec les structures partenaires. Des pistes de travail sont envisagées avec l’association Citego, fond documentaire spécialisé sur la capitalisation de l’expérience sur la transition des territoires. Nous travaillerons avec eux pour la mise en forme mais aussi éventuellement pour l'hébergement et la maintenance de l’outil.

Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience

Le commun que nous proposons de créer doit permettre de synthétiser le fruit des expérimentations en cours de plusieurs structures. Ce travail de capitalisation est une opportunité pour démultiplier l’impact potentiel des méthodes et outils testés, suivant un objectif d’autonomisation des territoires, de leur mise en capacité à se mettre en mouvement par eux-mêmes pour améliorer leur résilience.

5.Autodiagnostic :

Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?

Le problème global que nous identifions est le manque de construction collective de trajectoire de résilience au sein de territoire, notamment ruraux. La transition écologique et sociale pose la question de nos manières de vivre ensemble, de produire, de consommer, de se déplacer, d'habiter. Elle est intrinsèquement politique et touche au cœur de nos modes de vie. Pour évoluer collectivement, il est important de créer une vision mobilisatrice et désirable de l’avenir du territoire. Or, ce travail d’amélioration de la résilience est bien souvent délégué à des technicien·nes qui répondent aux enjeux en mettant en place des dispositifs techniques (Plan Climat-Air-Energie Territorial, Plan Alimentaire Territorial, etc.).

Cette gestion a pour effet d’annuler toute possibilité d’échanges et de débats sur le futur souhaité par les habitant.es d’un territoire. La transition écologique est trop souvent traitée sans les citoyens. Pourtant, les exemples de territoires en transition montrent qu’il est nécessaire (1) d'embarquer et de mobiliser largement les citoyen·nes, (2) de s'appuyer sur les énergies et initiatives déjà présentes, (3) de prendre en compte des éléments sensibles (cartographie sensible, rapport émotif au territoire, souci de prendre soin du patrimoine local...) et (4) de développer une "culture commune de la transition" pour espérer pérenniser les dynamiques et amorcer un changement global.

Cette problématique est identifiée par plusieurs acteurs du développement local. Le sujet de l’articulation entre initiatives citoyennes et action publique est par exemple le sujet de l’édition 2021 des écoutes territoriales de l’UNADEL. Elle apparaît également comme un facteur de réussite des démarches de transition dans le référentiel Villes pairs. Ce besoin de co-construire des projets de territoire est même au cœur du mouvement du développement local depuis ses débuts (idéal d’autonomie, d’auto-organisation des territoires avec les élu·es ou à côté d’eux). Il gagne encore en pertinence à l’aune des enjeux énergie climat, puisque les formes d’organisation plébiscitées par le développement local (autogestion, projets collectifs, relocalisation de la production économique, etc.) correspondent à l’idéal d’autonomie défendu par les acteurs de la transition.

Compréhension du contexte

Nos sociétés et nos territoires sont aujourd’hui confrontés à plusieurs crises environnementales, qui obligent à réorienter radicalement nos modes de fonctionnement.

Nous faisons face à un déréglement climatique d’origine humaine aux effets multiples, comme l’augmentation - en fréquence, en durée et en intensité - des évènements climatiques extrêmes, la diminution des rendements agricoles, l’élévation du niveau des mers, l’accroissement consécutif des flux de population ou l’érosion de la biodiversité.

Un autre élément, moins médiatisé et plus rarement appréhendé par les pouvoirs publics, est lié à l’accès au pétrole, qui conditionne une immense partie de notre approvisionnement - en énergie, en nourriture, en biens et services.

La contraction énergétique à venir, couplée aux effets du réchauffement climatique, conduit à interroger le mode d’organisation de notre société tout entière, mais également de nos territoires. Ainsi, aujourd’hui, 50 à 70% des mesures pour endiguer le dérèglement climatique se situent à l’échelle locale et une action politique, collective et systémique est nécessaire pour atténuer les chocs que ces transformations peuvent engendrer. Dans une perspective d’autonomisation et de décarbonation des territoires, la résilience locale est un concept-clé, en mesure d’orienter une transition écologique ambitieuse, systémique et solidaire.

Définition de la résilience

À l’échelle d’un territoire ou d’un bassin de vie, améliorer la résilience face à la contraction énergétique et aux crises environnementales en cours implique de réfléchir aux besoins fondamentaux de la population et aux façons d’y répondre localement, en s’affranchissant de la dépendance du territoire aux circuits d’approvisionnement carbonés et mondialisés. Cette émancipation nécessite de connaître et de comprendre l’écosystème socio-écologique du territoire, de s’appuyer sur des ressources endogènes et de recréer du lien social ainsi que des solidarités et des interdépendances entre habitant·es. En effet, plus le maillage social et les interdépendances sont denses et multiples, plus un système trouve les ressources locales nécessaires à son fonctionnement.

Cette posture génère aussi des bénéfices en matière d’organisation de la vie publique. Elle requiert et favorise également l’implication citoyenne, dans la mesure où celle-ci permet d’appréhender précisément les besoins et les ressources locales.

En résumé, si l’on définit la résilience comme la capacité d’un territoire à absorber les chocs de manière à toujours maintenir ces fonctions principales, sa poursuite offre l’occasion d’identifier quelles doivent être ces “fonctions principales” et comment elles pourraient être gérées collectivement. Pour faire le lien avec le projet que nous présentons ici, la mise à disposition d’outils et de méthodes testées et approuvées doit permettre de faciliter la mise en œuvre de dynamiques de transition écologique qui entraînent la définition collective des fonctions principales à sauvegarder et d’un horizon résilient sur un territoire donné.


Quels sont les besoins à ce jour pour passer à l'étape suivante  ?

Nos besoins à ce jour sont :

  • besoin d’expérimenter en situation “réelle” (usagers, infrastructures)
  • des contributeur·trices et d’autres parties prenantes,
  • accès à des financements

Est-ce que les contributeurs sont structurés via une association, entreprise pour recevoir des financements ?

La Traverse, Resiliere, Les Localos et Solucracy sont des associations loi 1901 et REACT est un réseau d'acteurs. En partenariat avec Les Localos, La Traverse est en cours de création d’une SCIC du développement local. Sur chaque territoire accompagné, l'activité de la SCIC sera d'accompagner la création d'une coopérative de territoire', qui fédère les acteurs économiques et facilite la production locale. Les futurs partenaires pourraient être associés à la SCIC pour favoriser la coopération et mutualiser les compétences. Les outils créés seraient également utilisés comme des ressources communes par les structures membres.


Liste des CR d'atelier en lien avec ce Commun Impulser des dynamiques collectives vers la résilience locale: méthodes et outils: aucun pour le moment