Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA)

De Resilience Territoire
Révision datée du 11 mai 2021 à 15:15 par Cda-yeu (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)


Description

Nom : Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA)

Description en une ligne : Le CDA regroupe des partenaires locaux (la Mairie de l'Ile d'Yeu, les associations du Collectif Agricole et Yeu Demain, la SCCI Terres Islaises, les producteurs locaux et porteurs de projets adhérents, et des citoyens), impliqués pour le développement d'une agriculture locale, inscrite dans un plan alimentaire de territoire, c'est-à-dire qui prenne en compte la logique de filières locales résilientes, d'une activité économique à l'année et non dépendante de la saison estivale, et d'une prise en compte des facteurs environnementaux à tous les niveaux de la mise en place des projets.

Description : Le Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA) est issu d'une dynamique collective impliquant des associations locales, la Mairie et les producteurs de l'île. Ces-derniers faisaient le constat d'une déprise agricole forte depuis les années 1950 (quasi abandon de ce secteur d'activité, avec des zones agricoles au PLU représentant 2% de la superficie de l'île avant 2014). Cet abandon est dû à plusieurs phénomènes : développement du tourisme et renforcement au fil du temps d'une économie saisonnière, de l'urbanisation, d'où une spéculation foncière croissante. Et ces phénomènes ont eux-même causés plusieurs problèmes : enfrichement des parcelles anciennement cultivées ou pâturées, morcellement du foncier suite aux multiples héritages, rétention foncière, surcoût lié aux frais de défrichage, difficulté à mobiliser des terres pour développer un projet agricole, etc. donc dépendance alimentaire de l'île au continent, estimée à plus de 95% en 2018 (d'après une étude du GAB Vendée, environ 95% des besoins alimentaires de la population islaise sont fournis par les importations du continent).

Le CDA s'est mis en place en 2014, de manière informelle dans un premier temps, et a initié le projet "Terres fert'île", qui avait (et a toujours, le projet est toujours en cours) vocation à valoriser les terres de l'Ile d'Yeu par des activités agricoles, à redéployer une activité en déprise depuis des décennies, à construire des filières locales, et inscrire ces actions dans le cadre d'un Programme Alimentaire de Territoire (PAT labellisé en 2018). Le travail sur la mobilisation foncière, le défrichage et l'accompagnement des porteurs de projet a porté ses fruits, des exploitants se sont installés et des parcelles ont été remise en culture.

Dans cette dynamique, une nouvelle structure s'est constituée à l'Ile d'Yeu en 2018 : la Société Civile Coopérative Immobilière (SCCI) Terres Islaises. Celle-ci regroupe des coopérateurs dont les parts sociales constituent un capital destiné à acheter des terres agricoles, dans le but exclusivement d'installer des porteurs de projet. La SCCI Terres Islaises a rejoint le CDA. Deux projets d'installation sont en cours.

En 2020, le CDA lance son second projet : "Au f'île de l'eau", qui a pour objectif de rendre plus autonomes en eau les exploitations agricoles de l'île, par l'identification et la restauration des anciens réseaux hydrographiques en zones agricoles. Ce projet comporte une dimension environnementale forte. En effet, il s'agit d'investir dans des travaux lourds (curage de mares et de fossés, etc.), d'où l'importance de la phase de diagnostic en amont afin de ne pas mettre à mal la biodiversité lors des opérations. L'idée est d'allier les préoccupations environnementales avec les préoccupations socio-économiques du développement agricole et de la production/consommation locale.

En 2021, la Mairie renforce son soutien au CDA. Celui-ci se constitue en association en janvier 2021. Dès lors, la gouvernance entre les partenaires du projet se ressert et permet d'impulser une nouvelle dynamique aux deux projets phares du CDA : "Terres fert'île" (volet foncier/installation), et "Au f'île de l'eau" (volet résilience des exploitations agricoles par une gestion de l'eau plus autonome).

Image :

No-image-yet.jpg


Tags : résilience alimentaire, gestion de l'eau autonome, diversification des filières

Thème :

Email Public : terres.fert.ile@gmail.com

Site web :

Pays d'implantation : France

Villes d'implantation : Ile d'Yeu

Type : Association

Personnes impliquées : Mairie de l'Ile d'Yeu, SCCI Terres Islaises, porteurs de projets agricoles, citoyens, producteurs locaux, Yeu Demain, Collectif Agricole de l'Ile d'Yeu

Défi(s) adressé(s) : 3- Mieux décider ensemble, B- Alimentation et agriculture

Richesse apportée par l'Acteur : Expérimentation, Contributeur - Communauté

Liste des communs qu'utilise ou sur lesquels Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA) contribue ou souhaite contribuer :

Liste des communautés auxquelles participent Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA) :

Liste des projets portés par Comité de Développement de l'Agriculture de l'Ile d'Yeu (CDA) :

Le Comité de Développement répond à une logique citoyenne et collective. La dynamique a permis aujourd'hui de structurer des projets, désormais soutenus par la collectivité.

Un territoire insulaire, par définition circonscrit géographiquement, est un laboratoire des dynamiques d'aménagement du territoire en contexte contraint. Les problématiques qui se manifestent à l'Ile d'Yeu concernent aussi d'autres îles du Ponant. Les solutions que nous cherchons pourront s'appliquer aux îles, mais également à d'autres territoires du continent, où la résilience alimentaire est rendue très compliquée, du fait des phénomènes pré-cités : spéculation foncière, rétention foncière, difficulté d'accès à la terre, cohabitation des usages et difficulté d'acceptabilité sociale de l'agriculture dans des territoire où la résidentialisation se développe.

Face à ce constat, c'est la logique collective qui a permis une mobilisation des moyens, et des premiers résultats. Un gros travail reste à accomplir, mais cela nous conforte dans nos projets, dans le partage des expériences et des méthodes employées, et dans une vision des ressources, naturelles ou construites socialement, comme étant autant de biens communs : qu'il s'agisse du foncier, de l'alimentation, de la biodiversité ou de l'eau. Tout cela est lié, et si nous voulons une île plus autonome et résiliente, nous n'avons pas d'autre choix que de les prendre en compte ensemble dans chacun de nos projets.