CRISALIM : Différence entre versions

De Resilience Territoire
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=== Intégration dans l'écosystème ===
 
=== Intégration dans l'écosystème ===
  
Afin de mieux positionner le projet dans les écosystèmes existants et limiter au maximum les redondances avec d'autres initiatives, de nombreux acteurs de différents écosystèmes ont été rencontrés (depuis l'initiation du projet en mai 2020) : ADEME, Open Food France, Assemblée virtuelle, Fabrique des Mobilités, les Greniers d’Abondance, PTCE Vivre les Mureaux, Réseau des AMAP IDF, Réseau des AMAP Haute-Savoie, Stéphane Linou, Savoureux Compagnons, Riposte Créative Territoriale, Démocratie Ouverte, Lionel Lourdin, Coop-Cités, Groupement Régional Alimentaire de Proximité, D.I.X. Autrement, Terralim, Sécurité Sociale de l’Alimentation, Association Française pour l’Etude des Sols, Groupe SOS Transition écologique, Climate Change Lab, France Ville Durable, INRAE, Hacktiv, Cooperatic, Labo de l'ESS, MiiMOSA, BlueBees, Foodbiome, Solucracy, Engie, Fab'Lim, CNRA, Asso Vrac, Fab City Grand Paris, Danone.Communities, The Shift Project, Métropôle Européenne de Lille, Bardane, Chaire Tralim, IRD, IRI, Wikimedia, Lab3s, Grezi, Le Phares.  
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Afin de mieux positionner le projet dans les écosystèmes existants et limiter au maximum les redondances avec d'autres initiatives, de nombreux acteurs de différents écosystèmes ont été rencontrés (depuis l'initiation du projet en mai 2020) : ADEME, Open Food France, Assemblée virtuelle, Fabrique des Mobilités, les Greniers d’Abondance, PTCE Vivre les Mureaux, Réseau des AMAP IDF, Réseau des AMAP Haute-Savoie, Stéphane Linou, Savoureux Compagnons, Riposte Créative Territoriale, Démocratie Ouverte, Lionel Lourdin, Coop-Cités, Groupement Régional Alimentaire de Proximité, D.I.X. Autrement, Terralim, Sécurité Sociale de l’Alimentation, Association Française pour l’Etude des Sols, Groupe SOS Transition écologique, Climate Change Lab, France Ville Durable, INRAE, Hacktiv, Cooperatic, Labo de l'ESS, MiiMOSA, BlueBees, Foodbiome, Solucracy, Engie, Fab'Lim, CNRA, Asso Vrac, Fab City Grand Paris, Danone.Communities, The Shift Project, Métropôle Européenne de Lille, Bardane, Chaire Tralim, IRD, IRI, CEREMA, Wikimedia, Lab3s, Grezi, Le Phares.  
  
 
== Phase 2 : amorcer la dynamique (mai-décembre 2021) ==
 
== Phase 2 : amorcer la dynamique (mai-décembre 2021) ==
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Les trois terrains d'expérimentation choisis pour 2021 portent chacun différemment un même projet en lien avec la résilience alimentaire, avec une même posture : celle de jouer un rôle pivot dans leur territoire en matière de création de liens et de propositions alternatives ouvertes en matière d'agriculture et d'alimentation. En effet, la capacité d'auto-organisation n'étant pas "commandable" au moment d'une crise, elle se développe notamment de façon préventive et anticipée via l'identification de lieux-ressources et de modèles inspirants, autonomes dans leur projet et conjointement reliés à la vie de leur territoire. Ainsi, c'est également la question du leadership et de l'encapacitation des individus sur un territoire en matière alimentaire et agricole qui est posée localement par chacun des acteurs portant les terrains d'expérimentation.
 
Les trois terrains d'expérimentation choisis pour 2021 portent chacun différemment un même projet en lien avec la résilience alimentaire, avec une même posture : celle de jouer un rôle pivot dans leur territoire en matière de création de liens et de propositions alternatives ouvertes en matière d'agriculture et d'alimentation. En effet, la capacité d'auto-organisation n'étant pas "commandable" au moment d'une crise, elle se développe notamment de façon préventive et anticipée via l'identification de lieux-ressources et de modèles inspirants, autonomes dans leur projet et conjointement reliés à la vie de leur territoire. Ainsi, c'est également la question du leadership et de l'encapacitation des individus sur un territoire en matière alimentaire et agricole qui est posée localement par chacun des acteurs portant les terrains d'expérimentation.
 
  
 
=== Justification du(des) défi(s) choisis ===
 
=== Justification du(des) défi(s) choisis ===
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=== Impact du commun sur la résilience ===
 
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L'entraînement d'habitants et d'acteurs locaux dans des dynamiques de coopération, d'apprentissages et de co-construction mis en réseaux entre échelles et entre territoires, appuyé sur les acteurs et ressources existantes, à partir des terrains, améliore les facteurs de résilience que sont le maillage territorial, la collectivisation de certaines décisions publiques, et l'encapacitation des habitants à agir pour leur alimentation et sur les systèmes alimentaires qui les nourrissent.
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Ces dynamiques produisent des savoirs et relaient des informations qui, structurés et rendus accessibles, participent également à la résilience en maintenant un lien entre savoirs et contextes de production de ces savoirs (les "savoir situés"), et confrontation des savoirs entre eux afin de dégager des modèles et outils (les "boîtes à outils"). Parce qu'ils sont structurés de façon collective, souple et vivante, ces communs de la connaissance constituent également des ressources pour l'action, dans une logique de veille, de prévention et d'anticipation qui sont des piliers de la résilience territoriale (OCDE).
 
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* Estimation des Impacts et Gains Environnementaux à court et moyen termes :
 
* Estimation des Impacts et Gains Environnementaux à court et moyen termes :

Version du 28 avril 2021 à 22:07


CRISALIM, coopérer pour la résilience alimentaire des territoires

💼 Porté par Ouishare

Echanger, Poser des questions

Description : https://www.crisalim.co/

Présentation de l'initiative

Crisalim est une initiative visant à accélérer la transition alimentaire des territoires vers plus de durabilité et de résilience, en s'appuyant sur les communs comme socle des dynamiques de coopération nécessaires à un tel changement.

Les enjeux

La crise du COVID-19 a mis en lumière les fragilités du système alimentaire français, donnant à voir des producteurs en difficulté d'écouler leurs produits, des restaurateurs obligés de jeter leur stock périssable, des supermarchés vidés de certains produits, des étudiants demander l'aide alimentaire, ...

Est-il possible de transformer les systèmes alimentaires - comprenant l'ensemble des activités de production, transformation, distribution et consommation - pour passer d'un modèle mondialisé à un modèle reterritorialisé, tirant parti des ressources, des relations et des intelligences locales pour répondre aux défis climatiques et sociaux de notre époque ?

À partir de ces défis globaux, nous nous posons les questions suivantes :

  • Comment articuler les échelles d'action, du quartier à la région ?
  • Comment relier les politiques publiques aux forces vives du territoire et à la société civile, sans être dans un rapport descendant ou déterministe ?
  • Comment éviter et sortir des silos, pour aborder la complexité de ces systèmes alimentaires de façon systémique ?
  • Comment articuler les modèles existants et solutions, dans un assemblage forcément spécifique à chaque territoire ?
  • Comment accélérer la transition alimentaire en tirant parti des savoirs disponibles dans chaque territoire, dans une logique de coopération et de mise en commun ?
  • Comment tirer parti des logiques de mutualisation et d'ouverture, dans les infrastructures, les usages et les gouvernances, sans tomber dans le cliché du tout pour tous ?

Le collectif

Crisalim vise à mobiliser une diversité d'acteurs, d'individus et de structures afin de s'approprier ces enjeux et de co-construire des réponses collectives :

  • Acteurs des territoires œuvrant pour la transition écologique et sociale et intégrant ou souhaitant intégrer les aspects agricoles et alimentaires, incluant les tiers-lieux et leurs porteurs ;
  • Décideurs et responsables politiques engagés ou souhaitant s'engager en faveur d'une alimentation durable, accessible et de qualité, tout en prenant en compte les enjeux de résilience alimentaire ;
  • Professionnels de l'agriculture et de l'alimentation contribuant ou souhaitant contribuer à cette transformation avec pédagogie, ouverture et en partage sincère ;
  • Designers, analystes, documentalistes et chercheurs œuvrant dans des domaines en lien et participant ou souhaitant participer à la mise en commun des savoirs et à l'élaboration collective de nouveaux dispositifs de connaissance ;
  • Habitants et citoyens, organisés ou non collectivement, soucieux de la prise en compte de ces enjeux sur leur territoire et désireux de se les approprier en actes.

En ce sens, Crisalim se veut une alliance à but non-lucratif d'individus et d'organisations, un collectif ouvert à gouvernance collective, n'étant la propriété de personne en particulier et de tous en général.

Crisalim est pensé dans une démarche collaborative et expérimentale, c'est-à-dire itérative, incrémentale et en réorganisation permanente, pour et avec ses participants et contributeurs, aussi bien concernant sa feuille de route que son cadre de fonctionnement et de gouvernance.

Communs et communauté

Initiative collective, ouverte et participative, Crisalim se fonde sur l'idée de défendre, alimenter et utiliser des ressources en commun, plus communément appelés communs, dès lors qu'ils permettent l'échange et l'interaction (espaces), l'outillage (matériel et immatériel), l'information (ressources) et l'action (dispositifs).

Pour cela, Crisalim vise à :

  • référencer les communs existants, dans les domaines agricoles et alimentaires ;
  • contribuer à une meilleure compréhension des notions de commun dans ces domaines ;
  • favoriser la contribution à des communs existants ou la création et documentation de communs manquants.

La licence retenue pour les contenus originaux contribués est Creative Commons CC-BY-SA.

Crisalim soutient également l'émergence et la structuration d'une communauté de contributeurs intéressés par l'idée de partage des savoirs et de mutualisation des connaissances dans un esprit d'ouverture au plus grand nombre, faisant ou non parti du collectif.

Espaces collaboratifs

Crisalim vise à être un corps intermédiaire permettant la rencontre entre différents acteurs représentant différentes échelles d'action, et pouvant croiser différents territoires.

En ce sens, Crisalim cherche à promouvoir et développer trois types d'espaces collectifs et contributifs :

  • des espaces d'interaction ouverts et d'apprentissage entre acteurs, échelles et territoires ;
  • des espaces de documentation et d'interfaçage des communs ;
  • des espaces de sensibilisation et de mobilisation des habitants et des citoyens.

Description du projet

Phase 1 : poser les premières briques (janvier-avril 2021)

Premiers partenaires

L'association Ouishare porte le projet, et l'amorçage de la dynamique et du collectif, depuis janvier 2021.

Au 30 avril 2021, le collectif actuel d'acteurs et de partenaires de l'initiative est composé des associations Ouishare, La Myne, Resiliere, et CARMA, des tiers-lieux l'Hermitage et la Martinière.

Terrains d'expérimentation

Les premiers terrains d'expérimentation validés sont les suivants :

Ces terrains ont été choisis pour expérimentation pour les raisons suivantes :

  • ils abordent chacun une problématique différente, en lien avec les spécificités de leur territoire ;
  • ils sont portés par un acteur local ambitieux, soucieux de nourrir son propre écosystème ;
  • ils hébergent un ou des projets pivots combinant plusieurs propositions et solutions.

Espaces numériques

Une page internet vitrine est publiée pour faire connaître l'initiative à un large public et l'ouvrir à de nouveaux acteurs et contributeurs.

Un espace documentaire ouvert et contributif est déployé pour collecter et structurer différents types de contenus et d'informations en lien avec les enjeux décrits plus haut. L'outil utilisé est le logiciel libre YesWiki, "l'outil libre facilitant la coopération ouverte". Il est interopérable avec d'autres plateformes grâce à ses services d'export et d'import ouverts de données sous différents formats. Pensé comme un wiki, ouvert aux contributions sans authentification et avec sauvegarde des différentes versions, il dispose aussi d'une base de données, qui facilite non seulement la contribution, mais aussi la communication inter-plateformes, dans une logique "d'archipels".

De même, un espace en ligne d'échange et de discussion est proposé pour faciliter l'interaction des contributeurs. Cet espace numérique utilise l'outil Discord, sous forme d'un serveur dédié.

Le prototype réalisé à l'été 2020 pour tester l'idée et réunir un premier cercle de contributeurs est archivé sur un espace dédié.

Intégration dans l'écosystème

Afin de mieux positionner le projet dans les écosystèmes existants et limiter au maximum les redondances avec d'autres initiatives, de nombreux acteurs de différents écosystèmes ont été rencontrés (depuis l'initiation du projet en mai 2020) : ADEME, Open Food France, Assemblée virtuelle, Fabrique des Mobilités, les Greniers d’Abondance, PTCE Vivre les Mureaux, Réseau des AMAP IDF, Réseau des AMAP Haute-Savoie, Stéphane Linou, Savoureux Compagnons, Riposte Créative Territoriale, Démocratie Ouverte, Lionel Lourdin, Coop-Cités, Groupement Régional Alimentaire de Proximité, D.I.X. Autrement, Terralim, Sécurité Sociale de l’Alimentation, Association Française pour l’Etude des Sols, Groupe SOS Transition écologique, Climate Change Lab, France Ville Durable, INRAE, Hacktiv, Cooperatic, Labo de l'ESS, MiiMOSA, BlueBees, Foodbiome, Solucracy, Engie, Fab'Lim, CNRA, Asso Vrac, Fab City Grand Paris, Danone.Communities, The Shift Project, Métropôle Européenne de Lille, Bardane, Chaire Tralim, IRD, IRI, CEREMA, Wikimedia, Lab3s, Grezi, Le Phares.

Phase 2 : amorcer la dynamique (mai-décembre 2021)

Objectifs

Les objectifs de cette phase sont les suivants :

  • concevoir et animer des formats d'interaction avec les membres du collectif, pouvant être ouverts au grand public, dans une logique d'intelligence collective et d'apprentissage entre pairs, afin à la fois de commencer à partager des savoirs et de structurer l'initiative en parallèle ;
  • documenter les terrains d'expérimentation, en immersion, afin de préfigurer des actions pertinentes à déployer sur la phase suivante, et à mieux comprendre les résonances entre ces terrains ;
  • faire connaître l'initiative afin d'élargir l'alliance et la communauté des contributeurs ;
  • faciliter et structurer les contributions, en animant un premier cercle de contributeurs d'une part, et en précisant et outillant le cadre de contribution d'autre part ;
  • construire un ou plusieurs démonstrateurs permettant de valider l'intérêt et la pertinence de l'initiative Crisalim au regard des enjeux adressés.

Axes

Trois axes de partage des savoirs sont proposés (susceptibles d'évoluer) :

  • Dynamiques : apprendre des dynamiques multi-acteurs et multi-échelles via des échanges inter-territoriaux ;
  • Gouvernances : documenter et interroger les modèles de gouvernance des systèmes et stratégies alimentaires ;
  • Participations : partager des expériences, modèles et dispositifs d'engagement, de contribution et de participation des habitants et citoyens à des projets en lien avec l'agriculture et l'alimentation.

Trois axes de structuration sont proposés (susceptibles d'évoluer) :

  • Fonctionnement collectif : poser et éprouver une façon d'interagir, de s'informer, de prendre des décisions, d'intégrer de nouveaux acteurs ;
  • Feuille de route partagée : élaborer collectivement une ou plusieurs directions déclinées de façon concrète, à entamer sur cette phase et à poursuivre sur la phase suivante ;
  • Temps communs : imaginer des espaces et des temps pour se rencontrer, mieux se connaître, initier des projets, croiser des expériences, inventer de nouveaux modes de collaboration.

Actions

Les activités envisagées en lien avec ces axes et objectifs sont les suivantes :

  • Les ateliers d'intelligence collective : organiser deux événements portant sur des thématiques liés aux enjeux du projet, mêlant professionnels et non-professionnels, ouverts au grand public, animés par un ou plusieurs facilitateurs, et dont les co-productions sont documentées et diffusées ;
  • Les voyages immersifs : organiser une "expédition apprenante" par terrain d'expérimentation, en lien avec des acteurs locaux et/ou des habitants, et les documenter dans l'espace contributif ou dans des communs de la connaissance existants ;
  • Les sprints de contribution : organiser deux "sprints de contribution", chacun de une journée ou demi-journée visant à contribuer collectivement des contenus et ressources, et à les organiser.
  • CRAC! Le Camp sur les Résiliences Alimentaires en Communs : organiser un "camp d'automne" de trois jours, début octobre 2021 à l'Hermitage, pour rassembler entre cinquante et cent contributeurs, acteurs et décideurs afin de croiser les modèles, fertiliser les rencontres, prototyper et inspirer de nouvelles approches, projeter le collectif dans l'année suivante.

NB: le camp pourra inclure, sur une partie du programme, l'un des sprints de contribution et/ou un atelier d'intelligence collective et/ou un voyage immersif (celui de l'Hermitage qui héberge le camp).

En parallèle de ces actions, une animation de l'espace de discussion en ligne ainsi que des actions de coordination interne au collectif et de communication extérieure seront menées afin d'accompagner la communauté naissante et de la faire grandir, tant au niveau du collectif d'acteurs et de partenaires que de la communauté des contributeurs.

Equipe-cœur

Une équipe-cœur sera consolidée pour mener et coordonner ces actions, faciliter et animer, répondre aux questions, incarner de manière plus opérationnelle le projet. Au début, cette équipe sera constituée de personnes de Ouishare portant le projet. Dès l'amorçage, cette équipe sera ouverte pour intégrer d'autres personnes et progressivement voir le poids de l'investissement Ouishare diminuer. Le mode de travail de cette équipe sera collaboratif et horizontal, avec des décisions par consultation et consensus pour la majeure partie. La gouvernance étant collective, Ouishare ne dispose et ne disposera d'aucun rôle hiérarchique vis-à-vis des autres membres.

Contenus

Les premiers types de contenus envisagées pour structurer les contributions, en lien avec les axes de travail sont les suivants (susceptibles d'évoluer) :

  • des fiches Commun, recensant les communs des domaines agricoles et alimentaires, matériels ou immatériels ;
  • des fiches Solution, recensant un modèle d'action vertueux, relié à des initiatives concrètes sur un ou plusieurs territoires ;
  • des fiches Gouvernance, recensant les modèles de gouvernance existants, relié à des territoires, structures et dispositifs concrets ;
  • des fiches Dispositifs, recensant les dispositifs d'engagement et d'action existants pour les habitants et citoyens sur des territoires concrets.

Livrables

Les livrables attendus de cette phase sont les suivants :

  • Cadre de fonctionnement collectif Crisalim
  • Feuille de route partagée Crisalim
  • Journal de bord des trois expéditions apprenantes
  • Tenue de deux ateliers d'intelligence collective
  • Tenue de deux sprints de contribution
  • Tenue d'un camp à l'automne 2021
  • Fiches contribuées dans l'espace documentaire
  • Rapport d'activité annuel concernant l'initiative Crisalim

Phase 3 : développer l'initiative sur le territoire national (2022)

La phase 1 a permis d'articuler les premiers éléments du projet, et la phase 2 a construire des démonstrateurs pour incarner et concrétiser les principes, et rassembler un cercle suffisant d'acteurs pour représenter une diversité de possibles et montrer la complexité qui est en jeu dès lors qu'on parle de systèmes alimentaires.

La phase 3 vise à renforcer et développer le modèle en cas de succès, et à revoir et ré-interroger le projet en cas d'échec. Développer le modèle implique :

  • approfondir les terrains d'expérimentation, en poursuivant le travail commencé précédemment ;
  • réitérer l'expérience sur de nouveaux terrains d'expérimentation.

La nature des actions à envisager sur cette phase 3 dépendent aussi des facteurs suivants :

  • Montée à bord de nouveaux acteurs et partenaires rejoignant l'initiative ;
  • Evolution des contenus et communs, en lien avec les travaux précédents et l'adhésion d'une communauté ;
  • Nature de la feuille de route décidée collectivement.

Pour cela, les actions à envisager sur cette phase 3 ne sont pas détaillées dans la présente fiche.

Néanmoins, son objectif est de rendre possible, par la nature des dynamiques enclenchées, par le nombre et la force du collectif constituée, par la solidité et la capacité de la communauté des contributeurs, par la robustesse et le volume des connaissances contribuées et structurées, l'autonomie de l'initiative sans portage de l'association Ouishare. Cette dernière se retirerait de son rôle pivot tout en garantissant la continuité et pérennité du projet, à travers la constitution d'une entité dédiée et gouvernée par le collectif d'acteurs et la communauté des contributeurs, selon un modèle collégial à définir en cours de route.

Organisations utilisatrice ou intéressée par utiliser la ressource : CARMA, L'Hermitage, La Martinière, La Myne, Ouishare, Resiliere

Contributeurs : Alex-mezard, Damienroussat, Anthony Cara, Margot Naturel, Bérénice Stagnara

Défi auquel répond la ressource : 1- Connaissances - Ressources, 3- Mieux décider ensemble, B- Alimentation et agriculture

Autre commun proche : Bio-Scène - Réseau coopératif, Boîte à outils FILECO, Centre Ressource Adaptation Changement Climatique, Crater Calculateur de résilience alimentaire des territoires, Expérimentation locale Résilience en communs, FICHES D'ACTION POUR LA RÉSILIENCE LOCALE, GREZI, Jeu sérieux de la Résilience, Les communs à l’épreuve du projet urbain et de l’initiative citoyenne, Licence Semence Libre, Méthode Solucracy, NF ISO 37123 Ville et communautés territoriales durables, Plateforme d'échange entre agriculteur, Ripostes Alimentaires, Planification, suivi et analyse de production maraîchère

Richesse recherchée : Mentorat, Cas d'usages, Financement, Conseil Expertise, Expérimentation, Contributeur - Communauté

Compétences recherchée : Général/Modèles, Général/Approches, Général/Enjeux, Général/Domaines, Vulnérabilités/Ecosystémique, Vulnérabilités/Socio-biologique, Vulnérabilités/Sociale, Vulnérabilités/Economique, Vulnérabilités/Culturelle, Facteurs de résilience/Infrastructure, Facteurs de résilience/Urbanisme, Facteurs de résilience/Agriculture, Anticipation/Veille, Gestion de crise/Enjeux, Gestion de crise/Préservation des services essentiels, Gestion de crise/Dispositif, Regénération/Fiabilisation, Regénération/Innovation

Communauté d'intérêt : Communauté CRISALIM, Filières en Communs, Riposte alimentaire

Type de licence ? Creative Commons

Niveau de développement : Preuve Concept & 1er client

Cloud / Fichiers : https://docs.google.com/presentation/d/14qC_VsN7vrNSzXqQbqSQ0nk_VLz1_-z5YJkwR2R3zC4/edit?usp=sharing

Logo Crisalim.jpeg

Tags : résilience alimentaire, transition écologique, tiers-lieux, communs, connaissance, agriculture, alimentation

Catégories : Connaissance

Thème : Général/Modèles, Général/Approches, Général/Enjeux, Général/Domaines, Facteurs de résilience/Gouvernance, Facteurs de résilience/Culture, Facteurs de résilience/Agriculture, Anticipation/Veille, Gestion de crise/Dispositif, Regénération/Fiabilisation

Candidat Appel à Communs : candidat

Référent ADEME :

Référent du commun : Damienroussat


Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs : candidat

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience : 55000

1.Détails du Financement :

Budget prévisionnel phase 2

Le budget prévu pour la phase 2 du projet, visée pour l'appel à communs 2021, est de 78 480 € TTC. Il est décomposé comme suit :

  • Animation et communication : 11 700 € (inclut l'animation de l'espace de discussion, les actions de communication tous supports confondus, la production du rapport d'activité annuel) ;
  • Temps communs : 36 000 € (inclut les temps de structuration et d'intégration de nouveaux membres du collectif en cours d'année, les ateliers d'intelligence collective et les sprints de contribution, et le camp 'CRAC!') ;
  • Voyages immersifs dans les terrains d'expérimentation : 18 000 € (inclut les trois terrains) ;
  • Coordination du projet : 3 600 €

Plan de financement phase 2

Le plan de financement de la phase 2 sur 2021 est le suivant :

  • Appel à communs ADEME : 55 000 €
  • Campagne de sponsoring du camp "CRAC!" : 18 000 €
  • Apport en fonds propres Ouishare : 5 480 €

La structure porteuse du commun, l'association Ouishare, est une association loi 1901 fiscalisée créée en 2012 et apte à recevoir des financements publics.

Un soutien financier de l'ADEME est demandé dans le cadre du présent appel à communs.

Une campagne de sponsoring ciblée sur le camp d'automne "CRAC!" est prévue afin de mobiliser des partenaires uniquement sur cet événement. Le cadrage de cette campagne commence en mai 2021.

Ouishare apporte une contribution au projet, sous forme d'ETP à hauteur de 5 480 €.

Financement post-appel à communs

Le financement de la phase 3 sur 2022 est prévu à travers la réponse à l'appel à projets de la Fondation de France "Réinventer nos communs pour la transition écologique", de l'appel à projets Fondation Léa Nature sur le volet alimentation, et de l'appel à projets de la fondation Carasso Nourrir l'Avenir 2022. En cas de succès du camp, une édition 2022 pourrait être poursuivie avec des financements ad hoc distincts. Enfin, des financements complémentaires sont à envisager du côté des territoires explorés en 2021 et ciblés en 2022, en lien notamment avec les projets identifiés sur le Wiki sur le sujet de la résilience alimentaire avec lesquels un rapprochement n'a pas encore eu le temps de se faire.

2.Détails Résilience et Territoire :

Contenu sur la résilience territoriale

La résilience territoriale considérée au niveau de CRISALIM concerne la capacité des populations à réagir spontanément et à s'auto-organiser en cas de crise, en s'appuyant sur les structures et infrastructures disponibles. Dans ce cadre, la capacité à avoir en amont connaissance de telles structures (organisations, dispositifs, corps intermédiaires) et de telles infrastructures (identification des interlocuteurs, participation à des décisions concernant leur fonction dans le projet de territoire), joue un rôle essentiel. La capacité d'auto-organisation, notamment collective, repose en partie sur la confiance dans les réseaux de proximité et concrètement sur la force des liens tissés entre membres d'un même quartier ou communauté. A ce titre, les projets collectifs, portés par des habitants, des acteurs de la société civile ou une collectivité, jouent un rôle clé dans l'établissement et l'alimentation concret de ces liens et connaissance des ressources activables. Cette résilience "primaire" concerne l'échelle a plus proche des habitants d'un territoire. Pour chaque échelle de niveau supérieur (ville, agglo, ...), la mise en place de dispositifs adéquats, et notamment de plans de continuité ou de gestion de crise, partagés avec un maximum d'acteurs locaux, fait également pleinement partie de la résilience territoriale. La résilience dont il est question pour CRISALIM est donc, d'une part la question spécifiquement alimentaire (approvisionnement, autonomie locale, décentralisation des points de production et de distribution), et d'autre part la question de la force des communautés locales, à travers la diversité des membres qui les composent, et la dimension collective des projets qui les lient.

Ancrage et communauté de territoire

Les trois terrains d'expérimentation choisis pour 2021 portent chacun différemment un même projet en lien avec la résilience alimentaire, avec une même posture : celle de jouer un rôle pivot dans leur territoire en matière de création de liens et de propositions alternatives ouvertes en matière d'agriculture et d'alimentation. En effet, la capacité d'auto-organisation n'étant pas "commandable" au moment d'une crise, elle se développe notamment de façon préventive et anticipée via l'identification de lieux-ressources et de modèles inspirants, autonomes dans leur projet et conjointement reliés à la vie de leur territoire. Ainsi, c'est également la question du leadership et de l'encapacitation des individus sur un territoire en matière alimentaire et agricole qui est posée localement par chacun des acteurs portant les terrains d'expérimentation.

Justification du(des) défi(s) choisis

Défi B- Alimentation : CRISALIM est dédié à la transition et la résilience alimentaire. En cela, il croise précisément les thématiques "Résilience des territoires" d'une part et "Alimentation" d'autre part.

Défi 1-Connaissances et ressources : CRISALIM comprend une mise en commun des connaissances et des ressources ouvertes à travers un espace documentaire dédié. A travers la possibilité de recenser des communs existants et de documenter leur interfaçage, et d'interroger la structuration de l'information à l'aune des interactions entre acteurs du collectif, CRISALIM pose le sujet du partage des connaissances et de l'ouverture des ressources comme un fondement de la coopération proposée en vue de répondre aux enjeux de résilience alimentaire.

Défi 3-Mieux décider ensemble : les axes proposés en phase 2 du projet d'amorçage de CRISALIM comportent notamment un volet sur la gouvernance des systèmes alimentaires et un autre sur les dispositifs de participation des habitants et citoyens. Ces deux volets ont en commun de mettre la participation aux prises de décision et la modalité collective de prise de décision au cœur des enjeux considérés par l'initiative.

Impact du commun sur la résilience

L'entraînement d'habitants et d'acteurs locaux dans des dynamiques de coopération, d'apprentissages et de co-construction mis en réseaux entre échelles et entre territoires, appuyé sur les acteurs et ressources existantes, à partir des terrains, améliore les facteurs de résilience que sont le maillage territorial, la collectivisation de certaines décisions publiques, et l'encapacitation des habitants à agir pour leur alimentation et sur les systèmes alimentaires qui les nourrissent.

Ces dynamiques produisent des savoirs et relaient des informations qui, structurés et rendus accessibles, participent également à la résilience en maintenant un lien entre savoirs et contextes de production de ces savoirs (les "savoir situés"), et confrontation des savoirs entre eux afin de dégager des modèles et outils (les "boîtes à outils"). Parce qu'ils sont structurés de façon collective, souple et vivante, ces communs de la connaissance constituent également des ressources pour l'action, dans une logique de veille, de prévention et d'anticipation qui sont des piliers de la résilience territoriale (OCDE).

3.Détails Impacts environnementaux :

[A FAIRE]

  • Estimation des Impacts et Gains Environnementaux à court et moyen termes :
  • Publication de certaines données environnementales en open data :
  • Lien avec la communauté Open Data :

4.Synthèse du projet de Commun :

[A FAIRE]

  • Expérience du porteur de Commun dans le domaine :
  • Informations liées au Commun et au problème identifié :
  • Description des actions, livrables et planning associé en proposant des points de passage (communauté/commun à tel niveau d'ici 3, 6, 9, 12 mois) :
  • Taille de la communauté de contributeurs et d'utilisateurs impliquée :
  • Estimation du Rapport Coût / Impact du Commun dans le domaine de la résilience :

5.Autodiagnostic :

[A FAIRE]

  • Le problème est-il défini ? seul ou par plusieurs personnes ?
  • Y a-t-il d’autres contributeurs prêts à travailler sur ce Commun ?
  • Préciser la compréhension du contexte, la définition considérée de la résilience et l'impact du Commun sur le défi considéré
  • Est-ce que les contributeurs sont structurés via une association, entreprise pour recevoir des financements ?
  • Est ce que les besoins sont exprimables pour développer le commun ? oui/non
  • Le projet de commun s’attachera à développer un ancrage territorial (en France ou dans le monde francophone), en lien si possible avec une collectivité
  • Le projet de commun sera collaboratif, avec des consortiums non seulement interdisciplinaires, mais ouverts aux acteurs et aux parties prenantes des sphères économiques, associatives ou publiques, lorsque cela sera pertinent
  • Quels sont les besoins à ce jour pour passer à l'étape suivante  :
    • conseils sur le sujet des communs
    • conseils sur le sujet de la résilience
    • mentorat
    • accès à des données,
    • accès à des cas d’usages,
    • besoin d’expérimenter en situation “réelle” (usager, infrastructures)
    • des contributeurs et d’autres parties prenantes,
    • accès à des financement

La réalisation du projet de commun sélectionné :

6.Réalisation du projet de commun:



Liste des CR d'atelier en lien avec ce Commun CRISALIM:





Nom de l'action :

Description courte :

Les 5 parties ci dessous sont à remplir obligatoirement pour analyser le commun et vous conseiller

Candidat Appel à Communs :

Montant Aide souhaitée (en Euro) à l'Appel à Communs Résilience :

Référent qui porte l'action de développement du commun et la candidature:

1.Détails du Financement :

2.Détails Résilience et Territoire :

3.Détails Impacts environnementaux :

4.Synthèse du projet de Commun :

5.Autodiagnostic :